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Mémoire ...

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 08:20

 

Quelques photos du défilé ...

 

... sous la pluie (exceptionnelle à Dunkerque !)

... mais qui n'a pas découragé les manifestants :

                                                           

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:45

 

Il ne faut surtout pas oublier ce que Sarkozy avait promis pendant la campagne présidentielle

Il avait un programme, lui, parait-il !

Candidat de la rupture ... élu pour faire des réformes ... il tiendra bon ... !

Mais l'actualité le prouve, les français commencent à se rendre compte qu'il a la mémoire très sélective :

IL S'EST PRESENTE COMME LE CHAMPION

DU POUVOIR D'ACHAT !

Qu'a t-il écrit dans son livre "Ensemble" ? Edifiant :

"Le but de la politique que je propose n’est pas de maintenir stable le pouvoir d’achat, il est de l’augmenter. Le but, ce n’est pas la stagnation, c’est le progrès".

 

En écrivant cela, ne pensait-il qu'à ses propres revenus ?

A l'image de son slogan "Travailler plus pour gagner plus", à l'image de l'arnaque des heures supplémentaires, on peut maintenant mesurer le fossé, le grand écart entre ses promesses de campagne et sa capacité à résoudre les véritables problèmes des français.

Français qui attendent des résultats, et non des postures.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans da59-flandre-littoral
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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:38

 

Point Presse du Parti Socialiste - le 19.11.2007

Stéphane LE FOLL

 

Vidéo PS   (4mn 05)


Point sur le conflit social (régimes spéciaux retraite)

Mesures sur le pouvoir d'achat :

- conférence effective sur les salaires :

augmentations salariales, en contrepartie des baisses de cotisations sociales

- hausse des carburants : TIPP flottante, chèque transport

- négociation sur l'encadrement des loyers

- revalorisation des petites retraites

Carte judiciaire : la suppression de 63 Conseils de prud'hommes

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 20:39

Suite de l'article "Cachez cette misère ..."

Emmanuelle Béart était interviewée lundi au JT de 20 heures sur France2, à propos des mal-logés.

Sans en vouloir particulièrement à M. PUJADAS, voici ce qui m'a fortement déplu. Il y a plus grave, me direz-vous ? Symptomatique, pour moi, de notre époque ...

C'est la dernière question, celle de trop (je cite, de mémoire) :

"Avant de vous lancer dans ces actions, pensez-vous à l'impact sur votre image ?"

Emmanuelle Béart fait répéter, tellement elle est surprise, interloquée sans doute par une telle question.

Elle répond quans même, en mettant en avant ce qui est essentiel pour elle, c'est-à-dire le malheur, la détresse de ces personnes en grande difficulté.

Je ne sais pas si je suis trop crispé sur les propos et réactions des journalistes en cette période bénie (!!!), mais j’ai trouvé cette question complètement à côté de la plaque … Pas vous ?

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 11:24

 

"Cachez cette misère...",

par Emmanuelle Béart

 

Point de vue  -  LE MONDE   19.11.2007

 

Cette nuit, par - 2 degrés, 140 femmes ont dormi sur le trottoir de la rue de la Banque, à Paris, juste en face de la Bourse. Cela fait cinquante nuits qu'elles dorment là, sous des bâches. Comment ces femmes en sont-elles arrivées là ?

 

 

 

En regardant le journal télévisé, je me suis posé la question, et je suis allée les voir. J'ai été frappée que, avant même d'engager la discussion, la première chose qu'elles ont faite ait été de me montrer leurs papiers : chacune a intégré l'idée que sa parole n'a aucun poids. Que seules des preuves administratives ont une valeur.
 

 

Toutes portaient sur elles ces dossiers vitaux soigneusement compilés : passeports français, cartes et titres de séjour, fiches de paie - elles travaillent -, factures d'hôtel, récépissés du règlement de ces hôtels. Pourquoi dormez-vous dehors plutôt qu'à l'hôtel, leur ai-je demandé ? C'est alors qu'elles m'ont raconté leur sordide quotidien dans des chambres tenues par ce qu'on appelle des "marchands de sommeil".

Le récit de leurs conditions de vie était inimaginable. Guidée par Jean-Baptiste Eyraud, qui représente l'association Droit au logement (DAL), je suis allée voir ces lieux. Au coeur de Paris, j'ai visité un premier hôtel : 46 chambres, presque autant de familles. Un bouge qui n'a d'hôtel que le nom. On grimpe par des escaliers de bois pourri, les fils électriques affleurent, pendent, les rampes d'escalier sont rafistolées, des ascenseurs ont été volontairement condamnés, des issues de secours sont factices, réduites à leur signalétique... On comprend instantanément pourquoi, quand ces hôtels flambent, il y a peu de chances d'échapper à la mort. Vingt-cinq personnes, dont onze enfants, ont péri en avril 2005 dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra.

Une chambre parmi les autres : 10 m2, où, à touche-touche, on trouve : un lit superposé, un petit matelas à deux places, un lit de bébé. S'y entassent pour vivre - faire les devoirs, manger et dormir - trois enfants de 3, 6 et 8 ans et leurs parents.

Cinquante centimètres entre le mur et le lit, à peine de quoi ouvrir la porte, pour accéder à un lavabo minable équipé d'une pomme de douche. Murs et sols recouverts de carrelage maculé. L'unique prise de courant tient par du Scotch. La fenêtre, minuscule, donne sur un mur qui ne laisse passer aucune lumière, et pas d'air. Comme il n'y a pas de placards, on a bricolé dans l'embrasure de la fenêtre des étagères de fortune, où s'entassent bagages, chaussures, nourriture...

Cette famille vit là depuis un an. Après une errance de six ans d'"hôtels" en "hôtels". Il faut imaginer l'enfer de leur quotidien : depuis sept ans ils sont privés de toute intimité. De lumière. D'air. D'hygiène. Les enfants tombent malades, enchaînent les maladies pulmonaires. Trois pneumopathies en six mois pour le petit garçon de 3 ans : des poumons de vieillard, nous dit le médecin qui nous accompagne en regardant ses radios. La chaîne déraille, la cellule familiale menace d'éclater. L'homme ne répond plus à sa femme, la femme à son enfant, l'enfant à l'école.

Toutes les autres chambres sont semblables ou pires. Il y règne souvent une entêtante odeur de souris morte. Vu l'exiguïté des lieux, il arrive qu'une famille soit contrainte de louer une chambre supplémentaire pour improviser un coin cuisine. Les prix varient : deux chambres (soit 19 m2), 3 100 euros par mois ; quatre chambres (soit 30 m2), 7 500 euros.

Ces établissements sont agréés par le ministère du tourisme et la direction générale de la consommation et de la répression des... fraudes ! Et ce sont les services sociaux eux-mêmes qui y aiguillent les familles, en leur donnant une liste de ces bouges, et qui conditionnent le versement des aides à la présentation d'une facture d'hôtel.

Car une grande partie de ces loyers est payée par les aides publiques (aide au logement, aide sociale à l'enfance), tandis que les familles y consacrent la quasi-totalité de leur salaire. A Paris, presque toutes leurs ressources y passent, puisqu'on ne leur laisse que 5 euros par personne et par jour. Ces familles ne mendient pas, les parents gagnent leur vie et paient leurs impôts. Ils sont intégrés dans la vie économique, industrielle, sociale, fiscale. Mais pas dans nos immeubles.

Il est révoltant de découvrir que l'argent public - c'est-à-dire celui de nos impôts - et les modestes salaires de ces familles servent à enrichir les Thénardier du monde moderne, à dégrader la dignité de ces travailleurs et de leurs enfants.

Est-il acceptable que les pouvoirs publics versent chaque année, sans scrupule, plus de 100 millions d'euros à des escrocs cyniques, et maintiennent pendant des années des familles dans des vies d'errance et d'humiliation ?

Et lorsque ces citoyens, collectivement, sortent de leurs ghettos pour réclamer une vie digne, le gouvernement envoie un déploiement spectaculaire de CRS et de gendarmes déloger ces personnes on ne peut plus vulnérables. La porte-voix du gouvernement, la ministre du logement, envoie les CRS en guise de réponse, et exige qu'ils lèvent le campement de la rue de la Banque et cessent d'exhiber cette souffrance dérangeante. "Cachez cette misère que nous ne saurions voir", ordonnent les Tartuffe d'aujourd'hui.

Quand les pouvoirs publics vont-ils se mettre autour de la table, sérieusement, pour trouver des solutions décentes ? Qu'attendent-ils pour considérer que le droit au logement est un droit fondamental, aussi précieux que l'éducation et la santé ?

Ce que j'ai vu m'a convaincue de m'engager jusqu'au bout dans ce combat, qui touche 3,2 millions de personnes mal ou non logées. Car des millions d'êtres survivent dans des foyers d'urgence, campent dans des caravanes, vivent dans des bidonvilles, dorment dans des voitures - parfois avec des bébés - ou sont à la rue.

Je salue le courage, l'engagement corps et âme de ces citoyens qui se battent pour ce droit. 
 
Au moment où je quittais la rue de la Banque hier soir, une femme me disait : "Je resterai sur ce trottoir, quitte à ce qu'il soit ma tombe."
 

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 10:34

 

Envolée de la confiance en juillet (65 %),

puis le "choc de défiance" en novembre (51 %)

 

Baromètre CSA réalisé par téléphone les 14 et 15 novembre 2007

 

 

Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours ...

 

Sarkozy trébuche sur le malaise social

En cette mi- novembre, le pays craint la prolongation des grèves sur les régimes spéciaux et redoute l'amplification ou l'émergence d'autres mouvements sociaux … C'est dans ce climat marqué par les inquiétudes sociales que pour la première fois le Président Nicolas Sarkozy voit sa capacité à résoudre les principaux problèmes du pays ne recueillir la confiance que d'un Français sur deux : 51%. Il recule de 5 points. Dans son sillage, le Premier ministre François Fillon voit pour la première fois son solde de confiance devenir négatif : 41% lui font confiance (-3 points) contre 43%. 

 

Le paradoxe apparent est que sur ce qui occupe l'actualité du fait de la gêne occasionnée pour les usagers : la grève des cheminots et autres catégories à régimes spéciaux, l'Opinion est du côté de la réforme et de l'exécutif. Non seulement comme en 1995 elle approuve le principe de l'alignement des régimes, mais elle reconnaît -contrairement à il y a douze ans- au pouvoir la légitimité de réformer puis que c'est en cohérence avec le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy.
Mais l'exécutif pâtit de l'accumulation des mécontentements catégoriels : des marins pêcheurs, aux magistrats, étudiants, fonctionnaires et des inquiétudes sur le pouvoir d'achat. Pour la première fois le Président subit un important recul dans les classes populaires (-13%) et singulièrement parmi les ouvriers (-16%). Dorénavant 51% de ces catégories ne lui font pas confiance. On peut y voir d'abord l'expression de la prolongation des mouvements sociaux, les ouvriers et employés étant plus compréhensifs à leurs égards. Mais aussi le fait que les grèves en mettant la question sociale au premier plan réactivent dans des catégories moins préservées comme les salariés du privé (-9 points) une certaine aigreur dans un contexte ou la question du pouvoir d'achat est redevenu une priorité des Français. La conflictualité sociale lui fait par ailleurs perdre des soutiens parmi les sympathisants de gauche (-5 points) et surtout chez les sans préférence partisane (-13 points). 

 

La singularité du rapport de Nicolas Sarkozy au pays tend à s'estomper. Il avait su conquérir la confiance durant de long mois des plus insécurisés économiquement et socialement et des plus éloignés du système politique au travers d'une geste néo-bonapartiste mêlant volontarisme politique et social. Il trébuche dans ces catégories avec les images de conflictualité et de corporatismes qui semblent enliser la dynamique politique qui maintenait un imaginaire de préservation de l'égalité de condition. 

 

Le premier péril pour Nicolas Sarkozy est que, nonobstant un appui majoritaire de l'Opinion face aux grévistes, le pays commence -faute de cohérence lisible dans l'action réformatrice- à s'interroger sur l'efficacité de la politique menée. Le second péril est que la crispation sociale ne ramène le pays à l'état d'esprit conservateur qui prévalait avant la présidentielle. Il lui faut avancer sans coincer, il y faut une méthode et un récit. 

 

Stéphane Rozès
Directeur du département Opinion-Corporate de CSA
Maître de conférences à Sciences-Po

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 20:28

 

 

PAS DE DOUTE, NOUS SOMMES BIEN EN ...

 

 

Lu sur internet, un commentaire à propos des 63 Conseils de Prud'hommes menacés par la "réforme" DATI ...

 

Stupéfiant ! (je parle du commentaire, mais on pourrait penser aussi au produit que prend sans doute son auteur !) Ou bien, c'était du second degré, de l'ironie ?

Je vous en livre le meilleur,

la substantifique moelle sarkozyste : 

.
Les prud'hommes pour quoi faire ?
Il s'agit là d'une juridiction totalement obsolète , d'ailleurs créée au XIXè siècle.
En ce temps là , dans l'entreprise il y avait deux camps, les employeurs et les salariés . Parfum de lutte des classes ! Aujourd'hui , il n'y a que des collaborateurs, tout le monde est sur le même bâteau.
Des conflits survenus dans le cadre des relations du travail ? Rares !
Et quel droit : paiement du salaire, des heures supp , des congés, comme si les paysans prenaient des congés eux ! Et les Chinois !
 
QUI VIENT AVEC MOI ... EN CHINE ???
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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 18:44

 

La carte des conseils menacés, par Cour d'Appel :

(source  info.france3.fr)

 

 

 

(PARIS - AFP  18.11.2007) A peine achevées les annonces de suppression de tribunaux par Rachida Dati, le gouvernement poursuit sa refonte de la carte judiciaire avec la disparition programmée de 63 des 271 conseils de prud'hommes, selon un document officiel dont l'AFP a eu connaissance dimanche.

Les prud'hommes, ces juridictions chargées des litiges nés à l'occasion d'un contrat de travail, où siègent des représentants élus des salariés et employeurs, ne figuraient pas dans les annonces faites depuis un mois par la ministre de la Justice : 23 suppressions de tribunaux de grande instance (TGI) sur 181 et 176 sur 473 tribunaux d'instance (TI).

Les prud'hommes relevant des ministères de la Justice et du Travail, il n'y avait officiellement pas de calendrier arrêté pour leur refonte, faisait valoir la Chancellerie il y a quelques semaines.

Mais les services de Mme Dati ont informé officiellement ce week-end les syndicats de fonctionnaires de justice des intentions du gouvernement pour les prud'hommes, dont les prochaines élections sont fixées au 3 décembre 2008.

Le directeur de cabinet du garde des Sceaux Patrick Gérard a communiqué par fax samedi la liste des conseils supprimés ou officiellement "menacés de suppression" et d'un conseil qui sera créé à Avesnes-sur-Helpe (Nord).

M. Gérard a informé ses interlocuteurs que la liste serait prochainement publiée, sans doute dans la semaine, au Journal officiel, ce qui marquera le point de départ d'une concertation de "trois mois" menée par les préfets pour recueillir les "avis" des conseils généraux, conseils municipaux, organisations professionnelles et syndicales, chambres de commerce et d'industrie, chambres de métier et d'agriculture.

Selon des chiffres de 2005, les prud'hommes rendent 160.000 décisions par an ainsi que 44.000 référés (procédures d'urgence).

Dans son courrier, le directeur de cabinet de Mme Dati a pris soin de préciser, à un an des élections, que le nombre de conseillers prud'homaux élus resterait inchangé. Ils sont à ce jour 14.616 répartis selon le type d'activité


Les syndicats de fonctionnaires de justice doivent être reçus à la Chancellerie lundi.

"On nous dit que ces conseils de prud'hommes sont menacés, mais nous ne nous leurrons pas : ils vont disparaître", a déclaré à l'AFP Brigitte Bruneau, représentante de l'Usaj/Unsa, premier syndicat de la profession.

Le deuxième, C-justice, a critiqué par la voix de sa secrétaire générale Lydie Quirié une approche "froide et dépourvue d'humanité".

Comme ils l'avaient dénoncé dans le cas des tribunaux, les syndicats s'attendent à des conséquences "très graves" pour les fonctionnaires qui seront rattachés à un autre conseil de prud'hommes et pour les justiciables, qui devront faire davantage de route pour venir plaider leur cause.

Ce sont "des gens dans des situations économiques et sociales extrêmement fragiles: salariés qui ne perçoivent plus leurs salaires ou qui contestent leur licenciement", a insisté Mme Bruneau qui a fait le parallèle avec les tribunaux d'instance, autre juridiction de proximité où les justiciables peuvent se défendre sans avocat.

Lydie Quirié a déploré une approche purement "comptable" avec le maintien des seuls conseils réalisant "plus de 800 affaires par an, hors référés".

Au nom de la CGT, Martine Motard a relevé beaucoup d'"aberrations géographiques" dans la liste des suppressions, preuve, selon elle, d'une réforme bouclée "dans la précipitation".

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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 15:01

 

 MOI JE ... nomme aussi les patrons de journaux ! 

 

Sarkozy annonce aux Echos le nom de leur patron

 

 

Lors d'une rencontre à l'Elysée avec des journalistes du quotidien, le Président a annoncé la nomination de Nicolas Beytout.

L'argent, le pouvoir et la presse ...

Vendredi soir, Palais de l'Elysée. En pleine semaine de grève, le président de la République reçoit le directeur de la rédaction Erik Izraelewicz des Echos, et quelques membres de la rédaction en chef du journal. Ceux-ci s'attendent à ce que le Président discute de la semaine sociale, du pouvoir d'achat...

Mais très vite, ce dernier met la discussion sur un terrain plus sensible, pour ses visiteurs : le rachat du premier quotidien économique français par le milliardaire Bernard Arnault, une opération contre laquelle ceux-ci se battent depuis le début de l'été.

Erik Izraelewicz et ses collègues n'en croient pas leurs oreilles. D'un ton cassant, Nicolas Sarkozy leur déclare qu'ils sont idiots de refuser le rachat, qui a été annoncé le 5 septembre: Bernard Arnault, leur explique le président, est un homme très bien, et "il va investir" dans leur journal...

Catherine Pégard, la conseillère de l'Elysée qui a organisé la rencontre, semble surprise du tour pris par la conversation. L'ex-journaliste politique au Point pensait sans doute également que le Président avait prévu d'échanger sur l'actualité économique et sociale.

Arnault, ami proche de Sarkozy (il a été son témoin de mariage) a déboursé 240 millions d'euros pour reprendre le titre économique au groupe britannique Pearson. Pour protester contre cette annonce, une large majorité de la rédaction avait voté la non-parution du quotidien (par 162 salariés contre 12 et 7 abstentions).

Pour un quotidien économique, il n'est jamais sain d'être détenu par un acteur important de l'actualité des affaires, qui plus est lorsqu'il est présidé par un intime du chef de l'Etat.

A la fin de l'entretien de vendredi soir, Nicolas Sarkozy lâche, sec :

"Et Nicolas Beytout ?"

Silence de mort des visiteurs, estomaqués. Beytout, directeur des rédactions au Figaro, était l'un des invités de la soirée de victoire au Fouquet's, au soir du second tour de l'élection présidentielle. Pour Nicolas Sarkozy, Beytout, un journaliste, serait une garantie d'indépendance.

Rompant le silence, Sarkozy répète :

"Et Nicolas Beytout ?"

.

C'est désormais officiel : le Président de la République annonce lui-même les nominations des patrons de presse ! Nicolas Beytout, actuellement directeur des rédactions du Figaro aurait négocié un poste plus large que celui de simple directeur de la rédaction des Echos (qu'il a déjà occupé) : il serait nommé à la tête du holding qui coiffe Les Echos, DI group ou d'une nouvelle structure nommée LVMH Médias.

Et serait chargé de mener la stratégie d'investissements du groupe Arnault dans divers médias : papier (Pearson compte encore vendre le Financial Times), audiovisuels (que va faire Bouygues de TF1 ?), ou internet.

Beytout, que nous avons contacté dimanche, s'est déclaré surpris par la scène de l'Elysée : "Je ne suis pas au courant. Mais racontez-moi, que s'est-il passé ?". Interrogé sur son départ du Figaro, il a démenti, tout en ajoutant : "Je n'ai pas parlé à mon actionnaire [Serge Dassault, ndlr]".

Un jeu de chaises musicales entre Le Figaro et Les Echos

Selon des sources internes au Figaro, tout serait déjà bouclé, et un remaniement de la direction de la rédaction pourrait être annoncé dès ce lundi.

Pour remplacer Beytout à la tête des rédactions du groupe de presse, Serge Dassault ferait appel à un petit nouveau : Etienne Mougeotte, ex-numéro 2 de TF1, récemment recasé à la tête du Fig-Mag.

Pour seconder Mougeotte, Jean-Michel Salvator, directeur adjoint du Figaro prendrait la tête du quotidien et Alexis Brezet, directeur adjoint du Fig-Mag prendrait la tête du magazine ...

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 22:05

 

"J'appelle le gouvernement

à sortir de son entêtement"

 

 

  

Ségolène ROYAL vient d'achever une visite de quatre jours à l'invitation du président du Conseil régional de GUYANE, Antoine Karam (Parti Socialiste Guyanais).

De l'aéroport de Rochambeau, Ségolène ROYAL a appelé vendredi le gouvernement français à "sortir de son entêtement face au mouvement social en cours".

"Le gouvernement porte une grande partie de la responsabilité de ce qui se passe pour avoir tardé à négocier".

"Mieux vaut tard que jamais, il faut absolument que le gouvernement accepte la proposition qui est faite par les organisations syndicales de se mettre autour d'une table pour discuter les conditions de la négociation". 

"On ne peut pas s'amuser à faire des bras de fer pour savoir qui perd la face et qui ne la perd pas. Pour que les usagers du service public sortent de la galère qu'ils subissent, il faut que le gouvernement fasse un effort puisque les syndicats en ont fait un en acceptant de négocier et en acceptant le principe de la réforme".

"Il faut accepter de temps en temps de perdre la face. Aujourd'hui il y a du désordre en France, et les premières victimes de ce désordre, ce sont les usagers, et souvent des catégories moyennes et modestes, qui n'ont pas les moyens d'autres modes de transport, donc ils perdent du temps pour aller au travail, ce sont des familles perturbées dans leur vie, et ce sont des salariés inquiets pour leur avenir.

 

Le désordre vient quand il y a un sentiment d'injustice. Si on veut que l'ordre qui permet à chacun de vivre bien dans notre pays revienne, il faut que le gouvernement apporte la preuve que les réformes qu'il propose sont justes".

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