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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 14:00

 

En 2008, Sarkozy nous avait promis de moraliser le capitalisme, de réduire les spéculateurs, de lutter contre les paradis fiscaux ... Retour sur sa prestation à TOULON cette année-là, un modèle du genre dans la catégorie "enfumage" : 


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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 12:00

sur le site DA44 - 19 oct 2011 

Toulon II : Ségolène ROYAL corrige la copie de Sarkozy

posté par l'Equipe de Ségolène ROYAL  -  le 02.12.2011

 

Au lendemain de l’intervention du chef de l’Etat, la présidente de la région Poitou-Charentes dénonce "75 discours sur la crise, pour ne rien faire". 

 

Quel jugement portez-vous sur le discours de Sarkozy face à la crise financière ?

J’ai compté ! Depuis 2007, Nicolas Sarkozy a tenu 75 discours sur la crise, 75 discours pour ne rien faire ! Cela fait trois ans que j’étudie ses déclarations. Dans cette litanie, les arguments, hélas, se rangent en deux catégories : les promesses non-tenues et les contradictions. Si bien qu’il ne lui reste que deux thèmes à exploiter - l’urgence et la peur – qu’il a matraqués lors de son discours de Toulon hier. Mais j’espère que les Français vont comprendre que la peur, c’est lui, parce qu’il n’a cessé pendant toutes ces années d’aggraver la crise et le chômage. Et que l’urgence, c’est de changer de président en 2012 pour agir enfin.

Quelles sont les principales promesses non-tenues que vous avez identifiées ?

Les fausses résolutions de Nicolas Sarkozy devraient indigner nos compatriotes. En 2008, dans son premier discours de Toulon, il avait promis une moralisation du capitalisme financier. Il n’a rien fait dans ce sens. Strictement rien. Le Président s’était aussi engagé à lutter contre les paradis fiscaux. Or, il n’a même pas été capable d’interdire aux banques françaises d’y gérer des avoirs. La limitation des rémunérations des traders, est aussi restée un vœu pieu. Plus grave encore pour les Français : Nicolas Sarkozy a juré à de nombreuses reprises qu’il n’augmenterait pas les impôts. Or, les taxes se sont multipliées comme par enchantement ces derniers mois. Dans ce domaine, le gouvernement a même fait preuve d’une créativité proprement extraordinaire !

En quoi s’est-il contredit ?

Jusqu’à une période récente, Nicolas Sarkozy prétendait défendre l’indépendance de la France vis-à vis de l’Allemagne.  Aujourd’hui, il soutient qu’il n’y a pas d’autre solution que l’alignement sur la politique des conservateurs allemands. Il a d’abord prôné la création d’euro obligations pour éviter aux pays européens d’être étranglés par la hausse spéculative des taux d’intérêts. Puis il a écarté cette mesure logique pour complaire à son alliée Angela Merkel… Et aujourd’hui, après avoir tant tergiversé, les euro obligations refont une apparition dans son discours. Il en va de même concernant le rôle de la BCE. Sarkozy a d’abord dit qu’il ne fallait pas toucher à cette institution, puis il s’est prononcé pour sa réforme. Et voici maintenant qu’il défend son indépendance. Toujours pour satisfaire la vision allemande. Ce qui frappe par-dessus tout, c’est la répétition des effets d’annonce sans passage à l’acte.

Comment faut-il lui répondre ?

En expliquant sans relâche aux Français qu’il existe un contre-projet. Que Sarkozy n’est pas le plat unique au menu ! Comme je l’ai fait pendant la primaire, je pense que les socialistes ont intérêt à proposer une vraie réforme du système bancaire avec séparation des activités entre la spéculation et la gestion des dépôts, interdiction des filiales dans les paradis fiscaux… Il faut aussi mettre l’accent sur l’initiative de croissance, comme le propose notre candidat François Hollande. La création d’une banque publique d’investissement pour financer nos PME est vitale. A l’échelle européenne, le Fonds de Stabilité et la BCE doivent devenir des outils aux mains des politiques pour assurer une vraie relance à l’échelle du continent. Pas une fois dans son discours de Toulon, Sarkozy n’a fait référence à l’impulsion d’un Etat-stratège. Voilà qui en dit long sur son absence d’ambition.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:00

 

Danielle-Mitterrand.jpg

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 15:00

 

Danielle Mitterrand : C’est une grande dame qui s’éteint

Ségolène ROYAL  -  le 22 novembre 2011


J’apprends avec tristesse la disparition de Danielle Mitterrand.

C’est une grande dame qui s’éteint, une militante inlassable des droits humains, une passionnée de la défense des grandes causes comme l’accès à l’eau potable, une résistante dès la première heure contre toutes les formes d’oppression.

La vie lui a réservé des épreuves qu’elle a surmontées avec dignité et courage.

 

Je transmets à toute sa famille, ses enfants et ses petits-enfants mes condoléances attristées.


S.Royal : Danielle Mitterrand, "un exemple pour les femmes"

Danielle Mitterrand : "L'accès à l'eau est un droit" :
 
par PartiSocialiste
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 09:00

sur le site DA44 - 19 oct 2011

 

 

Nucléaire : Ségolène Royal demande

"d'éviter les cacophonies"

Source : LEMONDE.FR  -  le 17 novembre 2011

 

La présidente socialiste de la Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a jugé jeudi 17 novembre à Tours qu'"il faut éviter les cacophonies", en commentant les négociations entre le PS et EELV sur l'avenir du nucléaire.

Après plus d'une journée d'incertitude sur le point précis du MOX, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont annoncé dans un communiqué commun avoir aplani leurs divergences sur le volet nucléaire de leur accord pour 2012.

>> Lire : Nucléaire : le PS et EELV s'accordent sur le sort de la filière MOX

 

"Il faut éviter les cacophonies", a déclaré devant la presse l'ancienne candidate PS à la présidence de la République, en marge du congrès de l'Association des régions de France (ARF). "Je crois qu'il faut mettre mettre les choses à plat, mais éviter les cacophonies", a-t-elle répété, jugeant que "cela fait le jeu de la droite".

 

"IL FAUT SORTIR DU NUCLÉAIRE MAIS PAS AUX DÉPENS DES EMPLOYÉS"

"D'autant, a-t-elle ajouté, que nous avons des solutions intelligentes sur la mutation énergétique, ce que la droite n'a pas". "Bien sûr qu'il faut sortir du nucléaire, a-t-elle insisté, mais il ne faut pas le faire aux dépens des employés de la filière du nucléaire", qu'il faut associer au débat.

"Je souhaite d'ailleurs que tous les Français soient associés à ce débat et en comprennent les enjeux", a-t-elle poursuivi, relevant que "tout l'argent mis dans le nucléaire pèse beaucoup sur les factures d'électricité et cela il faut que les Français le sachent".

"Les discussions [entre socialistes et EELV] sont normales, et il faut faire attention de ne pas se quereller sur ce thème, d'autant que les objectifs poursuivis sont les mêmes", a-t-elle souligné.

Mme Royal a par ailleurs confirmé qu'elle serait "bien sûr" candidate aux législatives à la Rochelle, "en accord avec Maxime Bono", le maire de la ville dont elle vise la circonscription. "Il n'y a pas de raison de polémiquer et je ne polémiquerai pas sur ce sujet", a-t-elle ajouté, pour répondre aux acccusations locales de parachutage.

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 15:00

 

Haro sur les 35 heures, la retraite à 60 ans, et tous ces salauds de fraudeurs qui enfoncent la France, alors que notre protecteur en chef veut la sauver.

C'est clair, en novembre il n'y a que le beaujolais qui est nouveau !!!

lutter contre la fraude --- des pauvres

Sarkozy et ces salauds de Français !

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 16 novembre 2011

 

La "divisionnite", cet art de déchirer le lien social au bazooka, s’est à nouveau emparée du chef de l'Etat.

On croyait qu’il avait changé, qu’avec l’âge et l’expérience, il avait acquis une certaine forme de sagesse. Un point d’équilibre. La crise, pensait-on, l’avait enfin hissé au rang d’un président au dessus des partis, des émotions et des petites bassesses des politiciens ordinaires. Ces derniers temps, au cours du G20, il paraissait presque apaisé, serein, adoptant un profil churchillien pour nous préparer à lutter contre l’invasion inexorable d’une armée invisible, mais aux conséquences sociales dramatiques : celle de la rigueur. Ses vieilles habitudes de taper dans le tas, de montrer d’un doigt vengeur toutes ces catégories sociales qui profitent du modèle français comme des enfants gâtés semblaient l’avoir quitté.

Et puis, depuis quelques jours, il rechute. La "divisionnite", cet art de déchirer le lien social au bazooka, qui lui avait permis de gagner en 2007, s’est à nouveau emparée de lui. Le Président sortant s’est remis à cogner comme un sourd sur tous les soi-disant profiteurs, les tire-au-flanc, et, bien sûr, les fonctionnaires qui n’en finissent pas de se coller en arrêt maladie au moindre éternuement. Pauvre France, livrée à ces salauds de tricheurs. La corporation des médecins du travail a beau crier qu’elle passe son temps à proposer des congés à des salariés qui refusent en masse de partir traîner dans les hamacs, rien n’y fait. Les mêmes s’indignent de voir stigmatiser des travailleurs en situation précaire, rappellent les taux de suicide, l’affaire France Télécom, et quelques autres. La perte des repères en entreprise, l’éthique en berne, l’humanisme oublié. Balivernes, nous répond le premier magistrat du pays. Les Français, tous des planqués.

Il faut s’y faire, l’ancien Sarko est de retour. Il revient à sa marque de fabrique, à son ADN originel, celui de l’incendiaire qui crie au loup. Mais le fait-il avec autant de fougue et de détermination qu’auparavant ? Certes, il fustige tous les traînards, les apathiques, les indolents avec une ardeur intacte. Mais, cette fois, il semble radoter, user d’une recette éculée. Il joue un film déjà vu. Un peu à la manière de Ségolène Royal durant la primaire socialiste, qui n’avait pas senti les temps nouveaux, trop engluée dans la nostalgie de les incantations de sa campagne passée. Le Président de la République est-il en train de commettre la même erreur ? Est-ce le signe d’une certaine panique chez lui ? Son incapacité à se caler dans le costume du Protecteur de la Nation, du Grand Rassembleur, qui le met à des années lumière de ses racines gaullistes, est révélatrice du malaise qui le gagne.

En entrant trop tôt dans la campagne présidentielle, il révèle une forme de fébrilité, une nervosité qu’il devrait déléguer à ses lieutenants. Là encore, Nicolas Sarkozy veut jouer lui-même les snipers et nous refaire le coup de "c’est moi qui fais l’actualité- l’opposition et les journalistes n’ont qu’à me suivre". Face à la "tortue" Hollande, il joue le lièvre pour occuper le terrain. A ce petit jeu, il risque non seulement de se faire coiffer sur le poteau, comme dans la fable de La Fontaine, mais aussi de s’essouffler trop tôt. L’élection présidentielle est un marathon. On ne court jamais les premiers kilomètres au sprint…

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 20:00

un-bon-malade-est-un-malade-mort.png

Arrêts maladie :

un jour de carence en plus pour tous

Source : L'EXPRESS.fr  -  le 15.11-2011

 

Les salariés du privé en auront quatre. Et ceux du public, qui étaient épargnés, en subiront un. "Par souci d'équité", dixit Bercy qui espère économiser 200 millions d'euros par an.

Un quatrième jour de carence va être instauré pour les salariés du privé en arrêt maladie, a annoncé mardi le gouvernement, en escomptant une économie de 200 millions d'euros pour la Sécurité sociale.

Actuellement, le délai avant lequel les salariés sont indemnisés par l'assurance maladie est de trois jours, souvent compensés par l'employeur dans les grandes entreprises.

"Par souci d'équité", sera aussi institué "un jour de carence dans les trois fonctions publiques", ont annoncé dans un communiqué commun les ministres du Budget Valérie Pécresse, du Travail Xavier Bertrand et de la Fonction publique François Sauvadet. Un peu plus tôt dans la matinée, le Premier ministre François Fillon avait jugé "raisonnable" devant les députés UMP d'instaurer une journée de carence pour les fonctionnaires en arrêt maladie.

Si l'instauration d'une quatrième journée dans le secteur privé est une mesure réglementaire, la mesure concernant les fonctionnaires nécessite une disposition législative, précise le communiqué. Selon les ministres, "les indemnités journalières maladie, qui représentent 6,6 milliards d'euros, progressent à un rythme élevé et difficilement justifiable (+3,9% en 2010, après +5,1% en 2009)".

Les ministres font valoir que "le projet de loi de financement initial de la sécurité sociale prévoyait de modifier le taux de remplacement des indemnités journalières (IJ), permettant ainsi une moindre dépense de 220 millions d'euros". Ces deux mesures sont donc destinées à obtenir "une économie équivalente", expliquent Mme Pécresse et MM. Bertrand et Sauvadet. Ils préviennent aussi que "les actions de contrôle des arrêts de travail, de courte et de longue durée, vont se renforcer".

Les syndicats montent au créneau contre la "suspicion"

Plusieurs syndicats se sont insurgés mardi contre la volonté du gouvernement de "punir les malades" et de modifier les délais de carence en cas d'arrêt maladie. La CFDT a accusé le gouvernement d'avoir "choisi le populisme" et estimé qu'il "instrumentalise la fraude et punit les malades" avec son projet de mettre à l'amende les salariés dont l'arrêt maladie serait jugé abusif. Certes pour Véronique Descacq, secrétaire nationale, "il faut punir la fraude". Mais "il est inacceptable de désigner les salariés en arrêt maladie comme responsables des déficits de la Sécurité sociale", et encore plus de "désigner tous les salariés comme des fraudeurs potentiels et d'envisager de les sanctionner tous au travers de la mise en place de jours de carence supplémentaires".

FO a "dénoncé fermement la suspicion à objectif politicien que fait peser le gouvernement sur les salariés en situation d'arrêt maladie". L'organisation de Jean-Claude Mailly a souligné que les "malades ne s'auto-prescrivent pas leurs arrêts maladie" et ne devraient pas être tenus pour "responsables d'une durée d'arrêt qui paraîtrait injustifiée". "Autre mesure qui fait écho, le rallongement du délai de carence dans le privé et l'instauration de celui-ci dans le public", une mesure que FO assimile à "une provocation" faite "une nouvelle fois pour opposer les salariés public/privé" et qui vise à "réaliser des économies sur le dos de tous".

Solidaires accuse également le gouvernement de chercher "à opposer les salariés du public à ceux du privé" mais aussi "de s'attaquer aux salarié-es les plus fragilisé-es pour sauver son fichu triple A+", par des mesures "injustes qui sont une nouvelle atteinte aux droits sociaux". Le gouvernement "fait injure non seulement aux salariés qui souffrent chaque jour de pratiques managériales insupportables et de stress, liés aux conditions de travail souvent pénibles, mais aussi au corps médical", indique Solidaires en enjoignant les autorités d'agir plutôt contre la fraude fiscale.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:00

 

Pousser les vieux vers la sortie ! Il est bien gentil, Arnaud, mais on pourrait lui rétorquer qu'il y a une autre priorité sur laquelle le PS, depuis des lustres, avance des propositions ... en les repoussant sans cesse à plus tard : le non cumul des mandats ! Et ce principe devrait s'appliquer quel que soit l'âge.

Alors, les militants ayant approuvé largement il y a deux ans, ça va le faire !!! Bein non, ça n'en prend pas le chemin : les cogitations sur les candidatures (souvent "officielles", sans le dire) laissent présager que les notables locaux détenant déjà un mandat de maire ou de conseiller général -- voire les deux -- seront nombreux à se présenter aux législatives 2012.

Pour la forme, les adhérents du PS voteront le 1er décembre ... pour ratifier.

En matière d'exemplarité Arnaud MONTEBOURG, celui qu'on présente à tort comme le champion de la rénovation, en aura mis du temps à conformer ses actes avec ses déclarations sur le non cumul. Il est possible qu'il ne se représente pas à la députation, et qu'il conserve alors la présidence du Conseil Général de Saône-et-Loire. Attendons ... 

 

Limite d'âge des députés :

Jean-Louis Bianco répond à Arnaud Montebourg 

Source : laprovence.com  -  le 9 novembre 2011

 

Bien qu'il ne se considère pas comme un "éléphant", le député de la circonscription de Digne (Alpes-de-Haute-Provence), Jean-Louis Bianco, 68 ans, concerné par la proposition de son "jeune" collègue de l'assemblée et du PS, Arnaud de Montebourg, de fixer en 2012 l'âge maximum des candidats aux législatives à 67 ans réagit de la manière suivante :

"Cette proposition a un côté surréaliste. Je veux bien qu'on dise à bas les vieux et vive les jeunes, ce que font d'ailleurs les patrons qui licencient à 50 ans, mais de manière humoristique je dirai qu'il faut aller plus loin ... Si on veut un vrai renouvellement avec des gens de vingt ou trente ans, je propose qu'on abaisse la limite d'âge à 48 ans. Pourquoi 48, parce qu'Arnaud Montebourg a 49 ans..."

"En fait, tout cela n'est pas sérieux et n'a aucune chance d'être adopté.

La vraie question c'est de savoir si on aura un renouvellement suffisant au niveau des 577 circonscriptions, pas au travers de gesticulations de ce genre pour faire parler de soi."

 


Georges BRASSENS - Quand on est con

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 12:00

 

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Il y a encore quelques jours, après le sommet du G20 et l'annonce du référendum grec avorté, cette possibilité d'en appeler au vote était considérée comme incongrue et irresponsable. Que n'a t-on pas entendu !

Et voilà que la sortie de l'euro, vers laquelle aurait pu conduire le référendum grec, n'est plus véritablement taboue si on en croit des révélations venues d'outre-Rhin.

Voie démocratique : danger ! la pire des solutions !

Mais scénario envisagé par l'élite européenne : pourquoi pas ? ... pourrait même présenter des aspects "positifs" !!!

 

Aide à la Grèce : Sarkozy et Merkel mettent la pression sur Papademos

Extrait lci.tf1.fr  -  le 12 novembre 2011

 

La Grèce sort de l'Euro, option envisagée par Berlin

... Le magazine allemand Der Spiegel révèle quant à lui que l'option d'une sortie de la Grèce de la zone euro est un des scénarios sur lesquels travaille le gouvernement allemand, au cas où la nouvelle équipe au pouvoir refuserait de mettre en oeuvre le programme d'économies auquel le pays s'est engagé vis-à-vis de ses partenaires.

Selon l'hebdomadaire à paraître lundi, les experts du ministère des Finances travaillent ainsi sur un premier scénario, dans lequel les événements se dérouleraient sans trop de difficulté : la sortie de la Grèce, après quelques turbulences initiales, serait même positive pour la zone euro car "sans son maillon le plus faible, la chaîne des pays membres de la zone serait renforcée".

Le deuxième scénario sur lequel se pencheraient les experts ministériels serait celui du pire, dans lequel l'Italie et l'Espagne se trouveraient à leur tour pris pour cibles par les marchés financiers. Enfin, une troisième option, "le pire du pire", explique le Spiegel, serait également étudiée. Elle prévoierait la faillite complète de la Grèce, incapable de faire face aux effets de change liés à son retour à la drachme et qui entraînerait d'autres pays dans sa chute.

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 10:00

Au centre, "Content-de-moi 1er" ... y'a pas d'quoi !

G20, photo de famille 2011

 

Grèce : le pavé dans la mare

altermonde-sans-frontière.com - 07.11.11

 

La décision prise par le Premier Ministre grec, Papandréou d’avoir recours à un référendum populaire pour savoir si oui ou non la Grèce doit accepter le plan issu de l’accord européen des 26 et 27 octobre à Bruxelles, la concernant, est probablement un des moments politiques les plus passionnant de cette année finissante. 

Cet évènement en dit long sur l’état de la « démocratie » en Europe et sur la manière dont les décisions sont prises.

UN SEISME POLITIQUE

 

Le séisme ne vient pas simplement de ce qui pourrait se passer… Mais c’est d’abord la manière, à l’annonce de la décision grecque, dont ont réagi la classe politique dirigeante européenne, puis les bourses et marchés. Le tollé des dirigeants européens, et en particulier ceux de l’Allemagne et de la France, éclaire singulièrement la « confiance » que ces « démocrates » ont dans les peuples. En effet, c’est sans nuance et sans la moindre pudeur qu’ils ont qualifié la décision d « irresponsable », tout en soulignant hypocritement que « la consultation du peuple est une bonne chose »… Ben voyons !... Les faux culs !

La décision du référendum méritait au moins, de la part de personnages qui se qualifient de « démocrates » d’accompagner leur surprise de nuances. Or, chassez le naturel, il revient au galop… C’est la sauvegarde du système qui a eu la priorité dans leur réaction. La réaction des marchés et banques est moins surprenante… On ne peut pas attendre de tels secteurs autre chose qu’une défense farouche de leurs intérêts financiers, même si pour cela il faut mettre des millions d’individus à genoux. Quant au futurs bénéficiaires de la faillite de la Grèce, (si ! si ! il y en a !), les détenteurs de CDS (Contrat Default Swap) liés à la dette grecque, qui garantissent un paiement – par les grandes banques alors menacées - en cas de réalisation du risque de faillite, ils gardent un silence gourmand. La démocratie devient très clairement un danger pour le système. Nous en avons ici la preuve irréfutable.

Résumons nous : D’un côté, le peuple dit, ou va dire, ou risque de dire « ce programme de réformes est inacceptable ». D’un autre côté, les dirigeants européens disent, « ce programme de réformes est le seul qui puisse exister ». Qui a raison ?... À vrai dire, les deux ! Sauf que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose, ont des priorités et des intérêts différents. Là est le vrai problème. Nous serions dans des systèmes dictatoriaux, on comprendrait cette dichotomie d’attitudes, mais nous sommes, du moins en principe, dans des « démocraties », et le divorce entre ce qu’est le peuple et ce qu’est le système est aujourd’hui flagrant… L’absurdité de la soi-disant « démocratie représentative » - du moins dans sa forme actuelle - éclate au grand jour. Les représentants du peuple, « démocratiquement élus » peuvent s’avérer ses pires adversaires.

LE SENS DE LA DECISION

 

Ce n’est évidemment pas à l’issue d’une poussée de « démocratie » et d’une extase d’essence populaire que Papandréou a pris la décision. Papandréou, comme tous les politiciens en Europe, fait partie de cette caste parasite qui profite du système, s’attribue des privilèges et impose la rigueur à la population. Ce n’est certainement pas spontanément qu’il a pris la décision. Coincé qu’il est entre les intérêts divergents d’un côté de l’euro, de la classe dirigeante, des politiciens, des banques et des marchés, et de l’autre des aspirations du peuple à une vie décente qui se révolte, il navigue à vue.

Tant que la population supportait passivement le joug qu’on lui imposait, la classe dirigeante jouait « sur du velours », tout était possible. Aujourd’hui en Grèce, la « corde a cassé », la situation est devenue insupportable pour la population. Papandréou devait donner des gages pour éviter l’explosion… C’est ce qu’il vient de faire. Cette décision a aussi l’avantage pour lui et son équipe de « taper en touche »… De se défausser lâchement sur le peuple. Et si les choses empirent, ce qui est probable, les futures élections législatives donneront une majorité à la droite qui héritera d’une situation pourrie. Papandréou pourra alors jouer l’oppositionnel aux décisions prises. L’alternance ça sert à ça ! Un coup la Droite, un coup la Gauche, un coup... etc.

Une autre hypothèse peut être envisagée : la technique du « moi ou le chaos », version grecque. Papandréou a peut-être tenu le raisonnement suivant : le peuple ne veut plus accepter la rigueur, il va rejeter le plan européen, et bien, mettons le au pied du mur, mettons le au défi de voter contre et risquer le chaos… peut-être qu’il finira par se résoudre à l’accepter ce plan. La manière dont va être posée la question lors de ce référendum ,s’il a lieu, va être un signe significatif de ce que l’on souhaite « faire dire » au peuple grec.

 

Totalité de l'article :  http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article18212

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