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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 18:00

Tiens, encore une belle déclaration d'intention contenue dans les motions de congrès :
- "limitation stricte du cumul des mandats"     (motion de Martine AUBRY)
- "limiter strictement le cumul des mandats"   (motion de Bertrand DELANOE)

Les mots sont les mêmes. Ils étaient déjà présents dans le projet du PS de 2005. Le seul écart constaté est entre l'écrit ... et la réalité de l'action !
Ainsi, je ne m'étais pas privé sur ce blog de relever l'incohérence, le volte-face d'Arnaud MONTEBOURG sur le sujet.
Mais, oh surprise : j'ai failli rater l'information, il a décidé de revenir à ses premières amours ! "Il faut mettre fin au cumul des mandats", et il appliquera ce principe à lui-même.
Re-tiens ! ça me rappelle la ligne suivie par une certaine femme politique, dont Arnaud avait été le porte-parole ...


Montebourg envisage d'abandonner un de ses deux mandats
Source : lepoint.fr  -  le 16 juillet 2009

Le député socialiste Arnaud Montebourg, président du Conseil général de Saône-et-Loire depuis mars 2008, a indiqué jeudi qu'il envisage de renoncer à l'un de ses deux mandats, sans préciser quand ni lequel.

"Je n'ai pas l'intention de poursuivre cette expérience de cumul des mandats", a-t-il déclaré dans une chronique qui sera diffuséee lundi sur France-Info.

A la question de savoir s'il pourrait abandonner son mandat de député, M. Montebourg répond "parfaitement, ou l'inverse". "En tous cas la question se posera rapidement. Dans ma tête elle est déjà posée".

Joint par l'AFP, M. Montebourg a dit qu'il n'avait "pas décidé" quand et quel mandat.

"Je reste convaincu après avoir pratiqué deux choses, le mandat unique et le cumul des mandats qu'il faut mettre fin au cumul des mandats", a ajouté sur France Info M. Montebourg, longtemps partisan du mandat unique avant de prendre la tête du Conseil général de Saône-et-Loire.

"Il y a un étranglement financier de nos collectivités locales et une stratégie politique de coulage par le pouvoir des contre pouvoirs locaux (...)", a-t-il déploré.

Ex-avocat, M. Montebourg est député de Saône-et-Loire depuis 1997.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 08:00

La saga de l'été au PS (Je t'aime ... moi non plus) continue de pourrir l'atmosphère. Ce qui permet au résident de l'Elysée de faire tout et n'importe quoi, et aux divers scandales d'être masqués, étouffés !

Aubry et Sarko, les deux héros de l'été !
Source : sarkofrance.lejdd.fr  -  le 18 juillet 2009


En rendant public le courrier qu'elle a adressé à Manuel Valls, Martine Aubry a ouvert la boîte de Pandore socialiste. Avec les récentes révélations sur les manipulations sondagières de l'Elysée, voici le second feuilleton de l'été.


1. La première secrétaire du parti socialiste a eu raison et tort de tacler aussi violemment Manuel Valls. Elle lui a demandé de quitter le Parti, ou de se taire; et elle l'a fait savoir. Evidemment, l'intéressé lui a répondu tout aussi brutalement. On peut considérer qu'Aubry a eu raison. Elle tient une boutique, le PS, et il faut de l'ordre. Valls aime critiquer en permanence sa maison d'origine, alors même que l'opposition du Congrès de Reims s'était plutôt calmée. Manuel Valls, de surcroît, a une furieuse tendance à jouer la critique incantatoire, sans apporter de proposition alternative concrète.

2. Mais Martine Aubry a eu tort sur deux points fondamentaux : primo, elle aurait pu tout aussi violemment tacler Michel Rocard, récemment débauché par Sarkozy, ou Jack Lang; elle aurait dû défendre Julien Dray en janvier dernier, quand celui-ci était livré en pâture médiatique par les services de Bercy. Cette autorité partielle et partiale est contre-productive.
Deuxio, elle paye son échec à rassembler son camp. La tartufferie de Reims (le "Tout Sauf Sego") n'a rien donné. Les élections européennes ont été un échec. L'ambulance socialiste peine à redémarrer. Plutôt que de violenter ainsi les impatiences de certains, elle eut mieux fait de les embrasser, de les accueillir, de les valoriser. Avait-t-elle le choix? Pas sûr, tant son alliance politique au parti socialiste est fragile.

Vendredi, Julien Dray, sur son blog, est entré dans le jeu : "en l'espace d'une semaine, par la publication de deux lettres, Martine Aubry a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de son début de mandat de première secrétaire du parti socialiste : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la société." ll résume bien la situation.



Second feuilleton de l'été, les manipulations sondagières conduitent par l'Elysée. Arroseur arrosé... A la faveur d'un rapport de la Cour des Comptes, on découvre que la Présidence de la République finançait anonymement des sondages OpinionWay, que le Figaro et LCI publiaient chaque mois. D'autres sondages, également financés par l'elysée, étaient eux carrément tronqués. La belle affaire !

La Sarkofrance est bel et bien une monocratie. Qui en doutait ?

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 22:00

La défaite du PS à l'élection municipale d'AIX-EN-PROVENCE est une mauvaise nouvelle.
Elle survient alors que le parti est très secoué depuis plusieurs
jours par une série de virulentes querelles internes.
(ce dimanche encore, la di
rection nationale a essuyé les critiques de Julien Dray ... et l'appel de l'écrivain Bernard-Henry Lévy à la disparition du PS !!!)

Face à l'UMP, un large front uni PS / MoDem / PRG / Verts n'a donc pas réussi à l'emporter.

Ce résultat repose la question des alliances, en prévision des prochaines régionales de mars 2010.

A Reims, une question avait permis au "Tout sauf Ségolène" de prospérer : MoDem, pas Modem ???
La coalition TSS était catégorique : "Nous ne voulons pas de l'alliance avec le MoDem !"
L'hypocrisie éclate aujourd'hui au grand jour, avec cette élection partielle :

-  l'alliance avec le MoDem a été réalisée dès le 1er tour !
- évaporées les belles intentions, les belles envolées lyriques à la tribune : je me souviendrai toujours de la sentence prononcée par Bertrand DELANOE :

"Le MoDem est à droite. S'allier avec lui,
c'est introduire un peu de droite à côté de nous"


L'UMP Maryse Joissains conserve de justesse Aix-en-Provence

Source : LEXPRESS.fr  -  le 19 juillet 2009

 

L'opposition avait réussi à s'unir contre Maryse Joissains, cela n'a pourtant pas suffi. Les résultats définitifs donnent 187 voix d'avance à la maire sortante.

La candidate UMP Maryse Joissains a été réélue de justesse dimanche avec 187 voix d'avance face au socialiste Alexandre Medvedowsky dans l'élection municipale partielle d'Aix-en-Provence, selon les résultats définitifs.

La candidate de la majorité a obtenu 50,22 % des voix contre 49,78% à son rival socialiste qui conduisait une liste d'union avec le MoDem, les radicaux de gauche (PRG) et les Verts.

La participation (49,5%) a été supérieure au premier tour (44,1%), où Maryse Joissains était arrivée en tête avec 43,31% des voix devant Alexandre Medvedowsky (34,08%) et Hervé Guerrera (Verts, 11,31%).


Ce scrutin avait une portée nationale et constituait un test pour l'aptitude de l'opposition française à battre la majorité. Plusieurs personnalités de la majorité, Jean-Louis Borloo, Jean-François Copé ou encore Xavier Bertrand étaient venus soutenir la candidate UMP avant le second tour.

L'élection l'année dernière de Maryse Joissains, à la faveur d'une triangulaire, avait été invalidée début juin par le Conseil d'Etat, qui avait sanctionné la distribution d'un tract anonyme contre ses rivaux.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 13:00

La tentative d'étouffement
par Delphine BATHO  -  le 19 juillet 2009

 

 

L'Elysée essaie d'étouffer l'affaire des sondages

Opinion Way et du cabinet Buisson.

 

Pendant trois jours, cela a été le silence radio. L'Elysée n'a pas rendu publique la liste des 15 sondages payés par la présidence de la République et publiés dans la presse, ni même le nom de son prestataire, que tout le monde connait pourtant.


Ce dimanche, la version officielle présentée par le secrétaire général Claude Guéant, est une histoire racontée aux petits enfants.

Ainsi, si un même sondage était payé par l'Elysée et publié par la presse, c'est par pure coïncidence et parce que "si un journal achète le même, on n'y peut rien".


Il y a désormais trois versions différentes des faits. Celle d'Opinion Way, celle d'Etienne Mougeotte et maintenant celle de Claude Guéant.

Tout cela confirme l'embarras des intéressés, mais aussi l'existence d'un système de co-production et de connivence dont la finalité n'est pas l'étude de l'opinion, mais la maitrise du débat politique dont les termes sont pipés.


C'est pourquoi je proposerai mardi au Groupe Socialiste de décider de la création d'une commission d'enquête parlementaire portant sur les études financées par l'Elysée ou par l'intermédiaire de son cabinet conseil.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 19:00

Regardez bien la photo : Buisson dirige la symphonie sarkozienne !!!


Le cabinet aux sondages controversés
dirigé par un proche de Sarkozy

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 18 juillet 2009


Selon le quotidien Libération, le mystérieux cabinet de l'Elysée épinglé par la Cour des comptes pour avoir commandé des sondages également parus dans certains médias est dirigé par Patrick Buisson, un conseiller politique très "influent" auprès de Nicolas Sarkozy.

Le cabinet de l'Elysée mis en cause par un rapport de la Cour des Comptes, pour avoir facturé différents sondages réalisés par OpinionWay et publiés sur LCI et Le Figaro, est dirigé par un proche de Nicolas Sarkozy, selon des informations publiées par le quotidien Libération, samedi 18 juillet. L'Elysée avait refusé de révéler le nom du cabinet épinglé par cette juridiction administrative.

Citant "un acteur majeur du dossier", le journal assure que le cabinet épinglé par le rapport des Comptes s'appelle Publifact. Le site Mediapart croit également savoir qu'il s'agit de ce cabinet. Structure de petite taille, le cabinet serait dirigé par Patrick Buisson, patron de la chaîne Histoire et conseiller politique "très influent" auprès de Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson est également l'ancien directeur du journal d'extrême droite Minute, et journaliste sur la chaîne d'information LCI.


1,5 millions d'euros de factures pour 2008

L'an dernier, ce conseiller du chef de l'Etat a délivré une facture de 10.000 euros d'honoraires mensuels à l'Elysée, via son cabinet situé dans le VIIIème arrondissement de Paris, sans oublier 130 autres factures dont le montant atteint les 1,5 millions d'euros pour l'année 2008, honoraires inclus.

Patrick Buisson aurait assuré au quotidien, par téléphone, ne pas souhaiter s'exprimer sur le sujet, tout en indiquant que la seule nouveauté de ce type de pratique viendrait de la volonté de Nicolas Sarkozy d'être transparent sur la question.

Sarkozy "transparent" !
On aura tout entendu en Sarkoland !!!

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 16:00

Encore une fable !

"Mais qui peut croire une fable pareille ? Hein, je vous le demande !"
(sa réponse poussive à la question sur l'attentat de Karachi)

Une nouvelle fois, Sarko va t-il nous refaire le même numéro lamentable ???

Sur le net, la polémique enfle sur les connivence entre Sarkozy et plusieurs médias nationaux.
Mais sur la plupart des médias, c'est le secret-défense ... d'en parler !!!

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 14:00

La République des sondages
Source : le blog de Jean-Louis BIANCO


Le rapport de la Cour des Comptes en parle et les médias traditionnels le reprennent peu. Ils mettent l’accent sur un piteux remboursement, le faisant passer pour exemplaire mais oublient péniblement le reste. Le reste c’est peut être le vrai scandale niché dans ce rapport. Et s’il y a une telle discrétion c’est peut-être parce que beaucoup de nos organes de presse sont directement concernés.

Ainsi, on apprend en page 11 de cette note signée Philippe Seguin, dans la partie intitulée "le cas particulier des études" , que depuis le 1er Juillet 2007, soit deux mois après son arrivée à l’Élysée, Nicolas Sarkozy finance à hauteur de 1,5 millions d’euros, via un intermédiaire, sans bon de commande et sans mise en concurrence (ce qui est illégal), des sondages qui sont ensuite publiés dans la presse.

Ces sondages sont réalisés par Opinion Way, "institut"  dont nous avons plusieurs fois révélé les biais et les accointances politiques à droite. L’analyse qu’en faisait l’ouvrage de Ségolène Royal (Ma plus belle histoire, c’est vous) était parfaitement claire, tout comme celles d’articles parus sur Internet, comme celui-ci de Nicolas Cadène (paru en juillet 2007).

Trop de questions restent encore, comme d’habitude, sans réponse. Quelle est la nécessité pour l’Élysée de passer par un "cabinet intermédiaire", qui, en position de donneur d’ordres, a tout loisir d’orienter les études de façon à les rendre les plus utiles possibles pour le pouvoir et, dès lors, de les fausser ? Qui est cet intermédiaire ? Comment justifie-t-il ses émoluments conséquents ? Comment un "institut"  de sondage peut-il accepter de voir certaines questions rendues publiques tandis que d’autres ne le sont pas, si ce n’est, là encore, pour favoriser un dessein politique ? Enfin, le Figaro et LCI (TF1) ont publié au moins une quinzaine de ces études commandées sans mentionner le bailleur de fond, en l’occurrence l’Élysée, ce qui évidemment aurait eu le mérite d’être clair…

Il est décidément plus que temps de légiférer pour garantir en France des sondeurs et médias libres, indépendants et retrouvant leur pouvoir d’investigation.
Cette affaire souligne encore un peu plus le niveau insupportable de connivence entre médias traditionnels et un certain pouvoir politique alors que ce dernier légifère pour faire taire les voix discordantes qui existent encore (pour combien de temps?) sur le web.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 10:00

Polémique sur Opinion Way, Le Figaro et l'Elysée :
le PS veut une enquête

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 18 juillet 2009


"Des sondages payés et commandités par l'Elysée ont été régulièrement publiés par des médias bien peu scrupuleux comme s'il s'agissait de sondages réalisés en toute indépendance", accuse le Parti socialiste, qui va en outre déposer une proposition de loi pour encadrer le recours aux sondages par l'Elysée.



Le Parti socialiste, qui accuse l'institut de sondage Opinion Way, Le Figaro et l'Elysée de "collusion" sur la base d'un rapport de la Cour des Comptes sur le budget de la présidence, a réclamé vendredi 17 juillet l'ouverture d'une enquête.

"Des sondages payés et commandités par l'Elysée ou l'officine qui agit pour son compte ont été régulièrement publiés par des médias bien peu scrupuleux comme s'il s'agissait de sondages réalisés en toute indépendance", déclare le PS dans un communiqué.
"Ces sondages étaient bien évidemment expurgés de toutes les données gênantes pour Nicolas Sarkozy", poursuit le PS, qui y voit "un incroyable mécanisme de manipulation adossé à une scandaleuse collusion entre le pouvoir et certains médias".
Le PS "demande qu'une enquête puisse rapidement faire la lumière sur ces agissements". Il réclame au chef de l'Etat qu'il fasse "publier l'intégralité des sondages concernés" et mette "un terme à ces pratiques".


Une loi pour encadrer les sondages de l'Elysée

"Au-delà, le Parti socialiste souhaite que le recours aux sondages par le gouvernement et la présidence de la République soit encadré. Il déposera une proposition de loi dans ce sens", ajoute le texte.

Jeudi, dans son rapport sur le budget de l'Elysée, la Cour des comptes a noté que "sur les 35 études (d'opinion, ndlr) diverses facturées en 2008, au moins 15 d'entre elles avaient fait l'objet de publications dans la presse".
"Pour un nombre très limité d'entre elles, la version remise à l'Elysée contenait des thèmes ne figurant pas dans la version grand public. Pour les autres études, le document remis à la présidence était identique à celui publié par les organes de presse et conduisait donc à mettre en doute l'intérêt de telles commandes", écrit la Cour.

La Cour stigmatise aussi le "politoscope" d'OpinionWay pour Le Figaro et LCI. "En dépit des 392.288 euros facturés" par un cabinet de conseil (la Cour ne cite pas son nom, ndlr) à l'Elysée "pour la participation à ces enquêtes (...) la comparaison des résultats publiés dans la presse et ceux remis à la présidence ne faisait pas apparaître de différence", écrit la Cour.

La Société des Rédacteurs du Figaro a demandé vendredi à sa direction "de mettre immédiatement un terme" à la publication dans le quotidien de sondages OpinionWay. Elle les estime "commandités" par la présidence de la République. Le directeur du groupe Etienne Mougeotte a répondu aux journalistes en démentant toute collusion.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 08:00

Illégalement, Nicolas Sarkozy a payé
les sondages OpinionWay
publiés par Le Figaro et LCI

Sources : Cour des Comptes, Rue89, Arrêt sur Images
(15, 16 et 17 juillet 2009)



En violation du code des marchés publics, la Présidence de la République, représentée par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, a payé des sondages de l’institut OpinionWay pourtant publiés par Le Figaro et LCI.


Page 11, du rapport publié ce Jeudi par la Cour des Comptes et signé Philippe Séguin, au chapitre "Le cas particulier des Etudes", on découvre une bombe. On y apprend que depuis le 1er Juillet 2007, Nicolas Sarkozy finance à hauteur de 1,5 Millions d’€, via un intermédiaire, sans bon de commande et sans mise en concurrence, des sondages qui sont ensuite publiés dans la presse. Cette absence de mise en concurrence est bien entendu tout à fait illégale.

Mais ce n’est pas tout.

La Cour des Comptes s’interroge aussi sur les raisons qui peuvent pousser l’Elysée à payer des sondages hors de prix alors que ceux-ci vont paraître dans la presse. Les auditeurs de la Cour ont ainsi épluché les sondages payés par l’Elysée : "la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la Présidence" ne fait "pas apparaître de différence"...

Pourquoi ? La réponse vient assez vite. Il ne s’agit pas de n’importe quels sondages ! Ce sont ceux de l’institut OpinionWay. Cet institut de sondage dont le Canard Enchainé puis Ségolène Royal ont dénoncé la partialité ainsi que ses affinités avec l’UMP : par exemple, le président d’OpinionWay, Hughes de Cazenave a été chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet.

Dans son livre "Ma Plus Belle Histoire C’est Vous", Ségolène Royal détaillait la mécanique bien huilée des sondages OpinionWay immédiatement relayés par Le Figaro-LCI-TF1 et qui invariablement viennent soutenir Nicolas Sarkozy ou démolir ses adversaires.

Il suffit de taper OpinionWay sur le moteur de recherche du Figaro ou de Metro pour retrouver la prose générée à l’aide de cet institut. Vous avez tous lu ces titres : “Les Français plebiscitent la majorité”, "Royal distancée par Delanoë, selon un sondage", “Le gouvernement Fillon 2 plaît aux Français”, Présidentielle : Sarkozy loin devant Royal ou Aubry, "Sondage : une majorité d’Européens ont une bonne opinion de Sarkozy" etc...

En septembre 2008, je dénonçais un sondage "tripatouillé" OpinionWay-Le Figaro qui defrayait la chronique mais en cachait un autre aux résultats très différents. Un sondage publié en plein congrès du PS...

La Cour des Comptes s’interroge donc sur l’intérêt de la commande de sondages qui vont être publiés par voie de presse.


Mais la vraie question est savoir si l’on est dans le cas d’une manipulation de l’opinion. C’est ce que sous-entend Delphine Batho, Député des Deux-Sevres lorsqu’elle déclare ce soir : "Nous sommes ici au coeur d’un système d’instrumentalisation de l’opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias."

 

Question subsidiaire posée par le site Arrêt sur Images : "Qui est l’intermédiaire secret ?" "Dans un premier temps, LeFigaro.fr ne citait pas Opinion Way, avant de corriger le tir vers 17h30. L’AFP ou Liberation.fr, eux, ne mentionnent pas la question des sondages, contrairement à Rue89 ou Reuters, qui évoquent bien les rapports particuliers entre l’Elysée et Opinion Way. Un point n’est pas éclairci par le rapport : quel cabinet joue ainsi les intermédiaires entre l’équipe présidentielle et les sondeurs ? Il n’est pas nommé, mais selon la Cour, il empoche 10 000 euros par mois au titre de son conseil auprès de la Présidence."

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 16:00


Le rapport étroit entre l'Elysée
et un institut de sondage


par Delphine BATHO  - le 16 juillet 2009



Les Français doivent désormais savoir que lorsqu'ils entendent dans un média qu'un sondage a été réalisé par Opinion Way, il a peut être été payé par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas Ségolène ROYAL qui le dit, mais Philippe SEGUIN.

 

La note de la Cour des Comptes sur les dépenses de l'Elysée est en effet une invitation à relire les pages 189 et suivantes du livre de Ségolène ROYAL "Ma plus belle histoire c'est vous" (Grasset), que le chapitre de la note de la Cour intitulé "le cas particulier des études" confirme en tout point.

 

Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée viole les règles du code des marchés publics quand il s'agit de choisir un cabinet d'études pour un budget de 1,5 millions d'euros sans aucune mise en concurrence.

Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée ordonne la commande et paie directement des sondages par la suite publiés par certains médias, sans doute par générosité et soucis de la trésorerie des organes de presse !

 

Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée a une relation sans doute privilégiée avec un institut qui - hasard qui ne doit strictement rien à l'Elysée - a été choisi par une grande chaine de télévision pour la soirée électorale des élections européennes, sans la moindre procédure concurrentielle...

Nous sommes ici au coeur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias.

 

Pour que l'information de tous soit complète, nous demandons à l'Elysée de rendre publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias.

Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion.

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