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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 18:00

Travail le dimanche: si Michelle Obama veut, la France peut !
Source : Marianne2.fr  -  le 30 juin 2009

Il est fort notre Président pour "convaincre" les Français de l’utilité du travail le dimanche. Après le running gag sur les trottoirs des Champs-Elysées, voilà qu’aujourd’hui il nous sert un argument tout droit venu des "Stazunis" : "Est-ce qu’il est normal que le dimanche quand Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir !"




Pour mémoire, retrouvez ci-dessous le plus célèbre de ses sketchs :
celui sur les trottoirs des Champs-Elysées...



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:00

On est véritablement dans "le fait du prince" ... ce n'est pas nouveau.
On sait que Sarko fait tout, s'occupe de tout, que les ministres ne servent à rien. Mais là ! Non, vraiment il exagère, il aurait pu demander ... à Brice Halte-au-feu de téléphoner au magasin !!!
C'est dans les compétences d'un ministre du Travail de savoir téléphoner, non ?

Il a donc fait ouvrir des magasins ce dimanche-là. Mais une question me taraude :
Les salariés étaient-ils d'accord pour travailler le dimanche ? Bein oui, quoi, il paraît que son "machin" débile est basé sur le "volontariat" !!!

L'histoire ne dit pas si des salariés ont été perturbés dans leurs occupations ce jour-là, dans leur famille par exemple : eh oui, c'était la fête des Mères, figurez-vous !


Quand Michelle Obama sert à défendre

le travail dominical...

Source : Liberation.fr  -  le 30 juin 2009


Pour promouvoir l'assouplissement des règles sur le travail du dimanche, Nicolas Sarkozy a raconté qu'il avait lui-même dû faire ouvrir des magasins pendant le récent séjour parisien de la Première dame des Etats-Unis.


C’était le 7 juin dernier, lors de la visite de la famille Obama en France, au lendemain des célébrations du 65e anniversaire du Débarquement. L’épouse du président américain avait prévu une virée shopping dans la capitale... un dimanche.

"Est-ce qu’il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?"

C’est sur cette éprouvante anecdote que le président de la République a voulu s’appuyer, mardi, pour prôner un assouplissement des règles sur le travail dominical. "Tous ceux qui soutiennent le président Obama étaient présents, très bien. Qu’ils aillent maintenant leur expliquer pourquoi le dimanche nous sommes le seul pays où, à Paris, c’est fermé", a-t-il argumenté, reprenant sa marotte sur les Champs-Elysées dont les magasins pourraient ouvrir le dimanche, sur un trottoir seulement.

"Il faut être raisonnable (...) qu’est-ce que ça peut bien changer? Quel principe républicain cela remet-il en cause? Faut-il absolument que les magasins soient ouverts aux heures et aux jours où les gens ne peuvent pas faire leurs courses?", a fait mine de s’interroger le chef de l’Etat, lors d’une table-ronde sur le développement du quartier de La Défense (Hauts-de-Seine). Et ce alors que le dossier du travail dominical revient devant les députés, avec une proposition de loi UMP portant sur les zones touristiques, examinée à partir du 6 juillet.

"Il ne s’agit pas de dire que tout le monde va travailler le dimanche, je n’ai jamais dit ça", a promis Sarkozy, ajoutant "avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la croissance".

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 12:00



Une mission d'information
sur l'attentat de Karachi
Source: NOUVELOBS.COM  -  le 30 juin 2009


Une mission va être confiée à la commission de la Défense et non, comme le réclamaient les députés PS, à la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.

Il y aura bien une mission d'information sur l'attentat de Karachi de 2002. Elle sera mise en place par la commission de la Défense, a-t-on appris mardi 30 juin.
Réclamée par les députés PS, la mission d'information ne sera toutefois pas, comme ils l'avaient demandé, confiée à la conférence des présidents de l'Assemblée nationale.
Ce travail parlementaire revêtira donc un aspect beaucoup moins solennel, au grand dam du patron des députés PS.
Jean-Marc Ayrault a en effet jugé "choquant", étant donné "la gravité des faits", que cette mission ne soit pas du ressort de la conférence des présidents.

"Commissions compétentes"

"Pour les questions de société, comme le port de la burqa, les missions d'information sont décidées par la conférence des présidents. Pour tout ce qui est plus spécialisé, les missions relèvent des commissions compétentes", a fait valoir le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP).

Selon les juges chargés de l'enquête sur l'attentat de Karachi, cités par un avocat, cet attentat contre un bus de la Direction des chantiers navals (DCN) qui avait fait 14 morts, dont 11 Français en 2002, pourrait être lié à l'arrêt du versement de commissions, voire à des rétrocommissions illégales, en marge de la vente de sous-marins au Pakistan.


Hummm ! J'avoue ne pas avoir saisi toutes les subtilités de la procédure ...
Pas de procès d'intention, ce n'est pas le genre de la maison (!!!), mais espérons que ce n'est pas une tentative d'étouffement de l'affaire.

Ce serait bien la première fois (re !!!)

Alors, cette commission de la Défense ? J'ai trouvé ça dans un commentaire sur le net :

Cette commission de la Défense est constituée de 60 députés en tout. Sur ces 60 députés :

- 36 députés sont membres de l’UMP.

- 3 députés sont membres du Nouveau Centre (le parti du ministre de la Défense Hervé Morin, qui travaillait déjà au ministère de la Défense de 1993 à 1995, quand le contrat de vente des sous-marins a été signé).

- il y a seulement 20 députés de gauche dans cette commission, et 1 député non-inscrit 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:00

Trois ex-ministres règlent leur compte avec le gouvernement

Certains ministres n'ont que très peu goûté la façon dont ils ont été débarqués du gouvernement. Depuis, ils répandent leur rancœur dans les médias. "Il y a ceux qui ont considéré que je ne faisais pas partie de leur monde. Pour eux, je n'avais pas les codes, pas le vernis, pas les réseaux, je n'existais pas. Bernard Kouchner, par exemple, ne m'a jamais dit bonjour, jamais adressé la parole. Pour lui, j'étais transparent" affirme Bernard Laporte.
Avec Rachida Dati, cela n'a pas été plus facile. Il y a eu cette histoire (Des bruits couraient qu'il était le père de son enfant) qu'elle faisait mine d'ignorer. Je me demande même si elle n'en était pas à l'origine.  Elle a choisi d'en rire. Rachida, du moment qu'on parle d'elle, elle est contente. C'est une personne très fausse.

Yves Jégo, lui, s'est exprimé dès le jour de l'annonce du remaniement.  L'ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer exultait : "Yves Jégo mesure le véritable pouvoir d'un certain patronat et se prépare pour de nouveaux combats…" Celui qui jure qu'il ne va pas se priver d'exploiter sa "liberté de parole retrouvée" ne pensait plus devoir faire ses cartons.

Christine Boutin n'a pas pris de pincettes pour faire savoir, ce lundi matin au micro d'Europe 1, qu'elle a été "traitée de façon inhumaine" : "J'ai appris mon jetage au journal de 20 heures de TF1. J'attends toujours le coup de téléphone de François Fillon, je suis vraiment choquée de son attitude."

Sur le site Rue89.com - le 29 juin 2009 :  Laporte, Jégo, Boutin : les ex-ministres se rebiffent

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 07:00

Vu sur le blog de VANO (militant socialiste à Villeneuve d'Ascq - 59), ce message très laconique sur le résultat du 1er tour de l'élection municipale partielle à HENIN-BEAUMONT :


Municipales à Hénin -Beaumont
.

Le F.N à 39,34%
.
La tristesse, la honte et la colère.



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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 12:00


Travailler plus pour guérir plus !!!
Source : lesmotsontunsens.com -  le 28 juin 2009



"Il y a beaucoup de Français, y compris en longue maladie, qui ont besoin du travail pour guérir" a déclaré Frédéric Lefebvre sur LCI, le 24 juin 2009.

"Le sujet est clos", annonçait pourtant Xavier Bertrand le mois dernier, mais le porte-parole de l'UMP n'a visiblement pas pu s'empêcher de l'ouvrir... à nouveau.


La santé par le travail

"C'est le sens de la modernité", "c'est le sens de l'histoire", a déclaré Frédéric Lefebvre devant les caméras du Blog politique de LCI, le 24 juin dernier, après avoir à nouveau souhaité que "le salarié puisse avoir un nouveau droit, à partir du moment où il y a un certificat médical, que c'est donc lui qui le déclenche, de travailler s'il le souhaite [...] Il y a beaucoup de Français, y compris en longue maladie, qui ont besoin du travail pour guérir".

Travailler plus pour guérir plus

Françaises, Français, Moussaillones, Moussaillons... Le trou de la Sécu ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Docteur Lefebvre a diagnostiqué la maladie, il détient le remède : Travailler plus pour guérir plus ! Il vous suffira dorénavant de travailler à domicile pendant vos arrêts maladie pour recouvrer la santé. Et si ça ne marche pas ? Les détectives privés d'Eric Woerth viendront débusquer les fraudeurs qui ne respectent pas les prescriptions lefebvristes... La première lame soulève le poil en douceur, la deuxième le coupe avant qu'il n'ait pu retomber (malade).

 

Quelques propositions

Puisqu'il s'agit du "sens de l'histoire", du "sens de la modernité", puisque "ensemble, tout devient possible", aidons l'UMP à faire bouger la France avec ces quelques propositions :

- Baisser les salaires, puisque l'argent ne fait pas le bonheur. Vive Osram !
- Travailler gratis, à l'image de ces 800 victimes de l'humour British... Airways.
- Travailler pendant les congés, puisque certains n'aiment pas les vacances.
- Travailler le soir, la nuit, tout le temps, sans pause ni repos... puisque le travail, c'est la santé.
- Rester dormir sur son lieu de travail, pour celui qui ne peut pas bosser à distance, chez Dassault par exemple, ça économisera le trajet.


... mais uniquement pour ceux qui le souhaitent, bien entendu, et qui veulent échapper au licenciement, surtout.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 11:00


Travailler en congé maladie :
Lefebvre en remet une couche

Source : Liberation.fr  -  le 27 juin 2009

 

 

Le porte-parole de l'UMP n'en démord pas : permettre aux salariés en arrêt maladie de travailler de chez eux, "c'est le sens de la modernité, on y reviendra".


 

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a estimé samedi sur LCI que le fait de permettre aux salariés en arrêt maladie ou en congé maternité de travailler de chez eux allait "dans le sens de la modernité" et que "l'on y reviendra(it)".

Fin mai, Lefebvre avait suscité un tollé en déposant un amendement qui permettait aux salariés en arrêt maladie ou en congé maternité de travailler de chez eux, lors de l'examen à l'Assemblée du texte UMP sur le prêt de main d'oeuvre entre entreprises. Il avait finalement retiré son amendement.

"Je veux que le salarié puisse avoir un nouveau droit, à partir du moment où il y a un certificat médical, que c'est donc lui qui le déclenche, de travailler s'il le souhaite", a-t-il ajouté.

"Il y a beaucoup de Français, y compris en longue maladie, qui ont besoin du travail pour guérir", a jugé Lefebvre qui s'est prévalu du soutient du député UMP Bernard Debré, chirurgien de profession.

Un de mes collègues, Bernard Debré, qui est quand même pas n'importe qui, m'a dit: "La prochaine fois que tu parles de ce sujet, je veux être à tes côtés et qu'on le défende ensemble parce que ça peut être un moyen de faire guérir un certain nombre de Français qui le souhaitent".

"Il ne s'agit pas de faire travailler les gens malades qui ne veulent pas", a-t-il insisté.

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 09:00

KARACHI : Balladur rejette un financement politique
Source : NOUVELOBS.COM  -  le 29 juin 2009

L'ancien Premier ministre écarte de nouveau la thèse d'un financement politique de sa campagne présidentielle en 1995 par des rétro-commissions dont l'arrêt aurait été la cause de l'attentat de Karachi au Pakistan, en mai 2002.

"Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés, contrôlés et validés par l'organe compétent à cet effet", a déclaré dimanche 28 juin Edouard Balladur,écartant de nouveau la thèse d'un financement politique de sa campagne présidentielle en 1995 par des rétro-commissions dont l'arrêt aurait été la cause de l'attentat de Karachi au Pakistan, en mai 2002.
L'attentat avait coûté la vie à 11 membres de la Direction des constructions navales (DCN) et blessé 12 autres. Les deux juges d'instruction, Marc Trévidic et Yves Jannier, étudient la possibilité qu'il ne soit pas lié à un groupe islamiste, mais à un acte de vengeance lié à un arrêt par la France du versement de commissions liées à un contrat de sous-marins avec le Pakistan décrété par Jacques Chirac, après son élection à l'Elysée en 1995. Une décision prise car de supposées "rétro-commissions" auraient financé la campagne de son rival Edouard Balladur lors de la présidentielle 1995.

"Vérité d'évangile"

"Toute référence à une utilisation autre que la rémunération, légitime d'ailleurs dans une certaine mesure, de ceux qui avaient joué un rôle dans ces tractations commerciales, est parfaitement infondée", a assuré dimanche soir Edouard Balladur lors du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".
"Il ne suffit pas que quelqu'un aille devant un juge pour dire quelque chose pour que cela soit tenu pour vérité d'évangile", a-t-il ajouté. "Ça dépend d'abord de l'honorabilité de celui qui dit quelque chose et des preuves qu'il apporte".
Edouard Balladur a également affirmé qu'il était prêt à se rendre devant un juge, s'il était convoqué. Mais "je ne dirais pas beaucoup plus que ce que je viens de vous dire, je n'en dirais même pas plus", a-t-il affirmé.
Le président Nicolas Sarkozy, l'un des principaux lieutenants d'Edouard Balladur en 1995, a qualifié la semaine passée la thèse des juges d'instruction de "ridicule" et "grotesque" et le parquet de Paris a fait savoir lundi qu'il n'existait pas d'"éléments objectifs" mettant en cause les services secrets pakistanais dans cet attentat.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:00
 

 

Jean-Louis BIANCO  -  sur son blog, le 26 juin 2009 :

La généralisation totale du travail dominical

 


La nouvelle proposition de loi sur le travail dominical est présentée par le gouvernement comme le fruit d’un compromis qui limiterait les dérogations au principe du repos dominical.

La réalité est très différente, à tel point que la CGPME demande la suppression de l’essentiel du texte.

Dans toutes les communes dites "touristiques" (ce qui est très large : au moins 5 000 communes dont la quasi totalité des moyennes), les employeurs du commerce pourront contraindre leurs salariés à travailler le dimanche sans aucune contrepartie : ni salaire doublé, ni repos compensateur obligatoire, ni nécessité d’être volontaire.

Certains membres de la majorité UMP veulent donc remettre en cause un équilibre social multiséculaire.


 

Bataille d'amendements sur le travail le dimanche
Source : 20minutes.fr  -  le 27 juin 2009


"Le gouvernement veut faire croire qu'une version très adoucie de son texte sur le travail dominical sera présentée en juillet. En réalité, il s'agit d'une généralisation sans contrepartie pour les salariés", a dénoncé hier Jean-Marc Ayrault, président des députés PS, annonçant qu'il avait écrit à l'ensemble des parlementaires "pour les alerter".


Débuté en décembre, le débat sur la proposition de loi Mallié avait été rapidement suspendu faute d'accord au sein de la majorité UMP, et d'une forte mobilisation de l'opposition. Mais sous l'impulsion du président de la République, Nicolas Sarkozy, le projet a été ressorti des cartons.


"Un amendement a été adopté en commission. Il permettra à toutes les entreprises situées dans une commune déclarée touristique d'imposer à ses salariés de travailler le dimanche, sans augmentation de salaire", a souligné Jean-Marc Ayrault. Le PS a identifié 5 000 communes qui seront touchées à terme, et principalement toutes les grandes villes comme Paris, Lille, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, etc.


Mercredi, la commission a aussi adopté un amendement supprimant l'obligation pour l'employeur de vérifier tous les ans avec chaque salarié s'il souhaite travailler ou non le dimanche. La proposition de loi, dont l'examen s'annonce houleux, arrive devant l'Assemblée le 6 juillet.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 08:00

La corruption de la République
Gaëtan GORCE - sur son blog, le 23 juin 2009



Comment qualifier le phénomène auquel on assiste depuis des années sinon de "corruption", au sens d’une corrosion lente de notre esprit républicain ?


Ce processus, qu’il faut analyser en détail, n’est d’ailleurs pas sans rapport avec le "déshonneur des élites" auquel j’avais fait allusion voici quelque temps. Il en est en réalité une nouvelle manifestation.

Jacques Chirac a incontestablement ouvert la voie. Je ne veux pas ici faire allusion aux innombrables affaires auxquelles l'ancien Président de la République a été mêlé, mais à la manière dont il a exercé sa fonction : la pratique institutionnelle étant devenue alors de pure convenance personnelle. Que l’on se souvienne :

    * Une dissolution décidée en 1997 uniquement pour ne pas avoir à faire appel à la fraction de la majorité qui n’avait pas soutenu sa candidature…

    * Le refus de tirer les conséquences des conditions de sa réélection obtenue pourtant à 80%, en restant concentré sur son camp, j’oserais dire sur son clan…

    *Le maintien contre vents et marées, malgré les déconvenues électorales et au point de faire perdre le référendum sur le Traité constitutionnel, d’un Premier ministre déconsidéré, Jean-Pierre Raffarin, pour ne pas avoir à nommer Nicolas Sarkozy à la tête du Gouvernement…

    * Et pour clore la séquence, l’annonce du maintien de la loi sur le CPE et, dans le même mouvement, celle de sa modification immédiate, cédant, au prix du ridicule, à la pression de son Premier ministre d’alors…

Jamais un chef de l’État n’aura autant donné l’impression de l’avoir été aussi peu.


Le processus amorcé depuis l’élection de Nicolas Sarkozy est de nature différente mais aboutit au même résultat. Son objectif n’est pas, contrairement à l’esprit de la Vème République, de rassembler les Français autour d’un projet, mais au contraire de diviser à l’extrême ses adversaires en jouant de leurs antagonismes, en profitant surtout de leurs faiblesses, au point de les priver de toute crédibilité. Et il y parvient au-delà du raisonnable.

La République est, en effet, en déséquilibre puisque le chef de l’État fait tout pour ne plus avoir en face de lui de véritable opposition, c'est-à-dire, non pas une force capable de le critiquer (elle ne s'en prive pas), mais d’offrir une alternative à sa politique et à son action. La réunion du Congrès en témoigne à l’excès : l’intervention du chef de l’État a suscité immédiatement la dispersion de ses opposants sur des lignes antagonistes. Si bien qu’à la parole présidentielle n'a répondu qu’une cacophonie de grognements et de protestations plutôt qu’un discours articulé. Le ton qu'il a employé a le même objet : après son intervention devant l'OIT, il s'agit d'occuper un espace idéologique qui va de la droite au centre gauche, mêlant les références à Jaurès et Albert Thomas à l'exigence d'une régulation économique et sociale que les altermondialistes pourraient faire leur.

Ne reste plus, sur son piédestal, que la figure du chef de l’État. Les conséquences de cette situation sont évidemment redoutables : nos citoyens perdent confiance ; les corps intermédiaires de toute sorte sont vidés de leur substance ; le dialogue social instrumentalisé. La "corruption" de la République est bien à son comble : si l’on peut régner sur un champ de ruines, on ne peut gouverner ainsi une République…

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