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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 18:00

Ségolène ROYAL compare les propos de Peillon
à ceux de Frédéric Lefebvre


18 novembre 2009

par  LePostfr

Entendu hier à la radio, Philippe Alexandre dans une longue diatribe ségophobe.
Juste une phrase, pour situer le niveau d'objectivité :
 
"Elle sourit toujours, tout en disant des horreurs"  ...
 
Mon diagnostic :
 
1 - il a de très bons verres de lunettes
 
2 - il faut qu'il change de sonotone
 
3 - étant donné ses graves problèmes de perception, je recommande à ce chroniqueur -- de surcroît imbu de sa personne -- un repos prolongé, au moins jusqu'en 2012 !
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 12:00

Un texte de protestation a été lancé par des militants, tous engagés au sein de l'Espoir A Gauche et signataires de la motion E (portée par Ségolène Royal) lors du dernier Congrès de Reims du Parti Socialiste.

Il
réclame "le départ immédiat de Vincent Peillon de l'équipe d'animation dont il s'est auto-proclamé le chef, sans vote et sans consultation militante".
Cet appel, préparé hier soir tardivement, fait suite aux propos de Vincent Peillon dans différents médias depuis presque une semaine "avec une intolérable violence, accusant les militants unis derrière Ségolène Royal de proto-fascisme et Ségolène Royal elle-même de relever de la "psychiatrie lourde".

Un groupe Facebook a été lancé. Les militants réclament, en outre, la mise en place de règles de fonctionnement démocratique dans le courant, et réaffirment à Ségolène Royal leur soutien plein et entier.
Ca suffit !    
Nous, militants du Parti Socialiste, engagés au sein de l’Espoir à Gauche, signataires de la motion E, exprimons par le biais de cet appel notre colère et notre incompréhension.

Lors du dernier congrès du Parti Socialiste, nous avons porté l’idéal rénovateur incarné par Ségolène Royal. Notre motion a obtenu 29%, puis 42% puis près de 50% des voix des militants : tout cela sur le nom de Ségolène Royal, sur ses idées, sur sa démarche politique et sur sa capacité de rassemblement.

Nous avons, avec elle, dénoncé les pratiques délétères de notre parti. Nous avons plaidé pour la discipline dans l'expression des uns et des autres. Nous avons porté l’exigence de respect entre les socialistes, qu’ils soient responsables, élus ou militants. Nous avons incarné une nouvelle façon de faire de la politique, loin des pratiques ancestrales d’apparatchiks qui ne parvenant même pas à se faire élire sur leur nom, se plaisent à organiser des manœuvres d’appareils.

Parce qu’il n’a pas respecté les valeurs défendues collectivement par notre motion,

Parce qu’il a insulté avec une intolérable violence, accusant les militants unis derrière Ségolène Royal de proto-fascisme et Ségolène Royal elle-même de relever de la "psychiatrie lourde", et à travers elle les dizaines de milliers de militants qui la soutiennent,

Parce qu’il s'est lui-même disqualifié en usant de pratiques indignes d'un responsable politique de ce niveau,

Nous exigeons le départ immédiat de Vincent Peillon de l’équipe d'animation du courant dont il s'est auto-proclamé le chef sans vote et sans consultation militante.

Nous exigeons la mise en place de règles de fonctionnement démocratiques dans notre courant.

En premier lieu, l'organisation d'une assemblée générale de la motion E "L'Espoir à Gauche, fier d'être socialiste" sur la base des signataires de notre motion au 6 novembre 2008 afin d’élire une direction collégiale et élargie.

Nous demandons également la saisine de la commission d'éthique interne à la motion, et de la commission des conflits du Parti Socialiste.

Parce qu’il en va de l’avenir de notre courant, de notre parti et bien au-delà de notre capacité à construire une alternative crédible à la droite, nous réaffirmons à Ségolène Royal notre soutien plein et entier.

Pour signer l’appel : http://www.facebook.com/group.php?v=wall&gid=178912358902
Ou par retour courrier à l’adresse :  nosespoirsagauche@yahoo.fr
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 10:00

Michèle DELAUNAY  -  le 17 novembre 2009 :

Une question d'éthique

Oui, c'est la politique que je déteste, celle qui nous fait perdre la confiance des Français et qui nous fait perdre confiance en nous mêmes. Mais justement, il faut qu'elle cesse, que les Socialistes s'expriment et plus encore leur direction.

Socialiste récente, le congrès de Reims était mon premier Congrès. J'ai soutenu la motion "E", "L'espoir à gauche, fier d'être socialiste" dont je donne l'intitulé complet mais la belle formule "l'espoir à gauche" est celle qui a marqué et qui est demeurée dans les esprits.

Même si Gerard Collomb était le premier signataire de cette motion, il ne fait de doute pour personne, pas plus les militants que le public, à ce moment comme aujourd'hui que cette motion était celle de Ségolène Royal.

Peu après les affres de ce Congrès, dont je me suis promis que s'il était pour moi le premier, il serait aussi le dernier sous cette forme, nous avons vu un beau matin un mouvement se constituer sous la forme d'une association "L'espoir à gauche". Vincent Peillon, brillant lieutenant de Ségolène dans la période précédente, s'est porté à sa tête. Pour ne parler que d'eux parmi mes collègues députés, soutiens de la motion E, certains ont été conviés régulièrement, d'autres de temps en temps, d'autres encore pas du tout, par le même Vincent Peillon.

Une certaine interrogation s'est progressivement installée parmi les militants de la motion E : la référence à Ségolène apparaissait de plus en plus ténue. A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon, on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement" : il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui l'ont soutenue et qui l'ont d'ailleurs fort bien accueillie. Elle a eu raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour tous les socialistes.

Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association, mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".

C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas.

Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire. Il ne s'agit pas de "bisbilles" que l'on peut écarter en les considérant, à raison, comme de moindre importance que tous les signes qui témoignent du médiocre état de notre pays. Mais Chef elle est, en chef elle doit se comporter.

Quoi faire ?

1 - Activer ce comité d'éthique pour lequel nous avons massivement voter le 1er octobre. Sans bruit excessif, sans journalistes, en interne. Mais est-il seulement constitué ?

Ségolène Royal et Vincent Peillon doivent à l'évidence poursuivre séparément leur chemin. Quelques points méritent précision, même si leur intérêt est d'abord interne : Vincent Peillon siège aujourd'hui dans les instances nationales comme représentant désigné de la motion E. Cette situation doit elle être maintenue.

De la même manière et pour la même raison, Vincent Peillon a été situé en position éligible dans nos listes européennes. N'est-ce pas, cela aussi, une interrogation ?

2 - Laisser la parole aux militants, sans affrontement, en liberté et en responsabilité, en particulier au regard des prochaines échéances.

Le Parti Socialiste, c'est d'abord chacun de nous.

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 08:00


Communiqué de Najat VALLAUD-BELKACEM,
Adjointe au Maire de Lyon, conseillère générale du Rhône,
Porte parole de Ségolène ROYAL

 

Rendre le courant aux militants, tout simplement


L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti.

Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre le mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux. 

On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels.

J’espère que les commentateurs de la vie politique auront l’honnêteté intellectuelle de le reconnaître : une telle exigence n’est pas la chose la mieux partagée au sein du Parti Socialiste, et mériterait d’être remarquée, sinon saluée. 

A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu : nous ne pouvons faire autrement qu’en prendre acte, et chercher dans le meilleur état d’esprit possible une nouvelle manière de travailler ensemble, entre socialistes. 

La mission que Ségolène Royal nous a demandé, avec Jean louis Bianco et Gaétan Gorce,  de conduire au sein du courant n’a donc rien d’une «reprise en main  et ne revêt aucun caractère militaire : c’est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient, dans le seul intérêt du parti et de l’idée que les Français peuvent se faire de la politique. 

Pour ma part, je n’ai aucun goût pour les manœuvres d’appareil mais je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres.

 

Les  militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça  pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade, mais à travailler sereinement pour le retour d’une gauche moderne et crédible au pouvoir. 

Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous a demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 17:00

Propos inqualifiables de l'eurodéputé, qui considère, de toute sa hauteur et de sa certitude d'esprit supérieur que Royal relève "de la psychiatrie lourde"

Mais il ne disait pas cela il y a quelque mois...

Il a changé. Souvent, homme varie ... surtout lui !!!



Quand Peillon était fan de... Royal
envoyé par  LePostfr
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 15:00

Oui, j'ai bien écrit "son courant". Vincent PEILLON clamait partout qu'il en était le chef ... sans en avoir la véritable légitimité. Suite au prochain numéro, puiqu'il a déclaré qu'il n'allait pas se laisser faire. Il va encore se fâcher tout rouge ???

Ségolène Royal écarte Peillon de l'animation
du courant "l'Espoir à gauche"

Source : LIBERATION.FR  -  le 17 novembre 2009


Elle confie la direction de son courant à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce. Vincent Peillon lui répond qu'il n'entend pas se "laisser congédier".

Ségolène Royal a annoncé mardi sur Canal+ avoir confié l’«animation» de son courant «Espoir à gauche» à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, après sa dispute avec Vincent Peillon, son ex-lieutenant qui s’était imposé à la tête du courant.

Interrogée sur Canal+, l’ex-candidate à la présidentielle 2007 a annoncé qu’il fallait «reporter après les élections régionales l’organisation» de son mouvement. «Je réunirai le mouvement après les élections régionales».

«Deuxièmement, d’ici là, j’ai confié à un sage, Jean-Louis Bianco, avec Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, la responsabilité d’animer le courant, avec bien sûr tous ceux qui le voudront, pour que les choses se passent de façon très paisible», a poursuivi la présidente PS de la région Poitou-Charentes.

Une violente querelle l’oppose depuis samedi à Vincent Peillon. L’eurodéputé a jugé qu’elle avait «ruiné» sa rencontre de Dijon tandis que Mme Royal considère qu’on a voulu l’évincer de son propre courant.

«Nous n’allons pas nous laisser congédier. C’est d’ailleurs impossible car la direction du courant résulte statutairement du vote des militants», a réagi Vincent Peillon, qui était interrogé par l’AFP.

[ c'est inexact, je l'ai déjà signalé, aucun vote n'est intervenu en ce sens dans EAG ! ]

«Ségolène Royal se comporte comme à la préfectorale, en décidant des nominations. Hier, c'était le vote des militants et aujourd'hui, c'est: "Je nomme trois personnes"», a-t-il ironisé, avant de conclure: «Vis-à-vis des Français, c'est inconvenant».


"Une certaine dérive"

Mme Royal a expliqué, mardi, avoir pris ces «deux décisions» avec son «équipe», en l’occurrence son Conseil politique réuni à la mi-journée.

«Un courant au PS, ça rassemble tous les militants qui ont voté pour un candidat au poste de Premier secrétaire. Tous les candidats qui ont voté pour moi, qui m’ont mis en tête sur la motion, puis qui m’ont donné 50% -peut être un peu plus- et se rassemblent ensuite dans un mouvement, dans un courant Espoir à gauche».

«C’est ce que j’ai porté», a-t-elle assuré.

Qui est le chef? «Justement. J’ai été candidate au poste de Premier secrétaire. J’ai délégué à une équipe l’organisation, l’animation de ce courant parce que je ne peux pas tout faire», a-t-elle fait valoir.

«Petit à petit, il y a une certaine dérive, des personnes ont été éliminées et tout s’est concentré sur une seule personne. C’est à dire qu’on est revenu au fonctionnement archaïque des courants, ce que j’ai toujours détesté», a-t-elle affirmé.

«Il faut remettre en place des fondamentaux, des choses paisibles, de l’ordre juste, prendre un peu de hauteur, que tout le monde se calme», a ajouté Mme Royal.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 12:00



Vincent Peillon sur BFM-TV le 17 novembre :
il veut enfermer Ségolène,
un Frédéric Lefebvre bis !!!



"Comment peut-elle le faire
(l'écarter du mouvement "l'Espoir à gauche", NDLR), je dirige ce courant"

FAUX, IL N'Y A PAS EU D'ELECTION, IL N'EST MEME PAS LE PRESIDENT
DE L'ASSOCIATION "ESPOIR A GAUCHE"

"On est élu nous, on n'est pas des clowns"

JE PENSE QUE SI ! IL DISJONCTE, LA !!!

"Moi je vais redemander un vote, (...) elle a peur du vote"

FAUX, ENCORE UNE FOIS - IL RACONTE N'IMPORTE QUOI !

"On est en psychiatrie lourde, là, hein"

ALORS LA, C'EST LA CERISE SUR LE GATEAU !
DISJONCTAGE COMPLET   #!@x&§^!!
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 10:00

L'ancien ministre Jack Lang s'est dit "atterré" par l'attitude de Ségolène Royal, qui jette sur le parti socialiste "une certaine forme de discrédit".

Il parle en expert, le Djak, il s'y connaît en discrédit. Il en a pratiqué toutes les formes dans son mandat de député, si infidèle à son groupe parlementaire, et si zélateur de Son Altesse Sarko. Quand le rejoindra t-il, quand serrera t-il la paluche de Besson, de Kouchner et compagnie ?
  

 

Lang "atterré" par l'attitude de Ségolène Royal
Source : LIBERATION.FR  -  le 16 novembre 2009

Le député socialiste Jack Lang a fustigé dimanche l’attitude de Ségolène Royal ce week-end à Dijon estimant "qu’elle avait jeté une certaine forme de discrédit" sur le parti socialiste.

"Cela fait un drôle d’effet quand vous revenez d’Asie (mission en Corée du Nord pour Nicolas Sarkozy, ndlr). Arrivé en France et à Paris et découvrir ce spectacle, on se pince, "est-ce vraiment vrai que l’ancienne candidate à l’élection présidentielle a organisé tout ce tintamarre?"», a expliqué M. Lang, invité du rendez-vous TV5Monde/RFI/Le Monde.

 

[ Pas un mot sur Peillon, qui nous a fait une scène d'enfant gâté !!! ]


"Est-ce vraiment vrai qu’à une réunion sur ce sujet très important qu’est l’éducation, on ait ainsi introduit le trouble", s’est interrogé l’ancien ministre de l’Education, pour qui "«la passion personnelle du pouvoir et des médias ne doit pas aller jusqu’à créer ce désordre".

"Autant j’approuve à 100% l’initiative de Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes, de prendre une initiative en faveur de la contraception (…) autant je suis atterré par l’attitude qui a été la sienne au cours de ce week-end et qui jette sur le parti socialiste une certaine forme de discrédit", a-t-il déploré.

Interrogé sur le jugement de Vincent Peillon, qui a estimé dimanche que Mme Royal "ne pourra pas faire gagner la gauche en 2012", M. Lang a fait remarquer cruellement que la candidate socialiste en 2007 "ne l’avait pas fait gagner la dernière fois".

[ Non, et Jospin non plus les 2 précédentes fois !!! ]

"C’était une élection pourtant où nous avions quelques chances de l’emporter.

[ Ouais ... surtout qu'elle avait tout le PS avec elle !   .... euuuhh !!! ]
Cette fois-ci, nous verrons bien, la question n’est pas ouverte", a-t-il éludé en demandant à ses amis socialistes de se concentrer "sur les questions de fond".
"Quelle politique de l’éducation? C’est ce dont ils voulaient parler ce week-end et ils ont été empêchés de le faire. Quelle politique d’amélioration de la démocratie, quelle politique pour la jeunesse, pour l’Europe? Voilà de vrais sujets qui sont occultés par des confrontations de personnes", a déploré l’ancien ministre.
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:00

Ségolène Royal annonce qu'elle va s'investir dans le courant par fidélité aux militants. Elle annonce  sa volonté "d'organiser une réunion des adhérents du courant, "et au-delà".


L'ancienne candidate à l'Elysée
déterminée à s'impliquer dans la conduite
de son courant

Source : lefigaro.fr  -  le 17 novembre 2009

Soupir ! "Il faut du courage quand même." Ségolène Royal s'encourage elle-même : elle n'en a pas fini de se battre contre son propre camp. Le week-end dernier, c'est Vincent Peillon qui a sonné la charge contre elle parce qu'elle s'était imposée lors du "rassemblement" de Dijon que le député européen avait organisé. Vincent Peillon, c'est son ancien bras droit lors du congrès de Reims. Il revendique les clés du courant L'Espoir à gauche. Ségolène Royal n'a pas l'intention de les lui laisser.

La mécanique interne du Parti socialiste ne l'a jamais vraiment passionnée. Mais Ségolène Royal veut s'y plonger. "Je ne vais pas échapper à l'obligation, par fidélité aux militants qui m'ont soutenue, de mettre les mains dans le moteur pour la première fois de ma vie", confie-t-elle au Figaro.

"Ca va me prendre du temps, mais je ne peux pas laisser faire des choses pareilles. Ou alors je laisserais dire que je me désintéresse des militants", explique-t-elle. "On va reprendre le choses en main, par la force des choses".

"C'est Peillon qui est très isolé"

Aujourd'hui, l'ancienne candidate à la présidentielle compte proposer à son conseil politique, c'est-à-dire le petit cercle resté fidèle à elle, d'organiser une réunion des adhérents du courant, "et au-delà", pour en reprendre le contrôle. Et placer, dit-elle, quelqu'un d'autre à la tête du courant.

Pour elle et ses proches, l'intention de Vincent Peillon était claire : le député européen voulait l'évincer pour pousser sa propre ambition. Royal le soupçonne même d'être à l'origine de "la campagne sur son isolement". "C'est Vincent Peillon qui est très isolé", dit-elle.

Elle aussi, toutefois. "Je n'ai pas besoin de soutien, je n'ai agressé personne", coupe-t-elle.

Elle souligne aussi qu'en Poitou-Charentes, lors d'une réunion publique à La Crèche dimanche, elle a réuni un millier de personnes.

Pas sûr que Vincent Peillon se laisse faire. Pas sûr que ce soit si simple : depuis le congrès de Reims le courant qui avait soutenu Ségolène Royal a explosé. Difficile de connaître les rapports de force internes aujourd'hui… Jamais en reste pour apparaître comme une victime des vieilles pratiques et du vieux Parti socialiste, elle ajoute : "Les coups dans le dos, c'est ce qui tue le PS".

Si l'ancienne candidate à la présidentielle a décidé d'être aussi combative, c'est "parce qu'elle a compris qu'on ne va pas à une primaire, même ouverte, sans une structure", explique un membre de la direction du Parti socialiste.

Pour l'instant, il n'est pas encore question d'annonce de candidature. "Je suis méthodique", dit-elle. Son horizon, ce sont d'abord les élections régionales de mars. Présidente sortante de Poitou-Charentes, elle espère montrer sa différence lors de cette occasion. Redevenir, comme en 2004, le symbole de la victoire du PS, en quelque sorte. Même si les Verts, en présentant des listes autonomes, ne vont pas lui simplifier la vie. Sur cette question aussi, Ségolène Royal n'a pas dit son dernier mot : "Jusqu'au bout les choses peuvent changer", dit-elle au Figaro.

C'est seulement après les régionales qu'elle pourra se projeter dans la préparation des primaires de désignation du candidat socialiste à la présidentielle de 2012. Elle a prévenu qu'elle serait vigilante sur les conditions de préparation de ce vote. "Il faut que ces primaires soient bien organisées", a-t-elle expliqué sur France Inter. Dans ce cas, si elle "cautionne la façon dont elles sont organisées dans leur dignité, dans leur déroulement, dans leur garantie de sérieux, dans l'impossibilité d'y frauder et dans la qualité du débat politique", elle en acceptera le verdict.

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:00
L'isolement de Vincent PEILLON
Source : LePost.fr  -  le 16 novembre 2009

Depuis quelques jours, notre ami Vincent Peillon multiplie les propos particulièrement inamicaux à l’égard de Ségolène Royal. D’abord sur Europe 1, vendredi dernier, affirmant publiquement qu’elle n’était pas la bienvenue à notre rassemblement de Dijon. Ensuite, à Dijon, samedi, et dans les mots et dans l’attitude particulièrement discourtoise, une attitude qui tranchait totalement avec la joie que les militants ont eu de nous voir nous retrouver tous ensemble pour travailler sur des sujets de fond. Une attitude particulièrement discourtoise qui tranchait aussi totalement avec l’accueil des amis politiques, François Rebsamen, Gaetan Gorce, Jean Louis Bianco, Najat Belkacem, Guillaume Garot et Delphine Batho.

Ségolène Royal n’était pas venue à Marseille en août dernier. Elle voulait préserver absolument l’unité du Parti socialiste à quelques jours de l’Université d’été de la Rochelle et après l’échec des élections européennes qui avaient affaibli la direction. Elle ne voulait pas prendre le risque de faire voler en éclat le parti. A cette époque, Jean-Pierre Mignard lui avait fait part de la déception des militants suite à son absence à Marseille.

Nous regrettons que cette attitude éthique ait été utilisée pour orchestrer une campagne médiocre consistant à accuser Ségolène Royal d’abandonner les militants de notre rassemblement, puis, très naturellement de marteler l’argument d’isolement, décliné sous toutes ses formes, martelé en faisant feu de tout bois.

Si Ségolène Royal est venue à Dijon, c’est en plein accord avec son équipe politique, qu’il s’agisse de Jean-Louis Bianco, Gaetan Gorce, Delphine Batho, Dominique Bertinotti, François Rebsamen et Guillaume Garot.
Chacun l’a chaleureusement invitée à se rendre à Dijon dans un esprit de participation à un travail collectif. Les militants aussi étaient heureux de voir que nous étions enfin réunis et souriants.


Dans ce flot de cohésion, une seule petite voix s’est fait entendre et de quelle manière! Celle de Vincent Peillon, isolé dans une agressivité verbale allant même jusqu’à la disqualifier officiellement de la course à la présidentielle, reprenant ainsi à son compte le pire des vocabulaires de l’UMP.

Comment peut-on prôner la cohésion et l’union entre tous les socialistes, le dépassement du PS, et dans le même temps exclure qui que ce soit ?

Nous regrettons ce manque de maîtrise personnelle.
Comment peut on expliquer une telle agressivité ? Chacun jugera Vincent Peillon qui parle en son seul nom et se disqualifie lui même en voulant disqualifier Ségolène Royal. En prononçant des mots si excessifs, il apporte une note très discordante dans le combat des progressistes et finalement sert la droite.

Nous regrettons de voir Vincent se gâcher dans une guerre qui ne concerne que lui et ses ambitions inavouées.

Les militants ne sont dupes de rien.

Nous demandons donc à Ségolène Royal d’organiser prochainement l’assemblée générale de notre courant pour débattre ensemble, sereinement de l’avenir de notre mouvement et de la façon dont nous faisons ensemble de la politique.
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