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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:00

 

logo complet Dessine-moi un parti 

 

"Dessine-moi un parti" vous donne rendez-vous à La Rochelle !

 

Après avoir déposé sa contribution générale, "Changer le PS, c’est aider le changement", Dessine-moi un parti organise une grande réunion de mobilisation et de discussions à La Rochelle.

 

Le rendez-vous est à L’Arsenal,
le vendredi 24 août à 19h,
Place Jean Baptiste Marset
17000 La Rochelle

 

 

M'étant porté volontaire pour être un des délégués départementaux (59) pour la contribution, je serai présent à l'Université d'été de La Rochelle, du 24 au 26 août.

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 16:00

 

Ca commence, à l'occasion de ce Congrès 2012, par des présentations, des "débats" sur les contributions générales (aussi bien dans les fédérations que dans les sections)

Le collectif "Dessine-moi un parti" sera particulièrement vigilant afin que cette étape ne soit pas escamotée !

 

Le débat est une exigence  par PartiSocialiste

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 14:00

la girouette politique 

Cumul : rien ne serait plus grave

que trahir la parole donnée

par Chaynesse Khirouni, députée (PS)

de Meurthe-et-Moselle 

 

La question du cumul des mandats des parlementaires avec des fonctions dans un exécutif local a souvent été au cœur de nos débats. C’est devenu un véritable serpent de mer. 

Une nouvelle députée 

Chaynesse Khirouni a été élue en juin députée (PS) de Meurthe-et-Moselle. A travers cinq lieux, elle nous avait raconté son itinéraire politique en février dernier.

Nous voilà enfin au pied du mur. Souvent annoncée, toujours différée, cette réforme profonde de la vie publique est maintenant une impérieuse nécessité. Nous devions nous y engager pour les régionales, puis pour les sénatoriales, puis après les élections législatives.

Nous allons enfin rompre avec cette "exception culturelle française". Faut- il rappeler qu’aucune autre des grandes démocraties ne se trouve dans une situation comparable à la nôtre ? Comme le soulignait Paul Quilès, en avril 2009, dans un article publié sur Rue89 :

"Cette “particularité” française s’est accentuée sous la Ve République : en 1936, environ 33% des députés exerçaient un mandat local ; sous la IVe République, ce chiffre est monté à 40%."

Aujourd’hui, plus de 80% des parlementaires français sont en situation de cumul, contre 10% de nos homologues allemands ou 15% des représentants italiens.

Avec l’élection de François Hollande à la présidence de la République et l’arrivée d’une nouvelle majorité à l’Assemblée, nous devons nous engager, sans attendre plus longtemps, à changer vraiment le visage de notre démocratie.

Le visage de la société française actuelle

Durant cinq ans, nous n’avons eu de cesse de dire combien notre République avait été abaissée, combien il fallait rétablir un équilibre nécessaire entre l’exécutif et le législatif, combien il fallait lutter contre la concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme.

Or, si nous souhaitons un Parlement plus fort, nous devons aussi faire en sorte que notre Parlement soit plus représentatif. Nous ne pouvons plus nous satisfaire des lacunes actuelles en termes de parité, de diversité sociale, ou de renouvellement des générations qui sont la conséquence directe du cumul des mandats et des fonctions.

Enfin, le niveau d’abstention et la poussée de l’extrême droite, lors du dernier scrutin, témoignent d’une défiance qui s’accroît envers la représentation nationale. Il nous faut entendre ce message. Nos concitoyens aspirent à ce changement.

Ce qui a été une norme ne l’est plus. Ce n’est plus l’époque. Nos concitoyens sont à juste titre plus exigeants. Nous devons impérativement répondre à cette attente en matière de renouvellement de la classe politique et de nos pratiques démocratiques.

L’enjeu est de permettre une représentation plus conforme au visage de la société française actuelle.

Le non-cumul dès le 1er octobre 2012

Comme le montre une récente enquête de l’Ifop pour Acteurs Publics, 92% des personnes interrogées approuvent l’engagement pris par le chef de l’Etat d’interdire à un député ou à un sénateur de cumuler ses fonctions avec un mandat exécutif local (maire, président de conseil régional, de conseil général, de communauté de communes, de communauté urbaine, etc.).

J’entends pourtant que certains de nos amis souhaitent rouvrir ce débat. Faut-il rappeler que cette question a d’ores et déjà été tranchée, à de multiples reprises, à l’intérieur du Parti socialiste ? On rappellera simplement ces votes :

  • celui du 1er octobre 2009, où 71% des militants ont répondu oui à la question : « Etes-vous favorables, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les prochains renouvellements un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local ou la participation à un exécutif ? » ;
  • celui du 24 juin 2010, où les militants socialistes ont approuvé le projet de rénovation des statuts et du fonctionnement du Parti socialiste à une très large majorité de près de 77% ;
  • enfin, celui du 19 mai 2011, où plus de 95% de nos militants ont approuvé le projet socialiste pour 2012.

Comme l’a rappelé le président de la République le 12 octobre 2011, le Parti socialiste se doit d’appliquer ces dispositions anticumul dès le 1er octobre 2012 sans attendre le vote de la loi.

Ne pas rompre avec la parole donnée

J’entends pourtant certains de nos amis avancer des arguments afin d’attendre l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi en 2014 pour mettre en pratique cet engagement :

  • "Nous n’avons pas le temps de préparer la succession." Depuis 2008, Martine Aubry a fait de la rénovation la priorité de son action à la tête de notre parti. De plus, Jean Marc Ayrault a mis en œuvre le non cumul pour les ministres de son gouvernement. Ce qui a été possible pour eux l’est tout autant pour les parlementaires, d’ici au 1er octobre 2012.
  • "Nous ne pouvons pas délaisser notre ancrage local." Cet argument ne tient pas. Faut-il avoir une fonction exécutive pour rencontrer nos électeurs ? Faut-il être maire pour rencontrer des chômeurs, des salariés, des entrepreneurs, des parents inquiets pour l’avenir de leurs enfants ?
  • "Nous ne pouvons pas nous désarmer unilatéralement face à la droite avant 2014." Pour ma part, j’estime que rien ne serait plus grave pour la gauche que de trahir la parole donnée.

Tous les candidats du Parti socialiste se sont engagés, par écrit, à se démettre de leurs fonctions dans les exécutifs locaux dans les trois mois suivant l’élection.

Pouvons-nous, à l’heure où il nous faut redresser le pays, débuter cette mandature en rompant avec la parole donnée ?

Parce que la gauche a toujours porté haut les valeurs de la République, elle ne doit pas renoncer à transformer les institutions pour construire une République exemplaire.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:00

 

logo complet Dessine-moi un parti 

 

Intervention de Gaëtan GORCE au Conseil national du 18 juillet,

UN MAITRE-MOT : RESPECT !!!

Respect dû à nos adhérents, qui doivent pouvoir se prononcer librement et en toute sincérité.
Respect dû à nos sympathisants qui doivent se voir proposer de nouvelles formes de collaboration.
Respect dû à nos élus, dont l’influence dans nos instances devra dépendre du travail effectué plus que des amitiés entretenues.
Respect dû à nos idées, dont on devra pouvoir débattre sans préjugé, sans caricature, et sans captation par des groupes constitués.
Respect dû à nos concitoyens, qui doit nous protéger de l'esprit de caste. Celui qui finit par couper les dirigeants des militants puis des citoyens. Qui transforme un mandat en rente. Le pouvoir en arrogance. L'expertise en suffisance.

BRA-VO !!!
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:00

 

Chers camarades,

 

On compte dans cette salle de grands absents ! Les 800 000 sympathisants qui, à l’issue des Primaires, avaient souhaité travailler avec nous ! Quelle place leur faisons-nous dans ce Congrès ? Pourquoi les avoir réduit au rôle de spectateurs, eux qui ont été à l’automne les premiers acteurs du changement ?

gaetan-gorce---lci.jpg

Question d’autant plus pressante que nos militants eux-mêmes se demandent s’ils ne seront pas, à leur tour, exclus du débat. N’a-t-on pas cherché ces derniers jours à limiter les possibilités d’expression que leur offrent, bien timidement pourtant, nos procédures et nos statuts?

Car au fond, quel est l’enjeu de ce Congrès ? Et de quoi a-t-on peur ?

J’avoue qu’à lire ou écouter les uns et les autres, je finis par m’interroger ! S’agit-il de nous doter d’un leader ? Ce serait oublier que cette question a été réglée avec les Primaires ! De débattre de notre ligne politique ? Notre projet a été arrêté voici moins d’un an et à l’unanimité ! S’agirait-il alors de discuter des premières orientations de ce gouvernement ? Ce serait un peu tard ! Ou des critiques à lui adresser ? Ce serait, avouons-le, un peu tôt !

Dès lors, la seule véritable question qui vaille n’est-elle pas celle que nous avons posée : quel rôle devons-nous faire jouer à notre parti dans cette période nouvelle ? Et quelles transformations lui apporter pour y réussir ?

Y répondrons-nous en nous livrant au « petit jeu » des « petits arrangements » dont certains ont fait une science quasi-exacte ? Ou en poursuivant avec entêtement le processus engagé lors des Primaires ?

Nous avons aujourd’hui à faire à deux types de contributions. Celles qui constituent en quelque sorte un rappel à l’ordre. Ce qui peut se comprendre, au nom de l’unité et du rassemblement , mais avec le risque de vider le débat de son sens et de frustrer une fois de plus les socialistes d’un véritable échange. Et puis celles qui sont un « appel à projet » et qui, tout en faisant le choix de la raison, veulent préserver la part de l’innovation et font le choix aussi de la liberté et de l’imagination. Notre contribution se veut par conséquent la voix des militants, des sympathisants, qui se réjouissent de nos succès, veulent soutenir le Président et le Gouvernement. Mais veulent aussi participer au changement et concrétiser au sein du PS les formidables promesses contenues par le succès des Primaires. Notre ambition, à Toulouse, doit être de donner aux Français certes l’image d’un parti rassemblé, mais plus encore celui d’un parti tourné résolument vers eux pour les écouter, les accueillir, les associer !

Or, s’il existe une crise économique et financière, auquel le Gouvernement doit faire face, notre démocratie traverse aussi une crise profonde, que notre parti a pour devoir d’affronter. Nous vivons sur un modèle politique qui s’est construit à la fin du XIXème siècle. Les socialistes y ont d’ailleurs largement pris leur part. Mais n’est-il pas temps de passer à autre chose ? De renouveler la forme de nos partis ? D’inventer d’autres méthodes de participation et de délibération, un peu à l’instar de ce que Daniel Cohn-Bendit avait intelligemment mis en débat voici quelques années autour de l’idée de coopérative ?

L’enjeu doit être de rapprocher la politique de ceux qu’elle concerne ! Et pour cela de repolitiser la société !

Pour nous, recréer de la confiance se fera par l’exemplarité de nos comportements. Regonfler notre démocratie, par la qualité et la collégialité de nos débats. Mobiliser l’opinion, par notre ouverture sur la société.

Mais d’où vient que tant reste à faire ? N’est-ce pas aux causes qu’il convient maintenant de s’attaquer ? C’est-à-dire au poids excessif et ubuesque des courants ! Qu’il faut réduire pour réduire les rentes de situation. Aux pratiques de cooptation qui nous privent du choix de nos dirigeants. C’est pourquoi nous voulons rétablir le libre choix du premier secrétaire par les militants. Et même aller encore plus loin avec la mise en place, à tous les niveaux, d’une Co-direction, paritaire, tournée vers la jeunesse ! Aux luttes d’influence qui pourrissent la vie de nos Fédérations. C’est pourquoi nous proposons un Congrès exemplaire ! Dont les résultats ne puissent souffrir aucune contestation. Nous demandons avec force, qu’à l’instar des Primaires, une haute Autorité soit mise en place, s’il devait y avoir plusieurs motions, pour garantir les résultats dans toutes les fédérations. La suspicion qui règne encore dans trop de nos sections n’illustre-t-elle pas, par l’absurde, la nécessité de transformer radicalement nos méthodes de fonctionnement ?

Au total, si notre contribution se veut celle de nos militants de base, et de nos sympathisants, c’est parce qu’elle en appelle au respect. Respect dû à nos adhérents, qui doivent pouvoir se prononcer librement et en toute sincérité. Respect dû à nos sympathisants qui doivent se voir proposer de nouvelles formes de collaboration. Respect dû à nos élus, dont l’influence dans nos instances devra dépendre du travail effectué plus que des amitiés entretenues. Respect dû à nos idées, dont on devra pouvoir débattre sans préjugé, sans caricature, et sans captation par des groupes constitués. Respect dû à nos concitoyens, qui doit nous protéger de l’esprit de caste. Celui qui finit par couper les dirigeants des militants puis des citoyens. Qui transforme un mandat en rente. Le pouvoir en arrogance. L’expertise en suffisance.

Chers camarades,

La démocratie pour exister doit être constamment réinventée. Celle que nous pratiquons entre nous doit être le modèle, la préfiguration de celle que nous voulons pour la République tout entière. Parce que nous sommes les dépositaires d’une histoire ; parce que nous sommes les héritiers d’un parti qui a fait rentrer le prolétariat, puis les femmes, dans la République, nous devons bousculer les habitudes pour nous porter à l’avant-garde.

Ce serait un beau Congrès que celui qui serait tout entier consacré à cette grande et belle question de l’innovation démocratique. Un Congrès qui ne ressemblerait à aucun de ceux qui l’ont précédé !

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 17:00

 

Commission par-ci, commission par-là 

LEMONDE.fr  -  le 17 juillet 2012 

 

Dix ans après son élimination à l'élection présidentielle de 2002, Lionel Jospin fait un certain retour sur la scène politique. Dans son intervention télévisée du 14-Juillet, François Hollande a annoncé la création d'une commission " chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique ". Paritaire, composée de quatorze membres - hauts fonctionnaires, universitaires, magistrats -, elle sera présidée par l'ancien premier ministre, qui aura à ses côtés une ancienne ministre UMP, Roselyne Bachelot.

La " commission Jospin ", qui se réunira dès le 25 juillet, doit rendre ses travaux début novembre. Elle se penchera sur le statut pénal du chef de l'Etat, la réforme des scrutins législatif et sénatorial, le non-cumul des mandats. Et elle " définira des règles déontologiques de nature à garantir la transparence de la vie publique ".

Le choix de M. Jospin, qui vient d'avoir 75 ans, n'est pas en soi contestable. L'ancien dirigeant du PS a toujours été vigilant sur les questions d'éthique. En 1997, il avait interdit à ses ministres de cumuler leurs fonctions avec celles de maire.
C'est l'idée même d'une commission sur des questions sur lesquelles M. Hollande avait lui-même tranché durant sa campagne qui apparaît inutile.

Le président s'était engagé à réformer le statut pénal du chef de l'Etat, à porter à dix ans la durée d'inéligibilité des élus condamnés pour faits de corruption, à faire voter une loi sur le non-cumul des mandats, à introduire " une part de proportionnelle " à l'Assemblée. Dans sa fameuse anaphore, le 2 mai, face à Nicolas Sarkozy - " Moi président de la République... " -, M. Hollande avait précisé ses engagements, soulignant que ses ministres, à qui il a fait signer une " charte de déontologie ", " ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local ".

Dès lors que le cadre de cette " République exemplaire " est fixé, à quoi bon une telle commission ? M. Hollande est un adepte de la concertation, et il a raison. Mais le pouvoir semble frappé d'une " commissionnite aiguë ", comme si la démocratie ne pouvait avancer qu'au rythme des commissions. Pour ne prendre qu'un exemple, la conférence sociale des 9 et 10 juillet a débouché sur dix commissions, comités de pilotage et groupes de travail.

"Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission ", disait Clemenceau. En 1963, le général de Gaulle jugeait que l'essentiel " ce n'est pas ce que pensent le comité Gustave, le comité Théodule ou le comité Hippolyte ", mais ce qui est " utile au peuple français ". Le syndrome du comité Théodule guette le " comité Lionel ".

M. Hollande ne songe pas à enterrer le non-cumul des mandats. Mais il cherche à gagner du temps et à calmer les impatiences du PS, Martine Aubry ayant souhaité le vote d'une loi sur ce sujet dès l'été 2012. La commission Jospin va renvoyer un tel vote début 2013. Alors qu'un groupe de parlementaires socialistes, à l'initiative du sénateur de Seine-Saint-Denis Claude Dilain, vient de rappeler la portée " plus que symbolique " d'une telle loi, ce retard est très dommageable.
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 14:00

gaetan-gorce.jpg 

Contribution Ayrault-Aubry :

la "crainte d’un désaveu" pour Gaëtan Gorce

Source : PUBLIC SENAT.fr  -  le 19 juillet 2012

 

La contribution générale exclusive présentée conjointement par le premier ministre et la première secrétaire du Parti socialiste a recueilli hier une large majorité d’adhésions. Pourtant, certains élus l’ont refusé et ont présenté leur propre contribution pour le Congrès de Toulouse fin octobre. C’est le cas de Gaëtan Gorce, sénateur de la Nièvre, qui nous livre son analyse.

Que signifie pour vous la démarche de Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry en vue du Congrès de Toulouse ?

"Leur contribution commune est symptomatique de la préoccupation première du parti, à savoir soutenir le chef de l’Etat. Elle illustre la volonté de fermeture du PS qui se méfie d’une culture socialiste de l’affrontement. Mais on peut discuter sans se disputer ! Le problème c’est qu’aujourd’hui tout repose sur un appareil centralisé et vertical.

Le Parti Socialiste n’est plus en mesure, dans son organisation actuelle, de mener un débat maîtrisé. Le système est fondé sur des courants différents et la négociation est permanente. Or le gouvernement craint d’être mis en difficulté sur le Traité de stabilité européen. Il ne veut pas d’un référendum interne et d’un désaveu qui ferait tâche".

Que proposez-vous dans votre contribution pour modifier les règles du jeu ?

"Il faut une rénovation démocratique du Parti socialiste. Le problème est simple : soit on veut rester entre nous, et on se contente de quelques dizaines de milliers d’adhérents, soit on veut combler la coupure avec les citoyens. Aujourd’hui, un parti de masse ne repose plus sur la propagande et l’autorité, mais sur l’ouverture et la participation la plus large possible. Observez le succès des primaires ! C’est pour cela que nous demandons que le premier secrétaire soit élu au suffrage direct".

Vous étiez vous-même parmi les cadres du Parti socialiste, pourquoi avoir décidé de vous en éloigner ?

"Je ne supportais plus une certaine attitude. Les gens veulent conserver leur place à tout prix, que ce soit au sein même des courants ou plus haut dans la hiérarchie. Le conseil national est parfois à la limite du ridicule. Nous devons être à la hauteur des responsabilités qui nous sont confiées. La première expérience du pouvoir du Parti Socialiste dans les années 80 n’était pas concluante. Aujourd’hui, il nous faut nous ouvrir".

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 11:00

soldats au garde-à-vous 

Le PS lance son congrès,

à huis-clos et en rangs serrés

Source : MEDIAPART.fr  -  le 19 juillet 2012

 

Le conseil national du parti socialiste de ce mercredi a enregistré le dépôt des contributions à son prochain congrès.

 

Si 20 textes ont été déposés, un seul (cosigné par Aubry et Ayrault) réunit la quasi-totalité des ministres et des ténors du parti. Seuls l'aile gauche du PS et Hamon font encore de la résistance face à l'unanimisme.

A eux deux, la première secrétaire et le premier ministre ont caporalisé cette première phase du congrès PS. Leur texte, récit du magnifique bilan de l'une et des impeccables débuts gouvernementaux de l'autre, avec moultes odes au «redressement dans la justice», a été signé par une très grande majorité des ministres, parlementaires, grands élus et cadres du parti.

Après avoir imaginé déposer leurs propres textes, et beaucoup pesté contre l'initiative du duo, «Hollandais historiques», proches de Vincent Peillon et soutiens de Pierre Moscovici se sont finalement rangés. Parfois même de façon zélée, comme le patron des sénateurs socialistes François Rebsamen, enjoignant ses collègues se rallier eux-aussi.
"Ce n'est même plus du verrouillage, c'est du cadenassage", sourit le Marseillais Patrick Menucci, proche de Vincent Peillon, tandis qu'un jeune député soupire: «Ils nous gèrent ça comme un club Léo-Lagrange: on est au courant de rien, on découvre tout au dernier moment, et on est prié de voter sans rien dire». « Avant, la grosse motion unique était un passage obligé pour le PS au pouvoir, admet un cadre socialiste. Mais là, imposer d'emblée une contribution unique, c'est une nouveauté un peu inquiétante, qui ne laisse guère d'espoirs pour la suite du congrès et l'avenir du parti».
Autre inquiétude parmi les signataires de la grande contribution: le contenu du texte «Réussir le changement». «Il aurait pu être écrit il y a 5 ans, et il pourrait être écrit dans 5 ans», dit un nouvel élu au Palais-Bourbon… « J'espère que c'est volontairement flou et peu musclé, afin de permettre de l'améliorer avec les autres textes…», veut croire un autre jeune député, proche de Ségolène Royal.
Car dans la scénographie des congrès socialistes, la phase des contributions est le prélude à celle dite des motions (prévue début septembre), fusionnant les différentes contributions. Les contributions déposées, qui doivent être signées par au moins un membre des instances nationales du parti, sont au nombre de 20 (ainsi que plus d'une centaine de contributions dites thématiques, c'est-à-dire n'ayant pas vocation à devenir motion).
......................
Dans ce contexte où l'unité du parti et la bonne entente au service du «redressement dans la justice» priment sur tout le reste, mais où les inconnues sont encore grandes, difficile d'imaginer quels vont pouvoir être les enjeux du futur congrès de Toulouse. La question européenne risque bien d'être le seul clivage de fond, mais seulement si la situation économique changeait d'ici là. Pour l'heure, presque tout le monde au PS s'est accordé pour saluer les efforts de réorientation du président Hollande, en faveur de la croissance.

Plus sûrement, les débats internes du PS pourraient tourner autour de la rénovation du parti.

En premier lieu, le respect de l'engagement des parlementaires socialistes à ne plus cumuler de mandats pourraient animer les échanges de pré-congrès. Les questions des statuts du parti, de la parité, de la lutte contre le clientélisme dans les fédérations, de la mise en œuvre d'une école de formation de futurs cadres, de l'application des primaires au niveau local commencent à être évoquées dans les discussions de couloir.

Mais il est encore trop tôt pour savoir si Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault autoriseront les socialistes à en parler vraiment.

[ Affligeant de lire ça ... mais le journaliste n'a probablement pas tort, hélas ]

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:00

soldats au garde-à-vous

 

Au PS, on ne veut plus choisir,

ni les hommes ni les idées

Source : marianne2.fr  -  le 19 juillet 2012

 

Le conseil national du parti socialiste qui s'est tenu mercredi 18 juillet a été l'occasion pour Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry de réaffirmer leur volonté d'union en vue du congrès de Toulouse, prévu cet automne.

Cette volonté de rassemblement implique de museler un débat interne qui pourrait pourtant avoir le mérite d'être constructif. C'est ce que redoutent une partie des socialistes, dont le plus grand nombre représente l'aile gauche du parti.

Acte I, le conseil national. Son enjeu : appréhender les rapports de force au sein du PS, devenu majoritaire à l’Assemblée nationale, avant l'acte II, le congrès. La pluralité des opinions est une composante essentielle de l’ADN du PS, pour le meilleur et pour le pire. Si elle peut contribuer à faire progresser les débats au sein du parti, elle risque souvent de faire éclater les divisions au grand jour.

En présentant leur contribution commune, «Réussir le changement», la première secrétaire, Martine Aubry et le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, ont voulu limiter les divisions. «L’essentiel est de gagner en cohérence», a expliqué le Premier ministre lors de son discours prononcé devant les élus réunis en conseil national, mercredi 18 juillet, en fin d’après-midi. 

Leur contribution sans arguments politiques concrets mais riche de grands principes propose de «prolonger pour le consolider le fil du socialisme démocratique, en partant du réel pour aller à l’idéal.» Plus concrètement, le ticket Aubry-Ayrault invite les socialistes à se ranger derrière l’exécutif et valider le programme de François Hollande, en vue du congrès de Toulouse, prévu à l’automne. «Nous avons besoin d'un parti qui aide le gouvernement à réussir dans la durée, mais aussi qui prépare l'avenir», a affirmé Jean-Marc Ayrault. 
Après dix-sept ans aux portes du pouvoir, hors de question pour la patronne du PS et le chef de gouvernement de prendre le risque que la feuille de route de l'exécutif soit perturbée par des querelles byzantines dont seuls les socialistes ont le secret.
On marche au pas. Et le petit doigt sur la couture du pantalon, s’il vous plaît.
Forte pression sur les ministres. Cette contribution vise donc très clairement à affaiblir les courants internes au PS, ces écuries, qui jouent traditionnellement leur partition pour imposer leur influence au cœur de la machine socialiste. En 2012, certains leaders de courants ont décidé de s’effacer. C’est le cas d’Arnaud Montebourg, qui n'a pas signé la contribution de ses troupes intitulée «De la rénovation à l’innovation». Ministre du redressement productif, celui qui a fait 17% à la primaire socialiste et qui incarnait encore récemment tout un pan de l’aile gauche du parti, ne veut pas insulter l’avenir.
Benoît Hamon, lui, s’est montré moins frileux. Le ministre délégué à l’économie solidaire a pour sa part signé le texte «Réaliser le changement», présenté par ses camarades, tout en laissant le soin de présenter cette contribution au député du Doubs, Barbara Romagnan. La volonté de «faire sauter le verrou libéral et conservateur en Europe», selon les mots employés par Fanélie Carrey-Conte, est une chose, prendre officiellement la tête de ce combat en est une autre. Par ailleurs, si Hamon signe cette contribution, il est loin d’être acquis qu’il aille jusqu’à la motion. La pression est forte, le principe de solidarité gouvernementale étouffant. «Je souhaite qu'au moment où l'on soumettra une motion au vote des militants, nous soyons tous rassemblés pour inscrire dans la durée le travail que la gauche veut faire au service du pays », a déclaré le Premier ministre, pointant ainsi du doigt son ministre. Une façon de rappeler qui décide.
D’autres ministres ont abandonné toute velléité de faire entendre une autre musique que celle entonnée par le chef de l’Etat. Stéphane Le Foll, Pierre Moscovici, Manuel Valls ou Vincent Peillon ont tous un jour imaginé apporter leur contribution au débat politique. Ils y ont finalement renoncé et signent le texte «Réussir le changement», tout comme la majorité des parlementaires PS.

"Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets"
Les seuls qui se sont montrés réellement déterminés à présenter des pistes de réflexions différentes sont ceux qui, soit ont un poids relativement faible dans le parti, soit ont déjà un bon morceau de leur carrière politique derrière eux. Gérard Filoche, ancré à la gauche du PS et dont le courant est minoritaire a ainsi présenté sa contribution, «Redistribuer les richesses». Le sénateur Gaëtan Gorce, a également présenté sa contribution pour un parti plus transparent et plus à l’écoute des militants. «Notre ambition doit être de donner aux Français l’image d’un parti rassemblé, mais celui d’un parti tourné résolument vers eux», a-t-il dit.  La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann a déposé son texte aussi: «Le temps de la gauche». Résolument positionnée à la gauche du parti, elle aussi, la sénatrice n’a pas hésité à signer la contribution de Hamon en plus de la sienne. L’initiative de Ayrault et Aubry ne lui a pas plu et elle l'a fait savoir
Julien Dray, aujourd’hui mis à l’écart des instances dirigeantes à Solférino, à aussi voulu faire entendre sa voix. En présentant sa contribution, dont il est l’unique signataire, l’ex-député de l’Essonne est parvenu à exister. «Je suis dans une démarche idéologique. Une gauche qui ne débat pas c'est une gauche qui se paralyse, je souhaite que mes questions suscitent un débat», a-t-il déclaré au Lab, taclant au passage le ticket Aubry-Ayrault. «On nous dit qu'on ne va pas être un parti godillot, mais dans ce cas, il ne faut pas tuer le débat au nom du rassemblement. Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets.»
 
Parmi les vingt  contributions présentées mercredi, reste à savoir combien de motions seront proposées au congrès et par qui. Car d’ici là, le rouleau compresseur mis en place par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry aura probablement désorganisé les rangs, leur permettant de désigner sans problème le futur premier secrétaire du PS. Et l'orientation politique du parti.
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:00
Julien DRAY, aujourd’hui mis à l’écart des instances dirigeantes à Solférino, a voulu faire entendre sa voix au Conseil National du 18 juillet. En présentant sa contribution, dont il est l’unique signataire, l’ex-député de l’Essonne a déclaré :
Une gauche qui ne débat pas c'est une gauche qui se paralyse. Je souhaite que mes questions suscitent un débat", taclant au passage le ticket Aubry-Ayrault.
"On nous dit qu'on ne va pas être un parti godillot, mais dans ce cas, il ne faut pas tuer le débat au nom du rassemblement.
Les débats ne doivent pas se faire dans l'obscurité des cabinets."
marionnette---le-parrain.png
Parmi la dizaine de contributions présentées mercredi, reste à savoir combien de motions seront proposées au congrès de cet automne et par qui.
Car d’ici là, le rouleau compresseur mis en place par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry aura probablement désorganisé les rangs, leur permettant de désigner sans problème le futur premier secrétaire du PS. 
DANS UN PARTI, ET DANS L'IDEAL (!), LE POUVOIR DEVRAIT ETRE AUX MAINS DES MILITANTS, ET NON DANS CELLES DES SEULS CHEFS.
MAIS EN REALITE, CES MILITANTS, LE VEULENT-ILS ???

 

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Congrès PS 2012
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