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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 10:00

 

Ca y est, c'est fait !

C'est marqué dans le journal, ça passe à la télé :

Nous avons un premier secrétaire au PS, un secrétaire nommé Désir !!!

 

SANS MEME AVOIR PLACE SON BULLETIN DANS L'URNE,

C'EST CHOUETTE, HEIN ???

gens heureux

Ah, ça fait plaisir !

 

Un petit pas vers le Congrès, mais un pas de géant pour le parti !

Vive la rénovation du PS

Vive la démocratie

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 08:00

marionnette---le-parrain.png

Ca y est, tous les médias le disent :

 

Après avoir fait monter le Désir, bientôt l'extase.

Le nom du successeur de Martine Aubry au PS

sera connu dans les heures qui viennent !

 

On attend sur la place du Vatican que sorte la fumée blanche.

A moins que la surprenante nouvelle vienne du Kremlin !!!

 

Et puis viendra le temps où les militants heureux auront à ...

ENTERINER LE CHOIX DES PRINCES.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:00

Gaëtan et Juliette - Libération

 

Congrès du PS :

"Pas d’unité des socialistes sans respect

de la démocratie interne"

par Gaëtan GORCE et Juliette MEADEL

 

Les membres de "Dessine-moi un parti", qui ont commencé à travailler au rassemblement des contributions alternatives, lancent une mise en garde : le processus de désignation du 1er secrétaire qui se met en place est indigne du Parti socialiste !

Le Congrès de Toulouse ne doit pas être celui de "l’extinction des feux", d’un parti mis en sommeil pour la durée du quinquennat ou réduit au rôle de simple courroie de transmission. C’est ce que laisse craindre le lancement d’une Motion "écrase-tout", destinée certes à encadrer et à museler sous-courants et écuries ministérielles diverses, mais qui risque tout aussi bien de priver nos militants du droit de débattre et de s’exprimer.

La réussite des Primaires a pourtant démontré que notre parti n’a rien à craindre de la démocratie. Celle-ci est même la condition du redressement du pays, qui doit faire de nos concitoyens des acteurs et non des spectateurs du changement. Réconcilier les Français avec la politique passe par une rénovation des pratiques politiques, revendiquée d’ailleurs par près d’une dizaine des contributions déposées en juillet.

Cette volonté de changement au sein du PS ne pourra aboutir que si toutes celles et tous ceux qui s’en réclament créent d’abord les conditions d’un possible rassemblement autour d’une même Motion. C’est ce travail de regroupement que nous avons amorcé ce week-end end et qui doit permettre de déboucher sur une plateforme commune.

Celle-ci aura une triple ambition :
- contribuer à faire de notre Congrès un Congrès réussi, c’est-à-dire utile aux Français, en mettant à son ordre du jour les questions qui les préoccupent et les moyens d’y répondre ;
- proposer un nouvel agenda de rénovation permettant de renforcer le pouvoir des militants et d’associer plus largement nos sympathisants pour aller  vers un parti socialiste ouvert et innovant ;
- obtenir que les règles du jeu relatives à l’élection de notre prochain 1er secrétaire soient clarifiées pour permettre son élection au suffrage universel direct des militants sans passer par le truchement des motions.

À ce stade, nous en appelons à la Direction qui doit mettre un terme à cette parodie de démocratie. Le schéma qui s’annonce, qui repose sur la pure et simple cooptation, qui ne prévoit ni appel à candidature, ni vote, ni même le périmètre du corps électoral, n’est en effet pas acceptable.

Le parti qui a réussi les Primaires citoyennes ne peut cautionner une telle régression !

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:00

 

Congrès ... ambiance. La phrase est de Manuel Valls : "A la primaire, ils étaient trois millions d'électeurs. Au congrès, ils ne seront plus que trois."

 

Succession d'Aubry : les militants entre colère et fatalisme

Source : nouvelobs.com  -  le 4 septembre 2012

 

La base militante du Parti socialiste ne se satisfait pas du nouveau mode de désignation du premier secrétaire. Tour d'horizon de la grogne. 

"A la primaire, ils étaient trois millions d'électeurs. Au congrès, ils ne seront plus que trois." La phrase est de Manuel Valls, cité dans "le Nouvel Observateur". Mais elle résume bien le sentiment de beaucoup de militants du Parti socialiste qui prennent conscience peu à peu que le choix du premier secrétaire ne leur reviendra pas. Aubry, Ayrault et Hollande se chargeront de trancher. "C'est une immense déception, et un grand danger pour le parti", estime Christophe Chartreux, militant à Dieppe en Seine-Maritime. "On ne peut pas reprocher la non-transparence de l'UMP et se comporter comme ça chez nous."

"Quel casting !"

C'est une petite phrase qui change tout. Elle se trouve dans le texte de la Rénovation du PS voté en 2010 par les militants eux-mêmes : "Pourront être candidat-e-s au poste de premier secrétaire, les premier-e-s signataires des deux motions arrivées en tête au premier tour." La modification devait éviter les querelles de personne. Dans un congrès classique. Car à Toulouse, dans ce congrès post-présidentielle les ennemis d'antan ont rangé les armes et ont formé une seule motion. L'aile gauche envisage de présenter une motion mais sans candidat. Les militants pourront donc voter… pour une seule personne.

"Martine Aubry a bien pensé son affaire. Avec sa motion unique, on se retrouve gros jean comme devant", explique Thomas, militant PS depuis plus de 20 ans. "Ils vont décider entre eux qui de Cambadélis ou de Désir on aura le droit d'adouber", reprend Claire, qui ajoute un brin ironique : "Quel casting !" Les plus anciens comme Alain, qui a connu le congrès de Valence en 81, maugrée contre ce procédé : "Voter avec un seul candidat, même les cocos ne font plus ça."

#cohérence #PS

Les militants sont tout de même fatalistes. Christophe Chartreux explique : "On sait très bien ce qu'ils vont nous dire : 'Vous avez voté pour ça'. Et ils ont raison…" La modification des statuts qui prive les militants de choix se trouve dans un texte de 11 pages, qui comprend aussi le non-cumul des mandats et l'instauration des primaires, deux mesures plébiscitées par les militants. "Je suis sûr que la plupart des votants n'ont pas tout lu, c'est passé comme une lettre à la poste", ajoute cet enseignant.

En effet, la plupart des militants interrogés avouent ne pas comprendre grand-chose au processus de désignation. Et le parti ne leur simplifie pas vraiment la tâche. Les statuts modifiés sont introuvables sur le site du PS. Une recherche sur Internet mène invariablement à l'ancienne version éditée après le congrès du Mans. Même les solférinologues y perdent leur latin.

Au PS, les élus se rendent compte de la situation mais sont peu nombreux à protester. Le souvenir des déchirements lors de congrès a vacciné le plus grand nombre, et personne ne veut apparaître comme le diviseur. Quelques voix s'élèvent tout demême comme celle de Julien Dray, de Jean-Jack Queyranne, ou du jeune député Nicolas Bays, qui a exprimé sa frustration sur Twitter.

Harlem Désir a lui-même relancé les spéculations mardi en affirmant sur BFM TV qu'il voulait "un vote ouvert" aux militants, lui qui était numéro 2 du PS quand les nouvelles règles ont été votées. Alors que le poste lui semblait acquis avant les vacances, l'hypothèse Cambadélis prend de plus en plus de poids ces derniers jours. Désir, lâché par Aubry, redécouvrirait-il les joies de la démocratie ?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 09:00

 

jean-jacques queyranne 

Succession au PS :

Queyranne craint un processus

"à la nord-coréenne"

 

 

Source : nouvelobs.com  -  le 3 septembre 2012

 

"On a l'impression d'en revenir au temps de l'URSS ", dénonce le président socialiste du Conseil régional de Rhône-Alpes.

Le président socialiste du Conseil régional de Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne dit craindre un processus "à la nord-coréenne", rappelant l'URSS, pour la désignation du successeur de Martine Aubry à la tête du PS, dans un entretien au journal régional "Le Progrès" à paraître mardi 4 septembre.

"J'espère que le choix du successeur de Martine Aubry ne sera pas circonscrit à un simple processus à la nord-coréenne", affirme le président de la Région Rhône-Alpes, tranchant avec un verbe habituellement tempéré.

On a l'impression d'en revenir au temps de l'URSS ", ajoute Jean-Jack Queyranne, estimant que le processus qui doit aboutir à la succession de la première secrétaire du Parti socialiste "paraît mal engagé vis-à-vis des militants qui ont le sentiment d'être dépossédés du choix".

Harlem Désir, candidat déclaré à la succession de Martine Aubry à la tête du PS, a souhaité lundi que les militants du Parti socialiste puissent départager les différents prétendants dans un "vote ouvert".

Le processus de désignation du premier secrétaire va démarrer le 12 septembre, jour où les motions seront entérinées par le Conseil national, et s'achever le 28 octobre, jour de clôture du congrès. Entre temps, il y aura un vote des militants dans chaque section. Le 11 octobre, sur les motions. Le 18 octobre, sur les deux candidats en lice, à savoir, en théorie, les deux premiers signataires des deux premières motions.

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 08:00

 

La succession de Martine Aubry crée des tensions au PS

Source : francetvinfo.fr  -  le 5 septembre 2012

 

A mesure que l'échéance approche, la désignation du futur premier secrétaire agite le Parti socialiste. Lundi 3 septembre, l'appel d'Harlem Désir, candidat à la tête du PS, à organiser un "vote ouvert" des militants pour départager les candidats souhaitant prendre la tête du PS a mis au grand jour la grogne qui couvait depuis plusieurs jours déjà au sein du parti vis-à-vis du processus de succession de Martine Aubry.

En effet, depuis le calamiteux congrès de Reims, en 2008, qui avait été le théâtre d'un duel sans merci entre Martine Aubry et Ségolène Royal, les règles ont été modifiées. Désormais, le premier signataire de la motion arrivée en tête lors du vote des militants devient automatiquement premier secrétaire.

Désignation à huis clos

Or, contrairement à 2008, où plusieurs motions de poids s'affrontaient, un texte réunit cette année la quasi-totalité des ténors socialistes, à l'initiative notamment de Martine Aubry et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Le premier signataire de cette motion, qui sera désigné avant le 12 septembre à l'issue de subtiles tractations entre la rue de Solférino, Matignon et l'Elysée, a donc toutes les chances d'accéder à la tête du PS. Sans qu'il n'y ait de véritable choix possible pour les militants. Sauf surprise, le poste se jouera donc à huis clos entre Harlem Désir et le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis.

Pour Harlem Désir, "il faut absolument que les militants puissent s'exprimer par un vote libre, ouvert, auquel tout candidat puisse se présenter, quel que soit le choix qui sera proposé". L'actuel numéro 2 du PS veut que les militants puissent se prononcer sur tous les candidats à la succession. Il a pris soin de souligner lundi que son PS était "celui des primaires" et non pas celui de Reims.

Un processus "à la nord-coréenne"jean-jacques queyranne

L'ancien député PS Julien Dray s'était également élevé, fin août, contre une "forme de désignation plus ou moins obscure". "On a voulu cadenasser pour empêcher que cela ne se reproduise. Mais là, on est dans une situation un peu ubuesque où les militants vont avoir à avaliser un choix fait par quelques-uns et on ne sait pas bien avec quelles règles", juge-t-il.

Le président socialiste de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, a même déclaré redouter un processus "à la nord-coréenne" pour la désignation du futur premier secrétaire.

 

En attendant, Harlem Désir a enregistré deux soutiens mardi : ceux du ministre de l'Education, Vincent Peillon, et d'Anne Hidalgo, candidate à la mairie de Paris en 2014.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 09:00

gaetan-gorce---lci.jpg 

Gaëtan Gorce, candidat à la tête du PS,

dénonce une "parodie de démocratie"

Source : lelab.europe1.fr  -  le 27 août 2012

 

En mai 2012, quelques heures après l'annonce de la composition du gouvernement, Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre annonçait son intention de se lancer dans la bataille du PS. Le sénateur "y réfléchit" et "se pose la question du renouvellement". 

Dimanche 26 août, jour de clôture de l'université d'été du parti, l'élu socialiste s'est montré très critique, sur son blog, envers l'élection à venir : 

Il y explique :  "À La Rochelle, on pouvait tout dire ce week-end. Sauf parler ouvertement du choix de notre futur Premier secrétaire. Celui-ci est entouré d'un silence d'autant plus assourdissant qu'il n'était en coulisse question que de cela. N'aurait-il pas été temps, pourtant, de faire cesser cette parodie de démocratie sur fond de faux suspense ?" 

faucille-et-marteau.jpgDans son billet de blog, Gaëtan Gorce avertit qu’attendre que "Martine Aubry veuille bien enfin livrer le nom de l’heure 'élu'", c’est : "mêler le meilleur de la démocratie vaticane avec les méthodes qui prévalaient autrefois au Kremlin. La vocation du parti ne peut être d'attendre que sorte enfin la fumée blanche au cœur de la Place Rouge."

 

Et critique également le programme de La Rochelle : "un rapide coup d'oreille au programme révélait aussitôt que la liste des tables-rondes avait été tout bonnement calquée sur l'organigramme des ministères pour permettre à chaque titulaire d'un portefeuille de s'exprimer laissant nos secrétaires nationaux jouer fort convenablement les doublures". 

En juin, Mehdi Ouraoui, secrétaire national du PS, réclamait plus de transparence pour la sucession de Martine Aubry, expliquant que le futur congrès "doit être totalement unitaire mais aussi totalement démocratique". Il ajoutait "Ne passons pas des primaires à l'américaine à une désignation de couloirs à la chinoise."

 

Martine Aubry, l'actuelle première secrétaire du Parti socialiste, entretient le suspense sur son départ de la tête du PS. Après avoir annoncé en avril qu'elle ne briguerait pas un deuxième mandat, elle nuançait en mai, expliquant "Je quitterais la tête du Parti socialiste à l'automne si toutes les conditions sont réunies". 

Le 17 août sur Europe 1 , sa décision semblait pourtant enfin prise : "Toutes les conditions sont réunies pour que je ne le sois plus [première secrétaire]"... avant d'ajouter "si tout se passe comme je le souhaite, je ne serai plus première secrétaire du Parti socialiste".

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:00

les-3-singes.jpg 

C'est vrai, non, à quoi bon ?

S'il y a une raison à la mise en sommeil de ce blog depuis des semaines (hormis la pause estivale), c'est bien un coup de blues face aux récents événements qui secouent (ou plutôt endorment !) la vie politique au Parti Socialiste :

 

Concernant le sort politique de Ségolène ROYAL, pour qui ce blog a été créé en 2006, est-il utile de revenir sur les derniers coups portés sur sa tête (!), avec la bataille électorale à La Rochelle ? Selon l'expression consacrée, elle se "reconstruit". Attendons la suite, donc. 

Et puis, il y a eu l'Université d'été à La Rochelle fin août.

La Rochelle toujours, là où le député Falorni (tombeur de Ségolène, exclus pour l'instant du PS) savourait encore le soutien de la droite pour son élection, en se paradant dans les rues pendant le rassemblement à l'Encan.

 

La Rochelle où, officiellement, il n'était pas question de parler de la succession de Martine Aubry, du Congrès de Toulouse.

Je peux écrire : "J'y étais" ! J'ai donc assisté à deux plénières, l'ouverture le vendredi, puis la séance "L'Europe en 2012 : un instrument au service des peuples". J'ai pu apprécier l'intervention de Martin Schulz, président du Parlement européen, limpide. Ce le fut moins avec le long discours plutôt assommant d'Harlem Désir ! Chacun son style.

 

Je reviens sur la séance d'ouverture. J'ai retenu une phrase, qui aurait pu m'inciter à reprendre de suite la route du retour ! :

"Une différence fondamentale entre la droite et nous, c'est qu'à droite règne le caporalisme, alors que pour nous le débat, dont nous avons besoin, est essentiel"

Bravo ! Et j'en viens maintenant au dernier point que je veux aborder, j'y reviendrai.

Le Congrès de Toulouse :

Ce ne sont pas les préparatifs du Congrès de Toulouse qui me donnent l'image d'un débat profond et sérieux dont se réclame le parti .

Ayant assisté à un atelier intitulé "Le militantisme après les Primaires socialistes", je reprends ici une partie de l'intervention de Patrick Menucci :

"Qui s'est aperçu, chez les militants, qu'il y avait bientôt un Congrès ?"

"Quel est le rôle des militants après les changements intervenus sur le mode d'élection du Secrétaire national ?"

"Il ne faut pas le cacher, des accords se font en petit groupe très restreint !" 

Tout est dit !

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:00

 

Pour nos enfants,

la valeur de l'exemple !!!   :

absenteisme-sur-les-bancs.jpg

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 10:00

Juliette Méadel 

 

Le PS, 1 Congrès et 3 tendances :

quelques pistes sur notre vision du parti

par Juliette Méadel  -  "Dessine-moi un parti"

 Source : NouvelObs.com  -  le 30 juillet 2012

 

Quel rôle pour le Parti socialiste maintenant que la gauche est au pouvoir ? Tel sera le principal enjeu du prochain congrès socialiste, prévu les 26, 27 et 28 octobre, à Toulouse. Les socialistes Juliette Méadel et Gaëtan Gorce, à l'origine de la contribution "Dessine moi un parti", appellent à un renouvellement du fonctionnement du PS. 

Le congrès de Toulouse répondra à une question : doit-on placer le Parti socialiste sous une cloche de verre jusqu’en 2017, comme un symbole de la victoire qu’il faudrait à tout prix préserver de toute transformation,ou prend-on le risque de l’inscrire lui-aussi dans la dynamique du changement en lui insufflant une seconde jeunesse et une nouvelle énergie ? 

Le contexte interne au Parti socialiste est relativement simple aujourd’hui : il y a trois tendances à l’œuvre dans ce congrès.

 

1. La première tendance, incarnée par la contribution Aubry-Ayrault, signée par la quasi-totalité des écuries ministérielles et des dirigeants du PS actuel, se fera légitimement l’écho de l’action menée par le gouvernement, tout en limitant la portée des débats contradictoires pour se prémunir de l’effet "boîte de Pandore".

 

2. La deuxième tendance, incarnée par les contributions de la gauche du PS (des proches de Benoît Hamon ou de Marie-Noëlle Lienemann), voudra à l’automne 2012, à l’occasion du débat sur la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG), faire entendre une voix différente sur la question européenne.

 

3. La troisième tendance, incarnée par notre collectif "Dessine-moi un parti", et qui rassemble déjà des centaines de militants de toute la France, souhaite mettre l’accent sur le changement nécessaire de la pratique et du discours politique afin d’apporter une réponse au divorce persistant entre les citoyens et les responsables politiques, entre les sympathisants socialistes et la structure partisane. 

"Dessine-moi un parti" fait le pari de la confiance dans la capacité des militants et des sympathisants du PS à participer aux débats de façon constructive et responsable pour aider le gouvernement à sortir le pays de la crise.

 

Conduire le changement jusqu’au cœur du parti 

Les débats n’ont pas encore réellement commencé au PS. Mais le choix fondamental qui devra être fait est déjà connu : mettre en sommeil la rue de Solférino jusqu’aux prochaines échéances électorales ou profiter d’une conjoncture politique exceptionnelle pour conduire le changement jusqu’au cœur du parti. 

Débrancher le PS jusqu’aux prochaines élections constituerait une erreur politique et une erreur tactique.

Une erreur politique car notre responsabilité collective est de respecter les débat au sein même du PS, d’écouter les propositions et les diagnostics divergents, afin de rassembler, par le respect des différences, l’ensemble des tendances à gauche.

Une erreur tactique car le Parti socialiste ne pourra pas gagner les prochaines échéances électorales s’il n’est pas à l’avant-garde du débat démocratique et donc en situation de répondre aux attentes des Français. 

Conduire le changement jusqu’au cœur du parti, c’est comprendre l’enjeu véritable d’un congrès qui pourrait être historique. Nous n’allons pas voter, fin octobre 2012, pour modifier une ligne et une orientation politiques doublement choisies lors de la désignation de François Hollande au moment des primaires en 2011 et des élections présidentielles en 2012. 

Cette ligne est celle d’un projet de société simple et clair, reposant sur une répartition équitable de l’effort national (à travers la réforme de l’impôt), le respect des engagements européens, et une méthode de gouvernement ouverte au dialogue et à la concertation avec l’ensemble des corps intermédiaires.

L’heure du congrès de Toulouse n’est donc pas aux combats idéologiques mais à la définition d’une vision plus affinée de ce que doit être le PS à la veille d’un éclatement possible de la zone euro et d’une période de récession économique qui pourrait encore durer plusieurs années.

 

Réformer le statut des sympathisants 

Ce que le PS doit être, nous ne le saurons qu’en étant capable de dresser un diagnostic et d’élaborer des propositions selon une méthode démocratique innovante : la e-démocratie.

Ce que le PS doit faire, nous ne le saurons qu’en nous ouvrant à d’autres expériences, qu’en comparant nos conceptions et nos recommandations pour l’action avec celle des autres organisations politiques et citoyennes de France, d’Europe, et du monde.

Ce que le PS doit dire, nous le préparerons grâce à de nouvelles équipes, composées de profils hétérogènes, divers, paritaires, et au sein desquels tous les âges de la société seront représentés.

Il semble que le diagnostic et les propositions portées par "Dessine-moi un parti" aient réussi à convaincre une partie de la direction du PS, Harlem Désir en tête. Nous nous en réjouissons et nous avançons plusieurs propositions concrètes pour changer le parti.

Tout d’abord, la réforme du statut de sympathisants : quiconque souhaite participer à la vie du PS doit pouvoir le faire facilement, moyennant une cotisation modique la première année (5 euros), qui donne le droit de participer à la vie du parti, notamment à travers les outils de la e-democratie que nous mettrons en place, sans être tenu de participer physiquement à la vie militante en section.

Ensuite, l’instauration de la parité à tous les étages de l’organisation du PS : de la section, aux instances nationales en passant par la fédération.

Enfin, la mise en place d’une déontologie interne qui pourra prévoir, notamment, que les élus ne puissent cumuler ni les mandats ni les indemnités, dès le prochain congrès.

 

Ce sont des pistes, elles ne sont pas exhaustives, nous vous invitons à venir contribuer à les améliorer depuis notre site internet pour donner à "Dessine-moi un parti" l’élan qu’il lui faudra pour convaincre, au Parti socialiste et au-delà !

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