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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 12:00

le-portail-du-Karachi-Gate---juillet-2009.jpg

Affaire Karachi : Renaud Donnedieu de Vabres est en garde à vue

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 13 décembre 2011

 

L'ancien ministre était chargé de mission auprès de François Léotard au ministère de la Défense à l'époque de la signature des contrats Agosta et Sawari II.

L'ex-conseiller spécial de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnedieu de Vabres, a été placé en garde à vue mardi 13 décembre et devait être déféré mercredi dans le cadre de l'enquête sur le volet financier de l'affaire Karachi, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

L'ancien ministre de la Culture doit être présenté mercredi aux juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke en vue d'une éventuelle mise en examen, a précisé cette source.

D'ici là, il va être entendu par les enquêteurs de la division nationale des investigations financières (DNIF) de la Direction centrale de la police judiciaire à Nanterre où il devrait donc passer une nuit en garde à vue.

Entendu comme témoin en novembre 2010, l'ancien ministre de la Culture avait réfuté tout lien dans la négociation du contrat de ventes de sous-marins au Pakistan et le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Selon des témoignages versés au dossier, deux intermédiaires, dont Ziad Takieddine, mis en examen dans le dossier, auraient été imposés par le pouvoir politique, notamment par Renaud Donnedieu de Vabres, peu avant la conclusion de ce contrat Agosta conclu le 21 septembre 1994.

Financements occultes

Renaud Donnedieu de Vabres avait reconnu devant le juge avoir rencontré les deux intermédiaires au ministère de la Défense.

"Leur propos était d'indiquer clairement la position du Pakistan et de Bénazir Bhutto qui était d'acheter des sous-marins, ce qui correspondait à la stratégie de Bénazir Bhutto d'affirmation de son pays sur la scène internationale", avait-il déclaré.

Dans cette affaire, l'intermédiaire Ziad Takieddine a été mis en examen, tout comme deux proches de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.

L'enquête a mis au jour le versement d'importantes sommes en espèces sur le compte de campagne d'Edouard Balladur, d'un total 20 millions de francs (3 millions euros) dont 10 millions en une seule fois au lendemain du 1er tour.

De son côté, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin doit être entendu début janvier comme témoin.

Dominique de Villepin affirme que les commissions sur les deux contrats d'armement de 1994 ont été interrompues en raison de soupçons de rétrocommissions. Il a déjà été entendu à ce sujet par le juge van Ruymbeke le 25 novembre 2010.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:00

 

"Ces élus ne sont pas majoritaires, mais on en trouve partout, de toutes les couleurs. Certains d'entre eux perdent un jour contact avec le réel. Tout cède si facilement, tout dépend tellement d'eux, ils font tant pour cette ville, que tout est un peu à eux ..."  

 

Cette Cour qui fait des miracles

Source : lavoixdunord.fr  -  le 11 décembre 2011

 

Dans leur ville, ils sont partout chez eux. Ils connaissent les habitants par leur prénom, surtout ceux qui leur doivent quelque chose. Ils gèrent, embauchent, facturent, président, distribuent. Ils se font réélire royalement par des électeurs qui les aiment, les craignent ou ont besoin d'eux.

Ces maires peuvent être actifs et énergiques, dévoués à l'idée qu'ils se font de l'intérêt général, jaloux de leurs prérogatives, mais aussi de celles de leur commune. Ils sont souvent chaleureux, affectifs, autoritaires, un peu "grandes gueules".

Ils règnent sur leur ville depuis si longtemps qu'on n'imagine plus la vie sans eux. Ils ont huilé des réseaux qui tournent à leur service. Le débat a bien sûr déserté la vie politique locale. Les décisions se prennent en solitaire. Les adjoints font de la figuration. L'opposition se lasse.

Ces élus ne sont pas majoritaires, mais on en trouve partout, de toutes les couleurs. Certains d'entre eux perdent un jour contact avec le réel. Tout cède si facilement, tout dépend tellement d'eux, ils font tant pour cette ville, que tout est un peu à eux.

Se confondent alors les comptes personnels et publics. On prend goût aux bonnes et belles choses : on voyage loin, on mange bien, on s'habille chic, on se meuble cher, on reçoit grand, aux frais du contribuable.

Vient un moment où il faut acheter le silence et la complicité. On nomme alors des soutiens, des amis, la famille, à des postes importants pour des salaires mirifiques, au mépris de l'équité et du mérite. On confie les marchés à des entreprises choisies, qui renvoient l'ascenseur.

Rien de tout cela n'est nouveau. Mais la crise s'installe, et la rigueur avec. Les citoyens savent qu'ils vont consentir des sacrifices, et les plus pauvres souffrir davantage encore.

Les colis du CCAS prennent un drôle de goût quand on sait que le maire et quelques amis s'assoient aux meilleures tables pour des repas qui coûtent un SMIC.

cour des comptes

 

Personne n'en saurait jamais rien sans la Cour des comptes et les chambres régionales des comptes. Ces austères et discrets magistrats ont la capacité d'ouvrir les livres, la compétence pour les analyser, et l'autorité pour dévoiler les résultats quand ils doivent l'être. Nos journaux, ces derniers jours, en étaient pleins.

Dans un pays qui a inventé la séparation des pouvoirs et qui la pratique très mal, ils constituent un exceptionnel contrepoids aux délires et aux dérives des gestionnaires de tout bord.

Les moins pétitionnaires des citoyens, ceux qui n'ont jamais manifesté ou qui ne l'ont pas fait depuis longtemps, devront faire une exception si par malheur on venait un jour à rogner les pouvoirs ou les moyens de cette miraculeuse juridiction.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:00

les-3-singes.jpg 

 

Est-ce la meilleure chose à faire, alors que "la Marine" saute à pieds joints sur toutes ces "affaires" de corruption, et que les citoyens ne sont pas dupes ?

Oui vraiment, il est temps de faire le ménage ...

Avant qu'il ne soit trop tard !!!

 

La fédération socialiste du Pas-de-Calais

au centre de turbulences nationales

Source : lavoixdunord.fr  -  le 13 décembre 2011

 

Pas de franche accalmie sur le front des turbulences qui secouent depuis quelques jours la fédération socialiste du Pas-de-Calais. Hier, les réactions étaient davantage nationales que locales.

Silencieux jusqu'à présent sur le sujet, François Hollande a assuré hier au micro de RTL qu'il n'avait "jamais" eu connaissance de dysfonctionnement financier dans cette puissante fédération socialiste. "Je n'ai à ménager personne. Je ne suis pas le candidat simplement d'un parti, je suis candidat à l'élection présidentielle... rien ne me détournera", a indiqué le leader socialiste avant d'ajouter : "Des enquêtes, il y en aura partout et je souhaite que la probité, l'honnêteté, soient les règles qu'il faudra respecter, aussi bien dans le Parti socialiste que dans tout autre parti. Il n'y aura aucun manquement à ces règles, aucune excuse."

"Pas d'inspecteur"

Tandis que Martine Aubry a annoncé sa décision de geler l'investiture de Jean-Pierre Kucheida, le député-maire de Liévin, actuellement mis en cause par une enquête préliminaire pour des faits de financement occulte, Benoît Hamon, le porte-parole du PS, a souligné hier que son parti n'avait "ni procureur, ni commissaire de police, ni inspecteur" pour étayer des soupçons de corruption comme ceux visant des élus du Pas-de-Calais. Il a ajouté que la lettre accusatrice d'Arnaud Montebourg à la première secrétaire du PS "n'apportait guère de preuves à l'appui de sa démonstration".

C'est une tout autre tonalité qu'a utilisée Marine Le Pen pour commenter la situation. La candidate du Front national a en effet dénoncé "une entreprise de corruption quasi généralisée dans le Pas-de-Calais" en affirmant détenir des preuves. Faisant allusion à l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a enfoncé le clou : "À l'époque, tout le monde aimait Gérard Dalongeville, la droite, la gauche, M.Hollande et Mme Aubry, Mme Pécresse et M. Villepin. C'était l'union sacrée, tout le monde appelait à voter pour lui... et tout d'un coup chacun se pince le nez en disant 'mon dieu, c'est affreux'. Or ils savaient depuis très longtemps, ne serait-ce que parce que nous avions dénoncé cette situation de corruption qui est peut-être plus grave que dans les Bouches-du-Rhône, parce que plus généralisée, plus ancienne et plus structurée", a assuré Marine Le Pen.

La candidate du Front national a prévu de tenir une conférence de presse sur le thème de la corruption demain midi à Lille.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 10:00

un pinocchio

 

 

 

Nicolas Sarkozy amnésique ?

Source : nouvelobs.com/les-pinocchios-de-l-obs

le 12 décembre 2011

 

Le Nouvel Observateur décerne un Pinocchio au président de la République pour son interview dans "Le Monde" lundi 12 décembre :

"Mon amour de la France ne m'a jamais conduit à accuser nos voisins, nos alliés, nos amis."

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Le 17 avril 2007, Nicolas Sarkozy avait déclaré à Metz : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide".

 

Lundi, en réponse aux journalistes du Monde lui rappelant justement ses discours contre la repentance faisant référence à l'Allemagne nazi, Nicolas Sarkozy a adapté son discours aux circonstances européennes : "Les Allemands ont assumé leur histoire avec courage et lucidité. Nous n'avons rien à leur reprocher".

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 18:00

 

Jérôme Cahuzac, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI

Lu sur LeFigaro.fr  -  le 11 décembre 2011  :

 

Interrogé sur l'investiture de Ségolène Royal à La Rochelle (Charente-Maritime), sans recours à une primaire auprès des militants, il a lâché: "Ce n'est pas la tradition, c'est incontestable."

Cahuzac est même allé plus loin. Dans les soixante circonscriptions réservées à "nos partenaires écologistes" dans des endroits où "un candidat de gauche a toutes ses chances", le député du Lot-et-Garonne a souligné que certains députés PS sortants "n'ont pas démérité, à Paris, dans le Nord ou en Seine-et-Marne. S'ils se représentent sous l'étiquette de la majorité présidentielle, le principe ne me gêne absolument pas".

 

Je commence par ce dernier point : faut-il comprendre que c'est, par contre, la tradition de se soustraire à un accord passé avec des partenaires politiques ? Quoi qu'on puisse penser de cet accord, il a été signé par le PS, et il me semble évident que tout "sortant" voulant quand même entrer de nouveau dans le jeu, au printemps 2012, se place résolument en dissidence. Avec la conséquence inévitable : le mépris affiché du partenaire, bien sûr, et la division à gauche ... qui est suffisamment servie sur ce plan !  

une-girouette.jpg 

Pour le premier point concernant Ségolène ROYAL :

Je n'ai pas posté sur ce blog toutes les informations sur la circonscription de La Rochelle, les torrents d'attaques des détracteurs de Ségolène ROYAL et les réponses de ses proches.

Mais avec le propos laconique de Jérome Cahuzac, c'est l'occasion de montrer, par quelques exemples nordistes, que la "tradition" s'accomode allègrement de nombreuses entorses, sans pour autant provoquer la foudre :

 

- certes, j'ai le souvenir que même en présence de candidat unique il a été demandé à maintes reprises aux militants de voter (pour le 1er fédéral en 2008, pour le président du Conseil Régional en 2010, pour les secrétaires de section, pour les candidats aux cantonales en 2011 ...)

- ce qui n'a pas empéché la fédération du Nord d'annuler le vote militant en mars 2011 (comme cela avait déjà été le cas en 2008) pour la désignation du présidence du Conseil Général ... du fait qu'il n'y avait qu'un seul candidat !

 

- pour le vote du 1er décembre 2011 (nos candidats aux législatives), l'appel à candidature a été diffusé à tous les militants, selon les règles, mais il est évident que selon la "tradition" le maximum a été fait pour que tout candidat jugé naturel (une personnalité détenant déjà un mandat) soit le seul en lice dans sa circonscription ! (quand ce fut le cas, des scores à la soviétique pour l'heureux élu, évidemment).

Objectif pas totalement atteint toutefois (et c'est tant mieux !), puisque des duos voire des triangulaires ont eu lieu dans la moitié des circonscriptions.

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:00

 

Exigences financières des grands groupes, ... des PME comme Green Sofa (et l'usine REXAM, toujours dans le dunkerquois) véritablement "étranglées" par leurs contrats quasi exclusifs avec ces grands groupes internationaux ... nous sommes là dans le dispositif implacable du capitalisme débridé, imposant sa loi ... 

 

Le tribunal de commerce de Lille a examiné la situation de Green Sofa

Source : lavoixdunord.fr  -  le 10 décembre 2011 

 

Hier à Lille, le tribunal de commerce s'est penché sur l'avenir de Green Sofa. ... 

Responsable de la direction de l'entreprise, Jean-Charles Parisot faisait face aux représentants d'Ikéa, client unique de l'entreprise de fabrication de canapés basée à Petite-Synthe.

Pour le chef d'entreprise, les exigences financières du leader suédois ne permettent plus à l'usine de générer des profits. De son côté, Ikéa a plaidé l'ignorance, affirmant ne pas connaître avec exactitude la réalité des augmentations du prix des matières premières. Faisant face à l'augmentation de ses coûts de production, Green Sofa ne peut plus produire au prix exigé par Ikéa.

Intervenant également devant le tribunal, une représentante de l'État est venue dévoiler les résultats d'une enquête sur les relations commerciales entre Ikéa et Green Sofa. Répondant au courrier d'un salarié en 2009, l'État avait diligenté cette enquête. Issue du ministère des Finances, elle a brossé un tableau assez noir, pointant du doigt la politique du géant suédois.

Salariés de GREEN-SOFA

"Notre mobilisation et le soutien que nous avons obtenu de tous les bords politiques a visiblement porté ses fruits, se réjouissait hier Gérard Gaubert, responsable syndical, au sortir de l'audience.

C'est satisfaisant même si nous savons que cela ne va pas éclaircir notre sombre avenir. Nous avons eu par A + B la démonstration qu'Ikéa veut se désengager pour amener le marché vers le Portugal ou la Pologne. Ses représentants ont affirmé ne pas savoir que les matières premières avaient augmenté. Mais ils connaissaient forcément les réalités du marché puisqu'ils nous ont obligé il y a quelque temps à nous rapprocher d'un fabricant de carton polonais qui pratique des prix plus bas."

Outré par la position du leader mondial du meuble, le représentant syndical a voulu hier exprimer sa reconnaissance envers Jean-Charles Parisot, le responsable de l'entreprise, "qui s'est vraiment battu pour assurer l'avenir de ses 124 salariés. Mais les jeux sont faits."

La représentante de l'État a demandé une amende de 200 000 E à l'encontre d'Ikéa.

"Une somme qui servira probablement à financer en partie le plan social", s'est résolu Gérard Gaubert.

Le tribunal rendra sa décision le 5 janvier.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 09:00

 

D'octobre 2009 à mars 2010, ce blog avait consacré une vingtaine de billets au sort des 140 salariés de REXAM - GRAVELINES, que j'avais accompagnés dans leur difficile combat pour la sauvegarde de leur usine et de leur emploi.

L'actualité donne aujourd'hui l'occasion de diffuser une information d'ordre judiciaire, portant sur les dossiers déposés aux prud'hommes par 116 des salariés licenciés après la fermeture du site :

 

Rexam---cherchez-l-erreur.jpg

Rexam : le dossier sera jugé au tribunal de grande instance le 9 mai

Source : lavoixdunord.fr  -  le 10 décembre 2011

 

PRUD'HOMMES

Les salariés de Rexam s'y attendaient un peu. Hier, le tribunal des Prud'hommes de Dunkerque, qui devait rendre son jugement dans le dossier de fermeture de l'usine de Gravelines, a mis le jugement en départage (celui-ci intervient en cas d'égalité des votes, en l'occurrence deux pour et deux contre). En clair, les deux parties - avocats de la direction et des ex-salariés de Rexam - seront de nouveau entendues le 9 mai par un juge professionnel du tribunal d'instance de Dunkerque, dont le vote viendra départager les conseillers prud'homaux.

"Rassurés de ne pas avoir été déboutés"

Pour rappel, l'usine Rexam de Gravelines, qui fabriquait des cannettes de boissons en acier, a fermé ses portes en décembre 2009. Les 140 salariés du site, qui contestaient les raisons économiques invoquées par la direction, parlaient de délocalisation car deux lignes de production de l'usine auraient, selon eux, été démontées pour être réinstallées au Brésil. De son côté, la direction du groupe anglo-suédois évoquait de "réelles difficultés économiques".

Afin d'obtenir des indemnités, 116 des 140 salariés du site, qui dénonçaient également une violation de la procédure de licenciement, ont créé une association en 2010, baptisée Come-Back, et porté le dossier devant les Prud'hommes.

Lors de l'audience du 21 septembre, l'avocat des ex-salariés de Rexam, Me Brun, avait réclamé, conformément à la loi, un minimum de six mois de salaire d'indemnité, en fonction de l'âge et de l'ancienneté de chacun des plaignants.

Réaction des salariés après la décision de départage : "Déjà, on est au moins rassurés de ne pas avoir été déboutés, confiait l'un d'entre eux, hier après-midi. Certes, nous aurions préféré gagner aujourd'hui, mais on verra bien comment l'affaire sera traitée par un juge professionnel".

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:00

 

Ce 7 décembre 2011, les syndicats européens d'ArcelorMittal, sous l'égide de la Fédération Européenne de la Métallurgie (FEM) ont appelé à une journée d'action dans tout le groupe.

Cette initiative commune dans les 9 pays du groupe sidérurgique en Europe est quasi unique en son genre au sein d'un grand groupe, comme l'ont souligné les responsables syndicaux lors de leur intervention dans le dunkerquois (voir ci-après ma vidéo prise à l'entrée du site de MARDYCK).

 

Les organisations syndicales condamnent la logique purement financière du groupe ArcelorMittal, qui aboutit à la destruction des emplois en France et en Europe, et menace l'avenir de la sidérurgie européenne. Avec également les conséquences désastreuses sur les nombreux sous-traitants. 

 

Pour les organisations syndicales, la pérennité du groupe ArcelorMittal ne peut être assurée sans :

- le transfert et le renouvellement des compétences et des savoir-faire

- les investissements nécessaires afin de disposer d'installations à la pointe de la technologie

- les efforts indispensables en matière d'innovation et de R&D (recherche et développement); selon Xavier Le Coq (CFE-CGC), la recherche sera également touchée par des mesures d’économie : "ArcelorMittal a annoncé une réduction de 15% des budgets de recherche, c’est préoccupant et nous allons aborder la question en comité de groupe européen".

- les meilleures pratiques en terme de dialogue et de responsabilité sociale 

 


Mouvement d'action européenne ArcelorMittal - 7 déc. 2011  par daniel-c

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 09:00

batiment-ArcelorMittal.jpg

 

ArcelorMittal Dunkerque et Mardyck

répondront mercredi à un appel intersyndical

à la grève lancé dans neuf pays d'Europe

Source : lavoixdunord.fr  -  le 3 décembre 2011

 

"Environ une famille sur huit dans le Dunkerquois est dépendante de l'activité sidérurgique", assure l'Union locale CGT de Dunkerque en conclusion d'un tract intitulé Stop au diktat de Mittal ! 

Autant dire que l'appel intersyndical à la grève lancé pour mercredi a toutes les chances de ne pas passer inaperçu. D'autant plus qu'il concerne les deux sites du littoral ArcelorMittal Dunkerque (3 000 salariés) et ArcelorMittal Mardyck (600) ainsi que tous les sous-traitants (1). Il prendra la forme de débrayages de deux heures au minimum à la prise de poste, dès la nuit de mardi à mercredi. 

Ce mouvement présente deux particularités. Il s'agit d'un front commun de cinq syndicats de la métallurgie (CGT, FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC) suffisamment rare pour être souligné. Il s'agit aussi - initiative encore plus originale - d'une journée d'action européenne. La Fédération européenne de la métallurgie invite une trentaine de syndicats à la mobilisation dans les neuf pays du Vieux Continent où se trouve implanté ArcelorMittal.

 

"Envoyer un signal fort"

Pourquoi un tel mouvement ? "Pour ne pas voir la sidérurgie disparaître de France et d'Europe", résume Christelle Veignie, secrétaire générale de l'Union locale CGT. Les grévistes comptent "envoyer un signal fort à Lakshmi Mittal et à sa famille".

Ils protestent contre les restructurations comme celle qui vient de toucher le site de Liège. Ils dénoncent des "dérives financières dans la gestion du groupe", déplorent "la baisse du montant du budget alloué au développement du groupe, à la formation" ...

"Tout cela n'est pas assuré par le groupe, déclare Philippe Verbèke, salarié sur le site de Mardyck, coordinateur national CGT pour ArcelorMittal. Mittal préfère investir dans l'achat de mines de fer au Canada, au Liberia." Il redoute que le milliardaire ne dépouille l'Europe de ses "compétences" et n'installe de grosses usines "en Chine, en Inde, dans les pays en voie de développement".

Philippe Verbèke occupera un rôle de premier plan lors de la journée de mercredi. Il représentera la France lors de la conférence de presse intersyndicale européenne organisée au siège de Mittal, à Londres, ville où habite Lakshmi Mittal. Il annonce un geste propre à marquer les esprits : "On va déposer 581 casques", soit un par emploi direct supprimé à Liège.

La CGT, la CFDT, FO et la CFE-CGC appellent aussi à participer au déplacement dans cette ville belge (départ des autocars mercredi à 6 h du parking du comité d'entreprise d'ArcelorMittal Dunkerque inscriptions auprès des syndicats). Les salariés qui resteront sur place pourront assister à un meeting au poste de garde du site de Mardyck, vers 13 h 30.

Eugène Koélie, secrétaire général CGT des métaux de Dunkerque, se fait le porte-parole des sous-traitants. Ils interviennent dans la maintenance, pour entretenir ou réparer l'outil de travail (ponts, fosses...) : "Ils se trouvent en première ligne en cas de baisse d'activité."

Lui aussi estime que "Mittal est venu acheter le savoir-faire français pour ensuite délocaliser".

(1) L'appel à la grève s'adresse aussi à l'Usine des Dunes, à Leffrinckoucke.

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 17:00

Cyrano 

"C'est un pic... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule !"

Dans tous les théatres où se produit le sarko-président-pas-candidat-mon-oeil, discours après discours la comparaison s'impose : regarder comme il s'allonge, son nez !

Le personnage n'a pas la verve et le panache du héros d'Edmond Rostand, loin s'en faut, et j'image son Cyrano lancer une volée de flèches bien ciblées à destination de ses vieux ennemis : le mensonge, les compromis, la fourberie.

Autre citation célèbre  : "Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas" ...

"Et paf ... et pif !"  (ce n'est pas de moi, mais de ce génial Edmond) 

 

De Toulon I à Toulon II     Source : LeJDD.fr  -  le 1er décembre 2011

 

Extrait : 

... Et Nicolas Sarkozy a même retourné des phrases prononcées avec un certain déterminisme il y a trois ans. "Dans la situation où se trouve l'économie, je ne conduirai pas une politique d'austérité qui aggraverait la récession", avait-il déclaré, assurant qu'il n'accepterait pas "des hausses (…) des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français".

Problème, trois ans et deux plans d'austérité plus tard, incluant entre autres une hausse de la TVA dans certains secteurs, difficile de faire comme si de rien n'était. Le président de la République s'en est sorti par une acrobatie de langage, justifiant, a posteriori, les mots employés dans son premier discours. "Il y a trois façons de répondre à la crise (…) la seconde, c'est de faire le choix exclusif de l'austérité, de la rigueur, de la déflation", a-t-il lancé, évoquant une troisième option, la sienne, soit "répondre à la crise par le travail, par l'effort et par la maîtrise de nos dépenses". Un "ajustement par le haut", selon lui. Ou l'austérité positive.

En revanche, il a été contraint de passer certains points sous silence. En 2008, en pleine crise financière, il ne s'était pas contenté de montrer les marchés financiers du doigt, il avait aussi tapé sur les agences de notation. "On a laissé sans aucun contrôle les agences de notation", avait-il estimé, ou encore : "Il va falloir se décider à contrôler les agences de notation qui ont été défaillantes". Problème, trois ans plus tard, rien n'a été fait. Pire, les agences de notation font la pluie et le beau temps sur la zone euro et menacent le triple A français.

Nicolas Sarkozy a donc fait au plus simple : le sujet n'a tout simplement pas été abordé. En 2008, le discours de Toulon, dans lequel de nombreuses mesures avaient été annoncées, lui avait permis de connaître un rebond dans les sondages. En 2011, il n'a donc pas hésité à jouer sur les mêmes thèmes, sans toutefois les accompagner de propositions concrètes.

Pas sûr que cela suffise à redresser la barre des intentions de vote.

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