Je suis très heureuse de la victoire du candidat divers gauche à Hénin-Beaumont. Les électeurs ont sauvé la démocratie en faisant barrage à l'extrême droite.
Je félicite la nouvelle municipalité qui, j'en suis certaine, aura à coeur de conduire une politique juste et solidaire.
Souvenons-nous de ce que furent les villes de Toulon, Vitrolles ou Orange gagnées par le FN en 1995. Là aussi, l'extrême droite avait prospéré en surfant sur l'incurie et la malhonnêteté de certains élus et la souffrance des gens.
Il ne pouvait pas en être de même à Hénin-Beaumont.

Pour autant, cette victoire ne peut pas nous exonérer d'une urgente réflexion. Comment se fait il que des villes populaires tournent, une nouvelle fois, le dos à la gauche, au parti socialiste en particulier, avec la tentation mortifère de se jeter dans les bras de l'extrême droite ?
Fille de mineur de Lorraine, je connais bien la composition sociologique des villes comme Hénin-Beaumont. Les ouvriers, les salariés sont généralement de gauche, et s'ils s'en détournent aujourd'hui à nouveau, c'est que la gauche ne leur parle plus depuis plusieurs années.

Certes, c'est sans doute la cupidité et la malhonnêteté de certains qui ont failli faire basculer Hénin-Beaumont.

Mais ce vote, après tant d'autres, nous montre l'urgence de bâtir société solidaire, sociale et écologique avec une politique industrielle novatrice et un système éducatif performant.

Non! Hénin-Beaumont n'est pas un accident ! C'est un nouvel avertissement, un cri de colère que nous adressent les classes populaires. Nous ne pouvons pas l'ignorer dans un "ouf" de soulagement !