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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 08:00

 

Défilé militaire du 14 juillet, propos d'Eva JOLY, contre-attaque de Fillon ...

C'est la polémique du week-end. Et Fillon en remet une couche, il "se félicite" de la controverse qu'il a suscitée en affirmant qu'Eva JOLY "n'a pas une culture ancienne des valeurs françaises."

Comme l'écrit Jean Daniel, "faut-il du temps pour appartenir à une nation ?". On a connu dans l'histoire des jeunes pas-tout-à-fait-français qui n'ont pas eu le temps supposé nécessaire, vêtus de l'uniforme de nos armées et fauchés sous la mitraille. Non ?

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Eva Joly ? Une libre erreur

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 17 juillet 2011

La gaffe interdite de François Fillon, par Jean Daniel

 

Il est évident que François Fillon, parce qu'il est le Premier ministre du gouvernement français, était le dernier à pouvoir et à devoir se permettre une boutade mettant en doute l'opportunité pour une citoyenne disposant de la double nationalité de critiquer les institutions nationales, fussent-elles les plus respectées de notre pays, autrement dit, dans le climat polémique et passionnel actuel, François Fillon a commis une faute stupide sinon aberrante, il n'est pourtant pas coutumier du genre.

D'un autre côté lorsque les leaders de l'opposition notamment socialistes montent sur leurs grands chevaux et dénoncent l'inspiration discriminatoire, xénophobe, sinon raciste de la boutade du Premier ministre, ils sont sans doute dans leur rôle et ils le remplissent dans un climat pré-électoral qui a ses impératifs. Un étranger vivant en France ou ailleurs peut tout se permettre, y compris de mettre en cause la façon que nous avons de célébrer la fête du 14 juillet qui en 1790 a fêté l'unité des révolutionnaires un an après la révolution.

De plus, Eva Joly n'est en rien une étrangère, elle vit en France depuis un demi siècle, elle a rempli les fonctions de juge d'instruction et devenue leader d'un grand parti écologique. Elle trouve qu'il y a le jour du défilé du 14 juillet trop de militaires et pas assez de représentants de la société civile? Pourquoi pas? En tout cas on ne peut pas dire d'elle qu'elle est démagogique et qu'elle a peur du blasphème.

Dans le même ordre, certains pourraient trouver que notre hymne national, la Marseillaise, contient des versets archaïques et belliqueusement vindicatifs : "Qu'un sang impur abreuve nos sillons!"

Mais voilà, en observant qu'Eva Joly n'avait pas eu le temps de se familiariser avec ce qu'il y a de plus sacré dans les rites et l'histoire de notre pays, le Premier ministre a paru, qu'il l'ait voulu ou non, faire le procès de la double nationalité puisque Madame Joly est à la fois Norvégienne et Française, or ce problème fait partie des thèmes de contestation depuis qu'il a été confisqué par Marine Le Pen. Pour elle, les "bi-nationaux" doivent choisir d'être fidèles à l'une ou à l'autre nation. La question s'est posée en Alsace lorsque la France et l'Allemagne étaient en guerre ou s'apprêtaient à l'être. Mais aujourd'hui avec les "bi-nationaux" algériens la question a été empoisonnée par une xénophobie anti-islamique.

En fait, si on prend un peu d'altitude, c'est-à-dire que si on arrive à oublier les enjeux électoraux et les dérives de la xénophobie, il y a un problème très sérieux posé par la gaffe du premier ministre, faut-il du temps pour appartenir à une nation ? N'y a-t-il pas un certain nombre de traditions, d'usages et de rites qui sont aussi importants que les principes et les droits ? Tous les pays démocratiques et non religieux ont fini par prendre la décision d'imposer une certaine éducation historique à leurs nouveaux ressortissants.

Je ne dis surtout pas qu'il faille comprendre la gaffe du Premier ministre. Mais lorsqu'il s'agit d'émettre un avis sur l'opportunité de la célébration d'un événement comme celui du 14 juillet alors on peut comprendre qu'une certaine sensibilité nationale soit heurtée et que l'erreur de Madame Joly peut servir l'intérêt des xénophobes.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 07:00

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 13:00

 

Dimanche 17 juillet - 20 heures

Ségolène ROYAL au JT

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 08:00

 

"Je suis au travail depuis 4 ans, avec une équipe de campagne qui est en place depuis 4 ans, j’ai organisé à travers le pays toute une série d’Universités Populaires pour que les Français soient associés à l’émergence du projet que je présenterai aux Français.

J'ai fait de nombreux déplacements à l’étranger, une trentaine, puisque grâce à la campagne présidentielle de 2007 et à cette expérience, je suis connue et respectée dans le monde entier avec une très forte visibilité.

Donc ça m’a permis aussi de comparer le modèle français à d’autres réalisations qui marchent et qui fonctionnent dans d’autres pays, donc j’en rendrai compte."

 

"Le soutien de l’appareil, en effet, du Parti socialiste m’a manqué en 2007, et malgré cela, j’ai obtenu 17 millions de voix et j’étais présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui n’avait pas été le cas en 2002, avec le soutien du Parti socialiste.

Donc vous voyez, le soutien d’un appareil ne suffit pas, la preuve, si l’on compare 2002 et 2007 ; il est nécessaire, et là il ne manquera pas, puisque celui ou celle qui sera désigné, j’espère être celle-là, rassemblera l’ensemble des hommes et des femmes, pas seulement des élus, mais de tous les français."

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 08:00

 

Courant mai, Ségolène ROYAL avait réuni les animateurs intervenant dans les départements en soutien à sa campagne pour la Primaire.

Au programme, l'organisation d'opérations de "porte-à-porte" et de tractage, destinées à promouvoir cette Primaire, à expliquer le vote d'octobre 2011 (ouvert aux citoyens), à échanger avec les personnes rencontrées, aussi bien sur l'importance d'y participer que sur les candidatures déjà connues, notamment celle de Ségolène ROYAL. 

C'est ainsi que, depuis le 30 mai, des camarades sont allés avec moi dans plusieurs communes de Flandre-Littoral, en secteurs urbains et ruraux.

Voici la situation de nos initiatives citoyennes à mi-juillet : 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:00

SR et l'image de la France 

 

 

Ségolène Royal : "pas la candidate des appareils",

mais "la candidate des citoyens"

Source : CharenteLibre.fr  -  le 13 juillet 2011


 

Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, a affirmé ce mercredi qu'elle était "la candidate des citoyens" et non "pas la candidate des appareils", visant sans les nommer Martine Aubry et François Hollande.

"Je ne suis pas la candidate des appareils, je suis la candidate des citoyens, de la force citoyenne", a assuré Mme Royal en marge d'une visite aux urgences à l'Hôtel-Dieu à Paris.

"Ceux qui se prêtent à une opération d'appareil se trompent d'élection. Une voix de député, une voix de sénateur ou de président de conseil régional vaut une voix d'un employé, d'un paysan ou d'un ouvrier", a-t-elle déclaré visant, sans les nommer les deux favoris qui ont quelque 600 soutiens pour la maire de Lille et 450 pour le député de Corrèze.

"Ceux qui pensent qu'il faut déposer 500 ou 600 signatures parce qu'ils sont plus forts, ils ne sont pas dans les règles des primaires, parce que ça crée des tensions, qui ne sont pas utiles et qui ne sont pas dans l'esprit des primaires", a assuré l'ex-candidate à l'Elysée.

 

"Il ne s'agit pas de montrer ses muscles".

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 08:00

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Ségolène ROYAL, le 14 juillet 2011 :


Une petite musique revient en sourdine. Le retour d’un vocabulaire bien connu : les compromis, les "équilibres", les dosages de courants, les listes de soutiens et les organigrammes… Ne nous trompons pas. Ne reprenons pas aux citoyens l’incroyable avancée démocratique que constitue le processus des primaires : celle du libre choix de la candidate ou du candidat qui portera les idées socialistes à l’élection présidentielle.

Les primaires ne sont pas un Congrès du Parti. Ce n’est pas une bataille. C’est la prise de responsabilité pour que nous puissions désigner le meilleur ou la meilleure d’entre nous, et surtout mettre en place les conditions du rassemblement après les primaires pour que le combat que nous avons à mener autour d’un projet de société crédible puisse convaincre une majorité de Français et aussi les enthousiasmer, les soulever, leur redonner un espoir, parce que je crois qu’il y a énormément de souffrance dans notre pays, et en même temps une répartition des richesses tellement injuste, et donc des solutions, je pense, crédibles.

Attention à ne pas filer trop longtemps la métaphore sportive pour les primaires.
Démonstrations de force, équipes de campagnes à grands renforts de soutiens de "poids", je veux juste rappeler qu’il ne faut pas perdre de vue que tous les candidats socialistes sont dans la même équipe.

Les soutiens ne doivent pas se transformer en machines de guerre.
Il faut parler à tout le monde. Chaque candidat doit pouvoir se présenter devant les Français, qui doivent avoir la liberté de choisir les idées et la personnalité qu’ils jugent la mieux à même de les porter, pas l’inverse. Ce n’est pas parce que les soutiens sont nombreux que les Français voteront massivement pour un candidat ou un autre. L’esprit des primaires c’est justement l’inverse. C’est parce que le candidat aura rassemblé les suffrages de la majorité des électeurs des primaires qu’il pourra faire le rassemblement.

Il ne faut pas se tromper d’adversaire. Ni de calendrier.Au risque de rendre le rassemblement difficile et artificiel par la suite. L’heure aujourd’hui n’est pas au combat. Le combat, ce sera la campagne présidentielle. Tous ensemble. Contre la droite. Et contre l’extrême-droite.

La société est aujourd’hui parcourue de rapports de force violents entre ceux qui ont déjà tout et à qui la droite donne encore des privilèges et ceux qui ont perdu et qui ont peur de perdre encore.

Je le dis depuis longtemps : je ne suis pas candidate aux primaires pour vaincre, mais pour convaincre.

Avec mon équipe, je suis allée à la rencontre des Français pendant 4 ans. J’ai effectué plus de 100 déplacements en France et plus de 30 déplacements à l’étranger. J’ai aussi organisé depuis 2009 des universités populaires et participatives parce que la crise globale que nous traversons nous impose de penser le monde que nous voulons et d’inventer l’avenir, parce que le partage des savoirs est un devoir, parce que tous les regards et toutes les réflexions seront utiles pour proposer une alternative politique, pragmatique et radicale.
L’avenir de l’éducation, l’alimentation,  la révolution fiscale, la justice, la crise de l’euro, la politique étrangère de la France, la politique de civilisation ou encore la valeur travail.
Au total, 19 universités populaires et participatives au niveau national et plus d’une centaine d’universités et de débats dans les territoires ont permis de faire émerger les questions essentielles que se posent les Français et m’ont permis de construire des propositions crédibles et structurées.

J’ai rencontré plus de 70 experts lors de ces conférences. Dans tous les secteurs. J’ai recueilli leurs avis. Je les ai consultés.
Mais les intellectuels ne doivent pas être pris en otage par des logiques partisanes. Surtout au stade des primaires. Et l’idée socialiste ne doit pas être morcelée.

Prenons garde. Les primaires ce n’est pas encore l’heure de choisir un camp plutôt qu’un autre.

Les primaires, ce n’est pas le retour à une logique clanique. Plutôt que les soutiens des uns ou des autres, ce sont les débats entre les candidats qui devront être médiatisés. Les primaires doivent se faire sur le terrain des idées. Sur le terrain des propositions.

Dans le respect de chacun. Mon équipe de campagne c'est celle mise en place depuis quatre ans qui au fil des années s'est enrichie de tous ceux qui sont venus réfléchir et travailler pour trouver des solutions. C'est la force citoyenne.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 16:00

bandeau blog Segolene Royal 2012

J’adresse mes félicitations à Eva Joly pour sa désignation comme candidate d’Europe Ecologie les Verts.

Les pronostics ont perdu. Elle a gagné avec la constance de ses convictions et de ses actions contre la corruption.

Les socialistes feront bientôt leur choix et j’espère que nous bâtirons ensemble ce que j’appelle la social-écologie.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 15:00

madame-irma.jpg 

Victoire "surprise" d'Eva Joly ? Il est certain que c'est surtout une surprise pour ceux qui voulaient écrire l'histoire avant qu'elle se soit déroulée, en réalité imposer leur scénario !

"Son concurrent l’a sous-estimée. Hulot et ses proches se sont vus trop beaux. Ils se sont laissés intoxiquer par les sondages, qui donnaient l’avantage au père du Pacte écologique auprès des Français ou auprès des sympathisants (mais souvent avec des échantillons riquiqui)."

Toute ressemblance avec des événements devant se passer en octobre serait purement fortuite ...

 

Eva Joly : les raisons d'une victoire surprise

Source : NOUVELOBS.com  -  le 12 juillet 2011

 

L'ancienne juge d'instruction remporte la primaire écolo avec 58,16 % des voix.

Les résultats de la primaire écolo ont été officialisés ce mardi 12 juillet après midi : Eva Joly a été officiellement investie candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle après sa large victoire sur Nicolas Hulot, recueillant 58,16% des voix, a annoncé lors d'une conférence de presse Philippe Meirieu, président du Conseil fédéral d'EELV. Joly a largement devancé Nicolas Hulot, qui a obtenu 41,34% des voix. Il y a eu 0,49% de votes blancs, a-t-on précisé à EELV.

La candidate à l'élection présidentielle a dit vouloir "représenter la France qui relève la tête", "la France qui n'accepte pas les discriminiations ni les ghettos". "L'éthique est possible même à la tête de l'Etat", a-t-elle dit, très applaudie, à l'issue de la conférence de presse annonçant les résultats définitifs de la primaire.

Nicolas Hulot s'est lui incliné devant ce "choix sans ambiguïté".

Comment expliquer ce résultat que personne n’avait réellement prévu ?

1 – La légitimité interne d’Eva Joly. A la différence d’Hulot devenu "coopérateur" il y a deux mois, l’ancienne magistrate est l’une des figures d’Europe-Ecologie depuis sa fondation il y a presque trois ans. Elle s’est d’ailleurs chargée de le rappeler lors de sa campagne : elle était l’une des premières nouvelles recrues sur l’affiche aux côtés de Cohn-Bendit et José Bové pour les européennes de 2009. Depuis, l’eurodéputée, qui préside la commission Développement à Bruxelles, a toujours travaillé le terrain militant en France. Quelques jours après son élection au Parlement européen, elle était déjà à Aix-en-Provence pour une municipale partielle. Depuis, elle a été de toutes les campagnes et a multiplié les déplacements, notamment pendant les dernières cantonales. Hulot, lui, n’avait quasiment jamais assisté à une réunion de militants avant le mois d’avril.

2 – L’ancienne magistrate a su aussi donner des gages et rassurer la base militante écolo. En martelant que son cadre naturel était une alliance avec les socialistes au second tour. En plaçant la sortie du nucléaire au cœur de ses revendications après Fukushima. Et en relayant, notamment dans les débats face à Hulot, quelques revendications identitaires comme la légalisation du cannabis ou l’arrêt du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (où la planète écolo a encore défilé le week-end dernier). "Eva est plus en phase avec la culture du parti", résume un dirigeant d’EELV. Moins à l’aise qu’Hulot a l’oral, Eva Joly a su aussi afficher dans les débats un discours politique plus musclé, cognant sur Sarkozy ou insistant sur la nécessité pour elle d’augmenter les impôts. "Elle est plus ancrée dans la réalité d’une politique gouvernementale", analyse Yannick Jadot, l’un de ses plus proches soutiens.

3 – Son concurrent l’a sous-estimée. Hulot et ses proches se sont vus trop beaux. Ils se sont laissés intoxiquer par les sondages, qui donnaient l’avantage au père du Pacte écologique auprès des Français ou auprès des sympathisants (mais souvent avec des échantillons riquiqui). Ils ont cru aussi que la candidature Joly était plombée car beaucoup de militants doutaient réellement de la capacité de la Franco-Norvégienne à mener une bonne campagne dans les médias. "Il y a des anti-Hulot mais il n’y a pas de pro-Joly", disait par exemple un "hulotiste" il y a quelques semaines. Les résultats prouvent le contraire : il y a sans doute bien eu un vote anti-Hulot de certains militants, lié à son passé à TF1 ou aux ex mécènes de sa fondation. Mais il y a aussi eu un vote pro-Joly.

4 – "L’équation personnelle" de la candidate, comme dit son directeur de campagne Sergio Coronado. L’image de "Madame anti-corruption" et de championne de l’éthique dont bénéficie l’ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf a payé. "Elle incarne des valeurs en faillite dans ce pays", explique Noël Mamère. Signe de l’effet Joly : beaucoup de jeunes militants écolos – à l’instar de Julien Bayou, fondateur de "Sauvons les riches" - se sont engagés pour "Eva". Une partie des 15.000 nouveaux "coopérateurs" inscrits pour la primaire aussi. Or beaucoup de pro-Hulot avaient un peu vite conclu que la grande majorité avait adhéré pour soutenir l’ex présentateur d’Ushuaia. Or popularité ne rime pas toujours avec vote.

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:00

bandeau blog Segolene Royal 2012

par l'Equipe de Ségolène ROYAL  -  le 11 juillet 2011


Ce matin le PDG de TOTAL a annoncé une nouvelle hausse de 1 à 4 centimes du prix de l'essence en ajoutant à propos de la hausse des prix du carburant  "il va falloir s'y habituer" !

Cette annonce intervient alors qu'un récent rapport établi par l'institut Research Lab démontre, sur la période 1990 à 2011, que les pétroliers ne répercutent pas la baisse des cours du brut à la pompe. Ce rapport prouve ce que tous les Français savent bien, et particulièrement ceux qui habitent en milieu rural ou en banlieue qui utilisent beaucoup leur voiture :
Lorsque le prix du baril augmente, le prix du carburant à la pompe augmente, mais par contre lorsque le prix du baril baisse, le prix à la pompe ne répercute pas cette baisse ! Autrement dit les groupes pétroliers se comportent comme des profiteurs des variations du prix du pétrole. Le cas de TOTAL est particulièrement symbolique : en plus, ce groupe ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France alors qu'il a réalisé 10 milliards d'euros de bénéfices l'année dernière.

Ce nouvel épisode du scandale du prix de l'essence intervient alors que Ségolène Royal a proposé depuis le mois d’avril que le prix des carburants soit bloqué. Il suffit pour cela au gouvernement de prendre un décret. L'article 410-2 du code du commerce le permet. Le gouvernement Bérégovoy  avait pris cette décision au début des années 90, il est donc possible d'agir.

L'équité c'est aussi d'obliger le groupe TOTAL a payer des impôts en France. Ségolène Royal propose notamment de supprimer le dispositif du "bénéfice mondial consolidé" qui a couté a l'Etat 302 millions d'euros en 2010.

Autre combat sur le front de la lutte contre la vie chère : celui des marges de la grande distribution. Le rapport du 27 juin de l’Observatoire des prix et des marges alimentaires affirme que "les marges brutes de la distribution sur 10 ans sont à la fois très confortables et peu influencées par l’effondrement des prix aux producteurs". Des exemples ? La marge brute de la grande distribution sur un melon est de 50 % ; celle sur la viande rouge a augmenté constamment alors même que les revenus des éleveurs diminuent ; quant au lait longue conservation, la marge brute des enseignes a doublé quand celle des producteurs diminuait !

Voila pourquoi le blocage des prix de 50 produits de première nécessité doit être imposé aux grandes surfaces qui ne cessent d'augmenter leurs marges quand tant de citoyens connaissent eux des difficultés financières. Ces écarts entre la situation du plus grand nombre et les comportements de prédateurs de quelques grands groupes ne sont plus tolérables. L'exigence de la lutte contre la vie chère a réveillé les révolutions démocratiques sur l'autre rive de la Méditerranée.

 

En 2012, Ségolène Royal propose de la placer au coeur d'une Présidence équitable.

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