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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 22:00

Mon prochain billet portera sur l'expression tendancieuse utilisée par le journaliste
("faux bond à Aubry")


Royal fait faux bond à Aubry
en allant manifester à Niort pour Heuliez

NOUVELOBS.COM | 29.04.2009 | 18:34

La présidente de Poitou-Charentes a finalement décidé de défiler avec les salariés d'Heuliez pour la fête du travail qui devait au départ sceller ses retrouvailles avec Martine Aubry.


S
égolène Royal manifestera le 1er mai avec les salariés d'Heuliez à Niort, a indiqué annoncé mercredi 29 avril l'entourage de la présidente de Poitou-Charentes, confirmant ainsi une information du Parisien.fr. La direction du PS avait au départ prévu d'être rassemblée dans le défilé parisien.

 
A la "demande" des salariés d'Heuliez, la présidente de la région Poitou-Charentes a décidé de défiler à Niort, dans les Deux-Sèvres, a annoncé site du Parisien. Heuliez a été placé en redressement judiciaire le 15 avril dernier.


Une première depuis 2002

La semaine dernière, le Parti Socialiste avait annoncé qu'il manifesterait à Paris à l'occasion du 1er mai derrière sa "direction rassemblée" autour de sa première secrétaire Martine AUBRY, de Ségolène ROYAL et de Bertrand DELANOE.
Le défilé du PS, prévu Rue Soufflot dans le Ve arrondissement, devait sceller des retrouvailles publiques entre Martine Aubry avec son ex-rivale.
Depuis 2002, le PS n'avait pas participé en tant que tel au grand défilé parisien de la Fête du travail.

"Plein d'autres" occasions

Benoît HAMON, porte-parole du Parti socialiste, a réagi en affirmant que "ça aurait été bien" que Ségolène Royal soit à Paris pour la manifestation du 1er mai au côté de Martine Aubry mais qu'il y aurait "plein d'autres" occasions "pour les images d'unité".
Interrogé par l'AFP, Benoît Hamon a déclaré : "Le dossier Heuliez n'est pas réglé, ça aurait été bien qu'elle soit à Paris, en même temps c'est bien qu'elle soit au côté des salariés".
"Pour les images d'unité, on les aura pendant la campagne [des européennes, ndlr]. Le 1er mai était une occasion, il y en a plein d'autres, le feuilleton (de la division) est clos", a-t-il ajouté, en précisant que Ségolène Royal l'avait appelé et laissé un message pour l'informer de sa décision.

Martine Aubry et Ségolène Royal "seront ensemble lors du meeting de Rezé (Loire-Atlantique), il n'y a pas d'incident", a-t-il indiqué.

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 14:00


mercredi 29 avril 2009

APPEL POUR LE 1ER MAI DES ORGANISATIONS SYNDICALES

CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA


Le 1er Mai 2009 est marqué par une dynamique de mobilisation exceptionnelle que traduisent les 280 lieux de rassemblements et de manifestations prévus à cette occasion. En effet, les annonces quotidiennes de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises témoignent d’une situation qui se dégrade et dont ni gouvernement, ni patronat n’ont apprécié la durée et la gravité.

Malgré quelques réponses gouvernementales dont certaines restent encore à concrétiser, les organisations syndicales constatent que ni le maintien de l’emploi, ni l’amélioration du pouvoir d’achat, ni la relance économique tournée vers la consommation pas plus que la préservation de la protection sociale, des garanties collectives et le maintien des services publics n’ont fait l’objet de négociations de la part du gouvernement et du patronat.

Pire encore, le gouvernement ressort du tiroir un projet de loi sur le travail du dimanche et ferme la porte à tout coup de pouce au SMIC.

Le patronat, quant à lui, n’a engagé aucune négociation sur les sujets au cœur de la crise : emploi, redistribution des richesses, rémunération des dirigeants, pouvoir des actionnaires.

Unies et déterminées, les organisations syndicales se retrouveront le 4 mai pour débattre des objectifs, des modalités et du calendrier des prochaines initiatives.

Les organisations syndicales appellent tous les salariés, les chômeurs, les retraités à participer massivement à tous les rassemblements et manifestations organisés par les unions locales, départementales et régionales syndicales, afin d’exprimer leur solidarité avec les salariés déjà mobilisés dans leurs entreprises et faire entendre leur voix au gouvernement et au patronat.

Le contexte de la crise économique et sociale ne saurait faire oublier aux organisations syndicales françaises que le 1er mai est une journée de solidarité internationale des travailleurs.

Aussi elles tiennent à rappeler qu’elles s’associent donc à toutes les initiatives prises par les syndicats dans le monde.

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 11:00

Manifestations du 1er mai
.
Les points de rendez-vous
dans le NORD et le PAS-DE-CALAIS


Source : 1ermai2009.fr


                  Les manifestations dans le NORD :
         
 LILLE  10 h 30  Porte de Paris
 ARMENTIERES    9 h 30  Bourse du Travail (place J. Guesde)
 CAMBRAI  10 h 30  Devant l'Hotel de Ville
 DENAIN    9 h 30  Place de la Gare
 DOUAI  10 h 00
 Place Carnot 
 DUNKERQUE  10 h 00  Rue des Fusiliers-Marins
 FOURMIES     9h 30  Place Georges Coppeaux
 HAZEBROUCK    9 h 00
 Devant l'Hotel de Ville
 MAUBEUGE  10 h 00
 Devant l'Hotel de Ville
 TOURCOING  10 h 30  Centre Mercure
 VALENCIENNES  10 h 30
 Place d'Armes


Les manifestations dans le PAS-DE-CALAIS :                                                  

 ARRAS  10 h 00  Devant la Gare
 AVION  10 h 00  Rond Point Barbusse
 BETHUNE  10 h 00  Mairie
 BOULOGNE / MER  10 h 00  Place Danton
 CALAIS  10 h 00  Devant la Bourse du Travail
 FEUQUIERES-LEZ-LENS    9 h 45  Mairie
 GRENAY  10 h 30  Salle Mercier
 HENIN-BEAUMONT  10 h 00  Mairie
 LABEUVRIERE  11 h 00  Place
 LENS  10 h 00  Hotel de Ville
 MONTIGNY-EN-GOHELLE    9 h 15  Mairie
 ROUVROY  10 h 30  Place Tamboise
 SAINT-OMER  10 h 00  Grand Place
 VENDIN-LE-VIEIL    9 h 45  Cité 8h

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:00

POUR UN  GRAND 1er  MAI
DE CONVERGENCE DES LUTTES


 

Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L’Association des communistes unitaires (ACU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La Gauche Unitaire


Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux.  Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales  dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.  

 

Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité 

 

Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public,  l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout  autre  mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

 

La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.

 

De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.

 

La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.

 

Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:00

Papa, c'est loin l'Europe ?

Par Michèle DELAUNAY  -  dimanche 19 avril 2009 

 


On connait la réponse : "Tais-toi, et rame..."

Eh bien, on est en plein dedans : l'Europe rame et tarde à faire envie. Nombreux sont ceux auxquels j'apprends qu'il y a dans 6 semaines des élections européennes. Les partis sont taisants, plus empêtrés d'eux-mêmes que de grands projets. On ne les a vraiment entendus qu'au moment de la composition des listes, moment de très petite gloire, à gauche comme à droite, si bien qu'on a voulu vite oublier.

Et pourtant ! Ce qui est fait autant que ce qui reste à faire devrait mobiliser les énergies. Nous parlions vendredi dernier avec la "Gauche européenne 33" de santé. J'avais intitulé l'exposé "De la santé en Europe à l'Europe de la santé" pour montrer qu'en ce domaine aussi, il y avait beaucoup à ramer. Et qu'en plus il manquait le rameur.

Le sujet est a priori austère : l'Europe a, en matière de santé, des "compétences" mais elle n'a aucun pouvoir. Elle ne peut que susciter, accompagner, soutenir. Elle ne peut pas contraindre. La santé demeure un domaine régalien des Etats, qui n'en font pas tous, loin de là, le meilleur usage. A preuve notre dernière loi "portant réforme de l'hôpital", dissolvant le service public quand jamais dans ce domaine il n'a été si nécessaire.

Par des moyens détournés, sous la pression des événements (par exemple, l'épidémie de vache folle) ou des mécanismes (par exemple, et surtout, l'engrenage consécutif au principe de mobilité des personnes et des biens), l'Europe a pourtant fait beaucoup de choses pour notre santé et pratiquement que des bonnes choses.

Vous séchez ? C'est normal : 95% des Français en font autant. Ils ne voient en l'Europe qu'une grosse machine à calculer libérale, capable de vendre au marché jusqu'à la pharmacie familiale. Et ils n'ont qu'à moitié tort : tant qu'il y aura en Europe une majorité de droite, il y aura une politique de droite. M de La Palisse n'aurait pas dit mieux, mais justement nos candidats aux élections européennes ne parlent guère de ce hobereau trop oublié.

A moitié tort, disais-je, car nous sommes en matière de santé, redevables à l'Europe de très belles avancées :
- la validité des diplômes pour toutes les professions de santé dans tout le territoire européen. Ce n'est pas totalement sans effets délétères, mais très majoritairement, les conséquences sont positives et font élever le niveau des professionnels et des études dans les pays les moins en pointe, sans aucunement le faire baisser dans les autres.
- la dispositive REACH de sécurité sanitaire : les industriels sont aujourd'hui obligés de démontrer l'innocuité des substances entrant dans leurs produits pour qu'ils puissent être mis sur le marché. Aucun pays n'aurait réussi à l'imposer tout seul : timidement, on tentait, ici ou là, de demander gentiment aux industriels de retirer les produits dont on avait démontré la toxicité. Cette "inversion de la preuve" est si révolutionnaire, que la dispositive REACH est attaquée de toutes parts...
- la mise en place d'une autorisation européenne de mise sur le marché (AMM) : elle ne concerne pas encore tous les médicaments, mais elle répond à une évidence : un gosier calabrais n'avale ni mieux, ni plus mal une pilule qu'un gosier finnois. C'est une image bien sûr, je veux dire que la toxicité comme les bénéfices des médicaments sont les mêmes ici ou là. Et le fait de présenter le dossier devant une administration au lieu de 27 accélère le processus et en diminue considérablement le coût.

Je pourrais continuer longuement, ce qui n'est pas l'objet d'un billet dans un blog. Pourtant, j'ai gardé en joker, la plus belle, la plus utile pour chacun de nous, des réalisations européennes en matière de santé.

Vous séchez encore ?

Alors là, franchement, c'est pas bien.

Ce petit "détail" qui change beaucoup de choses c'est celui-ci : avec votre simple carte vitale, et même vos simples papiers d'identité, si vous avez un infarctus à Innsbruck, un fracture du fémur à Fribourg, un panaris à Prague, un livedo à Lisbonne, une uvéïte à Uppsala ... vous serez remboursés de vos soins

- sans accord préalable pour tout ce qui est consultations, achat de médicaments.. - avec accord préalable pour tout ce qui impose une hospitalisation, en dehors de l'urgence

Ce léger détail a non seulement sauvé des vies, mais les a simplifiées dans des moments où ça fait du bien de faire simple et de faire vite. Il reste vrai que si vous avez une double fracture du bassin, doublée d'un état diabétique, sur fond d'insuffisance rénale, le tout compliqué d'impétigo, à Plovdiv, à Marsala ou à Vezprem, qui ne sont pas des hauts lieues de villégiature mais quand même, mieux vaut téléphoner à la maison de venir vous chercher dès l'urgence passée...

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 10:00

La Journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail sera commémorée dans un climat d’inquiétude quant à l’impact de la crise économique mondiale









L'affiche de l'OIT,
à l'occasion de la 6ème journée internationale
de la sécurité et de la santé au travail





Accès au site de l'OIT  :  ICI





La page sur la journée mondiale
pour la santé
et la sécurité au travail :  ICI

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:00


Souffrir au travail, la loi du silence
Source : Liberation.fr  -  27 avril 2009

 

A l'occasion de la journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, voici des témoignages levant le voile sur un sujet tabou. 

C’est ce mardi la sixième journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail. Certes, elle est avant tout un symbole, l’occasion de parler d’un sujet souvent tabou et toujours anxiogène. Mais elle rappelle aussi ce qu’on oublie trop : en France, deux tiers des entreprises ne respectent pas l’obligation d’évaluer les risques professionnels encourus par leur salariés, selon la Direction générale du Travail.


Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 5 500 travailleurs meurent, chaque jour, d’accidents ou de maladies liés à leur travail. La crise mondiale va-t-elle aggraver ce bilan ? "On peut s’attendre à ce que le nombre d’accidents du travail, de maladies professionnelles et de problèmes de santé consécutifs au chômage augmente à la lumière de la crise économique actuelle", selon le docteur Sameera Al-Tuwaijri, directrice du Programme SafeWork de l’OIT. "La diminution des dépenses publiques va également compromettre les capacités des inspections du travail et des autres services de santé et de sécurité au travail. Les conditions de travail précaires vont se développer, accentuant le risque d’accidents et de problèmes de santé."

En France, où près de deux personnes meurent chaque jour à cause d’un accident du travail, les initiatives se multiplient pour sortir le sujet de son invisibilité: la Fondation Copernic et la sociologue Annie Thebaud-Mony ont lancé l’appel "Travailler tue en toute impunité" qui demande que "la loi pénale soit pleinement appliquée aux employeurs" et que les donneurs d’ordre ne puissent plus "s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités" (1). Le magazine Santé et Travail a lancé un appel à la mobilisation contre les cancers professionnels (2). Les films sur le sujet, comme le documentaire de Jean-Michel Carré, J’ai très mal au travail, tournent dans les rencontres entre chercheurs ou syndicalistes.

 

(1) www.fondation-copernic.org  Annie Thébaud Mony est auteure du livre "Travailler peut nuire gravement à votre santé" (La Découverte)

(2) http://www.sante-et-travail.fr/petition2/appel.html

 

A la sous déclaration des accidents et des maladies professionnelles (par méconnaissance du système, par peur de perdre son emploi), s’ajoute encore la difficulté de faire reconnaître sa maladie, de prouver, notamment, le lien de causalité entre le produit auquel le salarié a été exposé il y a parfois 30 ans et son cancer. "Il n’y a jamais, dans une tumeur, la signature de l’agent causal", explique Jean-Paul Teissonnière, un avocat qui défend notamment des malades de l’amiante… A chaque fois, c’est une bataille juridique qui dure des années… pendant lesquelles les entreprises font pression sur le salarié pour qu’il retire sa plainte. L’appel de la Fondation Copernic insiste: "Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues."

Mais des professions (BTP, aide à domicile), des statuts (sous-traitants, intérimaires), des groupes de population ("seniors", dont le nombre explose sur le marché du travail) inquiètent davantage. Focus sur deux d’entre eux.

La suite : Le stress de l’aide à domicile  / L’usure du quinqua

La totalité de l'article :  ICI

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:00

Travail du dimanche :

les syndicats et la gauche montent au créneau

Source : Liberation.fr  -  le 27 avril 2009

 

François Fillon a confirmé la présentation, avant l'été, d'une proposition de loi sur l'extension du travail du dimanche. "Ahurissant", protestent les députés PCF, "provocation pure et simple" pour la CGT.

Toujours inflammable, le débat sur le travail du dimanche. Le ministre du Travail, Brice Hortefeux, qui avait annoncé le dépôt d’une nouvelle proposition de loi, probablement débattue cet été au Parlement, a pu le vérifier ce lundi. Les députés de l'opposition et les syndicats n’ont pas manqué de réagir.

Les députés socialistes ont dénoncé le retour du texte, qui "est déplacé en catimini au mois de juillet, alors que les Français seront en vacances". Dans un communiqué, le député PS Christian Eckert a assuré que "les députés socialistes resteront mobilisés, disponibles et prêts à débattre d’une vision différente de la société. Plus que jamais, Yes, week-end !"

Les députés communistes ont, eux, jugé "ahurissant de voir le gouvernement se relancer dans une opération d’extension du travail du dimanche". Et ce alors que "3.000 emplois sont supprimés chaque jour dans notre pays et que les chiffres du chômage vont une nouvelle fois témoigner d’une hausse dramatique du nombre de personnes privées d’emploi".

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a elle-même estimé que tout le discours de Nicolas Sarkozy sur "travailler plus pour gagner plus" est complètement "has been", qualifiant la présentation d’une nouvelle proposition de loi sur le travail du dimanche de "provocation".

'"Acharnement thérapeutique"

"Provocation pure et simple" également, pour Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT : "De manière un peu classique, une nouvelle fois, l’été parlementaire risque d’être mis à profit pour des sujets anti-sociaux", a-t-il déploré sur Canal +.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, pointe, lui, le décalage entre ce dossier et le contexte économique actuel: "On attendait le ministre du Travail sur beaucoup d’autres sujets - c’est la crise, l’emploi des jeunes, comment on va aider les personnes les plus en difficulté - et il nous annonce le travail du dimanche", a-t-il souligné sur Europe 1, jugeant "hors sujet" Brice Hortefeux. 

Dimanche, la CFTC avait carrément parlé d’ acharnement thérapeutique de la part du gouvernement. "Y a-t-il urgence dans un contexte de crise économique à affaiblir le lien social et l’emploi ?", a fait mine de s’interroger Joseph Thouvenel, un des secrétaires confédéraux de la centrale syndicale chrétienne, qui redoute que davantage d’ouvertures dominicales menacent les commerces de proximité.

Même crainte pour la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), qui s'est dite "extrêmement vigilante pour éviter une généralisation" du travail dominical. Ce qui, selon elle, "fragiliserait inévitablement le commerce de proximité, économiquement incapable de résister face au rouleau compresseur d’une grande distribution jouant sur l'effet de masse". La CGPME appelle à la "plus grande prudence pour ne pas sacrifier l’économie de proximité sur l’autel d’un hypothétique gain de pouvoir d’achat, totalement illusoire."

Force Ouvrière a exprimé "sa ferme opposition à toute extension du travail le dimanche", dénonçant "l’entêtement du gouvernement". La confédération de Jean-Claude Mailly, qui juge l’initiative "bien malvenue à la veille du 1er mai, alors que la crise économique bat son plein", a appelé "à intégrer la défense du repos hebdomadaire dans les revendications" de la fête du travail.

Secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi a, de son côté, défendu, sur LCI, le retour de cette proposition qui figurait "dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy" et ne viserait pas à "jeter de l’huile sur le feu" à l’approche du 1er mai.

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 15:00

Encore un sondage ! mais attention, l'élection se termine au 1er tour,
c'est NOUVELOBS qui le dit et proclame élu Sarkozy !




Nicolas Sarkozy (28%) devancerait ses adversaires si le premier tour des élections présidentielles devait avoir lieu dimanche, devant Ségolène Royal (20,5%) et François Bayrou (19%), révèle un sondage Ifop à paraître dimanche 26 avril dans Sud Ouest.
Au premier tour en 2007, Nicolas Sarkozy (UMP) avait recueilli 31% des suffrages, Ségolène Royal (PS) 26% et François Bayrou (MoDem) 18,5%.
"Les petits candidats de la gauche augmentent leur score, principalement au détriment de la candidate socialiste", explique l'Ifop.


Extrême-gauche, bénéficiaire de la crise

Ainsi, Olivier Besancenot (NPA) recueille 8% des intentions de vote (contre 4,8% en 2007), Marie-George Buffet gagnerait 1 point (3%) et Arlette Laguiller 0,5 (2%). "Dans le contexte de crise sociale, l'extrême-gauche apparaît comme la première bénéficiaire de cette augmentation", commente l'Ifop.

Pour les écologistes, Dominique Voynet (Verts) grimperait à 4% (+2,5). "L'éclatement de la gauche se renforce, le vote utile semble avoir été en partie oublié", analyse l'institut de sondage.

Quant à l'extrême droite, "son audience diminue légèrement". Jean-Marie Le Pen (FN) "souffre plus particulièrement d'une désaffection, en ne recueillant que 7,5% des intentions de vote" (10,5% en 2007). En revanche, le score de Philippe de Villiers (MPF) s'élèverait à 4% (+2 points).

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 23 et 24 avril, sur un échantillon de 854 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas.


Euh ... Jospin n'avait-il pas devancé Chirac au 1er tour en 1995 ?
Tiens,
Arlette LAGUILLER ? Je croyais que 2007 était l'année de sa dernière  présidentielle ! Bizarre, non ? Et pas de trace d'un candidat Parti de Gauche ?
Et naturellement, aucune concurrence à Sarkozy dans son camp : si De Villepin avait des ambitions pour la présidentielle, ça se saurait !!!


Savourons les commentaires dans SUD-OUEST.com :

- avec 5 points de moins qu'en 2007 il est écrit que Ségolène est de nouveau  "en perte de vitesse", mais c'est tout différent pour Sarko : avec "trois petits points" de moins, le voilà renforcé, "il aborde cette seconde
partie du quinquennat sur des bases solides"... Magnifique !!!

- J'allais oublier : "Percée de François Bayrou". En effet, il passe de 18,5 % à ... 19 % !!!

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 14:00

Article édifiant ! J'ajouterai que, dans les déclarations récentes de plusieurs responsables du PS à propos de la désespérance sociale, j'entends dire qu'il faut "de l'ordre et de la justice" ...
Ca ne ressemblerait pas comme deux gouttes d'eau à "l'ordre juste" ???


De saint Thomas d’Aquin à Rousseau,
de Jaurès à Royal ...
Histoire de l’ordre juste !

par Amine EL KHATMI,
conseiller général de l'Allier

La présidentielle de 2007 a été l’occasion pour Ségolène Royal de poser sur la table du débat public une question primordiale, celle de l’ordre juste. Avec le recul, et c’est une des leçons de la défaite, la candidate socialiste n’a peut-être pas assez insisté sur cette notion pourtant essentielle. Elle n’a pas pu lui donner l’ampleur qu’elle mérite. Il faut dire qu’à l’époque les voix de la gauche bien-pensante avaient hurlé au populisme et à la démagogie, crié au Pétainisme et à la trahison des valeurs socialistes. Aussi la parole de la candidate, qui aurait dû être relayée et approfondie pour être installée dans l’opinion, a fini par se diluer sous un flot de critiques inutiles et surtout incroyablement malhonnêtes !


Les détracteurs de Royal n’ont insisté que sur l’aspect religieux de cette question comme pour mieux souligner le supposé côté christique de la candidate. Il est vrai qu’on trouve trace de l’ordre juste dans la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin, au XIIIe siècle. Pie XII l'avait repris en 1953 et Benoît XVI dans son encyclique "Deus caritas est" en 2006. Dans le même esprit, la Constitution de la Confédération helvétique entend "tout entreprendre, avec l'aide de Dieu, (...) pour créer un ordre juste pour le bien de tous". L’aspect religieux n’est donc pas à nier. Mais l’aspect politique de l’ordre juste est tout aussi, voire plus, important pour l’appréhender. Pourtant, ils se sont bien gardés de le dire !

En effet, l’ordre juste est un élément structurant de la pensée politique, notamment à gauche, depuis longtemps. Les penseurs du "Contrat Social" tournent autour de cette notion, développent l’idée d’un ordre qui doit être juste pour que les Hommes l’acceptent. Plus encore, les révolutionnaires, qui s’étaient levés contre l’ordre établi qu’ils jugeaient injuste par essence furent les prometteurs de ce thème. Plus tard, c’est chez les Quaranthuitards, dans les grèves de 36 ou dans l’œuvre de Jaurès que cette notion transparait. Même Mitterrand, l’icône de bien des socialistes, se révèle être un homme "pour qui le premier scandale était dans l'injustice fauteuse de désordre" selon Royal elle-même. Plus surprenant, Lionel Jospin et le Parti Socialiste ont évoqué il y a plusieurs années l’ordre juste.

Ainsi en septembre 1996, dans sa résolution finale, le 20e congrès de l'Internationale socialiste, réuni à New York, appelle de ses voeux "l'apparition d'un ordre mondial juste et paisible". Si dans son projet pour 2007 le PS ne reprend pas officiellement cette expression, il suffit de se plonger dans le rapport de la fameuse commission du projet pour lire : Le Parti socialiste se fixera comme un de ses objectifs prioritaires l'instauration d'un "ordre juste" et d'une "sécurité durable". Sans commentaire.

Continuons. Lionel Jospin, pourtant jamais avare de critiques à l’égard de Ségolène Royal se confiait de façon étrange dans Le monde comme je le vois (Gallimard, 2005). L’ancien Premier ministre exposant son analyse sur "l'exigence de la sécurité" émanant des couches populaires, proclamait : "Il faut donc assumer la valeur de l'ordre, c'est-à-dire du respect des règles." Et, insistait-t-il, "il n'y a pas de liberté sans ordre, c'est-à-dire sans normes, sans coutumes, sans lois. L'ordre est consubstantiel à la liberté, et la République, soucieuse de l'intérêt général, s'attache à concilier l'ordre public et la liberté du citoyen". Certes il n’emploie pas la formule '"ordre juste" mais l’analogie est claire. Pourtant force est de constater que les sobriquets de "fou" ou de "pétainiste" ne lui furent guère affublés.

Une partie de la gauche d’aujourd’hui exècre donc l’ordre et considère que tant d’un point de vue linguistique que politique cela fait partie de la chasse gardée de la droite. Pourtant, rejeter l’ordre ne suppose-t-il pas d’admettre implicitement le désordre ? Doit-on avoir peur d’un mot dont le sens premier nous a manifestement échappé à gauche, souvent par sectarisme parfois par paresse intellectuelle, quitte à accepter l’ordre injuste ?

Car il existe des ordres injustes. S’il fallait n’en citer qu’un, l’ordre libéral serait celui-là. C’est un ordre puisqu’il est organisé, hiérarchisé et obéit à des règles, un cadre, des codes. Il est injuste, et la période actuelle le prouve avec éclat, car il est source d’injustices diverses. D’une part, il se nourrit du travail des plus précaires tandis que, d’autre part, il n’offre ses bienfaits qu’aux plus privilégies. Chacun pourra donc s’accorder sur le constat qu’il s’agit bel et bien d’un ordre injuste.
Être de gauche et promouvoir un ordre économique juste comme le fait Ségolène Royal c’est précisément vouloir rompre avec les excès cités ci-dessus. C’est vouloir que l’homme soit au cœur de l’économie et que le travail des salariés soit valorisé par un meilleur partage des richesses.


L’ordre juste c’est celui qui remet la sécurité durable au cœur des quartiers sensibles. Car l’enfant de banlieue que je suis le sait pour l’avoir vécu ; les premières victimes de la violence urbaine ce sont les classes populaires. Lorsqu’une voiture brûle dans un quartier c’est rarement celle d’un patron ou d’un privilégié. L’ordre juste c’est celui qui instaure un dialogue social efficace avec un syndicalisme de masse et de nouvelles relations au sein de l’entreprise. L’ordre juste c’est celui qui met fin à la dégradation dramatique de notre environnement et qui s’assure de léguer aux générations futures une planète en bon état.

"Il n'y a de classe dirigeante courageuse que celle qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers. Le courage, c'est alors la défense de l'autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l'ordre" disait Jean Jaurès.

Je crois, comme Ségolène Royal, que l’ordre juste est un projet politique, un idéal, une morale, celle d’un socialisme identifié au bien de la nation tout entière. Soyons les héritiers fidèles et les continuateurs engagés de cette belle morale.

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