Trois mois après le remaniement "à droite toute" qui devait remettre la République irréprochable en ordre de marche, un nouveau remaniement tente de donner à notre pays l’illusion du mouvement quand il ne s’agit, misérablement, que de cacher la réalité des "affaires. Trois mois de perdus quand, dans le même temps, le monde a changé.

Le remaniement devient un leitmotiv. En quatre ans, une quinzaine de ministres ont été remerciés parce qu’ils ne faisaient pas bien dans la photo, sans que l’on mette en cause la nature même de l’objectif et la dramatique pauvreté du photographe. A chacune de ces occasions, il s’est agi de colmater ici, d’éponger là, sans rien changer du sentiment de honte et de dépréciation qu'endurent les Français. A aucun moment, ces remaniements successifs n'ont été faits dans leur intérêt ni dans celui du pays.

"La valse des ministères donne une image ridicule de notre pays" disait Nicolas Sarkozy le 12 juillet : il avait raison.

 

Les Bordelais sont dans une situation particulière. Leur Maire qui avait "Bordeaux à cœur" en mars 2008 (son slogan de campagne municipale), n’a dorénavant d’ «étrangères» que les affaires de notre ville. Occupé continûment de sa carrière nationale, il retrouve aujourd’hui un ministère prestigieux qui conforte sa position de numéro deux du gouvernement mais l’éloigne encore un peu plus des intérêts des Bordelais.

Les malheurs des uns font le bonheur des autres, Juppé monte quand MAM descend, les chaises musicales donnent l’illusion du mouvement à un gouvernement qui n’en peut plus.

En réalité, il ne s’agit plus aujourd’hui que de résister. Seize mois d’attente du scrutin présidentiel et aujourd’hui, à notre portée, l’élection cantonale. Ce dont il s’agit en effet dans cette élection, c’est de manifester notre confiance aux institutions qui pallient depuis des mois les injustices de la politique gouvernementale et tiennent le beau visage de la République hors de l’eau en attendant un nouveau départ pour notre pays.