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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:00

gaetan-gorce.jpg

 

Assemblée nationale

Séance du mardi 11 janvier 2011

Question de Gaëtan GORCE au gouvernement

 

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Depuis plusieurs jours, se déroulent des évènements sanglants en Algérie et en Tunisie.

Ces évènements sont la conséquence d’une dégradation sensible de la situation économique et sociale intérieure.

Mais ils traduisent aussi le malaise profond de la population confrontée à la pauvreté et au chômage alors que le produit des richesses naturelles dont regorge leur sous-sol ne bénéficie qu’à des minorités.

Ces évènements ont été durement réprimés, donnant lieu au moins à des dizaines de morts. En Tunisie, les communications avec l’extérieur ont même été restreintes et le travail des journalistes, notamment du correspondant du Monde, a été gravement entravé.

 

Compte-tenu des liens qui nous unissent historiquement avec ces deux pays, ces événements n'ont pu être, de ce côté-ci de la Méditerranée, que très douloureusement ressentis.

Dans un tel contexte, le silence prolongé de la France, puis l’extrême prudence des déclarations récentes du Quai d’Orsay ont déçu et choqué, non seulement les défenseurs des Droits de l’Homme, mais aussi tous ceux qui ont conscience des enjeux de ces événements pour l'avenir de nos relations avec tout le Nord de l'Afrique.

 

Cette attitude, permettez-moi de vous le dire, n'est pas à la hauteur de l'amitié que la France porte à la Tunisie et au peuple tunisien.

La France doit se ressaisir et s’exprimer désormais d’une voix forte, à la fois pour condamner la répression et ses auteurs et pour encourager un indispensable processus de réforme.

Ou bien allez-vous rester prisonnier de cette fausse alternative selon laquelle entre les Islamistes et des pouvoirs autoritaires et parfois corrompus, il n’y aurait rien ?


Gaëtan GORCE, Député de la Nièvre

Vice-président du Groupe socialiste, radical et citoyen

en Charge des Droits de l'Homme

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:00

 

Après le départ de Ben Ali, ce n'est pas sa destination finale qui est maintenant préoccupante, mais le devenir de la Tunisie suite à ce soulèvement du peuple. Les jours qui vont suivre vont être décisifs pour la démocratie, à commencer par l'espoir d'élections libres ...

manifestation-en-tunisie.JPG 

 

Ben Ali a quitté la Tunisie,

incertitude sur sa destination

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 14.01.2011 

 

Le régime est confronté à une contestation sans précédent de son pouvoir. Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi assure l'intérim de la présidence et s'engage à respecter la Constitution.

Le président Zine El Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, annoncent vendredi 14 janvier des sources gouvernementales. Ben Ali était au pouvoir depuis 23 ans. Son pays de destination n'était pas immédiatement connu. 

L'avion du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 19h GMT (20h heure de Paris) l'espace aérien maltais "en direction du Nord", a indiqué un porte-parole du gouvernement. "Ben Ali ne vient pas à Malte et le gouvernement n'a aucune indication qu'il viendra à Malte", a par ailleurs déclaré le chef de la diplomatie maltais, Tonio Borg.
Des rumeurs ont également fait état de l'éventuelle arrivée du chef d'Etat en Italie. Mais le ministère italien des Affaires étrangères a qualifié ces rumeurs d'"infondées".
Interrogé par Nouvelobs.com, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas voulu commenter l'hypothèse de sa venue en France. Il n'y a "pas de demande d'accueil" de Ben Ali, déclare-t-on. Selon lemonde.fr, "un avion en provenance de Tunisie s'est posé au Bourget vers 19h30, transportant une fille et une petite-fille" de Ben Ali. Un autre avion "serait en route pour Paris". 

Arrangement avec la Constitution 

Le président tunisien par intérim, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, a lancé vendredi soir un appel à l'unité des Tunisiens, toutes sensibilités confondues, en annonçant qu'il assume désormais le pouvoir. Il s'est engagé au respect de la Constitution.

"Conformément à l'article 56 de la Constitution (...), j'assume provisoirement à partir de cet instant la charge de président par intérim", a annoncé Mohammed Ghannouchi, 69 ans. Cet article dispose qu'"en cas d'empêchement provisoire, le président de la République peut déléguer par décret ses attributions au Premier ministre à l'exclusion du pouvoir de dissolution de la chambre des députés".

Le recours à cet article a été contesté un constitutionnaliste, Sadok Belaïd, qui a parlé sur la télévision Al-Jazira du Qatar d'une "grave erreur". Il a estimé qu'on aurait dû s'appuyer plutôt sur l'article 57 qui prévoit qu"en cas de vacances du pouvoir pour cause de décès, démission ou empêchement absolu, le président de la chambre des députés est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim" qui doit organiser des législatives dans un délai maximum de 60 jours. 

Le nouveau président, filmé dans le palais présidentiel de Carthage, a lu debout sa déclaration entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.

"Je m'engage à respecter la Constitution et à mettre en oeuvre toutes les réformes sociales et politiques (...) qui ont été déjà annoncées en collaboration avec les partis politiques et les composantes de la société civile", a déclaré Mohammed Ghannouchi. 

Des dizaines de morts

Acculé vendredi par des milliers de manifestants, à Tunis comme en province, exigeant son départ immédiat, le président Ben Ali avait multiplié, sans succès, les annonces depuis jeudi pour tenter de mettre un terme à un mois d'émeutes et manifestations violemment réprimés par les forces de sécurité.

Cette répression avait fait des dizaines de morts, suscitant les vives inquiétudes de la communauté internationale.

Le gouvernement tunisien a annoncé avoir décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays avec un couvre-feu de 18hà 6h du matin, l'interdiction des rassemblements sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout "suspect" refusant d'obéir aux ordres. Des pillages ont été constatés par des témoins, en fin de journée à Tunis.

Totalité de l'article :  ICI

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:00

sur-BFM-TV-le-9-janvier-2011.jpg   

Ségolène ROYAL propose l'interdiction

des licenciements boursiers

par L'Equipe de Désirs d'avenir  -  le 9 Janvier 2011 

 

Invitée pour la première émission de BFM-TV 2012 / RMC / LePoint, Ségolène ROYAL a pu développer sa vision de la France, une France qui renouerait avec sa promesse républicaine "considérablement affaiblie depuis trois ans" :

"Je veux rétablir la promesse républicaine, valeur fondamentale de la France" a-t-elle ainsi déclaré.

Interrogée par Olivier Mazerolle sur ce que serait "la prise de position éthique d'une campagne de Ségolène Royal", elle a déclaré :
"la barbarie d'aujourd'hui ce sont les hommes et les femmes qui sont considérés comme des choses dans certaines entreprises et qui sont liquidés lorsqu'il faut chercher une rentabilité boursière immédiate. (...).
Une décision très claire, très ferme, immédiate que je prendrais sera celle d'une interdiction des licenciements boursiers."

Reprenant sa proposition émise lors de sa rencontre à Cergy avec les ouvriers de LU, Ségolène Royal a expliqué :
"Il faut inscrire dans la loi l'interdiction des licenciements boursiers et pour que ces grandes entreprises cotées en bourse comprennent bien le message il faudra prévoir le remboursement immédiat de l'ensemble des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent ou qui licencient lorsqu'elles font des profits". 

----------------------------------------------------------- 

Olivier Mazerolle : Vous avez revendiqué l’héritage de François Mitterrand. La campagne de 1981, de François Mitterrand, avait été marquée par une prise de position morale très forte sur la condamnation de la peine de mort, il avait dit d’ailleurs qu’il abolirait la peine de mort s’il était élu président de la République alors que la majorité des Français était favorable à cette peine. Quelle pourrait être la prise de position morale, éthique, de Ségolène Royal, en 2012 ?

Ségolène Royal : d’abord, merci d’avoir rappelé, c’est vrai, cet engagement de François Mitterrand qui résume bien la grandeur du personnage historique qu’il était, puisqu’il a pris ce risque politique en pleine campagne présidentielle sachant qu’il allait à l’encontre de l’opinion majoritaire des Français, et s’il l’a fait c’est parce qu’il considérait que la peine de mort était une forme de barbarie. Alors vous me demandez maintenant quelle décision je prendrais dans cette hypothèse : bon, nous n’en sommes pas encore au débat sur les projets, j’y travaille beaucoup comme vous le savez, et le temps viendra et notamment dans le cadre du débat des primaires pour dire très clairement et très franchement à l’ensemble des Français ce que les uns et les autres nous aurons l’intention de faire. Et dans ces primaires, je dirai très clairement et très franchement ce que j’aurai l’intention de faire, même s’il s’agit de choses impopulaires. 

Olivier Mazerolle : et vous avez une idée… éthique, comme ça, qui pourrait marquer l’ambiance de votre campagne ? 

Ségolène Royal : je dirais peut-être que la barbarie des temps modernes, la barbarie d’aujourd’hui, qu’est-ce que c’est que la barbarie d’aujourd’hui ? Ce sont les hommes et les femmes qui sont considérés comme des choses dans les entreprises, dans certaines entreprises, et qui sont liquidés lorsqu’il faut chercher une rentabilité boursière ou une rentabilité financière immédiate. Et ça je ne l’accepte pas.

Je n’accepte pas cette ‘chosification’ des hommes et des femmes et je pense qu’il faudra remettre de la dimension humaine dans toutes les politiques. 

Alors une décision très claire, très ferme, immédiate que je prendrai ce sera celle de l’interdiction des licenciements boursiers, puisqu’on l’a vu récemment, et je l’ai vu en allant rencontrer les ouvriers de l’usine LU, que 10 ans après les tribunaux leur ont donné raison, et ont déclaré que ces licenciements boursiers étaient illégaux. Alors moi je pense qu’il faut inscrire dans la loi l’interdiction des licenciements boursiers, et pour que ces grandes entreprises cotées en bourse comprennent bien le message, pour que ces interdictions soient bien efficaces, il faudra prévoir le remboursement immédiat de l’ensemble des aides publiques reçues par les entreprises qui délocalisent ou qui licencient lorsqu’elles font des profits. Et croyez moi, ça fait beaucoup, beaucoup d’argent, car les allègements fiscaux et les allè… 

Olivier Mazerolle, lui coupant la parole : qu’est-ce que… qu’est-ce que c’est qu’un licenciement boursier, parce que beaucoup d’entreprises disent : mais on a encore de bons chiffres d’affaires, on est encore rentables, mais  ça ne va pas durer, donc il faut prendre les devants ? 

Ségolène Royal : alors c’est très simple, parce qu’un licenciement boursier a été défini maintenant par les tribunaux : un licenciement boursier c’est un licenciement qui n’a aucune raison d’être, c’est-à-dire dans une entreprise qui fait des profits, dans une entreprise qui est florissante, mais dans une entreprise qui veut encore gagner plus d’argent, ou bien dans une entreprise qui subit le diktat d’un marché financier, c’est à dire de fonds qui se sont investis dans cette entreprise, et qui exigent une augmentation de la rentabilité immédiate de ces fonds placés, aux dépens des hommes et des femmes qui travaillent dans cette entreprise et qui ont fait la valeur capitalistique de l’entreprise.

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 10:00

 

Ségolène Royal sur BFM-TV le 9 janvier :

"Soit Dominique intègre dans son programme

les propositions que j'ai l'intention de porter, et nous partons en équipe" ...

soit les primaires trancheront !


rappel-soir-du-6-mai-2007---BFM-TV.jpg

 

Première invitée de la nouvelle émission BFM-TV 2012 / Le Point / RMC le 9 janvier, Ségolène ROYAL a été questionnée sur ses ambitions présidentielles.

Après un rappel en image sur le soir du 6 mai 2007, Olivier Mazerolle demande : " Vous n’avez jamais abandonné, finalement, c’était le soir de votre défaite quand même, vous n’avez jamais abandonné cette idée de vous représenter ?"

 

Réponse de Ségolène ROYAL :

"Jamais ... pas un seul jour"

"C’est quelque chose que j’ai ancré au plus profond de moi, maintenant, comme je l’ai dit, ce n’est peut-être pas moi qui serai désignée, mais c’est un engagement, c’est vrai, c’est un engagement très profond, que j’ai nourri aussi au contact de mes mandats locaux. C’est-à-dire le goût de la politique, c’est le goût de la morale de l’action, la capacité à changer les choses."


Le thème des primaires ... et la sampiternelle question sur le retour éventuel de DSK :

 Ségolène ROYAL a livré là deux éléments nouveaux :

1)  si DSK revient, "je verrai s’il apparaît vraiment qu’il est dans une excellente situation pour pouvoir gagner"

...  "Excellente" place la barre décidément très haut.


2)  "soit il intègre l’ensemble des propositions que je fais, de la mutation économique, sociale, écologique , que j’ai l’intention de porter, dans son programme, et à ce moment-là en effet nous partons en équipe, soit il n’intègre pas cela dans son programme, et à ce moment-là les Français choisiront au cours du débat des primaires".

 

Question : quel dirigeant socialiste est-il prêt à intégrer dans son programme les propositions en matière de social-écologie, de renforcement du rôle de l'Etat, d'interdiction des licenciements boursiers, de retraite à 60 et 65 ans que fait Ségolène Royal ?

DSK pourrait-il le faire? Et sera-t-il en "excellente situation pour pouvoir gagner" s'il revient, probablement tardivement ?

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 16:00

 

Le 9 janvier, Ségolène ROYAL était la première invitée

de la nouvelle émission politique conjointe entre BFM-TV / Le Point / RMC 

 

Divisée en 5 parties, l'émission a commencé par une interview d'une vingtaine de minutes  par Olivier Mazerolle (de BFM). Les questions ont porté sur :


- l'assassinat de deux jeunes français au Niger et l'armée française, le terrorisme

- puis la  situation de la France

- enfin, les primaires au PS

 

envoyé par Leila-Agic

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 14:00

 

Pour ma part, je ne vois pas en quoi cette annonce de probable candidature est une surprise.
On peut avoir tous les avis possibles sur l'utilité ou le risque que cela représente, mais sur le plan événementiel, c'est dans la logique des choses.
Enfin, si on considère que les congrès des partis politiques servent à quelque chose (mais j'ai un doute !), par exemple à effectuer les grands choix, y compris électoraux, quand même ! 

 

En effet, lors de son 5è congrès en juin 2010 (ce n'est pas si vieux, et on connaissait déjà la situation politique, économique et sociale du pays), le MRC avait choisi :
1 - de ne pas participer aux primaires dans les conditions définies par le PS
2 - de soutenir son propre candidat en 2012

 

Et dès lors, une hypothèse forte apparaissait : Chevènement se positionne pour 2012

logo-MRC.jpg 

Chevènement envisage d'être candidat en 2012

Source : LIBERATION.FR  -  le 7 janvier 2011

 

"Je l’envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l’alternative", a-t-il dit.

 

Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, a indiqué vendredi envisager «sérieusement» d’être candidat à la présidentielle car selon lui il n’y a «personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn» pour incarner «l’alternative».

«Je l’envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l’alternative, donc j’y réfléchis et sérieusement», a déclaré Jean-Pierre Chevènement, interrogé sur LCI sur une éventuelle candidature en 2012. Il a précisé qu’il prendrait sa décision «avant l’automne».

«Je pense que la gauche peut gagner mais risque de décevoir, ce que je ne souhaite, et je voudrais la mettre au niveau, à la hauteur des défis», a expliqué le sénateur de Belfort.

L’ancien ministre socialiste a écarté un soutien à Jean-Luc Mélenchon qui ambitionne d’être le candidat du Front de gauche. «Mélenchon cherche à constituer un pôle de radicalité à gauche, ça n’est pas mon cas», a-t-il expliqué.

«Moi je m’adresse à tous les Français et je reste fidèle à ce que je disais en 2002: ce qui est nécessaire à la France c’est un candidat qui soit l’homme de la Nation».

Jean-Pierre Chevènement s’était présenté à la présidentielle de 2002 où l’émiettement de la gauche au 1er tour avait contribué à l’élimination du candidat du PS Lionel Jospin, devancé contre toute attente par le président du FN Jean-Marie Le Pen.

Quant à participer aux primaires présidentielles du PS pour 2012, le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen a lancé: «C’est une plaisanterie» car «Madame Aubry attend que M. Dominique Strauss-Kahn se décide, et à partir de là les jeux seront faits».

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Présidentielles 2012
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 11:00

 

le-sarko-500-est-dangereux.jpg

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Published by CORDIEZ Daniel - dans Humour - Dérision
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 10:00

bannière Lettre d'actualité de Ségolène

 

Chers amis de Désirs d'avenir,


Vous trouverez ci-dessous mon agenda de cette semaine.

Amicalement,

Ségolène Royal 

 

lundi 10 janvier - Poitiers à 12H30 : vœux à la presse - Maison de la Région
 
jeudi 13 janvier - Saint-Jean d’Angély (17) à 15H30 : pose de la première pierre du Silo Bio Ouest pour le stockage et la valorisation de produits céréaliers biologiques construit par la coopérative d’agriculture biologique CORAB, avec le soutien de la Région Poitou-Charentes
 
jeudi 13 janvier La Crèche (79) à 18H : réunion publique de vœux à la population (salle de l’Hélianthe)
 
vendredi 14 janvier au RICM (Régiment d'infanterie - chars de marine) de Poitiers : cérémonie pour les obsèques du caporal-chef décédé en Afghanistan
 
samedi 15 janvier – Cartoucherie de Vincennes à 14H30 : Université Populaire Participative sur l’Education

dimanche 16 janvier – 12H45 : Dimanche+ sur Canal+

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 19:00

 

Certains, je n'en doute pas, vont en faire des tonnes !

Quoi, elle se prend pour qui ! Et son ego ...  démesuré bien sûr, etc, etc ...

Oui, depuis longtemps, au fond d'elle même, Ségolène a envie de succéder à François Mitterrand, le seul socialiste ayant accédé à la présidence de la République.

Et alors ? Personnellement, je trouve cette ambition préférable, et de loin, aux atermoiements et calculs alambiqués, ou considérations du genre "j'y vais si ..." ou "j'y vais sauf si ...". Qui durent depuis des mois, et ce n'est pas fini !!!

avec-Francois-Mitterrand.jpg

 

Ségolène Royal : "J’ai envie de succéder

à François Mitterrand"

Source : LEMONDE.FR  -  le 8 janvier 2011

 

Les dirigeants socialistes sont réunis, samedi 8 janvier, à Jarnac (Charente) pour célébrer le quinzième anniversaire de la mort de François Mitterrand. Dans un entretien au Monde Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, revendique avec force l'héritage mitterrandien et répond à ses détracteurs. Extraits.


François Mitterrand reste-t- il un modèle pour vous ?

Evidemment. Pendant sept ans à ses côtés à l'Elysée puis dans son gouvernement, ainsi qu'au Parlement, élue avec son soutien dans sa région natale, je n'ai jamais oublié ses engagements. Même quand il était impopulaire, je les revendiquais. Pourquoi d'ailleurs vous cacher que, lors de ma déclaration de candidature aux primaires pour la présidentielle, j'ai pensé à lui. Depuis longtemps, au fond de moi, j'ai envie de succéder à François Mitterrand par amour de la France, du peuple français, de son histoire, de sa culture.

Mais comme je l'ai toujours dit, si quelqu'un d'autre est mieux placé que moi pour que la gauche gagne, je le soutiendrai pour que le vœu de François Mitterrand se réalise. Il écrivait "Mon œuvre sera accomplie lorsqu'un autre socialiste sera à l'Elysée."

A nous socialistes de rester unis pour que ce soit le cas en 2012.

Avez-vous une revanche à prendre ?

Je n'ai aucune revanche à prendre, je regarde vers l'avenir. Je m'engage par conviction, parce que j'aime la France et les Français et que je pense pouvoir contribuer à la victoire de la gauche et au-delà de la gauche, de l'extrême gauche aux centristes humanistes en passant par les écologistes, de tous ceux qui veulent que ça change.

Vous savez, François Mitterrand a dû traverser les échecs, subir beaucoup d'épreuves et en apprendre les leçons avant de rencontrer l'adhésion du peuple français.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:00

 

Francois-Mitterrand---photo-officielle.jpg

par l'équipe de Ségolène ROYAL  -  le 7 janvier 2011 

 

Les discours et les mots de François Mitterrand sont d'une brulante actualité. Ainsi alors que le gouvernement a porté une très grave atteinte aux retraites et à la sécurité sociale, nous vous invitons à lire ou relire cet extrait de la Lettre aux Français que le président François Mitterrand a envoyée en 1988 aux citoyennes et aux citoyens de notre pays :

 

Lettre à Tous les Français  - La Sécurité sociale

 

La Sécurité sociale a été conquise par les millions de femmes et d'hommes qui avaient à se protéger de l'univers impitoyable des débuts de l'âge industriel. Ils souffraient d'exclusion, d'insécurité, de misère. Chacun de leurs droits faisait l'objet de dures batailles, parfois sanglantes, droit au salaire, droit au repos, droit à l'arbitrage, droit à l'instruction, droit de la femme, droit de l'enfant... Le récit de ces luttes jalonne l'histoire du siècle dernier et du nôtre. Il fallut longtemps pour que fût reconnu le droit à la sécurité. Les salariés obtinrent leur première victoire en 1930 avec les assurances sociales obligatoires.

La législation actuelle, due en 1945 au gouvernement du Général de Gaulle où siégeaient l'ensemble des courants politiques de l'époque, en est directement l'héritière. Ainsi naquit la Sécurité sociale. Ceux qui l'ont conçue, inspirés par les enseignements de la mutualité, toujours vivante chez nous, voulaient en faire un instrument de liberté et la soustraire, pour cela, à la loi de l'argent. Chacun devait cotiser en fonction de ses ressources et recevoir en fonction de ses besoins. Ce principe qui a, certes, subi des entorses en plus de quarante ans, a tracé une direction qui dure encore.

La France a pu de la sorte éviter la déviation d'une Sécurité sociale à deux vitesses, l'une pour les riches, l'autre pour les pauvres, et s'honorer d'un système de santé sans égal dans le monde.

Mais la crise est là. Les recettes diminuent, les dépenses augmentent. Le chômage, l'allongement de la vie, le progrès médical conjuguent leurs effets néfastes ou bénéfiques et creusent les déficits. Alors on s'interroge. Et s'ouvre le débat que l'élection présidentielle aidera à trancher. La santé, qu'on me pardonne de l'écrire, n'est pas donnée à tout le monde. La maladie et l'accident surgissent à l'heure imprévisible.

Peuvent-ils être traités par la loi du marché ? Le malade recevra-t-il des soins proportionnés à sa prime d'assurance, laquelle dépend de son revenu ? Médecine pour les riches, médecine pour les pauvres ?

Ce n'est pas la première fois que la Sécurité sociale connaît des difficultés. Le gouvernement de Pierre Mauroy, à peine formé, s'est trouvé, en mai 1981, devant un déficit des régimes sociaux tandis que le pouvoir d'achat des allocations familiales et du minimum vieillesse accusait un retard considérable.

Deux ans plus tard les comptes étaient redressés : 11 milliards d'excédent en 1983, 16 milliards en 1984, 13 milliards en 1985. A l'arrivée de la nouvelle majorité, la Sécurité sociale possédait de 20 à 30 milliards en trésorerie. C'était le fruit d'une sage gestion. Or, malgré trois plans de redressement depuis mars 1986, c'est un déficit de 19 milliards qui s'annonce pour 1988. Je sais qu'il n'est pas commode d'équilibrer la Sécurité sociale. Mais que veulent les dirigeants politiques ?

Les assurances privées sont à l'affût. Elles rôdent autour de la proie. Un signe, et elles s'en saisiront. Une psychose de faillite s'est répandue. Peut-être espérait-on, en dénonçant à tous les vents le fameux " trou de la Sécu ", que l'opinion finirait par admettre le recours massif aux formules individuelles d'assurances privées ou de prévoyance. De même, il n'était bruit que du coût du régime de la retraite, de l'impossibilité où l'on serait bientôt de payer. Affolement prématuré.

Les retraites auront probablement besoin de ressources nouvelles dans les prochaines années, mais elles ne sont pas à bout de souffle.

Peut-être espérait-on précipiter par ce discours la remise en cause de la retraite à soixante ans.

L'explication du déficit enregistré à la fin 86 par la branche maladie se trouve, je crois, dans des défaillances de gestion. L'erreur initiale du nouveau gouvernement a été de laisser filer en 1986 les dépenses de santé, pour les freiner ensuite de façon aveugle. Certaines mesures injustes pénalisant les grands malades et les personnes âgées, et sur lesquelles j'attends que l'on revienne, auraient pu être évitées. Des économies restent possibles, par exemple par l'évaluation des techniques médicales, par les soins à domicile, par la formation du corps médical à l'économie de la santé et par la prévention à laquelle les médecins généralistes devraient être largement associés. Le prochain gouvernement appréciera l'état réel des comptes. Le rapport des Sages et celui du Conseil économique et social l'y aideront.

Mais puisque l'élection présidentielle vous donne l'occasion de choisir, au-delà des personnes en présence, un type de société, vous avez à vous prononcer sur cette simple option : voulez-vous que, de proche en proche, la couverture sociale assurée par les régimes obligatoires se réduise, tandis qu'une part de plus en plus grande des prestations ne sera accessible qu'aux plus aisés ? Ou bien voulez-vous maintenir sans ambiguïté ce formidable acquis qu'est la Sécurité sociale ?

Vous connaissez mon choix : quoi de plus nécessaire que la solidarité des Français face à la maladie et à la vieillesse, telle qu'elle est assurée, suivant le principe de répartition, par notre régime général et nos régimes de retraite complémentaire ?

Le repli sur les assurances individuelles laisserait des millions de gens sur le bord de la route, rejetant les plus exposés et les plus démunis vers l'assistance pure et simple, tandis que le système d'assurance individuelle sélectionnerait les "bons risques" et laisserait à la collectivité la charge des "mauvais". Les salariés, cadres et non cadres, sont, comme moi, attachés à ce régime de répartition.

L'un dit " chacun pour soi ", l'autre dit " un pour tous et tous pour un ". Je respecte l'individualisme, mais, en pareil domaine, je préfère la solidarité.

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