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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 09:00

Mercredi 17 février à 14 heures, l'Union locale CGT et une centaine de sympathisants ont manifesté dans le calme devant la sous-préfecture de Dunkerque pour soutenir les salariés de la Raffinerie des Flandres. Vidéo :
envoyé par  delos59

Total : "La direction réfléchit au maintien d'une activité industrielle"
Source : La Voix du Nord  -  le 18 février 2010

Hier, les salariés de la Raffinerie occupaient toujours les locaux de leur direction, dont ils se sont emparés par la force mardi matin. Pendant ce temps-là, l'appel à la grève générale lancée par l'intersyndicale du groupe Total a été largement entendu puisque les six raffineries du groupe en France, ainsi que 80 % des dépôts pétroliers et l'usine de lubrifiants de Rouen, ont débrayé pour 48 heures.

En visite hier à la raffinerie des Flandres, Jean-Christophe Grivot, directeur des ressources humaines du groupe Total, a confirmé aux représentants de l'intersyndicale SUD-CGT-FO les projets de création d'un centre d'assistance technique et d'un centre de formation. "Il a toutefois indiqué qu'ils seraient entièrement revus, notamment en terme de mobilité du personnel", selon Marc Pigeon, délégué CGT. Jean-Christophe Grivot a également annoncé que Total réfléchissait au maintien d'une activité industrielle sur le site, "mais il n'a pas voulu préciser laquelle", regrette le syndicaliste.


"On se méfie"

Concernant la nomination d'un médiateur pour mener les négociations avec la direction, Jean-Christophe Grivot, par ailleurs ancien DRH de la Raffinerie des Flandres, a proposé sa propre candidature aux salariés. "Nous avons refusé car nous voulons quelqu'un de neutre", insiste Philippe Wullens, délégué SUD, qui ajoute que Jean-Christophe Grivot, tout comme le sous-préfet de Dunkerque, se sont finalement déclarés favorables à cette requête.

Quid de la présence des 90 vigiles recrutés pour assurer la sécurité sur le site ? Sur ce point, Total a accédé à la demande de l'intersyndicale et accepté leur retrait. Seul point sur lequel la direction demeure inflexible : le CCE extraordinaire du 29 mars, qui doit révéler le sort de la raffinerie, est maintenu à cette date.

"Les propositions faites ne nous satisfont pas, reprend Philippe Wullens. Ce que nous continuons à demander, c'est la réalisation du grand arrêt, pour lequel 85M E ont déjà été dépensés, ainsi que le redémarrage de la raffinerie."

"On n'est pas dupes. Toutes ces annonces, notamment celle du maintien d'une activité industrielle, sont faites sous la pression, mais nous n'avons aucun écrit officiel", enchaîne un salarié, qui résume un sentiment partagé par ses collègues de la Raffinerie des Flandres.

Concernant les 24 salariés de l'équipe de nuit qui assuraient la sécurité des installations depuis lundi soir, ils ont finalement été relevés à 14 h, après quarante heures de travail consécutives. "Ce matin (hier matin), quatre ont été examinés par une infirmière du site. En fait, ils ont juste eu un gros coup de fatigue, ce qui est normal après autant d'heures travaillées. Maintenant, ils vont beaucoup mieux", rassure un collègue de travail.


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