Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 20:00

A deux mois des européennes, Delphine BATHO et Benoît HAMON
dénoncent la résurgence de ce thème sécuritaire,
une manoeuvre à visée électorale
 


Sarko et sécurité : drague électorale
Vidéo envoyée par  Rive-gauche

Partager cet article

Repost0
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 11:00

Nicolas Sarkozy premier responsable de l'insécurité
Par Delphine BATHO  -  21 avril 2009 

 

Aujourd'hui à Nice, Nicolas Sarkozy est apparu bien moins à l'aise qu'à son habitude, et pour cause :

il est le premier responsable d'une politique de sécurité qui a échoué.


Il serait grand temps que le président de la République se rende compte que sept ans se sont écoulés depuis 2002 et que c'est désormais sur son propre bilan qu'il doit rendre des comptes aux Français.


Augmentation de 6% des violences physiques contre les personnes en un an, augmentation de 23% des bracages, augmentation de 11% des affrontements entre bandes, policiers qui se font tirés dessus... Avec un tel bilan, on aurait pu espérer, de la part du président de la République, un examen lucide et sérieux de la situation, et surtout des orientations radicalement nouvelles.

Au lieu de cela, il propose de continuer dans la voie d'une politique à bout de souffle qui ne marche pas.


La seule nouveauté concerne les droits des victimes avec la reprise de la proposition n°55 du Pacte Présidentiel de Ségolène Royal :

"Aider les victimes : (...) Mettre un avocat à la disposition des victimes de violences graves dans l'heure suivant le dépôt de plainte".


Partager cet article

Repost0
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 10:00


Lu sur le blog de Gaetan GORCE -  21 avril 2009

Apparent abus de pouvoir,

possible abus de langage

ou véritable aveu de faiblesse ?


Au moment où notre pays doit faire face à la plus grave crise économique du dernier demi-siècle, il est aussi confronté à une profonde crise de leadership. Celle-ci, qui n'est encore qu'esquissée, finira bientôt par apparaître. Il faut être attentif à ses signes avant-coureurs ! Depuis près de deux ans que Nicolas Sarkozy est à l'Elysée, il ne se passe pas une semaine pourtant sans qu'il n'en donne une nouvelle illustration.

Ses manifestations les plus récentes n'ont curieusement soulevé que peu de réactions :

- le chef de l'État n'a ainsi pas hésité à se livrer à une justification éhontée du bouclier fiscal au moment où des centaines de milliers de nos concitoyens sont menacés dans l'emploi, rejetant toute idée de solidarité face à la crise ;

- il a à Saint Quentin tenu un discours de chef de parti là ou l'on attendait un homme d'État soucieux de rassurer et de rassembler le pays ;

- il n'a pas même hésité à trahir sa parole donnée aux salariés de Gandrange sans parler de l'affaire Perol où le pouvoir a ouvertement menti quant à la consultation de la commission de déontologie.

Pris de manière isolée, chacun de ces manquements interroge. Mais pris ensemble, ils révèlent une attitude : celle d'un profond mépris à l'égard de nos règles, de l'esprit de nos institutions, de nos moeurs même, qui devrait le disqualifier ou en tout cas souligner à quel point il est au fond peu apte à occuper les plus hautes fonctions en tant de crise. Sa forfanterie, ses fanfaronnades régulièrement rapportées par la presse en donnent un nouveau témoignage. Et ce dont il faut s'étonner ce n'est pas que Ségolène Royal ait choisi de les dénoncer mais qu'elle soit la seule à le faire !

L'abus de pouvoir, ce n'est pas seulement quand on viole la lettre de la loi, c'est quand on utilise consciemment sa position et l'autorité qu'elle donne pour surmonter ou masquer ses faiblesses...

Oui, Nicolas Sarkozy, par l'usage partisan qu'il en fait, le mépris qu'il montre à l'égard de ses amis comme de ses adversaires, les abus de langage y compris dans le champ diplomatique qu'il multiplie, abuse de son pouvoir au lieu de l'exercer. Il désunit là où il faudrait rassembler, il exaspère quand il faudrait rassurer, il s'agite quand il faudrait simplement agir. La vérité est que notre pays n'est pas bien gouverné... À moins que George Bernard Shaw ait eu raison en prétendant que "la démocratie est un dispositif qui assure que nous ne serons pas gouvernés mieux que nous le méritons"... De mon point de vue, la France mérite mieux !"


PS : Comment dans un tel contexte ne pas apporter un plein soutien à Libération et à son directeur qui dénonce une excessive complaisance...

Partager cet article

Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 18:00

Nicolas Sarkozy ne respecte pas sa fonction
par David ASSOULINE
 
Source : Site Désirs d'Avenir  -  20 avril 2009

 

Messieurs Paillé et Lefebvre, portes flingues de l’UMP et de l’Elysée, ont perdu tout sens de la dignité politique et tout simplement du respect humain. On sait à quoi ont servi dans l’histoire "les procès en folie" contre les femmes et les opposants politiques.

 


Dans cette affaire ce n’est pas Ségolène Royal qui ne respecte pas le Président mais Nicolas Sarkozy qui ne respecte pas sa fonction avec ses fanfaronnades et propos à l’emporte pièces sur nos principaux partenaires internationaux.


Et maintenant qu’une campagne européenne digne de ce nom commence, pour débattre du fond et relever le niveau du débat public d’autant plus nécessaire que la crise frappe !

C’est un impératif majeur au moment où nos concitoyens pensent de plus en plus que la politique est impuissante face aux ravages que provoque la crise dans leurs vies de tous les jours.

Partager cet article

Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 16:00


Il n'est plus au PS, il a eu souvent la dent féroce envers certains de ses ex-"camarades", et notamment envers Ségolène ROYAL.


J'ai pu relever sur ce blog des positions de Jean-Luc MELENCHON que je n'approuvais pas (non respect du vote militant sur le TCE par exemple).

Et  aussi certaines de ses déclarations où il montre qu'il n'est certainement pas de la catégorie des "mous", c'est le moins qu'on puisse dire !

Sans approuver la ligne politique du PS (qu'il a quitté) et celle -- particulière -- de Ségolène ROYAL,  il lui est pourtant arrivé de saluer la combativité de cette dernière.
C'est encore ce qu'il vient de faire, à propos  de l'affaire des "excuses" ...



Sur le blog de Jean-Luc MELENCHON :

" ...un mot en faveur de Ségolène Royal et de ses excuses d’un côté et de l’autre.
Elle cogne. Elle a raison.

Les bégueules qui lui chipotent leur soutien n’ont décidément rien compris au moment politique. La lutte contre Sarkozy n’est pas le bal des petits lits blancs et la gauche n’a pas à y jouer le rôle de la chaisière.

Il s’agit juste de montrer que nous ne laissons rien passer au pouvoir. Que Nicolas Sarkozy n’est pas intouchable. Qu’il est ridiculisable.

Les visiteurs socialistes du Président, quelles que soient les circonstances, les diners, les gouters auxquels on les invite, où ce que l’on veut, ne doivent jamais oublier qu’ils ne sont pas ses obligés parce qu’ils ont été reçu !"

Partager cet article

Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 14:00



Jean-Louis BIANCO :

"Que l’Elysée s’excuse pour les attaques scandaleuses

contre Ségolène Royal"

Source : France SOIR.fr  -  le 21 avril 2009


Proche de Ségolène Royal, le député Jean-Louis Bianco dénonce "le machisme incroyable" des attaques de l’UMP et "l’image catastrophique" que donne Nicolas Sarkozy à l’étranger.

Comment réagissez-vous aux attaques qui visent Ségolène Royal depuis qu’elle a présenté ses "excuses" au chef du gouvernement José Luis Zapatero ?
Cela me rappelle un proverbe : "Quand on montre la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt." Le sujet que touche Ségolène ROYAL à travers sa lettre à Zapatero est très grave : c’est l’image catastrophique que depuis des semaines et des mois, avant même cet événement, donne Nicolas Sarkozy.
La presse internationale, y compris des journaux modérés, est hyper-critique. C’est lié à des propos, parfois publics, et également à des fautes graves. Je pense à Angela Merkel, dont Nicolas Sarkozy a dit voilà quelques semaines en public qu’il la voyait beaucoup plus qu’elle ne voyait son mari. C’est d’une rare élégance…
Cette polémique, qui est de la part de l’UMP d’une violence, d’une agressivité, d’un machisme incroyables, montre bien que Ségolène Royal a mis le doigt sur quelque chose qui les touche.

Mais fallait-il présenter des "excuses" à Zapatero ?
C’était une forme d’humour et un clin d’œil. Et c’est ce qui a fait que la presse internationale a repris ses propos. Je trouve aussi assez dérisoire les discussions sur le thème  "Est-ce que Nicolas Sarkozy a vraiment dit ça, ou pas ?" Bernard Kouchner a atteint un sommet dans le cirage de pompes en expliquant que, en disant que Zapatero n’était pas intelligent, Nicolas Sarkozy voulait en fait dire qu’il était intelligent ! J’ai rarement vu quelque chose d’aussi ridicule.

Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a estimé que Ségolène Royal avait "besoin d’une aide psychologique". Comment réagissez-vous à ces propos ?
Chaque jour ou presque Frédéric Lefebvre franchit un nouveau degré dans les propos scandaleux, indignes d’un homme politique. Il va être de salut public de l’enfermer, pour parler comme lui. Ce serait bien que Nicolas Sarkozy s’excuse pour toutes les attaques violentes et scandaleuses que l’UMP déclenche contre Ségolène Royal. C’est trop facile de faire parler les autres à sa place.

Partager cet article

Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 12:00


Ségolène ROYAL : "Nous devons résister"


Source : LeParisien.fr  -  le 21 avril 2009

 



La présidente de la région Poitou-Charentes maintient ses critiques vis-à-vis de Sarkozy. Selon elle, le chef de l’Etat dirige une "République affaiblie".

Pourquoi avoir présenté des "excuses" à José Luis Zapatero ?
C’était naturel pour moi, c’est ma vision de la politique. D’abord parce que José Luis Zapatero est un ami. Et j’ai senti la nécessité de mettre un coup d’arrêt aux dérapages verbaux permanents qui s’exercent non seulement à l’égard des personnalités étrangères (Barack Obama et Angela Merkel sont également ciblés par Nicolas Sarkozy), mais aussi à l’égard des Français. C’est la même arrogance, la même impolitesse. Il faut que cela s’arrête. Le jour où Nicolas Sarkozy changera de mode d’expression, apprendra à respecter les autres, je n’aurai plus l’occasion de m’excuser, de demander pardon. Mais tant qu’il continuera, je continuerai à défendre la république du respect !

On vous reproche d’avoir réagi à des propos qui ont été rapportés et déformés...

Nicolas Sarkozy, qui reçoit les journaux étrangers j’imagine, aurait dû dire tout de suite que si ces propos avaient été mal interprétés, il s’en excusait. C’était simple. Ce qui est en jeu, c’est l’image de la France. Entre les insultes au Salon de l’agriculture, les insultes aux autres chefs d’Etat... C’est une atteinte portée à nos intérêts, car dans la crise économique, on a besoin d’un pays pris au sérieux.

Vous avez provoqué un tollé à droite...

Mais dans quels régimes dit-on d’une opposante qu’elle est folle, pour la faire taire quand elle dérange ? Dans un régime démocratique ? Pour déconsidérer une pensée, on déconsidère la personne qui la porte. Les politiques doivent donner l’exemple. Que se passerait-il si un jeune s’adressait à un policier dans les mêmes termes que M. Lefebvre ? Il serait puni pour injure publique. Est-ce qu’un responsable politique peut se comporter comme un voyou ? Il n’y a aucune attaque personnelle contre le chef de l’Etat. Si cela fait tant de bruit, c’est parce que c’est une autre façon de faire de la politique. Quoi de plus pacifique que les excuses ou le pardon ?

Nicolas Sarkozy va fêter ses deux ans à l’Elysée. Comment qualifieriez-vous sa présidence ?

Comme une République affaiblie. Affaiblie dans chacun de ses principes, dans ses libertés d’abord. Les institutions fonctionnent mal, les juges se disent déconsidérés, il y a une tutelle sur l’audiovisuel public. L’égalité a aussi beaucoup reculé. On assiste à une grande paupérisation des services publics, dans l’Education, la Recherche, la Santé... Enfin, il y a un affaiblissement de la fraternité. Nicolas Sarkozy ne veut pas revenir sur le bouclier fiscal, et cette injustice fait que les Français ne peuvent plus accepter les sacrifices, quand tant d’autres brassent des milliards en toute impunité. On est en état de prérévolte, comme l’a dit à juste titre Dominique de Villepin. Je ne suis là pour souhaiter ni la révolution ni des émeutes sociales. Mais ce que je veux dire aux Français c’est que nous devons résister.

C’est-à-dire ?

La résistance aux injustices est un combat qui doit rassembler même ceux qui ne se sentent pas aujourd’hui menacés. Tous ceux qui se sentent piétinés, bafoués, humiliés ne doivent pas se laisser faire. Si les ouvriers d’Heuliez n’étaient pas descendus dans la rue, le gouvernement n’aurait pas bougé. Quand les gens font du bruit et exigent d’avoir des informations, des solutions sont à ce moment-là parfois trouvées. Mais tous les autres ? Et les entreprises qui disparaissent dans le silence ? Nous devrions être nombreux à être la voix des sans-voix, broyés par un système qui ne se réforme pas.

Appelez-vous à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy le 7 juin aux Européennes ?

Oui, comme l’a très bien expliqué Benoît Hamon, porte-parole du PS !

Vous voyez-vous comme la première opposante à Nicolas Sarkozy ?

J’ai été candidate à la présidentielle, je n’en fais pas une profession et je ne suis pas obnubilée par la suivante contrairement à ce que pensent mes détracteurs. Je n’ai pas besoin de me donner d’étiquette ou de rôle. Je suis l’une des voix politiques qui portent. Mon obsession ce n’est pas Nicolas Sarkozy !

Ma préoccupation c’est de voir que la France décline et que les Français souffrent de plus en plus. Cela, ça me fait mal car je sais qu’il pourrait en être autrement, avec une autre politique. Je parle et j’agis pour que la France se redresse.

Partager cet article

Repost0
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 10:00

David Pujadas à l'antenne ... de l'UMP !
Peu importe, Ségolène ROYAL lui tient tête ... Extrait assez savoureux :

- Pujadas : Nicolas Sarkozy disait du bien de Zapatero, en quelque sorte ...
- Ségolène ROYAL : Si je dis "Vous n'êtes peut-être pas intelligent, mais vous présentez bien votre journal", est-ce que vous considérez cela comme un compliment ?

Oh, la tête de Pujadas !



Sur cette affaire, Ségolène ROYAL accuse : "Ce qui est en cause -- et pourquoi ça fait tant de bruit -- c'est la réputation de la France sur la scène internationale"
Elle donne des exemples, de droite comme de gauche, sur la parole de précédents dirigeants français : "On était fier d'être français, même si l'on ne partageait pas les idées politiques ... et aujourd'hui lorsqu'on lit la presse internationale ... !"

"Nicolas Sarkozy est récidiviste dans toutes les formes d'agressivité verbale, de dénigrement ... et lorsqu'il ne tient pas sa parole ... partout il y a un recul du respect"


Partager cet article

Repost0
20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 14:00


"Ségolène ROYAL n'est pas décidée à se taire"
par Najat VALLAUD-BELKACEM

Source : LEMONDE.FR  -  20 avril 2009



Pour Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de Ségolène Royal, peu importe que les propos de Nicolas Sarkozy aient été mal compris. L'image de la France est ternie par le comportement du président de la République et Ségolène Royal tente de la redorer.


Ségolène Royal ne s'est-elle pas trop précipitée pour présenter des excuses, alors que les propos sur Zapatero sont contestés par plusieurs députés ?

Non. Il me semble qu'à partir du moment où ces propos sont dans le débat public et dans la presse internationale, Ségolène Royal est légitime à intervenir. Il est insupportable qu'on ne lui reconnaisse pas ce droit. Ne pas réagir aurait valu assentiment et son devoir était d'exprimer sa solidarité avec Zapatero, socialiste également. Par ailleurs, tout ce qui concerne la France entre dans le champ d'expression de l'opposition. Dans un pays démocratique, elle a le droit de s'exprimer sur la politique intérieure comme extérieure.

Le problème n'est pas ce qu'a dit l'entourage de Nicolas Sarkozy sur les propos du président, mais l'image de la France à l'étranger. Dans notre débat franco-français, on a l'impression que le problème c'est Ségolène Royal. L'UMP a préféré détourner les critiques en s'attaquant à elle. Mais la seule chose qui intéresse à l'étranger, c'est ce qu'a dit Nicolas Sarkozy. Il n'y a qu'en France où l'on peut croire que le problème sont les propos de Ségolène Royal.

Que pensez-vous des soutiens plutôt discrets du PS, contrairement aux excuses de Dakar ?

Les médias cherchent à écrire un feuilleton. Objectivement, je trouve que le PS a soutenu Royal, notamment à travers la bouche de Benoît Hamon, son porte-parole. Après, le contre-discours de Dakar concernait un sujet grave, qui touche à notre mémoire, à la colonisation. Les propos sur Zapatero sont une petite histoire à côté, qui ne justifie pas que l'ensemble des responsables socialistes réagissent. Tous les sujets n'appellent pas une levée de boucliers unanime.

Peut-on s'attendre à d'autres excuses de la part de Ségolène Royal ?

Je ne peux pas le prévoir. Mais ce qui est sûr, c'est que Ségolène Royal n'est pas décidée à se taire. Ce régime qui enjoint aux responsables de l'opposition de ne pas s'exprimer sur certains sujets est insupportable. Ségolène Royal est dans son rôle lorsqu'elle propose une diplomatie alternative.

Mais quelle est cette diplomatie alternative ? Ne se construit-elle pas seulement en opposition à Nicolas Sarkozy ?

Le discours de Dakar était bien plus large que le simple pardon pour les propos de Nicolas Sarkozy. Il y avait de vraies propositions en matière de gouvernance économique et politique. Les excuses à Zapatero avaient pour objectif de remettre le respect au sein de la République, de contre-attaquer le mépris verbal de Sarkozy. Comment travailler avec nos partenaires après les avoir insultés comme l'a fait Sarkozy ? Ségolène Royal remet du respect dans notre parole.

Partager cet article

Repost0
20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 12:00

L’UMP perd ses nerfs, "Libé" persiste et signe
Source : Liberation.fr  -  le 20 avril 2009


Attaqué par l'Elysée et l'UMP, "Libération" maintient intégralement son compte rendu du déjeuner qui a réuni la semaine dernière Nicolas Sarkozy et 24 parlementaires.

 

Sont-ils agaçants, ces journalistes… Déblatérez-vous devant des élus de droite et de gauche sur ces nazes de Zapatero, Merkel, Obama et Barroso qu’aussitôt vos propos - de président de la République - se retrouvent publiés dans la presse. Pénible, quand même. C’était jeudi dans Libération et depuis, l’affaire ne cesse d’enfler : hourvari de la presse étrangère, démentis élyséens en rafale mais en vain et excuses de Ségolène Royal à Zapatero. Voilà qu’une fois encore, la mayonnaise des relations entre Nicolas Sarkozy et la presse tourne à l’aigre.

Samedi, l’Elysée fait donner son porte-flingue habituel, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Libération est en train de "ressembler de plus en plus à un tract". Libération qui, poursuit-il, "en colportant une fausse information, contribue à abîmer l’image de notre pays".

Lèse-majesté. Laurent Joffrin, PDG du journal, a maintenu "l’intégralité des informations" parues dans Libération. "M. Lefebvre, qui occupe un poste de roquet à l’UMP, a du mal à accepter l’existence d’une presse indépendante en France, a-t-il déclaré à l’AFP. […] Il se contente d’aboyer un démenti de commande et d’insulter le principal journal d’opposition en France, ainsi que ses lecteurs."

Dans la bouche de ses collaborateurs ou dans la sienne, l’insulte envers la presse devient d’ailleurs monnaie courante chez Nicolas Sarkozy. Dans sa dernière livraison, le Canard enchaîné rapporte ses propos à l’endroit des journaux coupables de s’être interrogés sur la personnalité discutable de l’homme d’affaires qui hébergea le couple présidentiel au Mexique : "Les journalistes sont des nullards, aurait ainsi dit le Président devant des responsables de la majorité. Il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits et encore : les bandits, eux, ont une morale." De rien, Président.

Désagréables, les journalistes, et pas serviables avec ça. En mai 2008, Nicolas Sarkozy, recevant à l’Elysée les députés UMP, houspillait nommément les titres coupables de n’avoir pas fait assez de cas de la condamnation de Ségolène Royal aux prud’hommes suite à un conflit avec deux anciennes collaboratrices : et pan dans les dents de l’Express, du Parisien et de l’AFP. Il en profitait pour, au passage, sermonner le Journal du dimanche, qui n’avait pas, crime de lèse-majesté pour un quotidien détenu par son ami proche Arnaud Lagardère, fait état d’un sondage favorable à sa personne.

Quand il ne monte pas personnellement au créneau, Nicolas Sarkozy peut toujours compter sur son fidèle Frédéric Lefebvre. Qui s’en était pris violemment à l’AFP en mai 2008 pour n’avoir pas relayé un nouveau communiqué de l’UMP sur les déboires prud’homaux de Royal : "Censure", écrivait sans rire Lefebvre.

Petit chat. A en croire Sarkozy et ses sbires, le pauvre petit chat serait en permanence molesté par la presse, mais c’est oublier que les journaux sont bien souvent d’une prudence de vierge à son endroit. Pendant le voyage présidentiel au Mexique, la direction de l’AFP a ainsi retenu pendant des heures une dépêche sur les fameuses conditions d’hébergement des Sarkozy. Et on ne compte plus, dans la presse détenue par les hommes du Président, les petits arrangements avec la déontologie : bagouze de Rachida Dati effacée en une du Figaro, bourrelets sarkoziens subitement fondus sur une photo de Paris Match, quand ce n'est pas tout bonnement la censure d’un papier du JDD annonçant que Cécilia Sarkozy n’a pas voté au second tour de la présidentielle.

Confirmant à demi-mots les compliments de Nicolas Sarkozy envers les grands de ce monde, Bernard Kouchner a eu cette phrase, hier : "Oui, c’est comme ça qu’il parle, en effet. Il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence".

Voilà, "jeune et vivant", ainsi se termine notre tract du jour.

Partager cet article

Repost0

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande