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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 23:00


Sur le blog de Jean-Louis BIANCO, un texte court ... qui en dit long : sur le grand écart entre le satisfecit général exprimé par le résident provisoire de l'Elysée et la réalité de son score en terme d'opinion favorable dans l'opinion, à mi-parcours de son 1er et dernier mandat
(espérons-le vivement !!!) : 


Nicolas Sarkozy ne sait pas lire les chiffres

Je lis aujourd’hui dans Le Figaro [ 16 octobre ] une interview de Nicolas Sarkozy dans lequel le chef de l’État déclare faire jeu égal à mi-parcours avec les précédents présidents de la République.


Si l’on en croit une récente étude (qui n’est pas rendue publique), je suis au regret de lui rappeler que cela n’est pas exact.


Si l’on prend les derniers locataires de l’Élysée, Jacques Chirac et François Mitterrand, on s’aperçoit qu’ils obtenaient dans leur dernier mandat (à mi-parcours) respectivement 45% et 55% d’opinion favorable quand Nicolas Sarkozy est à tout juste 39%…

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 22:00
Crise de régime
Source : letemps.ch
par Bernard GUETTA, le 17 octobre 2009

 

Il n’est pas sûr qu’il faille s’en réjouir. Sans doute est-ce une mauvaise nouvelle pour la France qui n’a pas de majorité alternative en réserve mais le fait est là. Une crise de régime gronde en France, non pas une crise institutionnelle qui menacerait le pays d’un chaos imminent mais une rupture morale entre le pays légal et le pays réel.

A mi-mandat bientôt, Nicolas Sarkozy n’a plus de base sociale. La gauche ne l’aime pas, la droite ne l’aime plus. La gauche et la droite se rejoignent dans un rejet de ce président qui, à force d’habiletés, tours de passe-passe et autres «triangulations» – l’art blairiste de prendre ses thèmes à l’autre camp pour désarmer l’adversaire – se retrouve maintenant seul à force d’avoir bravé et trompé tout le monde en même temps.

Tout s’est précipité en deux semaines. Premier temps, Frédéric Mitterrand, son ministre de la Culture, s’autorise de son approbation pour se solidariser de Roman Polanski, et sans la moindre nuance. La gauche, la droite, les femmes, les parents découvrent alors que leur pays et leur président, cette majorité censée incarner l’ordre et la loi, prennent fait et cause pour un homme auquel ils auraient été prêts à reconnaître toutes les circonstances atténuantes et le bénéfice du temps passé mais qu’ils ne sont certainement pas disposés à absoudre d’avoir eu des relations sexuelles avec une adolescente.

Par la voix d’un ministre auquel il avait donné son feu vert, le président se retrouve avocat d’un homme poursuivi, juridiquement parlant, pour viol sur mineure et cela ne passe pas. Cela passe d’autant moins que le Front national ressort alors le livre qu’avait écrit ce ministre pour raconter ses aventures avec des prostitués du tiers-monde. Remarquablement écrit, ce récit avait été un best-seller. Frédéric Mitterrand en avait été loué par la critique et les télévisions mais ce qu’un écrivain peut se permettre, un ministre ne le peut plus, en tout cas pas lorsqu’il prend ainsi position dans l’imbroglio Polanski.

C’était laisser penser que non seulement les élites se tiennent les coudes et se sentiraient au-dessus de lois mais aussi qu’une solidarité de dépravés les unirait. Ce n’est pas le cas? Non. Ça ne l’est aucunement. Tout est autrement plus complexe, infiniment moins caricatural, mais ce n’est pas un sentiment dont il fallait favoriser le développement, surtout lorsque le chef de l’Etat s’est largement fait élire sur la dénonciation de Mai 68, réduit à un cocktail de laxisme et de permissivité.

 

A ce stade-là, Nicolas Sarkozy est déjà en mauvaise passe et c’est alors qu’éclate une autre affaire, limpide, évidente, inadmissible, celle de la prochaine promotion de son fils Jean, 23 ans, à la tête de l’organisme de gestion de La Défense, le quartier d’affaires prospérant aux portes de Paris. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, le népotisme après l’indulgence pour des comportements qui n’en appellent pas dans la «France d’en bas» et la boucle se boucle.

Sauf accident de santé, Nicolas Sarkozy terminera son mandat mais sa majorité rue dans les brancards, le critique ouvertement, car un charme est rompu. Jusqu’à gauche souvent, la France avait aimé ce président si énergique et si jeune qui mouillait sa chemise sur tous les fronts mais, du jour au lendemain, il est devenu un ovni, l’homme qui pourfend le capitalisme après avoir promis une rupture libérale, qui ne s’entend pas avec Barack Obama après avoir été tellement à l’aise avec Georges Bush, qui a fait entrer l’auteur de La Mauvaise Vie dans son gouvernement après avoir pourfendu les soixante-huitards et qui pistonne son fils après avoir tant chanté le travail et le mérite. Cet homme n’est plus en prise avec la France.

Cela s’appelle une crise de régime.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 21:00
Ca aurait pu finir comme ça !!!       
Prince Jean renonce !
Etonnant, non ? Lui qui annonçait le 13 octobre, alors que la polémique enflait,, enflait, qu'il irait " jusqu'au bout" !

Charisme, courage, intelligence politique ... on a déjà entendu ces brillantes analyses, y compris dans les colonnes des méchants médias qui hier encore voulaient, paraît-il, la peau du pauvre résident de l'Elysée ...
Demain l'UMP, Frédo Lefebvre en tête, va peut-être nous ressortir les mêmes inepties, avec les mêmes mots préparés et venus du Très-Haut !

Noblesse, sens politique ? Et puis quoi encore ?
A mi-mandat de Sarko, c'est bel et bien un fiasco re-mar-qua-ble !!!
Reculade. Conscience que le ridicule avait ses limites. Peur d'une saine colère des français. Perception d'être la risée de la planète !

Bon, aujourd'hui cette affaire se termine. Que nous réserve le clan, pour demain ?
Coup foireux contre notre démocratie ... contre le sort des plus faibles d'entre nous, dans la continuité de ces sinistres deux ans et demi. 

Epad : Jean Sarkozy retourne à ses chères études
Source : Marianne2.fr  -  le 22 octobre 2009

Jean Sarkozy vient de l'annoncer sur France2 : il renonce à briguer la présidence de l'Epad.
Finalement, non. L'élection, le 23 octobre, de Jean Sarkozy au conseil d'administration de l'Epad devait être un prélude à sa désignation le 4 décembre prochain à la tête de l'établissement . Il n'en sera rien : il a annoncé au 20h de France 2, ce 22 octobre, qu'il renonçait à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense. Il a dénoncé une "campagne de manipulation et de désinformation". Et affirmé qu'il ne voulait pas "d'une victoire qui porte un tel soupçon de favoritisme".

Bien évidemment, les vraies raisons sont à chercher ailleurs. Sans doute du côté des sondages qui, comme celui du CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, montraient que 64% des Français étaient critiques vis-à-vis de la candidature de Monsieur fils. Et, plus grave, 51% des sympathisants de droite!

Bien que Jean Sarkozy affirme qu'il a pris sa décision seul, il apparaît évident que l'Elysée est derrière ce coup de théâtre. "Est-ce que j'en ai parlé au Président? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père? Oui", a d'ailleurs déclaré Jean Sarkozy. Entre son fils et son fonds électoral, Nicolas Sarkozy n'a donc pas hésité longtemps.

Il faut reconnaître que ça urgeait: même les lecteurs du Figaro — la pravda élyséenne — ne supportaient pas que Sarkozy cherche à imposer son fils de 23 ans à la tête d'un établissement public chargé de l'aménagement du premier quartier d'affaires européen. L'éditorial d'Etienne Mougeotte le 16 octobre dernier, intitulé "Fin de la récré" avait déclenché des torrents de protestations, chez les lecteurs comme en interne.
Il fallait donc exfiltrer dare-dare le prince Jean. C'est chose faite.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 08:00

Cela devait arriver, et c'est tant mieux ! Quoi de plus logique : quand une élection est entâchée de fraudes, on revote.
En Afghanistan, en tous cas !
Oui, c'est là-bas ... pourquoi, vous pensiez à quoi ???

Selon les résultats officiels,
Karzaï est contraint à un second tour
Source : LEMONDE.FR  -  le 19 octobre 2009

Le président sortant Hamid Karzaï a recueilli 49,67 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle en Afghanistan, ce qui le contraint à disputer un second tour le 7 novembre face à son principal rival Abdullah Abdullah, selon le résultat officiel de la commission électorale.

Le président américain Barack Obama a salué l'acceptation de l'organisation d'un second tour par le sortant Hamid Karzaï et évoqué un "précédent important pour la nouvelle démocratie en Afghanistan".

"L'annonce du second tour permet de dénouer une crise politique grave", estime Frédéric Bobin, correspondant du Monde en Asie du Sud. Cela va permettre à Hamid Karzaï d'apparaître comme "un beau joueur" et de "réhabiliter son image auprès de la communauté internationale".

Pour écouter, cliquez-ici : 

 

La commission des plaintes électorales afghanes (ECC) avait ordonné lundi 19 octobre l'invalidation des bulletins de 210 bureaux de vote de la présidentielle (sur 25 450 au total). Cette commission, composée d'Afghans et d'étrangers et soutenue par l'ONU, a fait état de "preuves claires et convaincantes de fraudes" dans ces bureaux. Elle a donc ordonné à la commission indépendante électorale (IEC), qui doit annoncer le résultat final du scrutin du 20 août, "d'invalider un certain pourcentage des voix de chaque candidat", sans plus de précisions.

Selon deux diplomates proches de l'ECC cités par l'agence AP, cette commission a invalidé près d'un tiers des voix en faveur du président sortant, Hamid Karzaï. Son score, jusqu'ici établi à 54,6 %, devrait donc passer sous la barre des 50 %, ce qui le forcerait à affronter au second tour Abdullah Abdullah, qui avait obtenu 27,8 % des suffrages. Democracy International, un groupe d'observateurs américains, a évalué dans la foulée le véritable score d'Hamid Karzaï à 48,3 %. L'entourage d'Abdullah Abdullah évoque lui aussi un score de 48 %, tout comme un diplomate occidental contacté par l'AFP. Mais  l'ECC elle-même, sollicitée par l'AFP, a refusé de confirmer.

KARZAÏ S'ENGAGE AUPRÈS DE L'ONU

Autre incertitude de taille : si l'IEC, réputée proche de M. Karzaï, se conformera comme le prévoit la Constitution aux ordres de l'ECC. Un diplomate étranger, cité par l'agence Reuters, ne cachait pas ses doutes à ce sujet. D'autant que, dans la matinée, un membre de l'état-major de campagne du président sortant a mis en cause "le mode de traitement (...) des bulletins suspects" par l'ECC.

Londres et Washington ont tenté de prévenir une telle situation. "Nous appelons l'IEC à appliquer ces ordres rapidement et attendons avec impatience de voir les résultats finaux certifiés", a déclaré une porte-parole du Foreign Office. Les Etats-Unis ont affirmé qu'il était "extrêmement important" que le gouvernement afghan soit légitime. "C'est maintenant aux Afghans de démontrer qu'ils croient eux aussi en cette légitimité", a insisté le porte-parole de la Maison Blanche. L'ONU a annoncé que son secrétaire général Ban Ki-moon a appelé Hamid Karzaï, qui s'est engagé à "respecter le processus constitutionnel".

Lors du second tour le 7 novembre, "un taux de participation inférieur au premier tour risque de jeter une ombre sur la crédibilité du scrutin", explique Frédéric Bobin, correspondant du Monde en Asie du Sud.

 

Pour écouter, cliquez-ici :

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 16:00

Réaction de Ségolène Royal sur la charge UMP contres les médias,
accusés de monter un complot contre le résident de l'Elysée :


envoyé par  daniel-c

Charge de Lefebvre contre les médias :
"c'est pas sérieux"   (Ségolène Royal)
 Source : LEMONDE.FR  -  le 19 octobre 2009

Ségolène Royal s'est étonnée lundi à Poitiers de la nouvelle charge du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, contre les médias qu'elle a jugée, avec une certaine ironie, "pas sérieuse".

"Il (Nicolas Sarkozy) contrôle pas mal de médias. Donc, c'est paradoxal que les médias qu'il contrôle montent des complots contre lui. C'est pas sérieux", a lancé en souriant à la presse Mme Royal, en marge d'une rencontre avec des producteurs de lait au conseil régional.

A une question sur la nomination possible de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'Aménagement de La Défense (Epad), la présidente de la région Poitou-Charentes a répondu: "Je m'éloigne de toutes ces polémiques nationales ou opérations d'appareils. Cela ne m'intéresse pas. Je ne m'occupe pas de ces histoires. La politique, c'est le concret, l'action opérationnelle, être présent sur le terrain".

"Les Français sont confrontés à des problèmes très graves. Ils en ont assez de ces polémiques très éloignées des préoccupations quotidiennes", a conclu Ségolène Royal.

Un peu plus tôt dans la journée, Frédéric Lefebvre avait lancé devant la presse une nouvelle charge contre les médias et les "vilenies" de "certains journalistes", qu'il a accusés de vouloir "faire trébucher" Nicolas Sarkozy.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 14:00

Les journalistes dans le collimateur
de Nicolas Sarkozy

Source : Lepoint.fr  -  le 21 octobre 2009

Nicolas Sarkozy s'est livré à son exercice favori : la critique des journalistes. 

Le chef de l'État a autorisé ses porte-parole à lancer l'offensive contre les médias, accusés, notamment par Frédéric Lefebvre, de vouloir "détruire" le chef de l'État. Lui-même ne s'est pas privé de critiquer quelques représentants de la presse lors de l'entretien qu'il a accordé aux journalistes du Figaro . Selon nos informations, à la fin de cet entretien mené par pas moins de six confrères (Étienne Mougeotte, Gaëtan de Capèle, Philippe Goulliaud, Charles Jaigu, Paul-Henri du Limbert et Guillaume Tabard), le président de la République s'est livré à son exercice favori : la critique des journalistes.

Notre confrère Charles Jaigu a eu droit à une remarque désobligeante. Agacé par l'affaire "Jean Sarkozy", le chef de l'État a fait remarquer au journaliste du Figaro qu'il était mal venu de lui faire un procès "en fils de". La vanne présidentielle n'est compréhensible que si l'on sait que Charles Jaigu est lié à la famille Wendel... (Ernest-Antoine Seillère, l'ancien patron du Medef). "C'est une remarque pas très finaude", commente-t-on au sein de la rédaction du Figaro où l'anecdote s'est très vite répandue. Contacté par lepoint.fr, l'Élysée dément.

Éric Fottorino agace le chef de l'État
Mais la diatribe présidentielle s'est surtout concentrée sur deux grands absents : Éric Fottorino, le patron du Monde , et Christophe Barbier, le patron de L'Express, considéré comme "la tête de Turc" favorite du président en raison de quelques éditos mal digérés depuis l'été dernier. Du côté de Fottorino, la fâcherie était plus récente. Le patron du Monde venait, en effet, de publier un édito, intitulé "Brouillage" (le 13 octobre), qui n'a pas eu l'heur de plaire à Nicolas Sarkozy. "(...) Laisser Jean Sarkozy, 23 ans, toujours étudiant en droit, briguer la présidence de l'Établissement public de La Défense, voilà de quoi douter de l'impartialité du pouvoir en place", écrivait le patron du Monde avant d'ajouter, quelques lignes plus loin : "Ce qui sidère, c'est moins l'appétit du fils que le laisser-faire du père. Quand on est chef d'une nation démocratique, tout n'est pas permis. Ce n'est écrit dans aucun manuel, mais il est des choses qu'on ne fait pas, qu'on ne s'autorise pas."

C'est donc à la suite de cet agacement présidentiel que la consigne a été donnée à l'UMP de faire feu de tout bois contre les journalistes. Lundi, Nicolas Sarkozy donnait lui-même le ton devant les dirigeants de l'UMP : "Les médias m'accusent d'être déconnecté du terrain, mais ce sont eux, en permanence à Paris, qui tournent en vase clos". "Pas du tout ! Aucune consigne n'a été donnée de la part du chef de l'État", corrige Franck Louvrier, le porte-parole de l'Élysée. Le plus étonnant vient du fait que Jean-François Copé, le patron du groupe UMP, qui avait réussi à passer la période Frédéric Mitterrand-Jean Sarkozy sans prendre la moindre balle perdue, a jugé bon de rejoindre le concert antimédiatique en dénonçant, à son tour, "des campagnes dans les médias qui sont d'une violence absolument inouïe."

L'opposition s'est jetée sur l'occasion pour, à son tour, dénoncer les "pressions" de l'Élysée, comme François Bayrou. Selon le leader du MoDem, les journalistes "ont fait leur devoir républicain" dans l'affaire Jean Sarkozy. Même son de cloche du côté de Martine Aubry, au PS, estimant que les journalistes ne faisaient que "dire ce que pensent les Français."

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 13:00

Suite au précédent billet sur l'émission "Un jour, un destin",
la vidéo de l'entretien avec Laurent DELAHOUSSE :

Ségolène Royal à bâtons rompus avec Delahousse [itv]
envoyé par  peanutsie

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:00

Ségolène Royal ne sait pas si
elle sera candidate en 2012

Source : Lepoint.fr  -  le 20 octobre 2009



"Je suis libre et sereine. J'évaluerai la situation à ce moment-là". Telle est la réponse de Ségolène Royal interrogée sur une éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2012.
Dans le magazine "Un jour, un destin" diffusé mardi soir sur France 2, la présidente de Poitou-Charentes assure qu'elle "ne sait pas" si elle sera candidate. En avril 2008, elle assurait au contraire se préparer "bien évidemment" pour 2012.

De son côté, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a souligné qu'il n'était "pas encore prêt à répondre" à la question de sa candidature en 2012. "C'est une question qui se posera dans le courant de l'année 2011 pas avant. Je veux faire de mon mandat cinq années utiles pour la France", a-t-il assuré dans son entretien accordé au Figaro daté de vendredi.

Alors qu'on dit Ségolène Royal de plus en plus isolée, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle admet être "peut être lâchée par un certain nombre de dirigeants" mais assure : "Si je suis là en face de vous, si j'ai cet itinéraire, c'est forcément que je ne suis pas seule".
"Je suis mieux entourée maintenant que pendant la campagne présidentielle", affirme-t-elle, évoquant ceux "nombreux" qui restent avec elle, qui partagent ses "valeurs", ses "idées", son "engagement". "Aujourd'hui, je n'ai rien, au sens où je n'ai pas le parti, je ne peux pas distribuer de postes, de places sur les listes électorales etc.", recense-t-elle mais cela ne l'empêche pas d'"être bien ancrée dans l'identité populaire de notre pays", d'être "en phase avec les attentes profondes des Français".

Tacle
Elle tacle au passage le PS : "Est-ce que vous pensez que dans l'état actuel du Parti socialiste, que le Parti socialiste tout seul peut gagner une élection présidentielle ?". Ségolène Royal assure que la page du Congrès de Reims où elle a été battue par Martine Aubry "est tournée". "Je suis déjà ailleurs... dans un dépassement du Parti socialiste", ajoute-t-elle en riant.

Réaffirmant qu'elle est "de gauche par féminisme", elle explique avoir "pris conscience très tôt des inégalités des droits dont souffraient les femmes". Elle estime que vient de son éducation avec un père autoritaire, où "il ne fallait pas se plaindre et avancer", le fait qu'elle est "souvent rude à l'égard d'(elle-même), parfois rude à l'égard des autres".
Parmi les valeurs qu'elle défend, figure la fidélité. "La fidélité est une valeur fondamentale que ce soit dans le couple, à ses idées, à ses amis, sa famille, ses parents, ses grands-parents", dit-elle à propos de la rupture avec son ancien compagnon, François Hollande, ex-Premier secrétaire du PS. "Quand elle n'est pas partagée, c'est une épreuve, c'est une douleur. On fait avec et comme toutes les autres épreuves, on essaie de les surmonter en restant droite et debout", affirme la mère de leurs quatre enfants.

Ségolène Royal n'a jamais été "béate" à l'égard de François Mitterrand pour qui elle éprouvait cependant un "profond respect" et qui l'a "énormément marquée". "Il incarnait pour moi la France", affirme-t-elle dans le magazine. Et de préciser : "j'ai appris de lui l'insoumission".

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:00

Dans l'article qui suit, un intervenant indique que des salariés pourraient être réticents dans leur réponse, car "il y a eu beaucoup de suspicions et de flicage".

Tiens, ça me rappelle quelque chose dans ma précédente vie d'actif et de syndicaliste !

Lors d'enquêtes portant sur le climat social, j'ai été effaré d'entendre, hélas : "On ne répond pas exactement ce qu'on pense, ça n'est pas si anonyme que ça !"




France Télécom :
les salariés reçoivent un questionnaire
sur la souffrance au travail

Les salariés de France Télécom, endeuillés par les suicides de 25 de leurs collègues en moins de deux ans, sont invités depuis lundi à répondre à un questionnaire sur les souffrances au travail, à la veille d'une journée d'actions et d'une nouvelle réunion de négociations.

"Vous arrive-t-il ou vous est-il arrivé au cours des 12 derniers mois de vous sentir très fatigué(e) ou stressé(e) par votre travail?", "J'ai l'impression de travailler pour satisfaire les critères d'évaluation de la hiérarchie, et non pour répondre aux exigences du métier", "il arrive souvent que vous ne puissiez pas effectuer correctement votre travail parce que les exigences demandées sont trop fortes", sont quelques unes des 161 questions ou affirmations posées depuis lundi aux 102.000 salariés du groupe.

Cette consultation donnera "un état des lieux le plus fiable possible de nos salariés", a déclaré à Toulouse le numéro 2 de l'entreprise, Stéphane Richard, estimant qu'il y aura "un taux de réponse très élevé".

Lundi à 18H00, déjà 9.000 salariés y avaient répondu, sur 70.000 questionnaires envoyés, échelonnés dans la journée, a indiqué la direction.

Les salariés volontaires ont jusqu'au 16 novembre pour y répondre.

Les questions portent notamment sur leur charge de travail, l'autonomie, la reconnaissance du travail, les mobilités, leurs contraintes professionnelles, le temps de travail, les relations avec l'encadrement, mais aussi leur situation psychologique liée au travail ou encore les intimidations dont ils ont pu être victimes.

"L'anonymat et la confidentialité sont absolument respectés", a assuré la direction.

Ce questionnaire, dont les résultats sont attendus fin novembre-début décembre, est une des actions menées par le cabinet d'expertise technologia, qui va aussi notamment analyser les 25 suicides et 15 tentatives recensés dans le groupe.

"Les salariés vont pouvoir prendre la parole", a salué Sandrine Leroy (FO), qui "préconise de profiter de la journée de mobilisation de mardi pour y répondre".

Les syndicats ont appelé le personnel à "agir sous toutes les formes" --rassemblements, débrayages..- mardi, en marge d'une nouvelle séance de négociation sur le stress, qui coïncide avec les obsèques du salarié qui s'est suicidé jeudi à Lannion (Côtes d'Armor).

Mais pour Christophe Dejours, psychiatre et spécialiste du suicide au travail, le questionnaire "ne sert à rien" car "on sait déjà que les salariés vont mal".

Même constat pour Christian Mathorel (CGT): le questionnaire "n'est pas au coeur des solutions. Ce sont les négociations qui sont au coeur, même si elles pourront s'appuyer sur les résultats du questionnaire".

Selon lui, certains salariés pourront être réticents à répondre, car "il y a eu beaucoup de suspicions et de flicage". "Il est difficile de transformer la méfiance des salariés du jour au lendemain".


Patrick Ackermann (Sud-PTT) rappelle que son syndicat, avec la CFE-CGC, avait déjà organisé une enquête similaire il y a deux ans, via l'Observatoire du stress. "L'enquête avait donné 66% de gens stressés et 15% en situation de détresse, mais la direction avait contesté nos chiffres", ajoute-t-il, regrettant "un questionnaire qui arrive un peu tard".

Pierre Morville (CFE-CGC) attend lui "un bon retour", même si la consultation "s'insère dans un environnement complexe", entre négociations, "assises de la refondation sociale" voulues par la direction, et élections des représentants des salariés au conseil d'administration.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:00


France Télécom :
les salariés consultés sur le stress au travail

Source : France24.com  -  le 19 octobre 2009


Le cabinet Technologia, sélectionné pour réaliser un questionnaire sur le stress au travail à France Télécom, a envoyé aux 102.000 salariés du groupe, première étape d'un dispositif d'actions en quatre phases.



- Première action : un questionnaire, contenant "un peu plus de 160 questions" a été envoyé aux 102.000 salariés du groupe, qui auront quatre semaines pour y répondre, par internet ou sur papier.

"Si on a au moins un salarié sur deux qui répond, on aura un point d'appui considérable pour faire bouger les choses", explique Jean-Claude Delgennes, directeur du cabinet, précisant qu'il n'y aura "pas de résultats avant le 30 novembre".


- Deuxième étape : Des études ont commencé sur les "crises suicidaires", c'est à-dire les "25 suicides et les 15 tentatives de suicides" de France Télécom.

"L'idée c'est de regarder au plus près du terrain les conditions de travail, les relations professionnelles, la relation entre les victimes et le RH et les anciens responsables, et la relation avec la médecine du travail". Un rapport "de prévention" sera rendu à la fin de l'année, et un deuxième en février.


- Troisième action : L'étude de "l'ensemble des rapports remis par la médecine du travail et les CHSCT (comité hygiène et sécurité)", ainsi que les injonctions de l'inspection du travail. Il y a eu 75 rapports de la médecine du travail au cours des deux dernières années, et environ une centaine de rapports pour les CHSCT, selon M. Delgennes. Technologia devra rendre un rapport sur le sujet dans la dernière semaine du mois de novembre.


- Quatrième action: Une étude qualitative à partir de 1.000 entretiens de salarié "pour couvrir l'ensemble de la diversité de France Télécom". Un rapport sera rendu en mars.


Ces quatre phases vont converger pour rendre un plan de travail le 15 avril prochain, précise M. Delgennes, mais en dehors de ces actions, "les salariés peuvent nous écrire, venir à notre rencontre".

"On a mis une cellule d'écoute en interne, on a déjà reçu bon nombre de salariés. On a des tas de demandes de témoignages, il faut les inciter à le faire", insiste M. Delgennes.

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