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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 18:00

Deux ans à l'Elysée: échec et mat ?

Source : Sarkofrance.blogspot.com  -  le 5 mai 2009


Alors que Nicolas Sarkozy a tenu son meeting électoral à Nîmes, pour défendre son bilan européen, et faire de nouvelles promesses, 65% des Français interrogé dans un récent sondage (TNS Sofres) se disent "déçus" par l'action de Nicolas Sarkozy depuis son élection et 63% jugent le bilan de ses deux premières années de quinquennat "plutôt négatif".


Bling !

Benoît HAMON et le bilan des 2 ans de sarkozy : Echec et Mat ?


Vidéo envoyée par politistution
 

 

Selon le comparatif de l'institut de sondage, c'est un tout petit peu mieux que Jacques Chirac, mais moins bien que François Mitterrand. A la même période de leur premier mandat, Jacques Chirac recueillait 65% de "déçus" et 22% de "satisfaits" (1997) et François Mitterrand 54% de "déçus" et 30% de "satisfaits" (1983).

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 10:00


Deux ans déjà ! Ami sarkozyste, où es-tu ?
Source : Marianne2.fr  -  le 6 mai 2009

Par Juan. Deux ans que le blogueur de Sarkofrance pose cette question.

Et toujours pas de réponse !


Décortiquer, jour après jour, la vie et l'oeuvre de Sarko 1er : c'est le but que s'est assigné Juan le 7 mai 2007, au lendemain de l'élection présidentielle. Il y a deux ans. Il n'était pas le seul, à l'époque, à ambitionner de devenir le chroniqueur-blogueur atitré de l'anti-sakozysme. Mais il est le seul à y être parvenu. Rien, ou presque, ne lui échappe, au point que lorsqu'à Marianne2 on recherche des détails sur une saillie présidentielle, une bourde, une provoc' ou tout simplement le dernier week-end que Nicolas et Carla se sont offert aux frais de la princesse, on se rend sur le site de Sarkofrance. Et on trouve.
Suivre les faits et gestes de l'hyperprésident n'a rien de facile ni de reposant. Beaucoup de nos confrères y ont perdu la raison, qui sont devenus plus royalistes que le roi après seulement quelques mois. Pas Juan (peut-être parce qu'il n'est pas journaliste…), qui inlassablement place Sarkozy face à ses contradictions.

Marianne2.fr

La première année de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République avait fait "Bling Blang Bing". Cette deuxième année de présidence Sarkozy a marqué un tournant: le monarque a été paradoxalement sauvé par la crise mondiale. Formidable diversion, l'effondrement du système financier internationale et la récession économique généralisée ont masqué l'inefficacité du programme économique et social de Nicolas Sarkozy. Mais surtout, le président a aussi montré combien il pouvait être formidablement contre-productif: ses réformes aggravent les situations qu'elles entendaient améliorer. Heures supplémentaires, bouclier fiscal, pôle emploi, réforme de l'audiovisuel, les exemples sont nombreux de ces réformes-boomerang qui reviennent en pleine figure de ses promoteurs.
Voici la chronique d'une année "boomerang" où l'on voit Sarkozy tel qu'il est : anachronique, sans vision, agité et grossier.

La suite sur Marianne :  ICI

de la 53ème semaine de Sarkofrance : raisonnable... pour qui ?
Sarkozy entame sa seconde année à l'Elysée en faisant détailler son projet d'«offre raisonnable d'emploi» ...

... à la 104ème semaine de Sarkofrance : une France glamour, vulgaire et sourde
Nicolas et Carla s'en vont en Espagne deux jours, entourés de journalistes «people» choisis par l'Elysée. Un bel exercice de glamour pour cacher la vulgarité croissante en Sarkofrance, les calomnies et les insultes. En près de 2 ans de présidence, Nicolas Sarkozy a popularisé la vulgarité aux sommets de l'Etat : ses proches usent de violence verbales inouïes; le président ne peut s'empêcher de se moquer, quand lui-même ne supporte pas la dérision à son encontre; ses ministres stigmatisent et caricaturent l'opposition. Eric Besson, lui, dévoile son jeu le gouvernement entend bien poursuivre, décourager et condamner les bénévoles d'organismes humanitaires.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 09:00

Sarkozy : Putain deux ans !
Source : bakchich.info  -  le 6 mai 2009

Liberté égalité fraternité ou plutôt privilèges, opacité et favoritisme ? Le journaliste Olivier Toscer revient sur le contraste entre le discours et les réalités de notre douce France.

"La France est-elle une république bananière ?" On croirait un titre un peu provoc’, histoire d’attirer l’œil au détour d’un étalage puis au fur et à mesure des pages, force est de constater que la question se pose.

Entre les pouvoirs exorbitants du chef de l’État, sa mainmise sur la justice et les contre-pouvoirs, la puissance des réseaux, etc. Un refrain nous revient en tête, "et moi, et moi, et moi, j’y pense et puis j’oublie." Qu’est-ce qui est le plus choquant au final, le discours ou la réalité ? L’écart entre l’image de la démocratie de nos fameux Droits de l’Homme ou les privilèges, encore en 2009, de la France d’en haut ?


Olivier Toscer cible "le pouvoir de nomination du chef de l’État" comme "le socle de cette République bananière". C’est vrai qu’avec 600 nominations directes, le Président "verrouille" tous les lieux de pouvoir. Démonstration. 

Vidéo envoyée par  bakchichinfo

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:00


Les patrons sont les vrais assistés du sarkozysme

Source : Marianne2.fr  -  le 4 mai 2009


La violence sociale explose, le gouvernement légifère et les patrons font la manche. Heures sup', RSA, Plan Jeunes, prêts aux banques et travail le dimanche : retour sur six milliards de subventions au patronat !

Les heures sup' exonérées de charges sociales !
Faciliter le recours aux heures supplémentaires, une loi à l’image du slogan  sarkoziste : "Travaillez plus pour gagner plus !". Une façon de récompenser des "volontaires" souhaitant arrondir leur fin de mois. Quoi de plus naturel quand on est sous-payé ? Un carton assuré se murmurait-on dans les rangs de l’assemblée. Et les godillots ont fini par voter l’allègement des cotisations sociales pour les patrons qui voudraient recourir aux heures sup’.
Mais comme le précisait déjà un rapport du Conseil d’Analyse Economique  "un inconvénient majeur de ce type de mesure est qu’il risque de favoriser des comportements  'opportunistes'. Ainsi, un employeur et son salarié peuvent conjointement gagner à abaisser (ou à ne pas augmenter) le taux de salaire des heures normales et à déclarer fictivement des heures supplémentaires (ce qui est très difficilement contrôlable) afin de bénéficier des avantages fiscaux."
Votée dans la précipitation en août 2007, les inquiétudes se sont vérifiées à l’épreuve des faits. Cette mesure aurait détruit 90 000 emplois . Elle aurait entraîné une hausse de 12% des heures sup’ pour les entreprises de plus de 10 salariés, celles qui embauchent le plus en temps normal et qui, étrangement, n’ont pas embauché cette année. C’est indéniable, plus d’heures sup’ s’est traduit par plus de chômeurs ! Pour la modique somme de… 4,1 milliards d'euros rien que pour les exonérations de cotisations sociales !

 

Dans la suite de l'article :


Le RSA qui subventionne l'emploi précaire

Encore moins de charges et plus de précarité

Les patrons de banques infantilisés

Le travail du dimanche ferait perdre des emplois

Au total, les compères Lagarde, Hirsh, Hortefeux et Wauquiez sont donc créditeurs de près de 6 milliards de mesures d’assistance patronale. A croire que l’assistanat des patrons est devenu la norme au gouvernement.

Pour lire, cliquer  ICI

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 18:00



Heuliez : Royal fait débloquer 5 M€

Source : LeParisien.fr  -  le 5 mai 2009



Le conseil régional de Poitou-Charentes a voté lundi l'entrée à hauteur de cinq millions d'euros de la Région dans le capital de l'équipementier et constructeur automobile Heuliez, en difficultés financières, basé à Cerizay (Deux-Sèvres).

"La Région a décidé d'entrer au capital d'Heuliez et d'en être un des investisseurs à hauteur de 5 millions d'euros", a annoncé Ségolène Royal, présidente de la Région (PS).

La région va entrer dans le capital de la société, actuellement en cours de création, qui va s'occuper de la voiture électrique, le principal projet d'Heuliez qui constitue son dernier espoir de survie.

"C'est un beau projet industriel, prêt à décoller, pour peu que tous les acteurs tirent dans le même sens. Nous avons pris nos responsabilités. On se bat pour trouver des repreneurs. Je vais prendre contact avec Renault, Fiat. le temps presse", a ajouté la présidente de région.

Lors de la commission permanente du conseil régional, à Poitiers, les élus ont également voté un plan de sécurisation des parcours professionnels pour les salariés d'Heuliez, d'un montant de six millions d'euros.

"Ce plan, sans surcoût pour les finances publiques, permettra d'éviter les licenciements des salariés dont Heuliez aura besoin à plus ou moins long terme. Il maintient le contrat de travail du salarié en échange d'une formation, en attendant que la production de véhicules électriques monte en puissance", selon un communiqué de la Région.

En raison de problèmes de trésorerie, un plan social prévoit la suppression de 292 emplois sur un millier, selon le syndicat majoritaire CFDT. Le plan devrait être annoncé à la mi-mai, toujours de même source. L'entreprise a un besoin urgent de trouver 45 millions d'euros et des partenaires financiers et industriels stables pour lancer son projet de véhicule électrique.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 16:00

Tiens, Laurent JOFFRIN, de Libération, finit par reconnaître (une fois n'est pas coutume !) un mérite à Ségolène ROYAL : "Royal touche le peuple".

Je suppose que dans cette expression il ne pense pas "populiste", mais proche des gens, de leurs préoccupations.

Mais ma joie s'arrête là. Dans son analyse, il ne va pas jusqu'à reconnaître la paternité (on devrait dire maternité ?) d'une certaine stratégie d'alliance à Ségolène ROYAL mais à ... François HOLLANDE, qu'il qualifie de "stratège le plus intelligent du PS".

Le pitoyable congrès de Reims a été précédé de multiples réunions de section dans lesquelles -- j'en fut témoin -- les porte-parole de HOLLANDE et DELANOE  n'ont pourtant pas affiché cette "stratégie intelligente" devant les militants !

Finalement, JOFFRIN et HOLLANDE associés donnent implicitement du crédit aux orientations de Ségolène ROYAL et à la motion que nous avions défendue !!!


Comment battre Nicolas Sarkozy ?

Source : Liberation.fr  -  le 4 mai 2009

Seule une opposition unie et élargie pourra contrecarrer les ambitions de Nicolas Sarkozy, qui prépare déjà activement la présidentielle de 2012.


Les autres contemplent cette perspective avec effroi. Comment enrayer ce processus apparemment irrésistible ?

A cette question qui va désormais gouverner la vie politique française, il y a une réponse classique. Elle consiste à servir la vieille soupe dans une casserole neuve. On discuterait entre formations de gauche estampillées, on désignerait des candidats, et on repartirait comme en 2002 ou en 2007… L’ancienne Union de la gauche - ou feue la gauche plurielle - serait ainsi accommodée à la sauce nouvelle.


Placards.
C’est un passeport pour la défaite. L’Union de la gauche, comme la gauche plurielle, était d’abord une union PCF-PS. Or il n’y a plus de PCF, et le PS est moins fort : où est la majorité qu’on cherche ? Les derniers Mohicans de la place du Colonel-Fabien regroupent sous leur drapeau mité moins de 2 % des suffrages. Quelle réserve un candidat de la gauche pourrait-il mobiliser de ce côté au deuxième tour d’une présidentielle ? Aucune. Quant aux voix d’un Olivier Besancenot, elles sont certes plus nombreuses. Mais ce jeune facteur de division récuse toute alliance de gouvernement. Rien n’est possible avec la gauche radicale qui poursuit d’autres rêves. Fantôme d’un passé révolu, l’Union de la gauche se déploie ainsi dans un espace politique trop étroit. Elle assure, en fait, la réélection de Nicolas Sarkozy. Maintenir l’orthodoxie, c’est maintenir la droite au pouvoir.
Il est en revanche une stratégie nouvelle qui inquiétera beaucoup plus l’Elysée. Ce n’est pas "l’alliance au centre"omme on le dit platement. C’est la constitution d’un espace politique, culturel et social neuf : la grande coalition de l’après-Sarkozy, rassemblée, non dans une combinaison d’appareils mais par un projet de rupture avec le libéralisme, les forces écologistes, les socialistes à l’ancienne comme Jean-Luc Mélenchon, le PS, les partisans de François Bayrou et même les gaullistes sociaux et républicains tentés par un Dominique de Villepin. De quoi s’agit-il ?
L’après-Sarkozy sera aussi, on peut l’espérer, un après-crise. Le cycle reaganien ouvert en 1980 s’achève dans la douleur. La classe dirigeante voudrait le prolonger pour maintenir ses privilèges. Elle se sert du sarkozysme à cet effet. Dans ces conditions, l’après-crise consiste surtout à rompre avec l’héritage libéral des années 80, à réinventer une politique qui ne soit pas un simple compromis socialo-centriste, mais une politique audacieuse, humaine, démocratique, où le marché est remis à sa place, où la liberté ne se résume pas à l’autonomie des individus mais s’incarne dans l’adhésion aux valeurs collectives, où le souci de la planète et celui de la justice l’emportent sur la déification de l’intérêt personnel. Une politique, en un mot, où les valeurs républicaines sont vivifiées par celles de l’altermondialisme. Ce projet ne sortira pas des placards grinçants de la rue de Solferino. Il se construira dans le débat public.


Rites. Les Verts, Mélenchon ? Fort bien, dira-t-on à gauche. Mais Bayrou ? Celui-là n’a pas ses papiers, il vient d’ailleurs, il n’a pas droit de cité. Vade retro centristas ! La chose n’est pas fausse. Bayrou a gouverné à droite, il est resté allié longtemps avec l’actuelle majorité, il est membre au Parlement européen d’un groupe hostile à la gauche. Et alors ? La question n’est pas de savoir d’où il vient mais où il va. Après tout, Mitterrand venait-il de la gauche pure et dure ? Depuis la présidentielle, Bayrou se situe dans l’opposition. Il suffit de lire son dernier livre : sa critique du sarkozysme est plus tranchante que celle du PS. Il se réfère à des valeurs humaines et sociales qu’on aurait aimé voir mieux illustrées par certains leaders socialistes. Solitaire et doté d’un certain panache, il a perdu dans son équipée son groupe parlementaire et toute perspective de participation au pouvoir avant 2012. Après les dernières législatives, les commentateurs politiques traditionnels - toujours lucides - le disaient fini, sans parti, sans argent et sans députés. Les mêmes le voient aujourd’hui comme un champion de la prochaine présidentielle.
Et surtout, Bayrou est antisystème. Pour les Français, il est un leader libre, qu’ils apprécient ou qu’ils détestent (à droite surtout), mais qui ne se confond pas avec l’establishment politico-économique où tant de socialistes se lovent avec délectation. Parti de gouvernement habitué aux ors et aux rites, posé sur l’axe horizontal droite-gauche, le PS a du mal à comprendre l’autre dimension, verticale, de la vie politique. La coupure droite-gauche est elle-même traversée d’une deuxième coupure, celle qui sépare le peuple et les élites. Pur produit de la gauche classique qui a du mal à s’imposer dans l’opinion, Martine Aubry ne saisit pas pourquoi ses meetings sont poussifs alors que Ségolène Royal, imprévisible, populaire et détestée par les élites, remplit les salles. C’est qu’Aubry est adoubée par les importants et les compétents alors que Royal touche le peuple.


Grimoires.
De même Bayrou, solitaire, improbable, centriste reconverti dans l’insolence, ancien bègue maniant le verbe comme une épée, sorte de Démosthène des campagnes, est un franc-tireur qui a coupé les ponts avec l’establishment. Il pourrait devenir l’ennemi principal de l’Elysée en 2012. Il plaît surtout à gauche : notre sondage Libération-Viavoice montre que les deux tiers de l’électorat du PS souhaitent un rapprochement avec le Modem. "Il veut prendre notre place", gémit le PS. Raison de plus pour se rapprocher de ses électeurs, idiot ! La discussion ouverte, publique, franche, sur le fond, telle que l’a proposée par exemple un François Hollande, qui reste le stratège le plus intelligent du PS, est une urgence. Les élections européennes l’empêchent provisoirement ? Certes. On peut commencer le lendemain…

La grande coalition de l’après-sarkozysme, républicaine, sociale et écologique, deviendra au fil du temps une nécessité, sauf à se résigner à la reconduction du président-monarque. Les peuples prennent conscience de la folie libérale qui nous a conduits à la crise. Ils veulent une alternative. Celle-ci ne se trouve pas dans les grimoires de l’ancienne gauche. Elle suppose une réinvention de la politique démocratique. La grande coalition de l’après-sarkozysme peut en être l’instrument. 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:00


Les syndicats appellent à deux journées de mobilisation avant l'été

Source : Liberation.fr  -  le 4 mai 2009

 

Les salariés sont appelés à manifester le 26 mai et le 13 juin. Les syndicats veulent continuer d’afficher leur unité et leur détermination face à un gouvernement qu’ils jugent inflexible.

Les syndicats ont décidé lundi d’organiser deux nouvelles journées de mobilisation avant l’été, le mardi 26 mai et le samedi 13 juin, afin de donner une suite à leur mobilisation unitaire historique du 1er mai et à leur précédentes journées des 29 janvier et 19 mars.

"Les huit organisations syndicales appellent à faire du 26 mai une journée de mobilisation décentralisée dans les modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre", ont-elles indiqué dans un communiqué à l’issue de plus de cinq heures de réunion.

La CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires (dont Sud) et l’Unsa (syndicats autonomes) "appellent aussi à une grande journée de manifestations dans toute la France le 13 juin" et "préciseront dans les prochains jours des propositions sur lesquelles elles demanderont des réponses rapides du gouvernement et du patronat".

Avec ces deux nouveaux temps forts, les syndicats veulent continuer d’afficher leur unité et leur détermination face à un gouvernement qu’ils jugent inflexible. Ils ont dû pour cela tirer les leçons de leurs précédentes initiatives.

Si les défilés du 1er mai ont réuni entre 456.000 et 1,2 million de personnes, plus que lors des précédentes Fêtes du Travail, cette participation est restée très en-deçà de celle des journées du 19 mars (entre 1,2 et 3 millions) et du 29 janvier (entre 1,08 et 2,5 millions).

Et le gouvernement, qui y a vu un signe d’ «usure des journées nationales d’action à répétition» selon le conseiller social de l’Elysée, Raymond Soubie, a saisi l’occasion pour réaffirmer qu’il n’entendait pas changer sa politique.

Le ministre du Travail, Brice Hortefeux, a rappelé qu’il fera "à l’été, avec les partenaires sociaux, l’évaluation des mesures prises (lors du sommet social du 18 février), et nous en tirerons ensemble les conséquences".

Mais les syndicats ont préféré maintenir le rapport de force.

La journée du 26 mai pourra prendre la forme "de manifestations, d’arrêts de travail, d’assemblées générales, de pétitions…", a précisé Maryse Dumas (CGT).

Avec celle du 13 juin, les syndicats veulent "faire une journée d’ampleur, marquer un grand coup avant l’été, obtenir de vrais résultats", a ajouté Marcel Grignard (CFDT).

Au cours de leurs discussions, les représentants syndicaux ont dû à nouveau confronter leurs visions divergentes sur la stratégie à adopter.

"Huit organisations syndicales qui ont des cultures différentes, ça n’est jamais facile", a reconnu Maryse Dumas (CGT), mais "on a réussi à trouver les moyens de rester dans l’unité en franchissant un pas supplémentaire avec l’articulation de deux journées", s’est félicité Gérard Aschieri (FSU).

L’intersyndicale, lancée fin 2008 autour d’une plate-forme commune de revendications, réunit en effet des sensibilités différentes.

Solidaires et la FSU n’ont jamais caché leur préférence pour un appel national à la grève, que ne souhaitaient pas la CFDT, la CFE-CGC, l’Unsa, ni même la CGT.

FO, par la voix de Michèle Biaggi, a réaffirmé que "les journées de manifestations ne portent pas forcément les fruits qui sont attendus" et reformulé sa demande d’une "journée de grève interprofessionnelle".

"Nous avons travaillé avec nos camarades de manière à mettre toutes les chances de notre côté", a-t-elle cependant ajouté.

Les syndicats ont également rappelé leur soutien aux euro-manifestations prévues entre les 14 et 16 mai à Madrid, Bruxelles, Prague et Berlin.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:00


Une majorité de français
décus par Nicolas Sarkozy


Source : NOUVELOBS.COM  -  4 mai 2009


Deux ans après l'élection du président, 65% se disent déçus, 63% jugent son bilan négatif.

Deux ans après l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, près de deux Français sur trois (65%) se déclarent déçus de son action, tandis que moins d'un sur quatre (24%) s'en dit satisfait, selon un sondage TNS Sofres paru lundi 4 mai dans Metro.
Les personnes interrogées sont 63% à juger son bilan plutôt négatif, 28% à le trouver plutôt positif. Neuf pour cent n'expriment pas d'opinion.

Sympathisants gauche/droite

Parmi les sympathisants de gauche, 84% se déclarent déçus par l'action du président ces deux dernières années et 85% estiment que son bilan à l'Elysée est plutôt négatif. Les sympathisants de droite sont 60% à juger ce bilan plutôt positif et 55% à se dire satisfaits du chef de l'Etat. Cependant, ils sont tout de même 37% à confier leur déception.

Chirac, Mitterrand...

Parmi les derniers présidents de la République, seul Jacques Chirac avait davantage mécontenté les Français que Nicolas Sarkozy 24 mois après le début de son premier mandat, avec 65% d'insatisfaits en 1997.
Dans le cas de François Mitterrand, le nombre de sondés jugeant négativement le bilan présidentiel était de 50% en 1983. Quant à Valéry Giscard d'Estaing, le nombre de personnes satisfaites de son action en 1976 était supérieur à celui des mécontents, à 44% contre 42%.

-
Sondage réalisé en face-à-face les 23 et 24 avril auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:00

Ce billet reste dans la tonalité du précédent sur "le cas Bayrou".
Il faut cesser le bal des hypocrites", comme le déclare François REBSAMEN dans l'interview ci-après.

D'accord, c'est dans Le Figaro, mais je suppose qu'il s'agit tout de même d'une transcription fidèle de ses réponses. Et c'est probablement ce que beaucoup de militants (et de français !) pensent des positionnements mi-figue, mi-raisin des socialistes en matière d'alliance. Ceux qui, la main sur le coeur (et pas seulement au Congrès de Reims), refusent toute alliance avec le MoDem au niveau national, mais ne rechignent pas à se marier avec lui au niveau local pour conserver mairies et régions.



Rebsamen :
"Pourquoi pas un contrat de gouvernement"
avec le MoDem ?

Source : LE FIGARO.fr  -  4 mai 2009

INTERVIEW - Le sénateur maire PS de Dijon, proche de Royal, est favorable à un "dialogue" avec le MoDem autour d'un "programme partagé" en vue de 2012.

LE FIGARO. - Les sondages donnent François Bayrou au coude à coude avec Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle . Y a-t-il un nouveau risque d'élimination du candidat de gauche en 2012 ?

François REBSAMEN - Je ne le pense pas, même s'il y a toujours un risque, si la gauche est divisée, qu'elle ne soit pas présente au deuxième tour. On avait déjà les mêmes types de sondages pendant la campagne de 2007. L'important pour la gauche, c'est d'avoir un candidat unique au premier tour, qui rassemble les forces de gauche qui veulent gouverner ensemble. Et ensuite de préparer le second tour en se tournant vers les démocrates sincères qui s'opposent à la politique de Nicolas Sarkozy. C'est le cas de François Bayrou.

 

Que doit faire le parti socialiste pour s'assurer d'être présent au second tour ?
Il faut pour le rassembler organiser des primaires ouvertes à tous les Français qui se reconnaissent dans notre projet. Mais ce qui importe, c'est ensuite de gagner l'élection présidentielle sur des bases claires autour d'un programme partagé, un triptyque : refondation du modèle républicain ; préparation d'un modèle de développement économique basé sur l'écologie ; nouvelle répartition des richesses.


Le PS doit-il faire alliance avec le MoDem aux régionales, comme vous l'avez fait à Dijon aux municipales ?
Il faut cesser le bal des hypocrites. De nombreux socialistes ont fait alliance aux municipales, sur la base de leurs projets, avec le MoDem. Il en ira de même demain aux élections régionales avant le premier tour ou au second tour. Il faut donc commencer les discussions avec François Bayrou après les européennes. Je rappelle que le président du MoDem a voté la motion de censure contre le gouvernement et qu'il a pris conscience de la nécessité d'opposer un front uni à Nicolas Sarkozy. Donc, clarifions. Si des convergences se confirment, il faudra élaborer un véritable contrat de gouvernement.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 13:00

Ralentissement dans la mise à jour du blog ... ces trois  jours passés davantage avec les amis que devant le clavier.
Et donc, à venir quelques billets en "souffrance" (rien à voir avec mon état, bien au contraire !), qui étaient en préparation la semaine dernière.

Le PS incommodé par le cas Bayrou

Source : Liberation.fr  - 28 avril 2009

Alliance. Les ténors socialistes réagissent aux résultats du sondage paru hier dans "Libé".
Les socialistes n’en ont décidément pas fini avec François Bayrou. Alors que selon notre sondage Viavoice , jusqu'à 65 % des sympathisants (et 56 % des électeurs de gauche) affirment souhaiter que PS et Modem gouvernent ensemble, la question du rapport aux centristes taraude encore le parti.

Certains avancent toujours que le PS pourrait y perdre son âme : "Le pays, comme la gauche, est dans un tel état de délabrement idéologique que même une alliance avec le diable peut apparaître comme la solution", estime Razzye Hammadi, représentant de l’aile gauche du parti.

Dans le sillage de Ségolène Royal, et de ses multiples appels du pied d’entre-deux tours (présidentielle, législatives, municipales) au leader du Modem, on voit dans ce résultat une confirmation : "Il n’y a pas d’autre solution que la coalition arc-en-ciel, assure Patrick Mennucci. La gauche seule est minoritaire en France, entre 36 % et 38 %. Et les sympathisants, qui désespéraient de ceux qui nous ont expliqué pour des raisons d’appareil qu’il ne fallait pas d’accord, le savent bien : il n’y a pas d’autre solution pour en finir avec Sarkozy."

Théorie. Beaucoup, dans l’actuelle direction, opposent à cette théorie une interrogation. Non sur les capacités d’opposition de Bayrou, mais sur son exacte position. Guillaume Bachelay, secrétaire national du PS : "Ce qui manque dans le sondage de Libé, c’est la question : "Pour mener quelle politique ?" Le fait que Bayrou soit un renégat déclaré à droite n’en fait pas mécaniquement un homme de gauche." Et d’invoquer l’histoire récente : "Il cultive l’antisarkozysme comme fonds decommerce, mais il a contribué à faire élire Sarkozy en n’appelant pas à voter pour la candidate du PS en 2007 ! En dehors de sa candidature en 2012, quel est le projet de Bayrou ?"

Hypothèse. Le contenu précis des propositions bayrouistes, donc : voilà le principal argument brandi pour contrer l’hypothèse d’un rapprochement. François Hollande, qui proposait au Modem une "clarification des convergences et des divergences", s’est vu rappeler à l’ordre par la direction : son appel est jugé "inopportun à tous égards" par le porte-parole, Benoît Hamon, et nombre de dirigeants. "Bayrou ne fait pas recette à gauche, c’est l’hypothèse de son alliance avec les socialistes qui fait recette", nuance Jean-Christophe Cambadélis, directeur de la campagne du PS pour les européennes. Une façon de replacer les socialistes, plutôt que le Modem, au centre du jeu. "Les sympathisants socialistes envisagent que le Modem rejoigne la gauche et non le contraire, poursuit Cambadélis. Le PS doit être l’aimant qui attire la limaille."

Au-delà de la dispute politique, reste un constat arithmétique, brandi par les partisans d’un rapprochement : "Les électeurs de gauche sont assez pragmatiques et conscients du fait qu’il va falloir une majorité pour battre Sarkozy. Et je ne vois pas de stratégie alternative à celle d’un rassemblement large de la gauche incluant le Modem. Notre stratégie d’alliance est une des questions sur lesquelles il va falloir rapidement bouger pour 2012." résume Delphine Batho, porte-parole de Ségolène Royal.

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