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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 19:00

Total - au piquet de grève - 8 mars 2010
J'ai passé une bonne partie de la journée avec les salariés restés sur le site, alors que se déroulait le CCE à Paris.
J'y ai d'ailleurs retrouvé Jean-Luc (militant PS de Dunkerque, comme moi  toujours présent dans le mouvement social, accompagnant les salariés dans leur combat)


Nous avons pu entendre la colère. Par dessus tout, c'est le sentiment d'être pris pour des imbéciles qui domine; notamment sur l'annonce relative au terminal méthanier (un précédent post, reprenant la position du député-maire Michel Delebarre, est très explicite)

L'attente, au piquet de grève ...

Nous n'avons pas pu assister au retour des bus, mais aurons des nouvelles demain. Il semble que des AG se tiendront prochainement sur l'ensemble des sites de raffinage .
La solidarité envers le site de Dunkerque, qui s'était clairement manifesté fin février, reprendra t-elle et sous quelles formes ?

Les annonces de Total ne calment pas les salariés des raffineries
Source : LIBERATION.FR  -  le 8 mars 2010

 

La direction a décidé ce lundi l'arrêt de l'activité raffinage à Dunkerque, mais projette d'installer sur le site un centre d'assistance technique et une école de formation, ainsi que sa participation à la construction d'un terminal méthanier avec EDF.

«Les annonces de Total, c'est zéro.» Thierry Dufresne résume le sentiment des centaines de salariés de Dunkerque et d'autres raffineries, venus manifester devant les tours de Total de La Défense (Hauts-de-Seine) alors que s'y déroule un comité central d'entreprise. «Tout ce qu'ils proposent, c'est une plateforme technique avec environ 200 emplois», ajoute ce syndicaliste CGT membre du comité central d'entreprise, qui se tenait dans la matinée.

Total a annoncé l'arrêt de l'activité raffinage à Dunkerque, un projet d'y installer un centre d'assistance technique et une école de formation, et une participation à la construction d'un terminal méthanier avec EDF.

Ce dernier projet vise à créer une cinquantaine d'emplois directs, alors que le site nordiste en compte 370, mais le groupe assure que l'emploi sera garanti pour tous ses salariés à travers les autres activités.

Pourtant, au pied des bureaux de Total à La Défense, l'amertume a envahi les salariés partis en cars de Dunkerque au petit matin, ainsi que leurs collègues venus d'autres sites.

«C'est très difficile depuis septembre (date d'arrêt provisoire de la raffinerie de Dunkerque, ndlr), témoigne David, 32 ans, en charge de la sécurité des installations. Tout ce qu'on veut, c'est bosser et on a encore des moyens de pression pour les faire plier», ajoute-t-il, alors que les salariés nordistes sont en grève depuis deux mois.

«L'école de formation, on nous a déjà dit ça le 1er février, mais on est pas des formateurs nous, on est des raffineurs,Et le centre technique, cela veut dire passer 70% de notre temps en déplacement, loin de nos familles. On ne veut pas de ça.» s'exclame Joël, chez Total depuis vingt-sept ans.

Son collègue Vincent se dit, lui, «très en colère». Quelques minutes plus tôt, les manifestants sont allés du siège de l'activité raffinage à une autre tour abritant le siège de l'ensemble du groupe, distant de quelques centaines de mètres.

Les salariés ont voulu entrer dans le hall et se sont fait refouler par les gaz lacrymogènes des gendarmes. Quelques vitres ont été brisées.

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