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Refondation du PS

Jeudi 18 juin 2009 4 18 06 2009 09:00

Ah, mon décompte des prétendants est toujours bloqué à trois à ce jour (Valls, Moscovici, Delanoe).
Il y a bien un compteur plus important sur FaceBook, dans le groupe


... lequel va peut-être s'élever d'une unité car j'ai bien l'intention de m'inscrire !


Donc, DSK ne tient pas à concourir, sauf s'il est sûr de gagner !!!


En cas de primaire au PS, Dominique Strauss-Kahn

ne reviendrait pas pour la présidentielle 2012

Source : www.politique.net  -  le 11 juin 2009


Depuis 2002, le Parti Socialiste est en crise et n'en finit plus de sombrer. L'échec aux Européennes illustre les difficultés d'un parti qui ne représente plus une alternative crédible à gauche. Crise idéologique, absence de programme, de leader, le PS ne paraît plus en mesure de remporter une élection nationale.

L'élection présidentielle de 2012 est l'échéance qui obsède les responsables socialistes. Le PS n'ayant pas de leader naturel, tous veulent rester dans la short-List des présidentiables : Royal, Aubry, Delanoë, Hollande et les quadras (Valls, Peillon, Moscovici).

Dans cette course à la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn occupe une place à part.
Nommé à la direction du Fonds Monétaire International en 2007, il est censé rester à la tête de cette institution jusqu'à la fin 2012. DSK avait accepté ce poste prestigieux pour parfaire sa stature internationale et prendre ses distances avec les querelles d'appareil au PS tout en se mettant en réserve pour la présidentielle de 2012.


Mais en cas de candidature à la présidentielle, DSK devra démissionner de son poste de directeur du FMI. A 500 000 dollars par an et un mandat qui pourrait être reconductible, Strauss-Kahn hésiterait à revenir en France. Dans l'édition du 11 juin du Point, on apprend que DSK n'accepterait de revenir en France uniquement que s'il est assuré d'être le candidat du PS. En cas de primaire, ce serait sans lui.

Le mandat de DSK ne se termine officiellement qu'à la fin de 2012 et peut être renouvelé. Revenir pour concourir dans la bataille pour l'Elysée exigerait quelques garanties difficiles à obtenir. C'est pourquoi l'ancien ministre des Finances, quand il est interrogé, résume son état d'esprit en plaisantant à peine :


"Si l'on me demande de quitter Washington pour devenir président, je prends ; si c'est pour être investi par le PS, je viens aussi ; mais si c'est pour disputer une primaire, non merci, j'ai déjà donné...".

Or, c'est bien cette dernière hypothèse qui se dessine". précise Le Point.
Par CORDIEZ Daniel
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 06 2009 12:00

Des primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012 :
un électrochoc salutaire ?

Source : LeMonde.fr  -  Jean-Michel Normand  -  le 15 juin 2009


Au Parti socialiste, les primaires ouvertes ne sont plus l'objet d'un débat entre initiés. Une semaine après la déroute des élections européennes du 7 juin, la question s'est imposée comme le premier enjeu de la refondation du PS.

Pour ses partisans, ce processus visant à confier aux sympathisants de gauche le soin de désigner le candidat à l'élection présidentielle de 2012, constituerait un électrochoc salutaire. Ses détracteurs refusent de voir le PS s'engager dans un processus qu'ils jugent aléatoire.

Présidée par Arnaud Montebourg, la commission qui travaille depuis plusieurs mois sur la question s'est prononcée, le 10 juin, en faveur d'une telle consultation. Seul, le représentant de François Hollande a voté contre. Celui de Laurent Fabius n'a pas participé au vote.

Le principe. Il s'agit de s'inspirer des primaires organisées aux Etats-Unis pour désigner les candidats démocrate et républicain, mais aussi des pratiques mises en oeuvre par les partis de gauche en Italie et en Grèce, notamment.

L'idée est d'appeler tous les électeurs qui le souhaitent à s'inscrire sur une liste électorale en versant un droit d'inscription de quelques euros. Jusqu'à quatre millions de personnes pourraient participer à cette consultation, ce qui réduirait les risques de voir des électeurs de droite tenter de peser sur le scrutin.

"Les primaires ne limitent pas à désigner un candidat mais constituent l'instrument d'un projet, insiste la députée Aurélie Filippetti. Elles doivent permettre, par la confrontation des propositions, de trancher les questions qui font débat."

Les objectifs. Cet exercice doit constituer un vaste levier populaire en faveur d'une candidature de gauche face à Nicolas Sarkozy. "On pourrait espérer se hisser en tête au premier tour, ce qui représente un avantage considérable dans une élection présidentielle", estime Olivier Ferrand, président de Terra Nova, la fondation qui a initié le débat sur les primaires.

A l'opposé, certains, rue de Solferino, redoutent qu'une telle compétition n'ouvre une longue et conflictuelle période de confrontation. Et refusent que l'on ôte aux militants la responsabilité de désigner le candidat socialiste.

Les options. "Il faut parler sérieusement des primaires, en examiner avec soin les avantages et les inconvénients car les questions soulevées ne sont pas minces", prévient l'historien Alain Bergounioux, membre de la direction du PS, qui est très perplexe sur le sujet. Il faudra définir les critères de présélection des candidats, mettre au point l'organisation pratique du vote, constituer dans la transparence les listes électorales, définir un calendrier qui devra s'étaler sur au moins deux ans et s'articuler avec celui du PS.

Pour l'heure, la question principale porte sur le périmètre des primaires, c'est-à-dire leur extension à l'ensemble de la "gauche de gouvernement" ; PS mais aussi PCF, Parti de gauche, Radicaux de gauche, Verts, Mouvement républicain et citoyen.

Le PS - qui est a priori le parti favori de primaires ouvertes - devra convaincre ses partenaires de renoncer à une aventure présidentielle, leur réserver nombre de circonscriptions législatives et négocier avec eux un accord programmatique.


A suivre ... prochain billet : ceux qui sont pour, ceux qui sont contre

Par CORDIEZ Daniel
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 06 2009 14:00

Il est question ici des personnalités du PS, qui ont largement la possibilité de s'exprimer dans les médias. Quant aux militants ? Certes, certains arrivent à le faire, par blogs interposés.

Pour ceux qui se souviennent du fabuleux Congrès de Reims, le sujet était pourtant inscrit dans les orientations, les propositions de la motion "E" de Ségolène ROYAL, et dans une moindre mesure de la motion "D" de Martine AUBRY (mais elle semble avoir un peu oublié).
Je reviendrai sans doute là-dessus dans un prochain billet.


Je note que plusieurs responsables du PS ont avancé la proposition depuis une semaine, après l'échec retentissant aux Européennes.
Finalement Arnaud Montebourg publiera le fruit de son travail sur la rénovation (j'avoue, j'ai été un peu injuste !) et les partisans des primaires envisagent  même une consultation des adhérents du PS.

Bref, on attend ... pas pas trop longtemps tout de même !!!


Des primaires ouvertes pour la présidentielle de 2012 :
un électrochoc salutaire ?  (Suite)
Source : LeMonde.fr  -  Jean-Michel Normand  -  le 15 juin 2009
 

Les"pour"

Les "quadras" du PS réclament des primaires ouvertes qu'ils considèrent comme le seul moyen de déverrouiller la compétition interne. "Il ne s'agit pas d'une technique de désignation, mais d'une vision politique, assure Arnaud Montebourg. Ceux qui sont contre vivent dans un monde révolu." Vincent Peillon et Benoît Hamon y sont favorables, comme Pierre Moscovici, qui lance une pétition. Manuel Valls a déjà annoncé sa candidature. "Si on ne me prouve pas qu'un autre socialiste peut mieux que moi porter le renouvellement - et pour l'instant je ne vois pas -, je porterai ces idées moi-même", a-t-il indiqué au Journal du dimanche.

En règle générale, les dirigeants socialistes qui jouissent d'une certaine popularité dans l'opinion réclament de telles primaires. C'est le cas des partisans de Dominique Strauss-Kahn, et, depuis longtemps, de Ségolène Royal. Bertrand Delanoë, hier assez opposé, a assoupli son point de vue.


Les "contre"

A contrario, les laissés-pour-compte des sondages y sont hostiles. C'est le cas de François Hollande et de Laurent Fabius. De leur côté, les fidèles de Lionel Jospin refusent de voir émerger un "parti de supporteurs". Quant à Martine Aubry, sa culture politique la range parmi les opposants.


Dans les semaines qui viennent, les partisans de primaires vont faire pression sur la direction du PS.

Dans le prolongement du rapport Montebourg, publié dans les prochaines semaines, ils comptent réclamer l'organisation rapide d'un référendum parmi les adhérents du PS.

Par CORDIEZ Daniel
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 06 2009 18:00

PS : Montebourg propose des primaires
ouvertes à la gauche de gouvernement


Source : LeMonde.fr  -  le 19 juin 2009

Le Parti socialiste doit arrêter "avant la fin 2009, le principe et les modalités de la primaire présidentielle" et n'a pas d'autre choix que charger le "peuple de gauche" de désigner celui ou celle qui portera ses couleurs lors de l'élection présidentielle de 2012 : voilà la double proposition formulée par la commission placée sous la direction d'Arnaud Montebourg, secrétaire national à la rénovation, qui vient de publier son rapport, intitulé "Pour des primaires ouvertes et populaires".

Le degré d'ouverture. La commission propose de mettre en lice des personnalités issues du PS, mais également d'autres, venues d'organisations de "la gauche de gouvernement" (Verts, PCF, Parti de gauche, Parti radical de gauche ou Mouvement républicain et citoyen).

Les modalités pratiques. Des listes électorales seraient instituées sur lesquelles viendraient s'inscrire, jusqu'au jour du vote, les citoyens qui le souhaitent, en versant une contribution de un ou deux euros.

Les votes, organisés par les militants sous le contrôle d'un comité d'organisation et la présence d'huissiers de justice, se tiendraient un dimanche sous des tentes installées devant les bâtiments publics.

S'il décidait de se porter candidat, tout membre de la direction du PS – y compris son numéro un –- devrait se mettre en congé de ses fonctions. Afin de donner leurs chances à "des candidats nouveaux, différents", les conditions de parrainage seraient souples.

Le calendrier. Ce "grand exercice de participation populaire" débuterait en février 2011 par une phase dite "d'éliminatoires" de quatre mois.

Un premier vote éliminatoire serait organisé dans dix départements et permettrait de retenir les candidats ayant dépassé le seuil de 5 % des voix. Ceux-ci seraient soumis à un deuxième tour dans vingt autres départements avec une barre de "sélection" à 10 %. Un troisième tour aurait lieu dans les départements restants et seuls les concurrents ayant dépassé 15 % des votants seraient alors habilités à se présenter au premier tour de la "grande" primaire.

Celle-ci se clôturerait par un second en juin 2011 et serait suivi, selon l'exemple des Etats-Unis, par une convention de "réunification".

Ce que disent les leaders socialistes. Le rapport avait été commandé par la direction du PS. La commission Montebourg regroupait les différentes sensibilités socialistes.

Le texte a été adopté à une très large majorité des membres de la commission, y compris par le représentant de Martine Aubry, Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. Ce dernier a cependant précisé qu'il ne "se prononçait pas sur les modalités concrètes d'organisation".

Le représentant de F. Hollande n'a pas pris part au vote, alors que celui de L. Fabius était absent.


 

J'ajoute que le rapport mentionne la position du représentant de Bertrand DELANOE : abstention.

Je note que parmi ses explications il insiste sur "la nécessaire rénovation de notre organisation et de nos pratiques, en particulier sur le non cumul des mandats, y compris dans le temps".

Certes, oh combien !!! ... mais ce n'était pas l'objet du rapport.

Et l'essentiel serait, en conformité avec ces principes, que les amis de DELANOE (comme tous les élus du PS, d'ailleurs,), décident enfin de passer à la pratique, en renonçant à leurs nombreux cumuls !!!

Par CORDIEZ Daniel
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Samedi 27 juin 2009 6 27 06 2009 09:00

Une camarade d'Indre-et-Loire m'a communiqué le texte d'une motion adoptée lors d'une AG récente (18 pour, 1 contre, 2 abstentions, 1 refus de vote).

Elle a également précisé :
En 2007, nous étions près de 400 à Tours-Centre ... il restait environ 150 adhérents en 2008. Quant à 2009 ... à chaque réunion, un peu moins de militants !



MOTION des militants de la section de Tours-Centre,

présentée au CONSEIL FEDERAL du jeudi 25 juin

DESTINEE AU CONSEIL NATIONAL, AU BUREAU NATIONAL

ET A LA  1ERE SECRETAIRE NATIONALE DU PARTI SOCIALISTE

 

Les militants de la section de Tours-Centre expriment leur profonde déception suite au résultat des Elections européennes et estiment ne pas devoir se contenter de la feuille de route présentée par Martine Aubry.

Les résultats du 7 juin confirment s'il en était besoin, une désaffection patente de notre électorat traditionnel. Les études ont montré qu'un quart de l'électorat socialiste du deuxième tour de la présidentielle s'est abstenu et qu'un autre quart a choisi le vote écologiste. Ces chiffres démontrent que le discours et la méthode de fonctionnement du Parti Socialiste sont obsolètes. Nous ne sommes plus audibles par les français dans leur diversité.

Non seulement notre Parti n'attire plus, ne donne plus envie, mais sa stratégie  repousse ses propres électeurs.

Nous qui avons participé activement à la campagne de terrain avons pu le mesurer.

Ces militants demandent aujourd'hui avec la plus grande force une rénovation radicale et rapide du fonctionnement du Parti socialiste :

 

-Entamer sans délai, une réflexion de fond, associant l'ensemble des sensibilités de notre parti, mais aussi les mouvements associatifs, les organisations syndicales, les chercheurs, les économistes, etc.. qui estiment pouvoir nous apporter leur concours pour revoir les fondements idéologiques d'une gauche humaniste, sociale et écologique. 

-Une véritable participation des militants au choix des candidats pour les élections à venir et non une simple ratification de listes concoctées par nos élus et nos cadres, l'implication accrue des militants et ce dans les six mois à venir pour déterminer la procédure et la  date de  désignation, avant fin juin 2010, de notre  candidat(e) à l'élection présidentielle de 2012, 

-Un changement de la méthode de gouvernance de notre Parti, pour la rendre plus participative, plus respectueuse des choix des militants et  impliquant une représentation réelle de la diversité des courants du Parti  au sein  de la direction : (lancement d'états généraux pour une refondation...) 

-Une politique d'ouverture aux classes populaires par des campagnes d'adhésion avec des cotisations compatibles avec la crise profonde que nous vivons. 

-Un véritable dialogue avec toutes les forces progressistes, sans volonté d'hégémonie. 

-Une adaptation de la communication politique au monde d'aujourd'hui : une communication qui donne envie de voter pour le Parti socialiste et la Gauche en général.  

 

Changer est urgent pour ne pas échouer aux prochaines échéances..... Attendre 6 mois pour changer de cap, mènerait droit à un échec assuré lors des élections régionales de mars 2010 et à la marginalisation définitive de notre organisation politique, voire à sa disparition. 

Militants engagés et présents dans chaque campagne, nous demandons dès lors à Martine Aubry d'ouvrir véritablement "les portes et les fenêtres" de notre parti pour y faire entrer  les nouvelles compétences adaptées aux défis d'aujourd'hui et de demain. 

Certains que nous ne sommes pas les seuls à réagir ainsi, nous n'accepterons pas sans intervenir  que le fossé constaté dans les urnes entre notre Parti et les français,  reste sans réponse ou se traduise par un repli sur nous-mêmes. 

Un "Comité des Sages"  pour sauver le PS, ne saurait constituer une réponse à la crise actuelle de la Gauche et du Parti socialiste. Il nous semble plus audacieux de mettre en place un "Comité des Militants" qui porterait l'énergie de ceux qui au-delà d'être de petits distributeurs de tracts  veulent être les acteurs de la rénovation de leur Parti.

 

Nous voulons une réponse à nos questions pour que vive enfin, dans ce siècle, notre outil commun : le  Parti Socialiste.

Par CORDIEZ Daniel
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 06 2009 19:00

Le vrai nombre de militants socialistes
Source : LeParisien.fr  -  le 28 juin 2009

Au lendemain du fiasco des européennes, le PS compte ses troupes. Selon nos informations, un adhérent sur cinq a déserté.
"Vive les vacances", soupirent les militants socialistes. Leur première secrétaire, Martine Aubry, a beau s’être donnée "six mois pour changer de cap", ils n’en peuvent plus.

Après le calamiteux congrès de Reims (1), il y a eu le coup de massue des élections européennes, où un PS faible (16,48 %) a été talonné par les écolos de Cohn-Bendit (16,28 %).

Le moral des troupes est au plus bas.
Les paroles de certains leaders n’appellent d’ailleurs guère à l’enthousiasme. "Dernière station essence avant le désert", pronostiquait récemment Arnaud Montebourg avant un énième conseil national. Des adhérents ont déjà choisi de ne pas participer à la traversée : selon un document que nous nous sommes procuré, près d’un militant sur cinq est absent et ne reviendra sans doute jamais. "Il n’y a plus d’énergie vitale. La vérité, c’est que le PS s’est asséché…", estime l’ancienne ministre Marie-Noëlle Lienemann, dont le diagnostic rejoint celui de beaucoup de dirigeants.

Quel remède ?
Ce n’est cependant pas la première fois que ce parti est ébranlé. Et qu’il a su rebondir (2). Quatre ans après la débâcle des législatives de 1993, Lionel Jospin est revenu aux affaires. Deux ans après le séisme du 21 avril 2002 (élimination au premier tour de la présidentielle), le PS s’offrait 20 régions sur 22. Et la défaite de Royal contre Sarkozy en 2007 n’a pas empêché le PS de reprendre quelques couleurs aux municipales. Les militants les plus optimistes veulent croire que les régionales de mars 2010 seront l’occasion d’un sursaut.

Conscient tout de même que le pouls du malade faiblit, le PS cherche le bon remède. Pour les uns, la rénovation passe par l’organisation de primaires pour désigner le candidat à la présidentielle, pour les autres, il faut d’abord se concentrer sur le projet. Le
s dirigeants doivent choisir. Et vite. Car les adhérents s’impatientent (3).
MES COMMENTAIRES "COUP DE GUEULE" !

(1) Calamiteux, mais chuuut ! Combien de fois ai-je entendu, dans ma section et ailleurs, qu'il fallait vite l'oublier ? Les français, eux, n'ont pas oublié ...
Et pour ma part, j'entends encore cet élu du Nord (et non des moindres) qui au Conseil Fédéral du 8 juin n'a rien trouvé de mieux que de "relativiser" l'impact de ce merveilleux Congrès, qu'il considère comme un "Congrès fon-da-teur" !!!
C'est un cauchemar ... je me pince !  

(2) Voui, c'est aussi ce que j'ai entendu dans diverses réunions. Il y a des champions de la thérie de la relativité ! Eh bien moi, non, JE NE RELATIVISE PLUS RIEN !   

(3)
Les dirigeants doivent choisir ? Et si on donnait plutôt ce pouvoir aux militants. Je reprends volontiers l'avis de Gaëtan GORCE qui, appelant à la tenue dès septembre d'ETATS-GENERAUX DU RENOUVEAU, écrivait :
"La rénovation ne pourra véritablement aboutir que si elle échappe à un système qui est structurellement incapable de l'accomplir. Il faut en retirer la responsabilité à l'appareil pour la confier à nos militants et sympathisants"
Par CORDIEZ Daniel
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 06 2009 20:00

J'ai reçu un message édifiant d'une camarade, qui s'était rendue à la Fête de la Rose de son département.
Rose pâle, précise t-elle, car "pas beaucoupe de monde".


Et quand la discussion a porté, inévitablement, sur les causes de ce désert ...

... c'est la faute à qui ? Hein, c'est la faute à qui ? ... à Ségolène !



Seraient bien capable de la brûler,
dans un élan de camaraderie et de fraternité !



Décidément, même après un échec électoral
comme celui du 7 juin, au PS
les conneries continuent !!!
Par CORDIEZ Daniel
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Lundi 29 juin 2009 1 29 06 2009 19:00

Les trois rénovations
Source : le blog de Gaëtan GORCE
le 18 juin 2009


Qu'est ce qui doit changer dans le Parti socialiste ?

La belle invocation à la rénovation n'a de sens que si elle répond à cette question ! Que si elle donne à sa revendication un contenu précis !

À ce stade, il est sans doute nécessaire de revenir sur ce que j'ai déjà eu l'occasion d'avancer voici deux ans et qui reste totalement d'actualité :


- la première rénovation consistera a ajuster enfin notre fonctionnement aux institutions de la Cinquième République. Il est en effet paradoxal, et aujourd’hui quasi mortel, que le premier parti d'opposition dont la vocation est de garantir l'alternance tourne ainsi le dos aux conditions pour y parvenir. L'élection de son leader au suffrage universel des militants et des sympathisants constitue la clef de toute réelle transformation. C'est la question des "primaires" qui devront intervenir le plus tôt possible et associer le plus d'électeurs possible.


- la seconde rénovation est liée à la première mais celle-ci sera sans effet si celle-là n'a pas lieu : c'est de réduire l'influence des courants, leur retirer toute capacité à peser sur le choix de nos dirigeants et candidats a tous les niveaux de l'appareil. Il faut casser les rentes de situation qu'ils garantissent. Y parvenir supposera de s'appuyer sur une conception renouvelée du militantisme qui en appellera à un parti de masse. Aussi faut-il plaider d'un même mouvement pour la convocation d'États généraux du renouveau, qui seront le pendant, au plan du projet, ce que sont les primaires pour le choix du leader, afin d ‘élargir le périmètre au sein duquel les décisions seront prises. C'est un nouveau parti qui devra naître de ce rendez-vous, transformé dans ses statuts comme dans ses ambitions.


- la troisième rénovation est celle du projet. Nous sommes au bout d'une histoire : à chaque étape du capitalisme a correspondu une forme de socialisme. À la rudesse de la première révolution industrielle a correspondu un socialisme de contestation. Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale un nouveau rapport de forces a fait émerger un socialisme de la réforme et de la coopération. À la mutation en cours doit répondre un socialisme qui ne peut être ni le retour à la contestation ni le simple prolongement de la social-democratie. La question écologique le montre : il ne s'agit pas de rompre avec nos principes (régulation, juste répartition) mais de les adapter à de nouveaux enjeux. Je plaide en ce sens pour une première convention nationale qui préciserait notre pensée sur cette question. Mais, au-delà, c'est une vraie volonté de changement qui doit s'affirmer ! Un goût nouveau pour les idées ! Un enthousiasme renouvelé pour le débat et la délibération collective !


C'est sur trois piliers que se fera la rénovation. À défaut, elle ne sera qu'un leurre… Il n'est plus temps !

Par CORDIEZ Daniel
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 07 2009 12:00

Hénin-Beaumont : corruption, clientélisme,
bienvenue chez les chtis socialistes !
Source : MEDIAPART.fr  -  le 1er juillet 2009

Electoralisme, clientélisme, féodalisme… bienvenue chez les chtis socialistes! Le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont risque d'offrir dimanche à un Front national décati un bastion local pour rebondir, et c'est un système tout entier qui pourrait être sanctionné. 

Au-delà du seul cas du maire Gérard Dallongeville, écroué en avril dernier pour détournement de fonds, un retour sur ses relations avec la fédération du Pas-de-Calais ces dix dernières années révèle en creux l'incroyable faillite du PS local. Ce "parti dans le parti" est devenu complice tacite et suicidaire du retour en force de l'extrême droite

A l'issue du premier tour électoral de dimanche dernier, le FN est en ballottage favorable (39,3% des voix) et le reste des résultats en dit long sur l'état du socialisme à Hénin-Beaumont. Daniel Duquenne, secrétaire de section socialiste exclu du parti, arrive en deuxième position (avec 20,2%), devant Pierre Ferrari, président de la section du Mouvemement des jeunes socialistes, soutenue par Martine Aubry mais pas par "la fédé", qui obtient 17%. 

Plus loin, derrière les Verts (8,5%) et devant l'UMP (4,3%), on retrouve Pierre Darchicourt, ancien maire PS de 1999 à 2001 (5,3%).

 

Le politologue lillois Rémy Lefebvre résume : "Dans le bassin minier, et à Hénin-Beaumont plus qu'ailleurs, le PS est en situation de monopole électoral : la droite et le PCF n'existent pas. Comme la ville est considérée comme imperdable, toutes les dissidences sont permises." Selon lui, la forte participation (60%, ce qui est important pour une élection partielle), succédant à de fortes abstentions lors des scrutins précédents, montre que "le FN a su ouvrir une brèche dans la forteresse en récupérant un électorat populaire peu à peu déstabilisé par la mauvaise gestion socialiste et les affaires". Une dynamique dont Mediapart avait rendu compte, lors d'un reportage sur place, le 20 juin dernier.

 

Deux autres ingrédients viennent compléter la recette du possible succès frontiste, conclut Lefebvre: "un fort encadrement militant, unique dans la région, et la médiatisation du scrutin, qui rend visible le vote protestataire". Mais même si la question est presque devenue taboue devant la crainte du spectre lepéniste, le rôle du socialisme du Pas-de-Calais interroge.

Car Hénin-Beaumont est devenu le monstre dégéné d'un socialisme municipal historique : l'hyper-personnalisation a remplacé les figures charismatiques; la solidarité locale a laissé place au paternalisme clientéliste, le mélange des intérêts du parti et de ceux de l'institution règne en maître.

 

La suite de l'article :

Aux origines du mal : les municipales de 2001

Hammadi : "Ce qui arrive aujourd'hui est un secret de polichinelle!"

Aubry monte au créneau, mais pas trop                                                            Pour lire : ICI

Par CORDIEZ Daniel
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 07 2009 17:00

Mon présent billet fait suite à l'article "Hénin-Beaumont ... ton univers impitoya-able !".
 
Si tout ce que contient l'article sur MEDIAPART s'avère exact, c'est hallucinant.

"Tous des pourris", combien de fois l'avons-nous entendu dans notre entourage !
Comment être cru quand on proteste "mais non, mais non" ... J'ai déjà essayé, on ne me laisse même pas terminer !

Tiens, tiens, dans l'article il est question des pratiques "démocratiques" : on parle du vote pour le Congrès en novembre 2008, des modalités de vote en section. C'est éloquent :

"Trois urnes trônent dans la salle de vote, une pour le MJS, une pour les "adhérents Rosam", une pour les adhérents "à la fédé du Pas-de-Calais", dont on assure que la régularisation ne saurait tarder."


C'est du grand n'importe quoi !

Absolument contraire aux modalités définies au niveau national, dixit la circulaire nationale n° 1365 du 15 octobre 2008 sur les conditions de vote ... C'est utile de garder ses archives bien rangées :


"Décision du Bureau National : Seules les listes d'émargement adressées aux fédérations par le siège national sont utilisables le soir du vote (listes ROSAM)"


Bref, avec les pratiques décrites, celle-là et d'autres, comment accabler les électeurs qui prononcent jusqu'au mot de mafia, et qui décident de sanctionner les coupables ?

On comprend que s'est installé à Hénin-Beaumont (et seulement là, n'est-ce pas ?) un état dans l'état, ignorant les règles et bafouant la morale.
La morale, un mot désuet peut-être ?
Par CORDIEZ Daniel
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