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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 11:00

La France, la Nation, l'identité nationale :
ce que Ségolène ROYAL en a dit
Par Sophie BOUCHET-PETERSEN, équipe de Ségolène ROYAL
Site Désirs d'Avenir, le 28 octobre 2009


La France, la Nation, l'identité nationale : pour Ségolène Royal, ce n'est pas d'aujourd'hui...

Ségolène Royal porte de longue date une vision de la France, de la Nation et de l'identité nationale. Son mérite n'est pas seulement d'avoir été la première à en parler, pas seulement d'avoir reconquis un terrain abandonné à tort à la droite, pas seulement d'avoir assumé cette cohérence au fil des ans, mais aussi d'avoir dit avec constance des choses profondes et fortes en phase avec les interrogations légitimes des Français confrontés à une mondialisation anarchique, à une Europe souvent décevante et aux mutations accélérées de la société française.

Elle a eu raison contre ceux qui confondent Péguy et Pétain, le patriotisme populaire et le nationalisme obtus. Elle a eu raison, à rebours des conformismes d'une certaine gauche, de défendre depuis longtemps une conception de la Nation qui tient compte du visage de la France d'aujourd'hui.

Alors, parce que nous sommes fier(e)s d'affirmer avec Ségolène Royal l'actualité d'une conception fraternelle de la Nation, voici, dans l'ordre chronologique, divers extraits de ses discours, écrits et déclarations qui témoignent qu'elle n'a attendu ni 2007 ni 2009 pour porter une vision de l'identité nationale qui rime avec solidarité, hospitalité et ouverture au monde.

Nous aurions pu commencer plus tôt et poursuivre au-delà mais nous avons choisi de démarrer avec son discours de Cambrin, prononcé en avril 2006 devant une assistance majoritairement ouvrière, et de nous arrêter un an plus tard, en avril 2007, avec son grand discours sur Jaurès.

Quant à la droite sarkozyste qui vient d'accumuler couacs et désaveux jusque dans les rangs de sa majorité, il est clair qu'elle tente, une fois de plus, de faire diversion. On sait l'Elysée consommateur effréné de sondages en tous genres et, si l'on en croit la Cour des Comptes, peu regardant sur leur coût. On imagine donc sans peine qu'au fait de la défiance croissante de l'opinion, la droite a fait le calcul d'un opportun tintamarre sur cette question sensible. Faire, en vue de prochaines échéances électorales, le plein des voix de droite et d'extrême-droite n'est sans doute pas étranger à la soudaine promotion d'un sujet sur lequel, c'est le moins qu'on puisse dire, les approches divergent.

La ficelle, c'est sûr, est de taille, alors même que des politiques désastreuses minent la Nation en dressant les Français les uns contre les autres et portent atteinte à l'image internationale de la France.
Comme pour faire oublier combien les injustices – fiscales, sociales, scolaires territoriales et autres – la défigurent et la fragilisent.
Comme pour faire oublier ce mauvais parfum d'Ancien Régime qui flotte avec insistance sur la France où l'on fit une Révolution pour en finir avec les privilèges héréditaires qui reviennent au galop.

Raison de plus pour ne céder aucun pouce du terrain.
Raison de plus pour relire ou découvrir ce que Ségolène Royal en a dit.
Raison de plus pour ouvrir le débat sur Désirs d'Avenir.

Tous les discours et déclarations de Ségolène Royal sur la Nation :  ICI

30 avril 2006 : discours de Ségolène Royal à Cambrin (Pas de Calais), "aimer son pays c'est d'abord avoir le souci de le servir et non pas de se servir".

9 mai 2006 : discours de Ségolène Royal à Villeurbanne, "ce qui fait France ? Avancer ensemble avec nos différences et la multiplicité de nos talents".

27 juin 2006 : discours de Ségolène Royal à Soissons, évoquant la mémoire de Louis, fils de Jean Jaurès, tombé au front avant d'avoir 20 ans, et de tous ceux, nés ici ou ailleurs, de toutes origines et de toutes les couleurs, qui vinrent défendre le pays menacé.

20 août 2006 : discours de Ségolène Royal à Frangy, "quand le lien social se délite, c'est la Nation qui se fragilise".

29 septembre 2006 : discours de Ségolène Royal à Vitrolles, annonce officielle de sa candidature à la candidature, "ce n'est pas en trahissant la République qu'on relève la Nation".

17 novembre 2006 : discours de Ségolène Royal à Melle, après le vote d'investiture des militants socialistes, "c'est toujours quand le peuple s'y met que la France avance et bâtit un nouvel avenir".

17 janvier 2007 : discours de Ségolène Royal à Toulon, "une France qui accepte ce qu'elle est devenue – plurielle, diverse, colorée – et qui sache s'en réjouir et en tirer parti".

6 février 2007 : discours de Ségolène Royal à Paris (Halle Carpentier), "aimer son pays, c'est le vouloir meilleur".

11 février 2007 : discours de Ségolène Royal à Villepinte (présentation du pacte présidentiel), "la France, c'est ce drôle de pays qui, comme disait André Malraux, n'est jamais aussi grand que lorsqu'il l'est pour tous les hommes".

Mars 2007 : dans son livre « Maintenant », Ségolène Royal évoque l'importance de La Marseillaise, "ce n'est pas un chant sanguinaire et xénophobe mais un hymne révolutionnaire et patriotique".

23 mars 2007 : discours de Ségolène Royal à Marseille, "cette garantie d'une égalité réelle, c'est le premier fondement de notre identité nationale"; les 8.000 participants à ce meeting entonnent, à sa demande, la Marseillaise.

24 mars 2007 : à Correns, dans le Var, Ségolène Royal estime qu'il faut "reconquérir les symboles de la Nation" et que tous les Français devraient avoir chez eux le drapeau tricolore.

28 mars 2007 : interview de Ségolène Royal à Libération, "la Nation, telle que je la conçois, ne demande pas aux gens d'où ils viennent mais où ils veulent aller ensemble".

6 avril 2007 : discours de Ségolène Royal sur Jean Jaurès, à Carmaux, "Jaurès avait l'amour de la France, de la République et de la Nation".

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 10:00

Nicolas Sarkozy très remonté par les Guignols de l'Info de Canal+  ?
Source : LePost.fr  -  le 29 octobre 2009

Le président de la république Nicolas Sarkozy semblerait très remonté contre les Guignols de l'Info. C'est en tout cas ce que raconte Le Canard Enchaîné dans son édition du jour.
Et plus particulièrement sur le traitement de l'élection à l'EPAD de son fils Jean Sarkozy.

 

 

Il souhaiterait demander a Bertrand Méheut, le PDG de Canal+, la tête de son directeur adjoint Rodolphe Belmer.

Le président le jugerait responsable des "outrances" des Guignols selon Le Canard Enchaîné.

Canal + n'a pas souhaité réagir selon Ozap.

Jacques Chirac, le prédecesseur de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, avait jugé "sympathique" sa marionnettes en latex.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:00

Ségolène ROYAL était ce mercredi 28 octobre 2009 l'invitée politique de France Info. Elle a commenté l’actualité du jour :

- levée du secret défense, ventes d’armes mieux encadrées, rétro-commissions
- la tenue de l'Université Populaire Participative sur la souffrance au travail
- mais aussi l’avenir du PS



Segolene Royal sur France Info [28/10/2009]
envoyé par  segolene-royal-videos

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 08:00

Quand le Karachigate s'invite à l'Assemblée Nationale

Question du socialiste Bernard CAZENEUVE.
Michèle Alliot-Marie répond qu'une enquête préliminaire a été ouverte,
et "toutes les hypothèses sont ouvertes"
.

Quand Karachi s'invite à l'Assemblé Nationale...
envoyé par  politistution

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 20:00

François REBSAMEN  -  le 20 octobre 2009
La réforme territoriale annoncée
par le Président de la République
est un signe supplémentaire de la dérive du quinquennat


Le Président de la République a dévoilé "le grand chantier" de la réforme territoriale qui s’inscrit dans une démarche globale contre les collectivités (réforme de la carte territoriale, réforme de la fiscalité).


Une fois de plus, par dogmatisme, le Président de la République stigmatise les collectivités locales et remet en cause les principes de la décentralisation.


Hier elles étaient sommées de s’investir dans le plan de relance par leurs politiques publiques et de jouer le rôle d’amortisseur social de la crise.
Aujourd’hui le Président de la République les brocarde comme de mauvaises gestionnaires de l’argent public. Ainsi selon lui, il y aurait d’un côté les collectivités cigales et de l’autre l’Etat fourmi. Personne ne peut le croire !


Le Président de la République supprime la Taxe Professionnelle des entreprises, sans contrepartie en terme d’emploi. C’est une atteinte sans précédent à l’autonomie financière des collectivités et la perte d’une de leurs principales ressources.


Mais les grands perdants de cette suppression seront les ménages dont les impôts vont augmenter.


Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement use de l’argument budgétaire contre les collectivités.
Cette tendance s’est accélérée depuis que la gauche n’a cessé de remporter des territoires et d’être majoritaire dans les régions, les départements et les grandes villes de France. Ce projet de loi vise véritablement à réduire le nombre de collectivités… gérées majoritairement par la Gauche.

De plus, il caractérise un recentrage évident de la pratique démocratique, réduisant davantage les politiques de proximité menées par les élus locaux, au plus près des besoins des Français touchés par la crise.


Le projet du Président de la République est un signe supplémentaire de la dérive du quinquennat. Nicolas Sarkozy ne supporte pas l’existence de contre pouvoirs locaux et veut donc démanteler la décentralisation pour tenter de mettre la main sur les collectivités territoriales.


Il nous faut donc combattre ce projet de loi.
Ce combat pour la démocratie locale dépasse largement les clivages traditionnels et le fonctionnement administratif de nos collectivités.
Il aura lieu au Parlement, mais doit s’appuyer plus largement sur la mobilisation de tous les élus locaux et sur celles des citoyens qu’ils représentent.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 19:00

Epad : les vraies raison du retrait de Jean Sarkozy
Source : Agoravox  -  le 26 octobre 2009

La défaite aurait été humiliante. Si Jean Sarkozy a renoncé à briguer la présidence de l’EPAD, c’est en vérité parce qu’il allait perdre. En effet, depuis la gaffe de Luc Chatel, reconnaissant qu’il était possible - pour éviter un conflit d’intérêt - que les représentants de l’Etat ne prennent pas part au vote, la victoire de Jean Sarkozy était fort compromise.
Jean Sarkozy a déclaré sur France 2 qu’il ne briguerait pas la présidence de l’établissement public pour l’aménagement de la région de la défense (EPAD) afin "d’éviter une victoire entachée de soupçon". C’est faux ! Il semblerait que Jean Sarkozy ait renoncé à la présidence de l’EPAD afin d’éviter une défaite teintée d’humiliation ; une défaite qui aurait miné son avenir politique.

Explication :  
1- Dimanche 18 octobre
Après que Gaëtan Gorce (député socialiste - voir le blog) lui a fait remarquer qu’on ne pouvait pas parler d’une élection à la tête de l’EPAD, puisque 9 des 18 membres du conseil d’administration étaient des représentants de l’Etat, Luc Chatel, invité d’Europe 1, poussé dans ses retranchements par Jean-Pierre Elkabbach (le fait mérite d’être souligné), admet que les dits représentants de l’Etat pourraient ne pas prendre part au vote.
2- Lundi 19 octobre
Frédéric Lefebvre, Christine Lagarde, Bernard Accoyer, saluent de manière hypocrite la proposition de Gaëtan Gorce. Ils pensent que Jean Sarkozy sera toujours élu par 5 voix contre 4. 4 voix UMP + le représentant de la Chambre de commerce et d’Industrie de Paris (un ancien conseiller municipal de Sarkozy).
3- Mardi 20 octobre
Coup de théâtre, le représentant de la CCI de Paris (qui dans un premier temps avait manifesté un certain soutien pour Jean Sarkozy) déclare sur RTL qu’il pourrait ne pas prendre part au vote.

Sans lui, le rapport de force changeait du tout au tout. On retrouvait un équilibre, avec 4 voix en faveur de Jean Sarkozy et 4 voix en faveur de Patrick Jarry (maire communiste de Nanterre). Une égalité pure et simple qui n’aurait pas arrangé les affaires de Jean Sarkozy, puisque dans ce cas, la loi donne la victoire au plus âgé des deux.

Ainsi, la décision de Jean Sarkozy de se retirer est non seulement le fruit de la mobilisation sans précédent des citoyens au travers des nouveaux médias (une victoire de l’e-democratie - voir l’article), mais aussi et surtout le résultat d’un constat simple : la victoire était de plus en plus compromise. L’élection risquait de s’avérer humiliante et de peser sur l’avenir politique du jeune dauphin.

On a parlé de "maturité politique" pour qualifier cette décision, il ne s’agissait que d’un retrait stratégique. Jean Sarkozy n’avait pas le choix. Sa décision s’imposait, simplement.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 18:00

Démesure, folie des grandeurs, gaspillage. C'est fou ce que nous coûte les élus ...
je veux dire, surtout un !

Décidément, Sarko ne connaît pas la crise !

Sarkozy, très cher président de l'Union européenne
Source : Liberation.fr  -  le 26 octobre 2009

 

La Cour des comptes épingle le coût très élevé de la présidence française de l'Union entre juillet et décembre 2008, selon un rapport révélé par Mediapart.

Les six mois de présidence française de l'Union européenne - du 1er juillet au 31 décembre 2008 - ont coûté 171 millions d'euros à l'Etat, selon les calculs de la Cour des Comptes, dans un rapport révélé samedi par le site d'informations Médiapart. Une somme supérieure de 114 millions à celle dépensée par Jacques Chirac en 2000, lors de la dernière présidence tournante française. Selon la Cour des comptes, la moyenne des dépenses engagées par les différents pays est autour de 60 à 80 millions. Seule l'Allemagne a approché cette somme.

La Cour pointe une "programmation excessivement touffue" (489 manifestations, dont 9 sommets internationaux, 25 réunions interministérielles, 328 séminaires, des symposiums, etc.) et "l'utilité publique variable" de ces événements. L'institution présidée par Phillipe Séguin dénonce aussi de petits arrangements avec les procédures. "Trop d'événements ont été organisés dans l'urgence, est-il écrit dans le rapport. Il en est résulté des accommodements avec les règles de mise en concurrence."

Parmi les opérations les plus emblématiques de cette période, Mediapart pointe l'organisation le 13 juillet 2008 du dîner offert à 43 chefs d'Etat pour le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée. Une sauterie qui a coûté 1.010.256 euros.

Ce rapport vient d'être remis à la Commission des Finances du Sénat, qui l'avait commandé en octobre 2008.

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:00

Une majorité de Français est déçue par
le bilan de Nicolas Sarkozy
Source : NOUVELOBS.COM  -  26 octobre 2009

Sondage LH2-Nouvelobs.com  58% des personnes interrogées jugent que le bilan de la présidence est "négatif" et 22% le qualifient même de "très négatif". 19% des électeurs qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy au 1er tour en 2007 déclarent par ailleurs qu’ils ne lui redonneront pas leur voix s’il se présente à nouveau en 2012.

Alors que Nicolas Sarkozy arrivera à mi-mandat le 6 novembre prochain, le tableau s’avère assez critique puisque seuls 38% des Français jugent "positif" le bilan de la première partie de la présidence, 6% le jugeant "très positif ", selon un sondage LH2-Nouvelobs.com publié lundi 26 octobre. A l’inverse, 58% le jugent "négatif", et 22%, soit plus d’un Français sur cinq le juge même "très négatif".
C’est au sein du socle électoral traditionnel de Nicolas Sarkozy que l’on retrouve les personnes les plus satisfaites des actions entreprises pendant la première moitié de son mandat : retraités (50%) et personnes au revenu supérieur à 5000€ (44%). Les personnes aux revenus inférieurs à 1200 € ont également une opinion plus favorable sur les actions menées depuis l’élection de Nicolas Sarkozy (48%).
Si logiquement les sympathisants de l’UMP et électeurs de Nicolas Sarkozy dressent un bilan nettement plus favorable que la moyenne des Français, celui ci apparaît néanmoins en demi-teinte : 15% des sympathisants UMP et 23% des personnes ayant voté pour Nicolas Sarkozy au 1er tour de l’élection présidentielle de 2007 soit près d’un électeur sur 4 jugent le bilan "négatif", signe d’une certaine déception que Nicolas Sarkozy devra prendre en compte dans la seconde partie de son mandat. Au final, ce sont les cadres (32%), professions intermédiaires (29%) et employés (32%) qui s’avèrent le moins satisfaits du bilan de Nicolas Sarkozy, ainsi que les sympathisants du Modem (32%) et de la gauche dans son ensemble (17%).


Des électeurs à convaincre pour 2012

Si Nicolas Sarkozy se présentait aux élections de 2012 pour un second mandat, 30% des Français déclarent qu’ils voteraient pour lui, un résultat similaire à la part des voix qui se sont portées sur sa candidature lors du 1er tour de l’élection de 2007.
[ FA-BU-LEUX ! Vive Sarkoland ! ]

A ce stade, Nicolas Sarkozy peut bénéficier du soutien de son vivier traditionnel d’électeurs : 40% des personnes de plus de 65 ans voteraient pour lui, 37% des catégories socioprofessionnelles dites supérieures et par ailleurs 38% des Français aux revenus inférieurs à 1200€.
Néanmoins, preuve d’une certaine déception dans les rangs du président à l’égard des actions menées sous son début de mandat, 14% des sympathisants de l’UMP et 19% des personnes qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy au 1er tour en 2007 soit près d’une personne sur cinq déclarent qu’elles ne lui redonneront pas leur voix s’il se présente à nouveau en 2012. Par ailleurs, parmi les personnes jugeant le bilan de Nicolas Sarkozy positif à mi-mandat, la même proportion déclare qu’elle ne votera pas pour lui. Pour Nicolas Sarkozy, la seconde partie du quinquennat sera donc déterminante d’une part pour répondre aux aspirations des électeurs déçus et d’autre part, pour transformer la satisfaction à l’égard de l’action présidentielle en intention de vote.

Sondage réalisé par l’institut LH2 pour Nouvelobs.com les 23 et 24 octobre 2009, par téléphone.
Échantillon de 1006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 20:00

Dominique de Villepin :
"Je garde la main ouverte vis-à-vis de Nicolas Sarkozy "

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 16:00

Le cap des mille jours
par Jacques JULLIARD
 Source NOUVELOBS.COM  -  le 23.10.2009

Tout indique qu'un point d'exaspération a été atteint au sein même de la majorité.

On ne saurait dire que la proposition de Jean-Pierre Raffarin de faire passer la France au régime présidentiel (RTL, 14 octobre) ait fait un tabac dans la majorité. Et pour cause : Nicolas Sarkozy est contre ! Mais, direz- vous, en régime présidentiel nous y sommes déjà, et même au-delà, puisque l'on parle, à propos de l'actuel président de la République, d'«hyperprésidence». Et lorsqu'on propose d'adopter le régime présidentiel en France, la plupart des gens imaginent qu'il s'agit d'accroître encore les pouvoirs de celui-ci !
Or c'est exactement le contraire. Un véritable régime présidentiel, à l'américaine, se rapproche certes du nôtre - le président y est élu au suffrage universel -, mais il comporte trois différences essentielles :
1) Il n'y a pas de Premier ministre; c'est le président qui est à lui seul chef de l'Etat, chef de l'exécutif et leader de la majorité. Il est responsable, tandis que le président à la française ne l'est point.
2) Le Parlement n'a pas le pouvoir de le renverser.
3) En retour, il n'a pas le pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale.
C'est ce dernier point qui change tout. Le pouvoir quasi discrétionnaire dont jouit aujourd'hui le président sur l'Assemblée repose en effet sur la menace tacite qu'il fait planer en permanence, en cas de résistance des députés, de les renvoyer devant leurs électeurs. Et comme il contrôle le parti majoritaire, en l'occurrence l'UMP, il peut punir les députés récalcitrants en leur refusant l'investiture. Privez-le au contraire de cette arme de dissuasion nucléaire qu'est le droit de dissolution, et vous verrez progressivement les élus s'émanciper et reprendre leur rôle normal, qui est de contrôler l'exécutif. Par rapport à notre régime actuel, qui n'a de nom dans aucune langue politique reconnue, le régime présidentiel est un régime où la représentation nationale peut tenir tête au président sans risquer d'être réduite en cendres.
Pourquoi Jean-Pierre Raffarin a-t-il fait cette proposition ? Parce que, décidément, Nicolas Sarkozy se mêle de tout, tranche de tout, transformant des institutions démocratiques en régime du «bon plaisir», comme je l'ai noté la semaine dernière. C'est dans la majorité que la fronde est la plus forte. Le mécontentement - pis que cela : la colère suscitée par la volonté du président de promouvoir son fils à des fonctions exorbitantes de son âge et de sa compétence - vaut pour toutes les frustrations endurées antérieurement. Tout indique qu'un point d'exaspération a été atteint au sein même de la majorité. Il n'est pas jusqu'aux charges sabre au clair de Dominique de Villepin au cours du procès Clearstream qui ne jouent leur rôle dans cette partition querelleuse et discordante. Quoi qu'il arrive, nous sommes allés trop loin depuis cinquante ans dans la personnalisation du pouvoir pour que le passage au régime présidentiel ne s'impose pas très vite comme la seule solution viable.
Pour donner le change, les porte-voix de l'Elysée vont à l'envi répétant qu'en tout état de cause le cap de la troisième année d'un mandat présidentiel est une étape difficile, voire cruciale, et qu'il n'y a là rien que de très normal. Sans doute. A condition d'ajouter que c'est à cette échéance des mille jours (un peu plus, un peu moins) qu'une présidence décide par elle-même de son orientation définitive. On a vu successivement de Gaulle opter pour l'élection du président de la République au suffrage universel, Pompidou se prononcer pour l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Europe, Giscard mettre en veilleuse le libéralisme moral du début de son septennat, Mitterrand décider de rester dans le Système monétaire européen, Chirac faire le choix désastreux de la dissolution...
Et Sarkozy ? Sa première année fut libérale, la seconde dirigiste, et toutes deux fort dépensières. La France est rattrapée par la crise, le chômage, la dette. Personne ne sait ce que seront les choix définitifs. En matière politique, l'alternative véritable n'est pas entre l'ouverture à gauche et la fermeture à droite. Elle est entre l'ouverture sur la société et la fermeture sur l'Elysée. Entre le dialogue social et le fatal sentiment de l'infaillibilité.
Le danger qui guette Nicolas Sarkozy s'appelle la bunkérisation.

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