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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 09:00

logo TOTAL 

La justice autorise Total à fermer définitivement

la Raffinerie des Flandres

Source : lavoixeco.com  - le 23 octobre 2010

 

Hier, le tribunal de grande instance de Nanterre a autorisé Total à « ne pas procéder au redémarrage de l'activité de raffinage » sur le site de Dunkerque. Le groupe pétrolier avait lancé une nouvelle procédure suite au jugement rendu en juin par la cour d'appel de Douai, qui avait ordonné le redémarrage des installations. Après avoir repris espoir, les syndicats ne se sentent plus en position de force pour négocier face à la direction.

La décision rendue hier par le tribunal de grande instance de Nanterre met-elle un point final à la lutte des salariés de la Raffinerie des Flandres, menée depuis janvier, pour sauver leur outil de travail ? « Le jugement est plus dur aux oreilles qu'autre chose », estime froidement Philippe Wullens, délégué SUD, le syndicat majoritaire du site.

Raffinerie à l'arrêt depuis septembre 2009. L'annonce de la fermeture ne date pas d'hier. Elle avait d'abord été évoquée en décembre, parmi trois autres scénarios. Puis confirmée en mars, lors d'un comité central d'entreprise chahuté par des salariés en grève et déterminés à obtenir des réponses sur leur avenir.

Des salariés outrés par l'enchaînement des événements : lorsque les installations avaient été mises à l'arrêt, en septembre 2009, il ne devait s'agir que d'une interruption temporaire, liée à « la dégradation des marges sur les produits pétroliers ». Personne n'imaginait alors que le site ne redémarrerait plus.

Les syndicats du site dunkerquois ont donc décidé, en avril, de jouer la carte juridique en attaquant leur employeur pour « non-consultation des instances représentatives du personnel » dans sa décision de fermeture. Après une condamnation symbolique par le tribunal de Dunkerque, la cour d'appel de Douai est venue, le 30 juin, apporter un brin d'espoir aux salariés, en enjoignant Total à redémarrer la Raffinerie des Flandres, sous astreinte de 100 000 euros par jour de retard.

La réponse du géant pétrolier n'a pas tardé, avec la saisine du tribunal d'instance de Nanterre, dont les conclusions sont sensiblement les mêmes qu'à Dunkerque. Que dit-il ? Que « les sociétés Total raffinage marketing et de la Raffinerie des Flandres peuvent mettre en oeuvre le projet (d'évolution de l'établissement) et ne pas procéder au redémarrage de l'activité de raffinage ». Cela, malgré l'entrave « aux prérogatives des instances représentatives du personnel », et la condamnation de Total à verser 17 500 euros au comité central d'entreprise, au comité d'établissement et aux syndicats SUD et CGT.

« Syndicalement, on ne peut pas être d'accord, réagit Philippe Wullens, délégué SUD. C'est d'ailleurs pour ça que nous avions fait appel suite au premier jugement, qui disait quasiment la même chose. » Mais le contexte, lui, a changé. Philippe Wullens évoque la mobilisation contre les retraites : l'irritation de Total devant le blocage des raffineries et des dépôts pétroliers, l'annulation d'une réunion de négociations avec la direction qui devait se tenir mardi. Total n'avait, d'ailleurs, pas caché son souhait d'aboutir à un compromis avant la publication de la décision du tribunal de Nanterre, ce que la CGT avait jugé « inopportun ».

« Aujourd'hui, ce n'est plus nous qui tenons le levier », estime Philippe Wullens, qui espère surtout que la direction de Total « tiendra ses engagements », à savoir le reclassement des 367 salariés du site. Une centaine d'entre eux aurait déjà fait une demande de mutation « mais on se battait aussi pour nos sous-traitants », rappelle Marc Pigeon, délégué CGT. Un référendum sera organisé début novembre pour décider, ou non, de poursuivre « la bataille juridique ».

Le projet de reconversion prévoit à Dunkerque la création un centre d'assistance technique aux opérations de raffinage (180 personnes), un centre de formation (25 personnes) et un dépôt logistique (15 personnes). Le dossier du terminal méthanier, pour lequel Total s'était déclaré prêt à s'associer avec EDF et qui pèserait 50 emplois est, lui, toujours au point mort.

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