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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 07:00

Suite aux billets du 16 octobre, mes séquences vidéo sur la manifestation des salariés de REXAM devant le site de Coca-Cola :

Salariés de REXAM - 16 octobre - tractage à Coca-Cola  -  envoyé par daniel-c

Action des salariés de REXAM, usine de 138 salariés à Gravelines (NORD) : tractage devant l'usine COCA-COLA, son principal client. La responsabilité du groupe COCA-COLA serait engagée, car refusant une augmentation de 1 centime d'euro par boite-boisson ...


Rexam 16 octobre - rencontre avec la presse


Rexam 16 octobre - fin du rassemblement

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 19:00


Et dans le même catalogue 'FOUTAGE DE GUEULES" :


Le
13 octobre, en pleine polémique (largement méritée !) sur Prince Jean, N$ nous a gratifié d'un discours sur l'éducation :

"La création du lycée, c'est le geste fondateur de notre éducation nationale, c'est un geste qui signifiait trés concrétement la fin des privilèges de la naissance. Cela voulait dire que désormais en France, c'est de l'école que sortiront les élites et pas de la naissance.

Cela voulait dire désormais que ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien née pour réussir, c'est travailler dur et avoir fait la preuve par ses études par son travail de sa valeur."

C'EST UN CAUCHEMAR ! QUAND VA T-ON SE REVEILLER ???

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 18:00

Les syndicats refusent la médecine du travail sauce Medef

Source : ecorue89.com  -  le 19 octobre 2009

 

Le gouvernement va-t-il oser faire plier le Medef sur la médecine du travail ? Presque deux ans après la première enquête Rue89/France Inter, rien n'a vraiment changé. Deux ans de discussions entre employeurs et syndicats pour aboutir à une impasse, ces derniers ayant refusé en bloc la timide réforme du patronat. Les médecins, eux, sont très remontés. Ils dénoncent l'immobilisme du gouvernement et redoutent la disparition de leur spécialité. Polémique.

Une lettre ouverte au ministre du Travail

Une fois de plus, la fronde émerge sur le web. Sous la forme de collectifs plus ou moins organisés. En Rhône-Alpes, les médecins de la Société de médecine et santé au travail Dauphiné-Savoie ont même rédigé une lettre ouverte à Xavier Darcos.

Poliment, mais fermement, ils demandent au ministre du Travail d'écarter les projets de réforme soutenus par le Medef. Pour le docteur Jacques Venjean, allergologue, ce projet ne prend pas du tout en compte l'analyse des praticiens, à commencer par la question de la gouvernance : 

 

Dans son projet, le Medef veut que :

  • la gouvernance des services de santé au travail reste aux mains des employeurs
  • la visite médicale soit obligatoire tous les trois ans (au lieu de deux), à cause du manque de médecins

Autre point litigieux : l'aptitude, dont le rôle sélectif serait encore renforcé. Ce qui revient à faire jouer au médecin un rôle d'auxiliaire de l'employeur… une disposition introduite par le régime de Vichy en 1941 pour sélectionner les « candidats » au STO.

 

Pour le Medef :

  • l'inaptitude serait définie comme « l'existence de contre-indication physique ou psychique entraînant une restriction pour le salarié à remplir une ou plusieurs tâches liées à son poste de travail »
  • l'aptitude serait définie comme « l'absence de contre indication physique ou psychique à la tenue, par le salarié, du poste de travail »

Rejet des syndicats, le gouvernement va légiférer

En septembre, toutes les confédérations ont rejeté le projet de réforme du patronat. De la CGC à la CGT, en passant par la CFDT et la CFTC, toutes estiment que la question de la gouvernance n'a pas été traitée sérieusement par le patronat.

Là encore, le projet du Medef prévoit de renforcer la présence patronale au sein des conseils d'administration des services de santé au travail en leur offrant des pouvoirs étendus, notamment celui de « mettre en oeuvre les orientations du service ». Or, c'est là le point qui fâche, comme Rue89 l'avait démontré lors de nos précédentes enquêtes. Bernard Salengro, de la CFE-CGC, le disait en janvier 2009 sans mâcher ses mots : 

 


 

Le malaise des médecins prend une autre tournure sur le site Sauvons la médecine du travail. Ce collectif de praticiens a lancé une pétition pour éviter de « liquider notre spécialité médicale », texte ayant déjà 600 signataires. L'objectif de ce collectif est de ne pas faire oublier les principes fondateurs de leur activité. Pour André Causse, médecin du Travail dans l'Essonne et porte-parole du mouvement, il s'agit de préserver les acquis du Conseil national de la Résistance :

"La loi de 1946 confie aux médecins du travail le soin de préserver la santé des travailleurs. Aujourd'hui, il y a un transfert de ce pouvoir vers les services et les patrons de ces services. Quels que soient ces patrons -du Medef, des syndicats ou autres-, les médecins ont besoin d'un statut de salarié protégé pour pouvoir agir en toute indépendance."

En février 2008, quand Rue89 avait rencontré le docteur André Causse, il dénonçait déjà l'absence de contrôle des services de médecine du travail :


 

Ce faisant, il reprend en grande partie l'analyse des rhône-alpins, que le docteur Venjean traduit ainsi :

"Nous sommes au service de l'homme au travail. Nous ne sommes pas comme les gens qui s'occupent des ressources humaines dans les entreprises, au service de l'optimisation de la santé des hommes pour le travail. L'homme n'est pas une ressource pour nous, ce n'est pas un moyen, c'est une fin. Il faut clarifier le rôle du médecin du travail."  :

 

 

Seront-ils entendus par le gouvernement ? Les médecins ont toujours pesé lourd dans la sociologie électorale de droite…

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:00

L'Assemblée dit oui au redécoupage : un "tripatouillage" ?

"L'Assemblée nationale a donné ce mardi son feu vert, par 302 voix contre 215, au redécoupage des circonscriptions législatives en ratifiant l'ordonnance présentée par le gouvernement qui modifie, à partir de 2012, les circonscriptions actuelles", indique Le Monde.fr.
Le Sénat doit encore voter ce texte pour qu'il soit ratifié définitivement par le Parlement.


Ce redécoupage avantage la droite, selon Le Monde. Du coup, la gauche a dénoncé un "tripatouillage".

Comme le montre ce reportage diffusé lundi sur La chaîne parlementaire avant l'adoption du texte à l'Assemblée, ce projet de
redécoupage électoral passe mal, aussi bien à gauche, qu'à droite :


Le redécoupage passe mal...
envoyé par politistution

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 10:00

DCN - Révélations gênantes de l'ancien directeur financier
Source : letelegramme.com  -  le 19 octobre 2009

De nouveaux carnets secrets détaillent l'existence de caisses noires alimentées par des commissions liées aux grands contrats de DCN International. Des personnalités sont citées.
Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur administratif et financier de DCN International (DCNI), a récemment écrit des "cahiers". Ces feuillets sont aujourd'hui conservés dans de grands classeurs du pôle financier, sous l'éloquente étiquette "Verbatim'.
Dans ces notes, on apprend qu'au début des années 90, presque tous les partis politiques, de gauche comme de droite, ont reçu des commissions à l'occasion de l'exécution des grands contrats de DCNI. Notamment au moment de la vente de frégates à Taïwan et de sous-marins au Pakistan (en lien avec l'attentat de Karachi, en 2002).


De gauche et de droite
Gérard-Philippe Menayas cite des personnalités politiques, de gauche et de droite: Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy («NS»), mais aussi l'incontournable Charles Pasqua, Élisabeth Guigou et Jean-Marie Cambacérès. Les cahiers Menayas comportent de nombreuses initiales: «NS», pour Nicolas Sarkozy, «JPP», pour Jean-Paul Perrier, président de Thalès International. Des codes apparaissent également «Bacchus», pour Jean-Marie Boivin; «DD» pour Andrew Wang, l'intermédiaire qui reçut près d'un demi milliard de dollars pour le contrat des frégates.
À propos de ce contrat, les cahiers Menayas révèlent d'ailleurs que "l'un des principaux bénéficiaires (...) serait Édouard Balladur. L'autre, Élisabeth Guigou, grâce à un système élaboré de prêts adossés". Une des rares traces de rétro commission retrouvée par le juge suisse Paul Perraudin concernait Étienne Leandri qui, jusqu'à son décès en 1995, fut le grand argentier de Pasqua.


"Allégations non vérifiées"
À la manoeuvre de tout le système servant à alimenter les caisses noires des partis politiques, se trouvait Jean-Marie Boivin. Menayas a également minutieusement consigné les confidences de cet homme. Rédigés jusqu'en mars 2008, ces écrits ne constituent que "des allégations non vérifiées", comme le constate une note de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), dont Bakchich a pu prendre connaissance.
Pour l'instant, le Parquet de Paris fait tout pour que ces éléments extrêmement sensibles soient exclus du périmètre de l'information judiciaire.

[ AH BON !!!!! On peut savoir pourquoi, m'sieur ? ]

 Reste qu'à l'Élysée, mais aussi chez les socialistes, on suit l'évolution de ce dossier.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 19:00

Aphatie, Demorand, Duhamel, la clique des lève-tôt
qui fait trembler la Sarkozie
Source: Marianne2.fr  -  le 19 octobre 2009

Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, Frédéric Lefebvre a mis en cause tous les médias qui s'attaquent au président de la République, expliquant que chaque matin, ils cherchent un sujet pour essayer de déstabiliser Nicolas Sarkozy. Le porte-parole de l'UMP n'a pas précisé où se réunissaient ces dangereux comploteurs.
Entretien tendu ce matin chez Jean-Michel Aphatie qui recevait le très doucereux Frédéric Lefebvre. L’intéressé qui aurait dû être d’humeur badine, compte tenu de la victoire de Douillet dans les Yvelines, était manifestement encore à cran. Les raisons d’une telle tension : l’affaire Mitterrand et l’élection de Prince Jean à la tête de l’Epad. Deux polémiques toujours pas digérées par l’UMP.
Acculés, les caciques de la majorité présidentielle tentent de faire diversion en pointant la responsabilité des médias qui s’acharnent contre les pauvres victimes. Vieille rengaine du politique à court d’arguments.

Frédéric Lefebvre a félicité David Douillet pour sa victoire expliquant qu’il s’agissait de «la meilleure réponse à ce monde politico-médiatique qui cherche par tous moyens à détruire le président de la République». Débute alors un interminable laïus dont seul Frédéric Lefebvre a le secret, mêlant tout et son contraire: accusations de pédophilie à l’égard de Frédéric Mitterrand de la part de «tous les journalistes ou presque», reprise des polémiques lancées par le Front National, manipulation des sondages car «ces affaires n’intéressent pas l’opinion» dixit le porte-parole de l’UMP…

Lefebvre va même plus loin lorsqu’il explique comment est fomenté le complot médiatique : «les médias considèrent chaque matin qu’il faut trouver le sujet pour essayer de déstabiliser le président de la République». Une focalisation hystérique qui vire à la paranoïa et en dit long sur le trouble qui règne à l’UMP.

La Sarkozie a choisi son ennemi : Internet
Le porte-parole de l'UMP n’ira pas jusqu’au bout de sa démarche, refusant d’indiquer où se réunit chaque matin la clique des invincibles lève-tôt, les Demorand, Aphatie, Duhamel et autres dangereux comploteurs qui cherchent dans quelques sous-sols obscurs à faire tomber la Sarkozie.

A l’UMP, on s’est donné le mot, David Douillet, Xavier Darcos et Xavier Bertrand ont, eux aussi, utilisé le même argument pointant la calomnie médiatique. En situation de crise, l’UMP a choisi sa stratégie : décentrer le débat pour faire émerger d’autres sujets. La tendance du moment, Lefebvre l’a encore démontré ce matin, est à la mise en cause des médias. Plus précisément, ce sont les nouvelles "règles du jeu" imposées par les médias en ligne qui font trouble.
Invité de Laurent Ruquier, Séguéla, incarnation de la pensée primitive, et à ce titre pendant de Frédéric Lefebvre, a exprimé le ressentiment de tout ce monde, façonné à l’entre-soi et à la connivence : «Internet est la plus belle saloperie inventée par les hommes» -après la pub diront les esprits taquins.

Avec Internet, le politique a largement perdu la maîtrise de l’agenda médiatique, c’est autant de surface d’expression qui lui échappe, de même l’éditorialiste n’est plus le baromètre de l’opinion. Durant des décennies, ce jeu de dupes a suffi à produire l’illusion médiatique d’un débat politique. Certains en sont déjà nostalgiques.
A ce titre, les sorties de Séguéla, Lefebvre et autres porteurs de la parole officielle sont significatives du malaise qui agite la Sarkozie.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 16:00

De graves anomalies comptables pour l'EPAD
sous la présidence de Nicolas Sarkozy
Source : LEMONDE.FR  -  le 19 octobre 2009

La polémique sur l'élection annoncée de Jean Sarkozy à la tête du quartier d'affaires de la Défense, à Paris, rebondit.
Sur son compte Twitter, Arnaud Montebourg rappelle les observations du Rapport annuel de la Cour des comptes 2008, évoquant — pages 237 à 243 —, de "graves anomalies comptables" pour l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (EPAD), sous présidence Nicolas Sarkozy en 2006.


En 2007, les sites Bakchich.info et Monputeaux citaient le courrier adressé par Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes, au ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer et au ministre de l'économie des finances et de l'industrie après avoir passé au crible les activités de l'EPAD entre 1997 et 2005. Dans ce courrier, le premier président relevait une "absence de suivi des engagements pris par les pouvoirs publics", des "ambiguïtés et irrégularités dans le financement des opérations et la conclusion des marchés", une "permanence du déficit d'exploitation" et une "présentation des comptes (…) toujours pas conforme aux lois avec de nombreuses anomalies comptables".

Le 4 octobre 2007, la commission des finances du Sénat a entendu Bernard Bled, le directeur général de l'EPAD, rappelle de son côté le site Batiweb. Lors de cette audition publique, le président UDF de la commission, Jean Arthuis, a noté "la permanence de nombreuses et graves anomalies comptables" au sein de l'EPAD. Ces anomalies ont empêché la Cour des comptes "de se prononcer sur la régularité, la sincérité et l'image fidèle du patrimoine et des résultats de l'établissement", a aussi relevé M. Arthuis, indiquant que le Sénat publierait un rapport sur le sujet.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:00

"L'Epad ... l'Epad ... oui mais Jean Sarkozy !!!"


Des nouvelles de la pétition  "Jean Sarkozy, renoncez à postuler au poste de président de l'EPAD" :

Lancée le 8 octobre, cette pétition a obtenu

 à cet instant, plus de 90000 signataires !!! 


En 12 jours. Cela fait 7500 signatures par jour !

Je ne sais pas s'il y aura un cadeau, mais tentez votre chance à cet excellent "jeu en ligne". Dans un ou deux jours : soyez le 100 000 ème !

Pour signer, c'est
 
ICI

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 09:00

Un judoka aussi, hélas !!!!!


AFFAIRE DE L'EPAD

Montebourg : "Une chèvre pourrait être élue à Neuilly"
Source : NOUVELOBS.COM  -  le 18 octobre 2009


C'est ainsi que le député socialiste a contredit le principal argument de la majorité qui justifie la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad par son élection au suffrage universel à Neuilly-sur-Seine.
Interrogé dimanche 18 octobre sur la candidature de Jean Sarkozy à la direction de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad), le député PS, Arnaud Montebourg, a déclaré qu'une "chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly".
"Jean Sarkozy n'a aucune légitimité" pour diriger l'Epad, a estimé Arnaud Montebourg sur Canal+.

"Les puits de pétrole"

Plusieurs responsables UMP ont affirmé que le fils du chef de l'Etat pouvait diriger l'Epad parce qu'il a été élu conseiller général à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en mars 2008. Mais selon le député PS, "une chèvre pourrait être élue avec l'investiture UMP à Neuilly. N'importe qui peut être élu". "Sa légitimité n'existe pas pour gérer 150 millions d'euros de budget", a-t-il ajouté.
"Le président de la République est passionné par les affaires de l'Ile-de-France, l'Epad, le Grand Paris... pour mettre la main sur les puits de pétrole de l'or noir immobilier de la région parisienne", a poursuivi Arnaud Montebourg.

La réforme "stupide" de la TP

Mais selon le président du Conseil général de Saône-et-Loire, Nicolas Sarkozy "se contrefiche de ce qui se passe dans notre France".
Il a également critiqué la réforme "stupide" de la taxe professionnelle, source de financement des communes, départements et régions: "Nous avons quatre milliards qui manquent, de l'argent qu'il va falloir prélever sur les ménages. C'est un cadeau aux entreprises qui est financé par les ménages. Entre-temps, des dizaines de collectivités locales vont faire faillite", a-t-il dénoncé.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 07:00


Edvige 3, le retour ...
par Delphine BATHO, le 18 octobre 2009

Le JO de ce dimanche matin publie deux décrets  (n°2009-1249 et n°2009-1250) procèdant à la création des succésseurs d’Edvige…


Alors qu’un consensus s’était créé sur la nécessité de légiférer sur les fichiers de police, alors que la Commission des Lois de l’Assemblee nationale avait adopté a l’unanimité un rapport parlementaire puis une proposition de loi sur les fichiers de police, le ministère de l’interieur vient de décider, dans le dos du parlement, de créer les remplaçants d’Edvige par simple décret.

La méthode choisie est une fois de plus celle d’un pouvoir qui veut passer en force sur tout, tout le temps, qui refuse le débat démocratique, écrase le parlement et sa propre majorité.


Cette méthode est la même que celle qui avait été choisie pour Edvige avant qu’une mobilisation citoyenne obtienne son retrait.


Je dénonce d’autant plus les décrets Hortefeux que la proposition de loi votée en commission des lois offrait toutes les garanties de protection des libertés publiques et réglait de façon démocratique l’ensemble des problèmes de fichiers afin que les policiers puissent travailler efficacement et sereinement.

Ce texte était prêt depuis presque six mois et c’est le gouvernement qui a fait obstacle à son inscription à l’ordre du jour cet été.

Cette attitude est d’autant plus irresponsable que, depuis plusieurs mois, le ministère de l’interieur avait été alerté à de nombreuses reprises sur l’impossibilité de travailler dans laquelle se trouvaient les services d’information générale. Il n’a pas voulu en tenir compte. Les événements de Poitiers ne sauraient donc être instrumentalisés pour créer en toute hâte des fichiers par décret, alors que le gouvernement porte seul la responsabilité des désorganisations liées à sa réforme des services de renseignements.

Sur le fond, sous réserve d’une analyse plus détaillée, une première lecture rapide de ces décrets fait par exemple apparaître dans Edvige 3 "l’origine géographique" des personnes, comme un moyen de contourner l’interdiction de ficher l’origine ethnique, ce qui n’est pas acceptable.


Il en va de même des garanties insuffisantes concernant les personnes mineurs ou le fait de ficher les activités syndicales dans le cadre des enquêtes administratives.

C’est pourquoi Monsieur Hortefeux ferait mieux de retirer tout de suite ses décrets et parallèlement d’inscrire immédiatement à l’ordre du jour de l’Assemblee nationale la proposition de loi qui est prête depuis 6 mois.

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