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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 10:21

 

 Quelques informations concernant Villiers-le-Bel,

sur le plan de l'avancement de l'enquête :

 

Interview de Didier VAILLANT, Maire PS de Villiers-le-Bel

JT France2 - le 28.11.2007    (vidéo  2mn 57)


 

 

 Vers la nomination d'un juge d'instruction

Jean-Pierre MIGNARD (*), avocat des familles   (vidéo 58")


envoyé par daniel-c

 

 

Une certaine vidéo contredit certains aspects de l'enquête de l'IGPN

(Inspection Générale de la Police Nationale)   vidéo 2mn 03


envoyé par daniel-c
.
(*) J'ai rencontré Jean-Pierre MIGNARD le 17 novembre, à l'occasion de l'AG de l'association Désirs d'Avenir. Je comptais lui consacrer un article sur ce blog, puisqu'il occupe désormais la présidende de DA.
Actualité oblige (les actions pour XIAOLI), j'ai différé cet article.
Sa diffusion s'effectuera prochainement.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 19:26

   

Fred Chichin,

l'autre moitié des Rita Mitsouko...

 

"Marcia Baila", "C'est comme ça", "Andy", "Les histoires d'A"... 

La scène rock française a perdu une de ses figures après la mort du guitariste Fred Chichin, âme des Rita Mitsouko aux côtés de sa compagne Catherine Ringer, emporté mercredi par un cancer fulgurant, à 53 ans.

Le dernier album des Rita Mitsouko, "Variéty", est paru en avril.

Le duo fonctionnait largement sur le contraste entre les personnalités de Chichin, dandy dégingandé au visage barré d'une fine moustache ou d'une barbe de trois jours, et de la diva destroy Catherine Ringer, à la voix puissante, théâtrale et pleine de folie.

Les Rita Mitsouko ont connu leur apogée en 1986 avec leur deuxième album, "The No Comprendo", qui contenait les tubes "Les histoires d'A", "Andy" et "C'est comme ça".

Depuis ses débuts en 1979, le groupe s'est fait le chantre d'une musique métissée et extrêmement inventive, mêlant des influences rock, funk, punk, ska, sud-américaines, ainsi qu'un solide sens de l'humour.

Il avait connu un énorme succès en 1985 avec la sortie du single "Marcia Baila", tiré de son premier album, paru l'année précédente. Ce morceau latino-rock écrit en hommage à la danseuse argentine Marcia Moretto, décédée d'un cancer, s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires.

Né le 1er mai 1954 à Clichy, d'un père cadre et passionné de cinéma qui avait créé dans les années 60 la revue "Miroir du cinéma", Frédéric Chichin avait rencontré Catherine Ringer en 1979 lors du spectacle "Flash rouge".

Ils avaient d'abord appelé leur duo les Spratz, avant d'opter pour Rita Mitsouko. "Rita" avait été choisi pour ses consonances sud-américaines et "Mitsouko" signifie mystère en japonais.

Tous deux avaient ajouté "Les" devant "Rita Mitsouko" au milieu des années 80, car le public pensait souvent que ce nom était celui de la seule chanteuse. 

 


Les Rita Mitsouko - Marcia Baila   (clip 5mn 28) 

Mais c'est la mort qui t'a assassinée, Marcia
C'est la mort qui t'a consumée, Marcia
C"est le cancer que tu as pris sous ton bras
Maintenant, tu es en cendres, cendres
La mort, c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui est forte comme une fusée
Et même à toi, qui est la vie même, Marcia
C'est la mort qui t'a emmenée ...

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Culture - divertissement
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 19:10

 

 Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l'Assemblée nationale,

le 27 novembre et le 4 décembre

En 2005, une commission de cinq "rédacteurs" avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l'avait empêché.

 

Au forcing, l'UMP a glissé dans la loi "sur le développement de l'actionnariat salarié", publiée le 30 décembre 2006, un "cavalier parlementaire", l'article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu'ils allaient le passer avant la présidentielle. 
Tous les syndicats ont protesté : "Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !" Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l'ont imposé quand même, le 7 mars, en Conseil des ministres. On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l'opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble.

On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s'applique, l'ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n'entrerait, semble-t-il, mais c'est contesté, en vigueur qu'à ce moment-là. 

Sur le fond, ils n'ont rien simplifié, ils ont complexifié : "Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets", a reconnu Christian Redé, l'un des cinq rédacteurs du "comité d'experts".

Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. 
Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 !
 

Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir... sans repasser par le Parlement. 
Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code. Tout est modifié. 
Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec "les obligations des travailleurs" faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés – ce qui est un recul décisif d’un siècle !

Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers.

Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). 
On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie "salaires".

L’apprentissage a été chassé de la partie "contrat de travail" pour être renvoyé à la formation professionnelle.

Le droit de grève a été introduit dans la partie "négociation collective" alors que c’est un droit constitutionnel non négociable.

L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie "administration du travail".

Tous les professionnels – syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats – signent des pétitions, des appels contre ce massacre. 
Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission.

Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. 
On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).
 

Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. 
C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. 
C’est le seul droit qui protège – trop fragilement – et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active.

C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques.  
Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit.
Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. 
Il paraît que c’est "trop compliqué" pour "intéresser les gens" alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.
 

Gérard Filoche, Inspecteur du Travail  (Source : Démocratie & Socialisme)

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 12:27

  

Intervention de Delphine BATHO   


27 nov 2007 - questions au gouvernement - Delphine Batho   (2mn 30)
envoyé par daniel-c
 

Demande la nomination d'un juge d'instruction

Donner les moyens d'action (police de quartier, aide aux associations, aux éducateurs ...)

.

Intervention de Manuel VALLS 


Manuel Valls - Assemblée Nationale du 27/11/2007             (1mn 55)
envoyé par Nantais2006
 
La ségrégation territoriale, sociale, mine le pacte républicain ...

Mise en place d'une police de proximité dans les quartiers les plus difficiles ...

Les choses ont empiré. Sécurité : ECHEC DEPUIS 5 ANS ... ET 6 MOIS !!!

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:45

 

 Lettre aux ex-adhérents à 20 euros !

par Philippe VIDAL

Paru dans l
e Nouvel Obs, rubrique "la parole aux lecteurs"
 

 

 

Je fais partie des nouveaux adhérents à 20 euros du PS.
Nous serions près de 40.000 à ne pas avoir renouvelé notre adhésion, selon "Le Nouvel Obs" du 1er novembre. 
Je ne suis pas surpris par un tel désenchantement. 
Beaucoup d'entre nous sont venus pour rénover ce parti dans ses méthodes ou ses dirigeants. 
 
Mais les égo des uns - les cadres ayant quitté le navire pour le gouvernement Sarkozy - ou les calculs des autres au plan local pour décourager les nouveaux ont fait le reste : la déception des nouveaux l'emporte et c'est ce qui était recherché.
 
Un cadre du parti ne disait-il pas autre chose dans "Le Monde" d'il y a un an lorsqu'il affirmait : "Comment le parti pourra-t-il vivre désormais avec 300.000 adhérents ? ". 
 
Bref les adhérents à 20 euros étaient de trop : ils venaient perturber les jeux de pouvoir séculaires entre fabiusiens, strausskahniens, jospiniens, hollandiens... Les brûlots anti-Royal sortis ces derniers mois dans les librairies
ont montré aux citoyens les bassesses de la politique : machisme, jalousie, complot.
 
Les nouveaux venus étaient et restent porteurs d'un idéal : rénover la gauche au délà du PS et en faire une organisation capable de gagner et non de se déchirer. 
L'exemple de la gauche italienne est à ce titre saisissant.
 
J'ai envie de dire aux ex-adhérents à 20 euros : 
"Réadhérez au PS" car l'échéance du congrès de 2008 ne se fera qu'avec vous ou se fera sans vous.
 
Vous pouvez aussi travailler avec nous à la démocratie participative de demain auprès des comités locaux Désirs d'Avenir ou sur le site
Désirs d'avenir
 
Personne ne sait ce que sera la gauche demain : une multitude de partis comme chez nous ? Une union comme en Italie ? Une association avec le centre gauche ?
 
Venez construire avec nous la gauche de demain.
Votre voix compte, la gauche et le pays en ont tant besoin.

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 22:11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les textes de loi existent ...

  

Des accords sociaux existent aussi ...

 

Il ne manque que ...

LA VOLONTE !

 

 C'est très caractéristique de la façon de fonctionner dans notre pays !

Car enfin, les textes de lois existent ... des accords sociaux ont été signés (avec des formules du genre "mettront tout en oeuvre pour que ....).

Mais comme ça ne marche pas, que les résultats se font attendre, on va encore "pondre" de nouveaux textes ... Et on va se fâcher en appliquant des sanctions, attention !!! 

 

 

Xavier Bertrand annonce des sanctions payables "dès 2010" 

 

Source  NOUVELOBS.COM     26.11.2007

Le ministre du Travail estime que les sanctions financières pour les entreprises sont préférables à celles pénales, et annonce un projet de loi au premier trimestre 2008.

A l'issue d'une conférence sociale ayant pour thème l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, Xavier Bertrand a annoncé, lundi 26 novembre, la mise en place de "sanctions payables dès début 2010" pour les entreprises qui ne seraient pas "dans la logique de rattrapage salarial". "Aujourd'hui, la sanction pénale n'est pas appliquée. Mieux vaut avoir une sanction financière", a-t-il indiqué à l'issue des quatre heures de la réunion avec le patronat et les syndicats. 

"Redistributives"

Le ministre du Travail a précisé que les sanctions seront "redistributives", c'est-à-dire qu'elles seront reversées aux entreprises qui auront, elles, avancé dans l'égalité salariale. Le montant des sanctions devrait également être proportionnel à la masse salariale de l'entreprise concernée.
Xavier Bertrand a également annoncé que des tables rondes seraient organisées, notamment sur le temps partiel subi, et la présence des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises. Un projet de loi devrait également être présenté au premier trimestre 2008 sur le sujet.

Parisot dénonce les "comportements misogynes"
La veille, Laurence Parisot a dénoncé les "comportements misogynes" régnant dans les entreprises françaises.
La présidente du Medef souhaite dans une interview publiée dans le
Journal du Dimanche que "la conférence décide de doter l'appareil statistique de moyens pour approfondir la question" car "nous avons beaucoup de mal à apprécier la réalité des écarts salariaux entre hommes et femmes".


Je donne ici mon humble avis :

Ce besoin de sanction vient selon moi "couronner" un constat d'échec. Les lois ne sont pas vraiment appliquées, ni les accords nationaux pourtant signés entre partenaires sociaux.

Qu'en est-il dans les entreprises ? On peut répondre,sans trop exagérer, que les partenaires ne se saisissent pas du tout du sujet.

Pour plus d'informations, un lien intéressant :

Le rôle des partenaires sociaux -Promotion de l'égalité professionnelle

En voici un extrait, édifiant :

La négociation collective dans les entreprises

Bien qu'obligatoire depuis la loi du 9 mai 2001, la négociation d'entreprise sur l'égalité professionnelle progresse lentement : en 2006 (données provisoires), sur un total de 24 000 accords, seuls 401, soit 1,6 %, abordent ce thème. La forme et le contenu des accords sont hétérogènes : spécifiquement dédiés à l'égalité professionnelle ou intégrés dans des accords portant sur d'autres thèmes (salaires, réduction du temps de travail, formation professionnelle, ...), définition de mesures précises ou simples déclarations. Pour en savoir plus, consultez Le site internet de l' Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE).

Pour terminer, rappelons l'importance qu'accordait Ségolène ROYAL (on ne le répètera jamais assez !) à la DEMOCRATIE SOCIALE, qui accuse bien des retards dans notre pays, et qui nécessite un profond changement ... surtout dans les mentalités. 

Martine Cambon-Fallières, chargée de mission à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) ne dit pas autre chose quand elle déclare :

"Pour l'application des différentes mesures contre la discrimination au sein de l'entreprise, "tout dépend de l'implication du dirigeant et de la qualité du dialogue social".

Elle souligne que la "norme" d'égaliser les rémunérations d'ici à 2009 "prend sa place mais n'est pas suffisante".

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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 17:58

 

 

 

 

Avec Sarkozy,

 

pomper plus

 

pour pomper plus !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(J'avoue, j'ai pompé sur Sarkostique !)

 

Nicolas Sarkozy ne sait qu'une chose c'est qu'il ne sait pas grand chose.

Il ne sait pas comment relancer la croissance. 
Il ne sait pas comment sauver la sécurité sociale. 
Il ne sait pas comment savoir !

 

Alors il explique qu'il faut pomper plus pour pomper plus. Cela n'a aucun sens, cela ne mène à rien, mais cela a un avantage majeur... Cela occupe l'esprit et les mains !
Et croyez en un connaisseur spécialiste, il est important de s'occuper les mains et les neurones quand on est face à un gouffre introspectif. 
Etre gesticulateur précoce n'est pas facile à vivre. 
Mais peut-être  plus en faisant porter la souffrance par 65 millions d'individus qui ne l'ont pas voulu.

Finalement le Sarkozysme se rapproche beaucoup du Shadokisme ! 

Avec une telle philosophie la France peut aller dans le mur en continuant de pomper allègrement !
 

 

Souvenirs, souvenirs : ET ILS POMPAIENT, ET ILS POMPAIENT ...

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Published by CORDIEZ Daniel - dans da59-flandre-littoral
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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 19:06

 

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 16:10

 

Episode n°1 :

Pour Mme de Panafieu, il faut renoncer à

certains "avantages" en matière de retraite 

 


Panafieu : Touche pas à mon régime spécial (1) !

 

Episode n°2 :

(une question sur le régime des députés !!!)

"Là, vous me laissez tranquille !"

  


Panafieu : Touche pas à mon régime spécial (2) !
Nadine Morano fait fort, aussi !
Ecoutez le début, ça vaut son pesant d'or, si j'ose dire :
 
 

TOUCHE PAS A MON STEACK ! POURQUOI TOUT LE MONDE FAIT GREVE
envoyé par STREETREPORTERS_NET
 
 
 
"Les députés ne touchent pas des salaires, mais des ... indemnités"
 
CA CHANGE TOUT !
(pas pour la retraite, en tous cas)

OK, j'en connais beaucoup qui ne voudraient plus de salaires, mais LEURS indemnités !

Et le régime spécial de retraite qui va avec !!!

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 14:28

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Sarkozy ?

C'est le respect

des forts

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par Emmanuel TODD

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interview du

Nouvel Observateur

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(22.11.07)

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L'historien et démographe Emmanuel TODD (par ailleurs très critique vis-à-vis des politiques français, tous bords confondus) estime que "le tempérament agressif" du président "est naturellement dirigé contre les faibles". 

D'où sa recherche de boucs émissaires...

Le Nouvel Observateur. - Comment expliquer cette nouvelle crise sociale ? La France du refus, du refus de l'Europe, de la mondialisation, se cabre-t-elle à nouveau ? Ou faut-il incriminer Nicolas Sarkozy, plus porté à s'attaquer aux petits privilèges qu'aux grands ? 
Emmanuel Todd. - Pour comprendre ce qui se passe, il faut faire l'histoire du sarkozysme en tant que technique politique. Sarkozy est arrivé au pouvoir grâce à la crise des banlieues. Ministre de l'Intérieur, il y a mis le feu, et le souvenir de cette flambée a été utilement réactivé pendant la campagne par les incidents de la gare du Nord. Il a gagné sur un discours national identitaire. Depuis l'origine, le sarkozysme fonctionne sur la désignation de coupables du mal-être français, de boucs émissaires. Dans les banlieues, ce sont les enfants d'immigrés, aujourd'hui ce sont diverses catégories de fonctionnaires ou assimilés.

N. O. - Vous ne portez pas au crédit de Sarkozy d'avoir fait reculer Le Pen à la présidentielle ?

E.Todd. - Sarkozy va plus loin que Le Pen. Le Pen est dans le domaine du verbe. Sarkozy a utilisé l'appareil d'Etat pour enflammer les banlieues. Les débauchages autour de l'ouverture ont masqué la nature profonde du sarkozysme. Pour une part, le FN est désormais au pouvoir. La réalité de Sarkozy, ce sont deux choix : des cadeaux fiscaux aux riches, et des tests ADN pour donner aux pauvres le sentiment qu'il y a encore plus petits qu'eux, sur lesquels on n'hésite pas à taper. C'est classique : l'incapacité à traiter les problèmes économiques conduit à désigner un ennemi à caractère étranger.

N. O. - Les cheminots sont les ennemis de l'intérieur ?
 
E. Todd. - Avec les cheminots, on est dans la désignation d'un autre ennemi, en apparence vulnérable. On active un discours égalitaire sur les petits privilèges inadmissibles, notamment en matière de retraite. On anticipe logiquement un soutien de l'opinion. Mais le problème auquel se heurte Sarkozy, c'est qu'en sortant du registre ethnique identitaire il revient sur le terrain de l'économie et des luttes sociales, sur le terrain de la lutte des classes, diraient les marxistes. Sans approuver les grévistes, les salariés sont renvoyés à leurs propres préoccupations. Ils font le constat de la nullité économique de Sarkozy.

N. O. - Nullité ! Vous êtes excessif !
 
E. Todd. - Tous les gouvernements, de droite comme de gauche, sont confrontés au même problème : la globalisation, le libre-échange, la pression sur les salaires due à l'émergence de pays comme la Chine ou l'Inde. Aucune politique ne peut réussir sans faire baisser cette pression par une dose de protection aux frontières de l'Europe. Pour y parvenir, il faudrait affronter l'Allemagne, qui s'y refuse. Or l'Allemagne, c'est du gros. Et la logique du sarkozysme, c'est le respect des gros.

N. O. - Reste que ces grèves sont impopulaires... 
E. Todd. - Oui. Mais ce que n'a pas vu Sarkozy, c'est qu'il fait à la fois mal aux grévistes et à lui-même. En dénonçant les petits privilèges, il rappelle qu'il défend les gros. Cette erreur sur la désignation de l'ennemi suggère que le sarkozysme est plus instinctif que réfléchi. Son tempérament agressif est naturellement dirigé contre les faibles. Mais il n'est pas schmittien : Cari Schmitt a théorisé l'essence de la politique comme étant la désignation d'un ennemi. L'agressivité de Sarkozy, face aux marins pêcheurs par exemple, met en évidence un président banalement agressif en tant qu'homme.

N. O. - Sarkozy ne se conduit pas en président ?
 
E. Todd. - En un sens, la France n'a pas de président. On a parlé d'hyper-président parce qu'il étouffe son Premier ministre. C'est perdre de vue que la fonction d'un chef de l'Etat ne se réduit pas à un activisme tous azimuts. Il y a une dimension symbolique de l'Etat, de la nation, qu'il se doit d'incarner. Même à l'époque de Berlusconi, les Italiens avaient un président. L'incapacité de Sarkozy à prendre en charge cette dimension présidentielle crée un sentiment d'insécurité. Sarkozy est anxiogène : c'est un homme de droite qui incarne davantage le désordre que l'ordre, ce qui est paradoxal mais explique la multiplication des conflits, y compris chez les étudiants.

N. O. - L'expérience Sarkozy va mal finir ? 
E.Todd. - Il ne faut pas dramatiser. Mais on ne peut imaginer un président qui, pendant cinq ans, taperait sur les plus humbles. Il faudra une correction de trajectoire. On sent déjà monter une inquiétude dans les milieux patronaux. Car même la politique étrangère de Sarkozy est coûteuse. Là encore, il flatte le fort, ou supposé tel, les Etats-Unis, et s'en prend aux faibles, comme la Russie, l'Iran ou le Tchad. Or les ressources énergétiques nécessaires à l'économie française sont en Russie et en Iran.

N. O. - Le salut va venir du Medef ?
 
E.Todd. - Du Medef, sûrement pas. Mais les classes dirigeantes, ça ne se réduit pas aux copains milliardaires de Sarkozy, aux participants de la nuit du Fouquet's.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Rendez-vous sur les médias
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