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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 08:00

Une suite au sujet traité dans un billet du 18 janvier (Taxation des banques : les "diseux" et les "faiseux" !)
Barack Obama - site DA

Régulation du capitalisme :
Barack Obama passe à l'acte !


Par l’équipe de Ségolène Royal  -  le 22 janvier 2010


Il y un peu plus d’un an les dirigeants de la droite française à l’unisson se posaient en fervents soutiens de Barack Obama. On a même entendu certains responsables de la droite expliquer doctement que si Obama avait été français, il serait à l’UMP…

Mais voilà les faits sont têtus. Barack Obama est de gauche bien de gauche. Hier, le 44ème Président des Etats-Unis fêtait sa première année à la tête des Etats-Unis et annonçait des mesures drastiques pour limiter la taille et le domaine d'activité des institutions financières américaines. Une première pierre en direction des mesures que nous préconisions en septembre dernier dans un long papier intitulé :
"Le capitalisme financier a besoin de réformes radicales".


Ségolène Royal défendait notamment  la nécessité d’imposer un nouveau rapport de force face au capitalisme financier en mettant en place de nouvelles régulations, simples et robustes, permettant de recentrer les banques sur leur véritable métier, la collecte d’épargne et le prêt aux entreprises et permettant d'interdire aux établissements financiers de proposer autre chose que des produits solides, rudimentaires, robustes, bien identifiés et tracés.

En septembre dernier Ségolène Royal proposait donc "que l’Union européenne et le G 20 mettent à leur agenda la séparation entre banques de dépôts d’un coté (pour les PME et les particuliers) et banques d’investissement de l’autre, centrées sur le financement des grandes entreprises, les placements financiers et les opérations de marchés."


C’est pourquoi on doit saluer le Président Barack Obama qui souhaite imposer à Wall Street avec l’appui du Congrès des Etats-Unis une première séparation entre les activités de dépôt (collecte de notre épargne à tous) et les activités de marché en compte propres :

"Bien que le système financier soit bien plus sain aujourd'hui qu'il n'était il y a un an, il fonctionne exactement selon les mêmes règles qui l'ont mené au bord de l'effondrement", a déclaré ainsi le président américain.
"Ma détermination de réformer le système n'est que plus forte quand je vois le retour aux vieilles méthodes", a-t-il ajouté, estimant que "c'est exactement ce genre d'irresponsabilité qui rend cette réforme nécessaire".

De notre côté de l’Atlantique, l’heure est l’immobilisme, comme toujours lorsqu’il s’agit de ménager les intérêts des proches du pouvoir. Les banques françaises continuent de négliger leur activité de prêt aux PME et PMI pour profiter de l’embellie des marchés et développer leurs activités spéculatives en partie financées les déposants et par les contribuables. Avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy, l’homme des beaux discours sur la moralisation et la régulation du capitalisme mais qui ne moralise ni ne régule rien.

Plutôt que de se prétendre plus à gauche que les démocrates américains, le gouvernement français devrait agir concrètement pour que les banques soient à nouveau aux côtés des entrepreneurs et des salariés tout en prévenant les crises futures.

L’urgence économique et sociale est là.


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 12:00

Rexam - 18 dec. 2009

Source : rexam59820.skyrock.com  -  le 21 janvier 2010

"Il se tiendra une assemblée générale le 27/01/2010 à 10h00 sur le site de l'usine Rexam.
Merci de venir nombreux et de faire suivre ce mail à tous vos contacts de Rexam.
Ce jour-là notre avocat sera présent, ainsi que France 2."

Si le site est accessible aux vidéo-amateurs, blogueurs de surcroît,
je ne manquerai pas de relater cette réunion
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 11:00

Coca-Cola Entreprise dément toute responsabilité
quant à la fermeture de l'usine Rexam

Source : rexam59820.skyrock.com  -  le 21 janvier 2010

rexam - devant coca-cola

Coca-Cola Entreprise a tenu à réagir l'article de rayonboissons.com daté du 6 janvier 2010 concernant la fermeture de l'usine de Rexam de Gravelines. Le fabricant de boissons gazeuses dément avoir demandé à son fournisseur de boîtes d'"être payé un centime d'euro de plus par canette en raison de la hausse du prix de l'acier sur le marché mondial".

Coca-Cola Entreprise souligne que la fermeture de l'usine de Gravelines a été décidée par Rexam "pour des raisons de non rentabilité due à une capacité de production inférieur à 45% et n'a pas pu trouver des relais de croissance notamment en raison de la crise économique."

Et de rappeler que "le volume que nous achetons à l'usine Rexam de Gravelines est resté stable depuis trois ans , de l'ordre de 400 millions de canettes par an pour les trois dernières années."

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 10:00
ORTS---fev2009.jpg
Un président en panne sèche à mi-mandat
Source : LIBERATION.FR  -  le 23 janvier 2010

Epad, Copenhague, taxe carbone, identité nationale, Proglio : plus rien ne réussit à Sarkozy. Lundi soir sur TF1, il cherchera un nouveau souffle.


Ce n’est pas la faute à l’opposition, qui peine toujours autant à incarner un contre-projet crédible. Difficile d’accuser les syndicats, qui n’ont jamais entretenu avec le pouvoir d’aussi bonnes relations. Quant aux Français, ils ont subi avec stoïcisme crise et licenciements sans descendre dans la rue. Non, le problème c’est bien lui: Nicolas Sarkozy

Le président a beau répéter à tout le monde qu’il est le meilleur pour occuper la fonction, comparé au «roi fainéant»«pas fait mieux», il va bien lui falloir se rendre à l’évidence. Chirac ou à Ségolène Royal qui n’aurait Depuis l’automne 2009, il enchaîne les semi-échecs, les ratages complets et les reculades : nomination avortée de son fils à l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (Epad), annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, échec du sommet de Copenhague et de la vente de centrales nucléaires à Abou Dhabi, débat sur l’identité nationale qui s’enlise et, dernièrement, «affaire Proglio». Plus qu’un problème de deuxième souffle, propre à tout mi-mandat, la question se pose d’un vrai trou d’air dans le sarkozysme. Le Président s’adressera lundi soir aux Français lors d’une émission spéciale sur TF1 qui portera sur leurs «préoccupations concrètes». Mais pas certain qu’il réussisse à sortir de cette mauvaise passe.

 

Refoulé. Dernière en date, l’affaire Proglio montre à quel point le chef de l’Etat est redevenu inconstant. Alors que depuis le début de la crise financière, il passe son temps à taper sur les patrons et les traders qui gagnent trop d’argent, le voilà qui accepte qu’un membre éminent du CAC40 puisse occuper la présidence simultanée de deux entreprises, l’une publique, l’autre privée, tout en touchant un salaire cumulé de 2 millions d’euros. En plus, il ne s’agit pas de n’importe quel patron. Henri Proglio était l’un des invités de la fameuse soirée du Fouquet’s qui avait suivi la victoire de 2007. Episode que Sarkozy, à l’été dernier, n’assumait plus, rejetant la faute sur son ex-femme Cécilia. «Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n’était pas facile», avait-il lâché au Nouvel Observateur. Mais le refoulé bling-bling n’est jamais très loin de refaire surface…

Cette incohérence est d’autant plus gênante qu’elle a un goût de déjà-vu. Lors de sa tentative avortée de népotisme à l’Epad, il expliquait à des lycéens que, «désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur». Déjà, à l’époque, les ministres avaient défendu les choix incohérents de leur chef. En pure perte, puisque les réactions outragées de sa propre base électorale l’avaient fait reculer. De même, pour Proglio, la peur d’une émission de TF1, au cours de laquelle des «Français moyens» poseront des questions, qui serait parasitée par cette affaire de gros sous, a entraîné ce tête-à-queue. «Même si la rémunération de Proglio n’était pas en soi scandaleuse, il faut bien reconnaître que les questions de salaire des grands patrons, cela ne passe pas auprès des Français», justifie ainsi le député (UMP) Jérôme Chartier.

Pour Stéphane Rozès, politologue et fondateur de la société de conseil CAP, ce manque de cohérence est devenu le signe du sarkozysme. «La question que le Président n’a jamais résolue, c’est le déphasage complet entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, explique-t-il. De ses promesses de campagne sur le pouvoir d’achat, enterrées après quelques mois de mandat, à ses déclarations pendant la crise sur le besoin d’un Etat fort alors qu’au même moment, le gouvernement se donne pour objectif de diviser par deux le nombre de fonctionnaires. Pour les Français, son action politique est illisible.»


Fourre-tout. Mais Sarkozy n’a pas l’air de s’en rendre compte. En fin de semaine, son entourage refusait même d’admettre qu’il avait changé d’avis sur Proglio, comme il l’avait fait sur l’Epad. «Le gouvernement a dit des choses, mais vous avez entendu le Président s’exprimer publiquement sur ce dossier?» lâchait jeudi soir un conseiller sous le coup de la déception, pas vraiment adepte de la solidarité gouvernementale. «A ce point-là, le problème est d’ordre psychologique, analyse un bon connaisseur de la vie à l’Elysée. Et les conseils bien intentionnés n’y changent rien. Sarkozy veut rester libre de faire tout ce qui lui passe par la tête. Même n’importe quoi.»

trop-de-dossiers-ouverts---la-fois.jpg

Théorisée par l’Elysée, cette impression de mesures fourre-tout a un nom : la «réforme permanente». Pendant deux ans et demi, il fallait bombarder le pays de textes pour prendre de court les conservateurs de tout poil. Et au regard du nombre de lois votées (université, lycée, recherche, justice, hôpital, formation, etc.), cela a fonctionné. Mais depuis le début de l’année, un vide s’est substitué à ce trop plein. Lors des multiples cérémonies de vœux, Sarkozy n’a fait aucune annonce. Contrairement à janvier 2009, marqué par ses tirades anti-bonus des banquiers, ou janvier 2008, quand il avait surpris son monde en promettant la fin de la publicité sur France Télévisions. Et les mois à venir ne devraient pas voir de changement. «Difficile de donner un nouveau souffle alors que les régionales sont dans deux mois», admet un député UMP.

Mais là encore, l’Elysée n’est pas à cours d’arguments. «Le temps est à la consolidation et à la pédagogie, énonce un conseiller de Sarkozy. Le Président doit maintenant ne pas hésiter à répéter aux Français ce qui a été fait.»«Si vous jetez un regard en arrière, beaucoup a été décidé et mis en œuvre, déclarait Claude Guéant sur Europe 1 dimanche. L’objectif, ce n’est pas toujours de faire du nouveau.» Pour Sarkozy, «la France a rattrapé son retard» et, grâce à lui, tout a été mis en place pour «libérer les initiatives».

Mais, alors que la crise est loin d’être finie et que le chômage n’arrête pas de grimper, cette autosatisfaction permanente produit une impression : la lassitude.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 10:00

Proglio, de la famille Sarkozy

Deux millions

Par l'équipe de Désirs d'avenir - le 20 janvier 2010


Deux millions d’euros. Deux millions tout rond. C’est beau deux millions par les temps qui courent, ça fait rêver. Imaginez : "erreur de la banque en votre faveur" : bam, voilà, pour vous, deux millions. Sans passer par la case prison. Non, non, en toute légalité et puis avec la bénédiction des plus hautes autorités de l’Etat tant qu’à faire. "Passez à la caisse, monsieur Woerth vous donnera quitus". Un casse légal autrement dit, un casse "Bisounours", qui renvoie Tony Musulin dans ses 22 de gentil braqueur amateur. Attention, là on joue dans la cours des grands… C’est du lourd…

"Bonjour : je voudrais deux millions". "Mais bien sûr monsieur Proglio, tout de suite monsieur Proglio. Monsieur Proglio reprendra bien quelques stock-options ?". "Ah, je ne dis pas non. Une si charmante attention… ". Eh voilà… Le pouvoir de dire "oui ". Dommage qu’il n’y ait pas eu de caméras quand où ils ont topé à l’Elysée. La vidéo aurait été le support pédagogique idéal pour les banquiers qu’on envoie en formation de "customer relationship management", cette grandiose "gestion de la relation client", art d’initié s’il en est, mystérieux comme la gnose pour qui a vu la pâleur spectrale du banquier lorsqu’un Smicard vient lui demander un prêt.

Un art. "Vous devez identifier les désirs du client, vous mettre à sa place, voir ce qui lui convient le mieux. Vous n’êtes pas là pour dire non. Dites toujours « oui ». Vous êtes des éveilleurs de rêve". Manifestement, à l’Elysée ou à Bercy on a compris… Chez BNP-Paribas ou à la Société "Géniale" un peu moins.

Evidemment, tous les chefs d’entreprise n’ont pas la chance d’être PDG d’EDF, et de cumuler leur emploi avec le poste de Président du Conseil de surveillance de Veolia (36,2 milliards d’euros de chiffre d’affaire en 2008)…

"Cher Monsieur, nous sommes au regret de vous annoncer que la Banque n’a pu donner une suite favorable à la demande de prêt de 10 000 euros que vous avez formulée pour couvrir votre déficit de trésorerie. En dépit des commandes que vous attendez, la Banque estime encore précaires les conditions de développement de votre activité. Croyez bien Cher monsieur que nous nous félicitons du partenariat durable qui nous unit (etc etc…) "

Tchao pantin, salut Job, au revoir cher ami, chef de PME, jeune actif, retraité, intermittent de l’emploi, formules de politesse, pour le prêt vous repasserez, pas de crise qui tienne. C’est non, niet, nein…

Donc, l’air de rien, on a assisté à un beau casse avec Henri Proglio dans le rôle titre. Au début, on n’était pas sûr que ça marcherait. On entendait Christine Lagarde s’étrangler à l’Assemblée. Non, non bien sûr, il n’y aurait pas de cumul de rémunération. Révolu, le temps des salaires exorbitants. L’heure est à l’exemple, sang, larmes, chefs proches du peuple. Le "sens du sacrifice", l’ "intérêt général" et "la moralisation du capitalisme ", tout ça, tout ça… On montre les dents, on convoque à l’Elysée les récalcitrants (à l’Elysée on n’organise plus de réunions de travail, on ne négocie plus mais on « convoque ». Ça te campe un « Boss » ça). Bref on convoque. "Canossa circus on the road ". Photos. 20 heures. Gros titres. Tout le monde est content.

Le casse peut alors commencer, tranquillement, dans l’atmosphère ouatée d’un grand restaurant. On imagine un dîner entre Henri et Alain (Minc, bien entendu). On disserte sur la marche du monde, honnêtes hommes et beaux esprits flottant au dessus des vicissitudes du temps. On se pique d’esprit. Ça brille, c’est exquis. Minuit. Viennent la poire et le fromage, et nos compagnons se font maquignons : "Quand même, explique leur, toi, à l’Elysée et à Matignon… Si on veut les meilleurs, il faut y mettre le prix ". Alors le missi dominici s’en va faire son rapport. On se dit qu’après tout,c’est vrai. D’abord Henri, c’est un ami… Et puis surtout, il y a un "vrai projet industriel" derrière, il y a une "vraie vision " : Veolia, EDF, nouvelle filière nucléaire, synergies, connections, partenariats, part de marchés. C’est beau comme l’antique.

Allez c’est dit, la France a besoin de capitaines d’industrie ! Adieux belles promesses, vertu, exemplarité. Ce sera deux millions. Et malheur aux vaincus, gare à ceux qui barrent le chemin du nouvel Alexandre. Le capitalisme énergétique à un maître, gare à toi Areva…

Mais trêve de légèreté.

En cette époque trouble où les gens désespèrent et des puissants et des promesses, voilà de quel mépris ils sont payés en retour. Fortune pour certains et abandon pour les autres. La Fontaine l’a dit mieux que quiconque : "selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir".

A cela il nous appartient de mettre fin. Par nos idées, par nos voix, par nos votes.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Humour - Dérision
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 08:00

C'est trop' inzuste !!!
mobilisation des people pour haïti - et les banques, alors
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 08:00

Alain Minc, dans une interview donnée au "Parisien- Aujourd'hui en France" le 27 décembre 2009, et rapportée dans La Nouvelle République le 28 décembre,  nous avait gratifié de sa science à propos des compétences comparées de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy :
"L'écart des compétences s'est accru depuis 2007 : lui est dans un séminaire de doctorants de Harvard et elle dans un centre d'apprentissage à Niort."

Cette phrase pleine de suffisance et d'élitisme a fait réagir des acteurs de la formation professionnelle. Voici une mise au point des plus pertinentes :

jeune fille en apprentissage

"Plutôt une tête bien faite qu'une tête bien pleine"
Source : lanouvellerepublique.fr  -  le 21 janvier 2010

Jean-Michel Banlier, président de la chambre régionale de métiers et de l'artisanat, a voulu réagir à la "petite phrase" d'Alain Minc sur le CFA de Niort.

"Plutôt une tête bien faite que bien pleine." Cette célèbre phrase de Montaigne n'a jamais été autant d'actualité. M. Alain Minc, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, a certainement un quotient intellectuel élevé avec une tête bien pleine, mais sans quotient émotionnel. Les propos, qu'il tient sur l'écart de compétence entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy prennent en otage, au-delà du centre d'apprentissage de Niort, l'ensemble des autres établissements français du même type qui forment chaque année 350.000 jeunes apprentis, des femmes et des hommes dont les compétences acquises leur permettront de trouver un emploi, un projet de vie et, pour certains, un ascenseur social qui n'existe que dans l'artisanat, car d'apprenti, ouvrier, compagnon, on devient chef d'entreprise.
L'apprentissage n'est pas la filière de l'échec mais une vraie filière d'excellence permettant de mettre en lumière les diverses formes d'intelligence, de donner des repères à des jeunes en plein désarroi et en plein doute, et de leur transmettre un certain nombre de valeurs comme le respect des autres, celui que vous n'avez pas, M. Minc.

Lorsque vous avez écrit, dans  "L'argent fou", vouloir réinventer la "vertu" de notre capitalisme pour entrer dans le XXIe siècle, c'est bien. Mais vous devrez reconsidérer le tiers instruit et sa culture humaine fondamentale : "Respect, dignité, loyauté". A cette fin, M. Minc, il vous appartient de prendre en compte diverses formes d'intelligence et reconnaître qu'à côté de l'intelligence de l'esprit, il existe aussi l'intelligence du geste et celle du cœur.

Si nous voulons réussir le XXIe siècle, nous ne devons laisser personne au bord de la route et cet objectif ne sera atteint que si nous réussissons d'abord à reconnaître l'école de tous les talents que sont nos centres de formation d'apprentis.

Alors, M. Minc, laissez le monde de l'artisanat en dehors de vos comparatifs et de jeux politiciens ! Conservez vos remarques pour votre cercle vertueux d'amis et votre parisianisme.
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 15:00

Le PS divisé ... une nouvelle fois. J'ai fréquemment relevé sur ce blog la cacophonie qui règne au gouvernement, mais force est de constater que ces derniers jours le Parti Socialiste joue sur le même registre, à propos de la question des retraites !

Quand je parle de "PS divisé", il faut quand même préciser : il s'agit de la direction, car au niveau de la base militante, on ne sait pas. Aucun débat digne de ce nom n'a été organisé pour qu'ils en discutent, donnent leur avis !
Je ne peux m'empêcher de penser au funeste congrès de Reims (il paraît qu'il faut l'oublier !) : c'était pourtant l'occasion pour les militants d'aborder ce problème capital. Mais non ... !

Depuis, plus rien. Et puis soudain, ces sorties médiatiques à l'emporte-pièce !

Ainsi va le PS. Avec ses formidables annonces de rénovation au mois d'août 2009, La Rochelle est passé par là ... ça doit être pour ça !!!

Aubry censurée par son porte-parole
Source : marianne2.fr  -  le 19 janvier 2010

Porte-parole
Martine Aubry s’est déclarée favorable à un relèvement de l’âge de la retraite à 61 ou 62 ans. On n'y coupera évidemment pas. Aussitôt, Benoît Hamon a tenu à préciser qu’il y était hostile. Or, Benoît Hamon est porte-parole du PS, donc de Martine Aubry.

Si la parole de Martine Aubry est censurée par celui qui est censé la porter, il y a comme un problème. C’est un peu comme si, au cours d’une réunion publique, le porte-voix d’un orateur contredisait l’orateur. Ou si, un portemanteau vous jetait votre manteau en pleine figure.

Retraites : Aubry vs Hamon
envoyé par  LePostfr
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 11:00

marie-noelle lienemann

Lienemann à Aubry : "La retraite à 62 ans ?
Une idée de techno !"
Source : Marianne2.fr  -  le 19 Janvier 2010

Martine Aubry envisage un allongement de la durée de cotisation jusqu’à "61 ou 62 ans". Marie-Noëlle Lienemann annonce sur Marianne2 qu'elle va lui parler du pays ce soir lors du Bureau national du PS.

Les déclarations de Martine Aubry sont-elle un ballon d’essai au début d’une année au cours de laquelle la question des retraites va être au cœur des débats 
Non, c’est une conviction profonde. Elle a une culture CFDT historique comme toute une série de leaders du PS. Contrairement je crois aux militants, ils sont convaincus que l’allongement de la vie doit conduire à un allongement de la durée de cotisation. On aurait une société du plein emploi, sans chômage des jeunes, je ne m’opposerais pas à un allongement de la durée de cotisation. Mais ce n’est pas le cas.

Cette sortie fragilise en tout cas toute tentative d’opposition ?
Je ne comprends pas cette prise de position. Je ne comprends pas qu’on puisse ouvrir la boîte de Pandore de la sorte, ça n’a pas de sens, d’autant plus qu’elle affaiblit le rapport de force avant mêrme la négociation sociale. Ça suffit de ces dirigeants marqués par cette culture technocratique! De ces gens qui avait déjà approuvé le Livre blanc de Rocard, de ces cadres politiques dont la gestion nous a amenés dans le mur en nous coupant du peuple! Il est urgent de donner la parole aux militants!

Mais certains au PS vous diront qu’il s’agit-là de la plus pragmatique des solutions, qu’il est impossible de faire autrement…
Je leur réponds que c’est pragmatiquement faux. Ce n’est pas une question d’âge mais de PIB. La question n’est pas de savoir si l’on doit travailler plus longtemps mais comment on améliore la production et comment l’on répartit mieux les fruits de cette production. Pragmatiquement, tant que nous n’avons pas réglé le problème du chômage des jeunes, ça n’a pas de sens de s’attaquer à l’âge de départ en retraites.

L’idée de Manuel Valls de voir naître un "pacte national" sur la question des retraites entre majorité, opposition et partenaires sociaux ne doit donc pas vous enchanter ?
Je tiens à rappeler qu’il n’y a pas eu de « pacte national » sur notre modèle social, même sous de Gaulle. Quand la sécurité sociale a été votée, il faut avoir en mémoire qu’une partie de la droite a voté contre. Un « pacte national » sur la question de la retraite est une absurdité. Cela voudrait dire qu’il n’y a pas de différence entre la gauche et la droite sur la protection sociale. Nous avons déjà trop reculé. Accepter l’allongement de la durée de cotisation, c’est acter ce recul.

Je tiens aussi à rappeler que les libéraux savent très bien que la peur de l’avenir des retraites pousse les plus riches à épargner plutôt qu’à consommer. La crise financière que nous avons connue, on le sait, s’est nourrie des fonds de pension.  

Avec cette question des retraites, nous sommes en fait vraiment dans le combat d’idées et certains usent de la thématique du « peuple-ne-peut-pas-comprendre » chère aux libéraux et de la politique du« Madame-Michu ». Moi, je ne marche pas.
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:00
la-rose-l-zard-e.jpg
Les socialistes divisés
sur le maintien de la retraite à 60 ans

Source : LIBERATION.FR  -  le 19 janvier 2010

Martine Aubry a évoqué la possibilité d'aller «vers 61 ou 62 ans», à condition de prendre en compte la pénibilité et l'emploi des seniors alors que Benoît Hamon a rappelé l'attachement du parti au maintien de l’âge de départ à la retraite à 60 ans.

Les socialistes sont-ils prêts à serrer les rangs sur la réforme des retraites, grand rendez-vous social de l’année 2010? Pas sûr à en croire le récent cafouillage sur un point des plus symboliques, le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Interrogée, dimanche, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Martine Aubry a semblé juger inévitable de repousser cet âge de départ: «Je pense qu’on va très certainement aller vers 61 ou 62 ans, je n’imagine pas qu’on aille plus loin, mais à condition qu’on traite le problème de la pénibilité et des seniors», a-t-elle admis.


"Une sortie irresponsable"

Le lendemain, lors de son point-presse hebdomadaire, son porte-parole tente de rectifier en minimisant la divergence: «Elle a dit que c’était un élément du débat, elle n’a pas dit que c’était la position du PS que de reculer l’âge du départ à la retraite». Benoît Hamon va plus loin, défendant mordicus le seuil des 60 ans: «Aujourd’hui, l’âge légal du départ à la retraite est de 60 ans et le PS a toujours dit qu’il était attaché à ce que ce soit l’âge du départ à la retraite.»

Le secrétaire national, Razzy Hammadi, le confirme quelques heures plus tard à l’AFP: «Une position en faveur de l’allongement de la durée de cotisation, dans le cadre de la réforme des retraites, n’engage ni le PS et son bureau national, ni ses militants qui n’ont à aucun moment été consultés.»

Le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles s'en est mêlé dans l'après-midi. Il a appelé la patronne du PS à «se ressaisir», dénonçant «une sortie irresponsable» et «totalement désespérante pour l’électorat de gauche» et estimant que lâcher du lest sur la question de l’âge légal signifiait «renoncer à gauche à une réforme juste et efficace».


Rocard "heureux qu'Aubry lève un obstacle"

Mais plusieurs responsables socialistes sont disposés à mettre de l’eau dans leur vin. Ainsi, le député-maire d’Evry, Manuel Valls, est de «ceux qui pensent depuis longtemps qu’il faut évoluer» sur la question des retraites, invoquant, sur France 2 ce mardi, le fait qu’«il y aura demain beaucoup plus de retraités par rapport aux actifs, qu’il y a des déficits importants sur le plan financier, que tout simplement on va vivre plus longtemps». Valls, qui souhaite un «pacte national» entre pouvoir et opposition, penche pour «une retraite à la carte, qui ne soit pas figée» et «intègre la question de l’emploi des seniors, la pénibilité du travail».

 

Michel Rocard a carrément salué, ce mardi, «le courage» de la première secrétaire du PS qui, selon lui, «a raison»«heureux que Martine Aubry lève un obstacle». L’ancien premier ministre socialiste, lui, est convaincu depuis belle lurette. Rappelant que «la fixation de l’âge du départ à la retraire à 60 ans comme un droit s’est faite en 1981 ou en 1982, à un Conseil des ministres» auquel il participait - en tant que ministre du Plan du gouvernement de Pierre Mauroy, il ajoute: «Tous les ministres compétents en économie, Jacques Delors, moi et quelque-uns, nous étions catastrophés, nous savions très bien que cette mesure n’était pas compatible avec l’évolution de la démographie française», a-t-il raconté. d’envisager un recul de l’âge de départ à la retraite. Sur la radio BFM, il s’est dit


"Le PS prêt à participer à un débat honnête"

Au delà de cette seule mesure, d’autres socialistes ont pointé la nécessité d’aboutir à un consensus avec le pouvoir, si celui-ci joue, de son côté, la concertation. Claude Bartolone, député PS de Seine-Saint-Denis, a assuré, sur Europe 1, que les socialistes étaient «prêts à participer à un débat qui soit honnête» sur les retraites. «Mais il ne faut pas que cela revienne «simplement à avoir l’opposition pour obtenir un aval», a-t-il prévenu.

Sur France InterArnaud Montebourg s’est dit, à son tour, «favorable», «à titre personnel», à un «compromis national sur le dossier majeur» des retraites, si l’exécutif «s’interdit par avance de passer en force», alors que le député de Paris, Jean-Marie Le Guen, a écrit à Martine Aubry pour que le PS demande «officiellement» au gouvernement à être «associé» aux discussions. Dans cette lettre qu’il a publiée sur son blog, il note que l’attitude du PS sur ce chapitre a jusqu’alors été «cantonnée» à «la seule dénonciation» et qu'il lui faut désormais établir ses «propres propositions».

La première secrétaire, elle-même, s’était dite ouverte à un débat «si le président de la République est prêt à travailler véritablement pour que nous trouvions des principes justes», en «gardant la retraite par répartition». «Si pour la première fois nous avons, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, une réforme juste, qui va dans le sens du progrès social et règle un vrai problème, je serais heureuse d’y contribuer», lance-t-elle.

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