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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 21:00




La réforme des institutions a été adoptée par le Congrès réuni à Versailles.


Ce n’est pas la victoire de la démocratie,
c’est le renforcement du pouvoir monocratique de Sarkozy,
à coups de pressions indignes sur plusieurs députés.


C’est Robert BADINTER, l’ancien président du Conseil constitutionnel, qui a le mieux exposé les raisons de ne pas voter ce texte et souligné l’occasion perdue de mettre fin à la "monocratie" qui caractérise aujourd’hui notre régime.

Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, on constate la mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel. Où est le mandat unique qui permettrait au Parlement d’être plus représentatif de la société française ? Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'État d'être plus efficace.

Certains reprochent à la gauche d’être dans une "position pavlovienne". Mais c’est la droite qui conduit une politique dure, dogmatique, brutale et cela, de façon systématique ! C’est le régime du mépris généralisé, comme je le disais dans une interview au Parisien.

Alors non, il n’était pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques. Un seul socialiste a voté en faveur de la réforme. Comme par hasard, celui-là même qui m’a violemment attaquée quand je me contentais de dire la vérité sur Nicolas Sarkozy. Saura-t-on le prix payé pour ce vote ? Quelle dépendance et pourquoi ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût. Bravo, en tous cas, aux élus radicaux qui ont résisté à la pression.


Question plus importante : qui, pendant ce temps-là, se soucie de la vie quotidienne des Français, sur laquelle cette réforme institutionnelle n’aura aucun effet ? Cet été, ils vont passer moins de temps en vacances que l’an dernier et sont déjà préoccupés par les factures de la rentrée.

À ce sujet, je retiens deux faits marquants dans l’actualité. L’insee nous apprend que le nombre de Français pauvres a encore augmenté. Ce sont aujourd’hui 7,9 millions de personnes qui gagnent moins de 880 euros par mois. Presque 14 % de la population. C’est énorme et inquiétant.

À l’autre bout de la chaîne, les plus riches voient leurs revenus augmenter sans arrêt. Le nombre d’assujettis à l’impôt sur la fortune est maintenant de 548 000 foyers. Mais, comble du comble, les recettes que l’impôt sur la fortune apporte à l’État ont baissé de presque 6 % par rapport à l’an dernier. Les avantages fiscaux accordés par la droite aux plus riches portent leurs fruits. Au détriment de tous les autres…

Pour toutes ces raisons, et d’autres encore, ne baissons pas les bras pour combattre ce système politique.

À bientôt,

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 20:00

Réaction de Delphine Batho, députée des Deux Sèvres, suite à la révision constitutionnelle adoptée lors du Congrès de Versailles, le 21 juillet 2008.

"Une réforme conduite d'une main de fer", qui profitera à la droite, même quand elle ne sera plus au pouvoir, et qui retire à l'opposition ce qui lui restait de pouvoir.

Une réforme qui ne fait pas de bien à la démocratie.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 10:30

C’est Robert BADINTER, ancien Président du Conseil constitutionnel,  qui a le mieux exprimé l’inutilité de la révision constitutionnelle adoptée le 21 juillet par le Congrès de Versailles.
Il juge qu’elle est une occasion perdue de transformer réellement notre République et de mettre fin à la " monocratie" qui caractérise aujourd’hui notre régime.
(cf le précédent billet)

C'est alors que quatre girouettes ...

Après la décision du PS, qui s'est prononcé contre à l'unaminité moins une voix (faut-il le désigner une nouvelle fois, celui qui a voulu jouer perso ?), voilà que certaines divas s'expriment doctement pour critiquer la "stratégie".

En mal de tribune journalistique, sans doute ! Les voilà qui se démarquent, se désolidarisent. C'était urgent, probablement ? Pour eux, pour leur égo, mais pas pour le parti socialiste qui doit -- avec peine -- montrer son unité.

Ils étaient pour l'adoption du texte il y a quelques semaines. Soit, à ce moment-là le débat était en cours dans les rangs du PS.
Puis intervient LA décison du groupe parlementaire. Ils se rangent à la discipline du groupe.
Le résultat du vote est connu ... ils s'empressent d'étaler leur état d'âme, de semer la zizanie ... le bordel pour être trivial !

Source LE MONDE - 23 juillet 2008 :

Les députés socialistes Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Manuel Valls, qui ont voté lundi contre la révision constitutionnelle, estiment que "l'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de stratégie du Parti socialiste".

Pour ces quatre députés, qui faisaient partie des 17 ayant appelé en mai à un "compromis" avec le président de la République, "le PS n'aura été ni en capacité de faire échec à cette réforme institutionnelle, ni en situation de l'infléchir".. "le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".


Comme il s'en est fallu de peu, qu'auraient-ils déclaré
si le texte avait été repoussé ?

C'est -à-dire si le vent avait tourné ...

DES GIROUETTES, JE VOUS DIS !!!

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 08:00


Robert Badinter, sénateur,
ancien président du Conseil constitutionnel,
s'exprimait dans l'édition du Monde du 20 juillet,
la veille du vote au Congrès de Versailles

"Non à l'hyperprésidence"


Certains se demandent si, en refusant de voter la révision constitutionnelle, les socialistes ne sont pas en train de passer à côté d'une opportunité : rééquilibrer les institutions. La réponse est non. Cette révision est une occasion perdue, non pour les socialistes, mais pour la République. Nos institutions souffrent d'un mal profond : l'hyperpuissance du président. Il est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul, dans la pratique actuelle de l'Elysée. Et, depuis le quinquennat et la succession des élections présidentielle et législatives, il est le chef réel de la majorité présidentielle à l'Assemblée. La séparation des pouvoirs n'est plus qu'apparence. De surcroît, ce pouvoir sans pareil n'est assorti d'aucune responsabilité. J'appelle ce régime la monocratie : le pouvoir d'un seul dans la République.

Or le projet de révision ne réduit pas les pouvoirs du président. Il les accroît en lui permettant de s'adresser directement aux parlementaires réunis en Congrès. Le président présentera un bilan flatteur de son action et fera acclamer par sa majorité son programme de gouvernement. Le premier ministre comme chef de la majorité parlementaire disparaît. Le renforcement des prérogatives du Parlement, premier objectif de la révision selon le président, est un leurre en termes de pouvoir réel. Tant que le président sera le chef incontesté de la majorité à l'Assemblée, le Palais-Bourbon demeurera une annexe du palais de l'Elysée. "Cy veut le Roi, cy fait la loi", l'axiome de l'Ancien Régime demeure la règle sous la Ve République.

Quant aux pouvoirs de nomination du président aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.), on annonce "un changement considérable" : le choix du président pourra être refusé par un vote des trois cinquièmes des membres d'une commission parlementaire. Mais un tel vote requiert le concours de la majorité présidentielle, qui ne sera jamais donné contre la volonté du président. Si on voulait rendre ces nominations consensuelles, il faudrait une majorité positive des trois cinquièmes nécessitant l'accord de l'opposition. On est loin du compte.

D'autres font valoir que la réforme accorde à l'opposition parlementaire des droits nouveaux.
Mais il faut regarder la portée des textes et non pas seulement l'étiquette. On nous dit : le Parlement aura la maîtrise de la moitié de l'ordre du jour, "un progrès immense". Mais qu'en est-il pour l'opposition ? Le projet lui réserve un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes. Belle avancée démocratique !

Autre exemple. Le président annonce que la présidence d'une commission parlementaire sur huit sera réservée à l'opposition. Pourquoi pas trois ? Nous ne demandons pas des pourboires, mais un rééquilibrage.

Enfin, la révision proposée consolide le mode d'élection archaïque des sénateurs, qui assure à la droite une majorité pérenne au Sénat. Cette situation est un défi à la démocratie. Le comité Balladur avait ouvert la voie à un changement possible. La droite sénatoriale a tout refusé à ce sujet. Elle entend demeurer maîtresse du Sénat et, par là, de toute révision constitutionnelle proposée par la gauche. Lors de la prochaine alternance, la gauche devra donc présenter un projet de révision constitutionnelle, soumis directement au pays par voie de référendum. Il devra inclure la reconnaissance du droit de vote aux élections municipales des immigrés régulièrement établis en France. Cette réforme-là, si importante pour l'intégration, est ignorée par l'actuelle révision.

Dans ces conditions, libre à qui le veut de danser un pas de deux constitutionnel avec le président de la République. Ce n'est pas notre choix.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 20:00

Les 11 députés et trois sénateurs (*) socialistes du Pas-de-Calais se sont "clairement désolidarisés" de Jack Lang, seul élu PS à avoir voté la réforme des institutions, une décision qu'ils "déplorent et réprouvent totalement".

Dans un communiqué commun, ils estiment que "ses arguments" en faveur du texte "ne sont pas médiocres" mais "viennent au secours d'un texte faible, lui-même médiocre, lacunaire et pour tout dire biaisé par rapport aux intentions initialement affichées par le pouvoir".

"En tout état de cause, les parlementaires socialistes du Pas-de-Calais ne se reconnaissent aucunement dans ce vote qu'ils déplorent et réprouvent totalement", ajoutent-ils.

(*) Gilles Cocquempot, Frédéric Cuvillier, Guy Delcourt, Odette Duriez, Albert Facon, Catherine Génisson, Serge Janquin, Jean-Pierre Kucheida, Michel Lefait, Jean-Claude Leroy et Jacqueline Maquet et les sénateurs Daniel Percheron, Michèle San Vicente et Michel Sergent.

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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 18:00

Ce n'est que la vérité ! Enfin, la mienne, en tout état de cause :
Jack LANG, membre du PS, investi par le PS,  a transgressé deux principes, deux engagements :

                         1 - Il y a des règles au PS, ne lui en déplaise !

Ah je sais, je l'ai lu, je l'ai entendu : un député a quand même bien le droit de voter comme il l'entend, il n'a pas à suivre comme un mouton, etc, etc ...

OBJECTION ! En se présentant à la députation, en étant élu, tout député connaît (en principe !) les statuts de son parti, c’est-à-dire tout un ensemble de règles à respecter.

Si cela ne lui convient pas, s’il désire garder sa liberté en toute circonstance, il peut le faire : en renonçant à se présenter avec l’investiture PS !!!

On pourra toujours considérer que nos statuts ne sont pas bien faits, ils ont été approuvés. Et sur la discipline concernant les parlementaires, la règle est la suivante :

Art. 9.6 : Obligations des membres des groupes parlementaires

"
Les membres du groupe socialiste au parlement acceptent le règlement du Parti et se conforment à sa tactique.
En toutes circonstances, ils doivent respecter la règle de l'unité de vote de leur groupe.
En cas d'infraction à cette règle, le conseil national peut faire jouer les dispositions prévues à l'article 11. 12 …"

Si on commence à louvoyer sur les principes établis, on pourrait alors considérer que la volonté de respecter le vote des militants (volonté forte de Ségolène Royal, si j’ai bien suivi) a très 
peu de chance de se concrétiser : les militants ont voté ça, mais moi en mon âme et conscience je m’en affranchi, considérant que ceci, que cela

Je pense que ça doit nous rappeler quelques événements, quelques campagnes cahotiques ...

2 - Il a pris des engagements en signant un texte d'orientation (contribution)

Oui, c'est vrai, nous sommes en préparation de Congrès, et Jack LANG a apporté sa signature à une contribution, qui l'engage.
Il a déclaré soutenir celle de Martine AUBRY, et je reprendrai ici ce qu'on peut lire dans le résumé de la contribution (que la fédération du Nord enverra aux adhérents) :

"Le travail qui nous attend est immense et exige la mobilisation de tous les militants.
Laissons le "JE" au vestiaire pour faire entrer le Parti Socialiste sur le terrain des idées, des actions grâce à un "NOUS" enfin retrouvé.
Redécouvrons la fierté d'être nous-mêmes, socialistes, et de le vivre ensemble"


Et qu'a t-il déclaré quelques heures avant le vote au Congrès de Versailles ? :

"JE voterai le texte. JE ne peux m'opposer à des mesures dont J'AI été l'un des coauteurs"

Bel exemple de reniement aux principes affirmés.
Travail perso ... Oublié le "NOUS", balayé d'un revers de main le "ENSEMBLE"


PARLER DE MOI, Y'A QUE CA QUI M'INTERESSE !!!

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 21:00

Vous me direz, "ce n'est pas le moment, car ... on est en vacances !"

... oui, mais Sarko et l'UMP, eux ne sont pas en vacances
pour porter atteinte aux conditions de travail !!!


365 jours
- 52 dimanches
- 52 samedis
-25 jours de congés
- le 1er mai

= 235 JOURS QUE NOUS RISQUONS DE TRAVAILLER !


C'est le projet de Sarkozy et de son clan ... et ils commencent par les salariés au forfait jours, principalement les Cadres.

Les autres catégories professionnelles ? ça viendra, ne soyez pas "impatients" !!!



Contre la réforme du temps de travail,
contre la suppression des RTT
et des jours fériés chômés,

l'organisation syndicale CFE-CGC manifeste à PARIS 6è

le mercredi 23 juillet à 14h, Place de l'Odéon
 
 



Vous me direz, "pourquoi pas une action intersyndicale ?"
... oui, mais Sarko a tellement dynamité le système que l'unité sera difficile à trouver !

Et puis, on ne cesse de le déplorer (en vain !),
les salariés ne semblent pas trouver d'intérêt à se syndiquer ...


"Il est temps que les salariés prennent conscience de l'importance de se syndiquer"

(Bernard VAN CRAEYNEST, président de la CFE-CGC - iTV, le 08.07.2008)

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 13:00

                    Ségolène ROYAL :

                la "trahison" de Lang
   et les "pressions indignes" de Sarkozy

PARIS (AFP) Ségolène ROYAL a durement critiqué lundi les "pressions indignes" de Nicolas Sarkozy et la "trahison" de Jack Lang, sans le citer nommément, qui ont fait, selon elle, voter par le Parlement la réforme des institutions.

"Ce n'est pas la victoire de la démocratie, c'est le renforcement du pouvoir monocratique de Nicolas Sarkozy, à coups de pressions indignes sur plusieurs députés", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP.

"Une seule voix a fait la différence : pourra-t-on en connaître le prix ? Les démocrates, eux, en supporteront le coût", ajoute Mme Royal, alors que le socialiste Jack Lang est le seul parlementaire socialiste à avoir voté la réforme.

"Comme disait François MITTERRAND, sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser", ajoute Mme Royal, sans nommer celui qui était son conseiller spécial durant la campagne électorale.

"A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti Socialiste", ajoute Mme Royal qui brigue le poste de Premier secrétaire du PS.

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 09:00

Kouchner, Besson, Bockel ... Lang

Reuters
Jack Lang a effectué lundi un pas supplémentaire hors du Parti socialiste en votant, aux côtés de la majorité, en faveur de la réforme des institutions souhaitée par Nicolas Sarkozy.

L'ancien ministre de la Culture s'expose à des sanctions de la direction du PS, qui avait appelé à voter "non" contre le texte, finalement approuvé avec une seule voix de majorité lors de la réunion du Congrès à Versailles.

"Il y a une rupture qui vient de se produire. Je suis triste pour lui, triste pour tout ce qu'il a fait mais c'est son choix, ce choix de partir sur un chemin tout seul vers d'autres horizons. Quand il se retournera, peut-être qu'il se retrouvera seul", a déclaré sur la chaîne de télévision LCI Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée.
"Il a pris une grande responsabilité, c'est à lui de tirer les conclusions de cet affranchissement de la délibération collective", a déclaré à Reuters le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande tout en évitant le mot "sanction".

La position de Jack Lang est "gravissime, c'est une trahison de tous nos idéaux", a jugé pour sa part François Rebsamen, bras droit du premier secrétaire. En 1991, les députés et sénateurs socialistes qui avaient voté contre l'intervention des troupes françaises en Irak avaient été privés de toute expression au nom du PS pendant six mois, a-t-il rappelé.

"Je crois que la sanction la plus efficace ne serait pas l'exclusion, mais l'interdiction de se présenter à nouveau comme candidat au nom du PS", a expliqué à Reuters le maire de Dijon.

"OPPOSANT DÉTERMINÉ"
               (C'est lui qui le dit !!!)

Dans un communiqué, Jack Lang a défendu son choix.

"La réforme des institutions (...) renforcera les droits du Parlement, des citoyens, et de l'opposition. Dire le contraire serait une négation de la vérité", écrit le député PS.

"Je demeure plus que jamais un opposant déterminé à la politique de régression sociale du gouvernement. De toutes mes forces, je continuerai à me battre, sur tous les fronts, pour faire obstacle aux projet dangereux et néfastes de cette majorité", poursuit le texte.

Pour François Fillon, Jack Lang été "courageux".

Il "a été cohérent avec au fond la pensée qui avait été celle de la gauche pendant très longtemps sur ces sujets. Je pense que c'est à son honneur", a déclaré sur TF1 le Premier ministre à qui on demandait si la droite disait "Merci Jack Lang".

En juillet 2007, son entrée au comité Balladur chargé de rédiger l'avant-projet de réforme lui avait déjà valu les foudres des socialistes, ébranlés par "l'ouverture" à gauche pratiquée par le chef de l'Etat dans les premières semaines suivant son accession à l'Elysée.


Il s'était mis en congé des activités du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée et avait pris ses distances avec les instances internes du parti.

Jack Lang, 68 ans, s'était également désolidarisé de la ligne officielle du parti dont il est membre depuis 1977 pour saluer, début juillet, la venue du président syrien Bachar al Assad à Paris à l'occasion du lancement de l'Union pour la Méditerranée.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 19:30

Institutions : un seul "socialiste" a voté OUI !

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