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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 15:00

 

Une certaine désespérance, un désarroi profond dans tout cela. Oui, mais nous en sommes là. Et ce désarroi, c'est celui des citoyens qui prend corps d'élection en élection ...

L'élection catastrophique pour le pays de Sarkozy en 2007 a accéléré les choses, et l'on ne voit toujours pas ce qui peut amener le sursaut salutaire.

Il faudrait ... une bonne gauche, sans doute. Il serait temps. Est-ce trop demander aux personnalités politiques, censées prendre les bonnes décisions et la bonne stratégie pour un changement en 2012 ?

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Les stratèges de l'UMP,

c'est eux les gars de la Marine !

Source : marianne2.fr  -  le 21 mars 2011

 

La vague bleu marine est passée et dans le genre vague, elle avait un petit côté japonais. Elle a emporté tout sur son passage, à commencer par l'UMP, ses certitudes, sa stratégie imbécile. Comment pensaient-ils, les gars de l'UMP, les gars de la Marine, faire des miracles dans les urnes en singeant le FN avec autant d'impudeur ?

Quand le ministre de l'Intérieur Claude Guéant fustigeait il y a quelques jours « l'immigration incontrôlée », croyait-il vraiment que les Français oublieraient qu'il est lui-même en charge de l'immigration depuis des années ? En 2005 déjà, il était directeur de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur !

Sa sortie était une invitation à voter contre lui. Une dernière balle dans le pied, après toutes les autres : du débat sur l'identité nationale à celui sur l'islam, en passant par la chasse aux Roms et toutes les surenchères sécuritaires.

Le "ni-ni" suicidaire de Coppé

Il fallait entendre, dimanche soir, Jean-François Copé s'enfoncer un peu plus, refusant avec des airs indignés toute alliance avec le Front national tout en interdisant à ses ouailles les reports « républicains » de voix vers la gauche.

On ne savait plus trop d'ailleurs, en l'écoutant, quelles sont les raisons pour lesquelles le chef de l'UMP refuse les alliances avec le Front national. Leur programme n'est « pas crédible », disait-il pauvrement : il n'ose même plus qualifier le FN de parti non-républicain, comme l'UMP le faisait encore en mai 2002, tant il a téléchargé ses logiciels. Et le « ni-ni » de Copé (ni alliance, ni front républicain) apparaît comme un nouveau cadeau offert au parti frontiste.

La gauche tétanisée

Rarement l'expression « la droite la plus bête du monde » aura eu plus de réalité. Mais la gauche ne vaut guère mieux. En 2002, elle est chassée du deuxième tour de l'élection présidentielle au profit du FN. Un vrai choc qui aurait dû déclencher une remise en cause complète.

Qu'a fait le PS depuis lors pour reconquérir l'électorat populaire, qui devrait être son électorat naturel ? S'est-il doté d'un programme lisible, d'une organisation incontestée, a-t-il trouvé et formé un leader ? Il tâtonne depuis huit ans.

Si le FN progresse, ce n'est pas seulement, comme on le serine sans cesse, à cause de « l'immigration et l'insécurité ». C'est avant tout à cause du chômage, des inégalités, des bénéfices records du CAC 40, de la stagnation du pouvoir d'achat, du désarroi vécu par les Français face à la mondialisation qu'on leur promettait « heureuse ». Tant que le PS et les autres partis républicains n'auront pas saisi cela, on n'a pas fini d'entendre parler de la vague marine.

21 avril en vue

S'il y en a une qui a fait un sans-faute politique, c'est Marine Le Pen. Le vernis laïc et républicain dont elle a recouvert le parti fondé par son père a fait son effet : « On est passé d'un vote de protestation à un vote d'adhésion », s'est-elle félicitée dimanche, non sans bonnes raisons.

Le Front national n'est « plus un diablotin », a constaté de son côté son compagnon et bras droit Louis Aliot. Il a caché ses crânes rasés et son odeur moisie, celle de la France des années 30 et de l'OAS : il ressemble aux autres partis d'extrême droite d'Europe. Toujours aussi xénophobe, toujours aussi facho, mais dans une version modernisée, apaisée, débarrassée des testostérones inutiles. Et avec le sourire des partis « gagnants ».

Sans sursaut de l'UMP et du PS, on ne voit guère ce qui empêchera en 2012 un nouveau 21 Avril, qu'il soit « à l'endroit » (UMP-FN) ou « à l'envers » (PS-FN).

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