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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:00

total dk - le 24 fev 2010 

Au travers les propos de Philippe WULLENS, délégué SUD, on peut percevoir le découragement, résultat de l'écrasement du combat des salariés par la machine TOTAL.

En les lisant, cela m'a fait penser à ce passage de Cyrano de Bergerac :

"Que dites-vous ?… C'est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !"
 

 

La direction de Total dévoile aujourd'hui son projet définitif

pour la Raffinerie des Flandres

Source : La Voix du Nord  -  le 17 juin 2010

 

Ils étaient plus deux cents au pic du mouvement, ils ne sont plus qu'une toute petite dizaine aujourd'hui. "Ils", ce sont les salariés de la Raffinerie des Flandres, qui poursuivent leur piquet de grève devant l'entrée du site.

"Cela démontre que pour la majorité des salariés, c'est fini, qu'il n'y a plus d'espoir de sauver la raffinerie", confie Philippe Wullens, délégué SUD et membre du petit front d'irréductibles qui continuent à se battre pour le maintien du site. 

Peine perdue ? Ce matin, à 9 h, la direction de Total rencontre l'intersyndicale du groupe pour lui détailler son projet définitif pour la Raffinerie des Flandres. "On voulait organiser des bus pour aller à Paris, on n'a eu que 45 inscriptions. Du coup, on a laissé tomber", regrette Philippe Wullens.

Selon nos dernières informations, le projet annoncé en mars à Paris devrait fortement ressembler à celui qui sera dévoilé ce matin, à savoir : un centre d'assistance technique (en fait des équipes mobiles qui iraient effectuer des opérations de maintenance sur d'autres sites du groupe) pour 180 des 380 salariés, un centre de formation pour vingt-cinq autres, ainsi qu'une vingtaine de départs à la retraite.

Quid des autres salariés ? Selon Philippe Wullens, la direction de Total aurait accepté de conserver 37 personnes pour maintenir un dépôt pétrolier à Mardyck, au lieu des quinze initialement annoncés. "Côté mutations, enchaîne le délégué SUD, une centaine de salariés se sont déjà positionnés pour aller travailler dans d'autres sites. La direction, qui avait avancé au départ le chiffre de 80 mutations, a finalement indiqué qu'elle accepterait toutes les demandes qui seront faites."

Reste le centre d'assistance technique et l'intégration du personnel de la Raffinerie des Flandres au projet de terminal méthanier (50 emplois). "Pour le moment, seule une trentaine de personnes ont postulé pour intégrer le centre d'assistance technique. Bref, on est loin des 180 places annoncées et je ne pense pas que la direction arrivera à atteindre ce chiffre", estime Philippe Wullens. Le terminal méthanier ? "D'abord, reprend le syndicaliste, rien n'est fait car EDF n'a pas encore bouclé tous ces partenariats financiers ; ensuite, même si Total intègre ce projet à hauteur de 10 %, nous n'avons aucune garantie que les cinquante postes concernés seront pour nous."

Nouveau directeur

Seule certitude, en revanche : malgré les espérances longuement nourries par les salariés de Mardyck, et anéanties par cinq longs mois de conflit, la Raffinerie des Flandres va définitivement disparaître du paysage dunkerquois. En attendant son démantèlement, qui pourrait offrir trois ans de travail à des sous-traitants locaux, un nouveau responsable de site a été nommé en la personne d'Erwan Keromest, ancien adjoint d'Éric Guillotin.

Autre changement : la nomination de Marc Emmelin au poste de DRH. En provenance de Normandie (il travaillait dans une usine de lubrifiants du groupe Total), il prend la succession de Didier Demuyter, qui a rejoint le bâtiment de la direction du groupe Total, à Paris.

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