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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 09:00

Vérité - par Laurent Joffrin
Source : Liberation.fr  -  20 avril 2009

Nous maintenons.

Intégralement.


Contrairement à ce qu’affirme l’Elysée, relayé par quelques comparses, notre compte rendu des propos tenus la semaine dernière par Nicolas Sarkozy sur ses homologues étrangers était rigoureusement exact. Nos deux journalistes, Matthieu Écoiffier et François Wenz-Dumas, ont recueilli les confidences de plusieurs députés présents. Ils ont ensuite recoupé leurs informations et publié un article complet et nuancé. Dès le premier jour, ils indiquaient que le président français n’avait pas insulté d’autres chefs d’Etat, mais porté des jugements à l’emporte-pièce sur leur personnalité, ce qui n’est pas la même chose. Il a usé d’ironie à l’égard de José Luis Zapatero ; cette ironie a été prise au premier degré par la presse espagnole. C’est la véritable origine de l’affaire.


En fait, tout cela nous renvoie au style présidentiel. Nicolas Sarkozy est coutumier de ces propos brusques et peu diplomatiques. Son indifférence à la langue de bois a quelque chose de réjouissant, d’autant qu’il touche souvent juste. Le président français est un enfant de la télé : il a intégré les codes de la transparence-spectacle inaugurée par l’émission Loft Story, avec la même dose de candeur dérangeante et de mise en scène calculée. Nicolas Sarkozy s’est débarrassé il y a longtemps de son surmoi. Il joue de cette spontanéité avec beaucoup de maîtrise. Il y a décidément du Berlusconi dans cet homme-là : il suffit de le savoir.

 


Plus inquiétant, au fond, est le comportement d’une partie des médias français, rangés à la moindre escarmouche sous la bannière élyséenne.

Manifestement, pour ces journalistes vassaux, un démenti de l’Elysée vaut certificat de vérité. Ceux-là confondent depuis longtemps information et soumission, rentrant dans leur niche à la première admonestation du maître pour aboyer avec zèle non contre le pouvoir, mais contre ceux qui ont le front de le critiquer.



Nous préférons notre manière : approuver Sarkozy dès lors que son action nous paraît juste, le contredire dans le cas inverse. Nous continuerons.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 23:00

Il l'avait déjà fait à propos de la mise à sac de l'appartement de Ségolène ROYAL en juin 2008.
J'y avais consacré un billet
  J-L Mélanchon (eh oui !) : "Ségolène Royal a raison de s'indigner"  et voici la vidéo :


Aujourd'hui Jean-Luc MELENCHON apporte de nouveau son soutien, en lui reconnaissant du "cran" !

Mélenchon soutient Royal

Source : LeJDD.fr  -  le 19 avril 2009

 

Invité à réagir dimanche sur la polémique lancée par Ségolène Royal, qui s'est excusée auprès de Jose Luis Zapatero pour des propos imputés à Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, qui a fondé le Parti de gauche, a apporté son soutien à la socialiste.


Il a salué sa "pugnacité" sur LCI et ajouté :


"Elle a plus de cran et de pugnacité que d'autres qui lui font la leçon".


 

Méfie-toi Jean-Luc, le Frédéric Lefebvre va t'envoyer chez un psy ...

C'est sa marotte en ce moment !

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 21:00

En fait, c'est nous qu'on est con !
On ne comprend rien à la langue diplomatique, celle de Sarko et Kouchner. Et Sarko on fait rien que d'interprêter ses propos !

(un doute m'envahit :  "casse toi pauv'con" ... il parlait de lui même, en fait, hein j'ai bon ?)


Alors donc, dans cette sombre affaire Zapatero, et de tous les autres "peut-être-pas-intelligents", faut-il être pour ou contre Sarkozy ?

Moi je vous le dis tout net :

"je suis ni pour, ni contre, bien au contraire !!!  


Kouchner confirme les propos de Sarkozy sur Zapatero

Source : Liberation.fr  -  19 avril 2009


Selon le ministre des Affaires étrangères, le chef de l'Etat a bien dit à des parlementaires présents à l'Elysée, comme "Libération" l'avait rapporté, que "Zapatero n'est peut-être pas intelligent". Mais pour l'ancien socialiste [grrr !!!] c'était pour signifier le contraire.

 

Tout serait donc question d'interprétation. Interrogé ce midi sur Canal+ à propos des propos de Nicolas Sarkozy sur le chef du gouvernement espagnol rapportés par Libération, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a confirmé que le chef de l'Etat avait bien dit que "Zapatero n'est peut-être pas intelligent".

Explication de texte par l'ancien socialiste: "Oui, c'est comme ça qu'il parle, en effet. Il est vivant, il est jeune et vivant, ça fait une différence."

 

[ ... et beau ... et viril ... et cultivé ...    ]


Mais encore? "Qu'a-t-il voulu dire ? Il a dit M. Zapatero vient de supprimer la publicité à la télévision, il n'est peut-être pas intelligent - il parlait de lui en réalité -, mais il l'a fait aussi" a déclaré le chef de la diplomatie française.

Explication de Bernard Kouchner: "C'est une façon de dire : "il l'est" (intelligent, ndlr), il a été élu deux fois et il vient de supprimer la publicité à la télévision."

Et le ministre des Affaires étrangères de tenter de (se?) convaincre: "Comment voulez-vous que le président de la République ait pu proférer autre-chose, il s'entend merveilleusement avec M. Zapatero."

[ comme dans PAGNOL : "Mais je l'aime, moi, le socialiste espagnol" ]


Quant aux "excuses" présentées samedi par la socialiste Ségolène Royal au nom de la France au chef du gouvernement espagnol, Bernard Kouchner a déclaré: "Ce n'est pas l'humour qui la caractérise, Ségolène."

Le chef de la diplomatie française a estimé que cette polémique, largement commentée par la presse espagnole, n'entacherait pas la prochaine visite de Nicolas Sarkozy en Espagne.

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 12:00

Les "chiens de garde" de l'Elysée (Lefebvre, Jégo,  ...) sont aux abois, depuis la réaction de Ségolène ROYAL au sujet des amabilités de Sarko sur ses partenaires étrangers.

Qu'avait dit Nicolas Sarkozy ?
Selon Libération de vendredi, le chef de l'Etat aurait notamment déclaré mercredi, lors d'une réunion avec des députés, que M. Zapatero "n'est peut-être pas très intelligent". Des propos démentis par l'Elysée et par certains des participants à ce déjeuner. Mais confirmés par plusieurs députés dont le député François de Rugy (Verts) sur son blog.

Qui la défend ?
Depuis, j'ai pu lire les premiers commentaires sur ce point. Je résume : si le soutien du PS a été quasi unamine sur le "pardon" aux africains, cette fois-ci ce serait le silence radio du côté de Solferino ...

Objection votre honneur : en tout premier, Vincent PEILLON s'est exprimé, pour soutenir.

Hier, ce fut le tour du porte-parole du PS, Benoît HAMON, qui a déclaré au micro de France Info :
"L'UMP devrait envoyer des courriers de protestions à l'ensemble de la presse internationale, parce que du Guardian à la presse américaine, tout le monde souligne la grossièreté et la vantardise du Président Sarkozy dans les sommets internationaux, qui n'épargne aucun des dirigeants internationaux, qu'il s'agisse de Mme Merkel, de Mr Obama ou de Mr Zapatero, de ses moqueries ...

Il y a unanimité dans la presse internationale et chez les dirigeants occidentaux pour considérer que l'attitude du président de la République est pour le moins curieuse et baroque. De ce point de vue, Ségolène Royal est au diapason de l'opinion mondiale."

"Je regrette que MM. Bertrand et Lefebvre, à part démolir l'opposition et casser du PS ou casser du Ségolène Royal, ne fassent pas autre chose d'autre."
Quand on lui demande s'il y aunanimité au PS pour soutenir Ségolène Royal, Benoît Hamon répond: "En tout cas, il y a unanimité au PS pour trouver que l'attitude de l'UMP n'est pas honorable."
 

[ Mouais ... là c'est plutôt mi-figue, mi-raisin ... attendons la suite !]


envoyé par  RichardTrois

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 10:00


Le coup des pères François

Source : le blog de Vano   militant socialiste à Villeneuve d'Ascq

 

Il était un congrès de Reims lors duquel toute la galaxie des socialiste - hormis les honnis qui avaient l’idée ridicule de soutenir celle que leur parti avait présenté à l’élection présidentielle – s’était rassemblée sur une thématique bien "de gauche" comme on les aime : "Pas de dialogue avec le MoDem, Vade retro satanas".

Et tous d’écraser Ségolène Royal de leurs certitudes et de leurs jugements sans appel :  l’ouverture en direction du MODEM, sur la base d’un dialogue public  -même si aucun grand média n’avait alors osé le diffuser – était une faute, pire, un crime ! Qu’importe que Michel Rocard ait appelé, lui, à un accord avant le 1er tour. Qu’importe que Martine Aubry ait conclu un accord pour la ville de Lille avec ce parti détestable à Paris. Qu’importe que l’état des forces de gauche et leurs positionnements par rapport au pouvoir rendent incontournable cette réalité : il n’y avait pas de majorité alternative à Sarkozy sans ralliement des électeurs de Bayrou du 1er tour.

Il fallait un procès en sorcellerie, on avait trouvé l’argument infaillible pour la diabolisation.  Il fallait écarter cette empêcheuse de continuer en rond, ils y sont parvenus. Dans cet hallali, les proches de François Hollande n’ont pas toujours été les derniers à porter l’estocade. Et voilà qu’hier  le même François (que Cambadelis appelle avec la délicatesse qu’on lui connait "pervers pépère" dans son blog) lance un pavé dans la mare. Dans un entretien à l’Express il en appelle explicitement à l’ouverture d’un dialogue avec le MODEM :


"J'ai posé les principes d'une stratégie d'alliance pour le Parti socialiste lors des municipales : le rassemblement de la gauche sur un projet avec des partenaires liés par un contrat. C'est sur le respect de ces principes qu'ont été acceptées des alliances locales avec le MoDem. C'est la même stratégie que je propose pour les scrutins à venir. Que François Bayrou affiche la sienne".

Mais  comme il faut bien expliquer que cela n’a – bien sur – rien à voir avec ce que Ségolène Royal proposait  de soumettre au vote des militants, François Hollande  se lance dans une tentative un peu osée :

"On ne règle pas une question d'alliance entre deux tours d'une présidentielle. Alors n'attendons plus. Il n'a aujourd'hui ni les forces pour prétendre être présent au second tour de la présidentielle ni le projet politique lui permettant de fédérer autour de lui. La question est de savoir si, la prochaine fois, il sortira de son silence pour appeler à voter pour le candidat de la gauche face à Nicolas Sarkozy."

Si on engage le dialogue sur ces bases, il ne risque pas d’aller bien loin. Quel candidat pourrait accepter de partir sur le principe : "Nous serons au second tour et pas toi, et il faut le dire dés à présent "? Chevènement n’a-t-il pas toujours fait comme s’il croyait être au deuxième tour ?

Il reste que François (le notre) propose bel et bien un dialogue avec l’autre François. On hésite entre se réjouir d’une forme de réalisme politique retrouvé et  regretter que cette question centrale pour l’avenir ait été ainsi instrumentalisée pour de petits arrangements entre amis.

Ceux qui ont étudié l’histoire du communisme, et plus précisément du stalinisme, savent que c’était un grand classique que de condamner le porteur d’une idée neuve, de l’exclure, de le salir, avant de faire appliquer son idée par ceux-là même qui avaient été en première ligne pour le condamner.  Révérence gardée envers les mannes de Staline, je ne suis pas sur que c’est ce que se soit cet exemple qu’il convient au socialiste de copier.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 20:00

Peillon : "habitude de Sarkozy d'insulter"

Source : LE FIGARO.fr  -  18 avril 2009

Vincent Peillon, qui fut un soutien de Ségolène Royal au Congrès de Reims, a affirmé aujourd'hui que "ce n'est pas en prenant l'habitude du président Nicolas Sarkozy d'insulter nos partenaires politiques que la France retrouvera sa crédibilité".


"Nous devons redonner à la France sa place centrale sur la scène européenne et ce n'est pas en prenant l'habitude du président Nicolas Sarkozy d'insulter nos partenaires politiques que la France retrouvera sa crédibilité", a déclaré dans un communiqué l'eurodéputé, qui dirige la liste PS aux Européennes dans le sud-est.

 

Mme Royal a annoncé samedi avoir, par lettre, présenté des excuses à Jose Luis Zapatero, président du gouvernement espagnol, pour ce qu'elle a qualifié de "propos injurieux" le concernant, imputés à Nicolas Sarkozy et démentis notamment par l'Elysée.


Ca fait peur, non ???

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:00

A peine rendue publique la lettre de Ségolène ROYAL,
la machine UMP s'est mise en mouvement ...

Parmi les tirs de barrage, une déclaration du porte-parole
Frédéric Lefebvre selon laquelle Ségolène ROYAL a besoin "d'une aide psychologique" !

Il y tient, à la santé de Ségolène !!!

Bis repetita :
Après la
mise à sac de son domicile en juin 2008, elle avait souligné que cette nouvelle effraction chez elle intervenait au lendemain de sa mise en cause de "la mainmise sur la France du clan Sarkozy".

Le même Frédéric Lefebvre avait noté que Mme Royal "a vécu, comme des centaines de milliers de Français, un cambriolage. Pour elle, comme pour les autres, le sentiment bien compréhensible de viol de l'intimité peut être traumatisant" ...

Et il n'avait pu s'empêcher de suggérer que, "comme pour toutes les victimes qui sont traumatisées, Mme Royal devrait avoir droit à une aide psychologique" ...






Il est vrai qu'il en connait un bout en matière de troubles psychologiques :

C'était en décembre 2008 ...

Frédéric Lefebvre relancait une idée déjà évoquée par Nicolas Sarkozy en 2005 : détecter les troubles du comportement chez l'enfant dès son plus jeune âge (garderie, maternelle) pour mieux prévenir la délinquance …


Et pour les présidents de la République, rien de prévu ???

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 18:00

Ségolène Royal a parlé au nom de la République du respect
Source : site Désirs d'Avenir  -  le 18 avril 2009


La République française doit respecter ses partenaires internationaux et leurs dirigeants, à commencer par ses partenaires européens et leurs dirigeants.
C'est une évidence et une règle élementaire.


Le mépris verbal, les déclarations fanfaronnes et désinvoltes qui se multiplient dans les propos du chef de l'Etat, ça suffit : il faut y mettre un coup d'arrêt.


La presse internationale les a relevés avec virulence depuis quelques jours, mais aussi une partie de la la presse nationale.
C'est l'image de la France et la qualité de ses relations diplomatiques qui sont en cause.

 

Voici le communiqué de Ségolène ROYAL, rendu public en début d'après midi :

 

 

Ségolène Royal a écrit à Jose Luis Zapatero pour lui présenter des excuses contre les propos injurieux tenus par Nicolas Sarkozy.


Elle lui a assuré que ces propos n'engageaient ni la France, ni les Français. Elle a également assuré Jose Luis Zapatero de toute sa considération, en partie pour les réformes courageuses conduites en Espagne et surtout pour son attachement à réaliser ses promesses de campagne électorale, avec un comportement éthique qui devrait servir de modèle.

 


Ségolène Royal estime qu'exercer le mandat de Président de la République impose un devoir de maîtrise de son langage et de son comportement afin de ne pas porter atteinte aux intérêts de la France.

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 12:00

Quand Ruquier se paye Libération !

Vidéo envoyée par  larnaut



Dans son numéro du 31 Mars 2009, Libération publiait un sondage dont la question était :
"Quelle serait la personnalité la mieux placée pour être désignée candidate à l'élection présidentielle lors de primaires ouvertes ?".

La réponse donnée par Libé est pour le moins deroutante, sinon scandaleuse :
En effet, alors que Ségolène ROYAL arrive largement en tête chez ceux qui seraient appelés à voter lors d'une primaire OUVERTE (c'est-à-dire ceux qui acceptent de s'inscrire comme sympathisants socialistes avant le vote) avec 26% contre 21% à DSK, 

... Libé proclame haut et fort que ce dernier est le grand vainqueur du sondage.

Strauss-Kahn arrive effectivement en tête lorsque la question est posée à l'ENSEMBLE des français, c'est-à-dire également à tous ceux qui souhaitent la défaite de la gauche aux prochaines élections !
Personnellement, si on me demandait de choisir le candidat du camp opposé je répondrais sûrement le nom de celui qui aurait le moins de chance de l'emporter ! cqfd.

Merci à Laurent Ruquier sur Europe 1 dans son émission "On va se gêner" d'avoir détricoté avec talent cette minable manipulation !

Je l'ai lu, ça : ELLE ne représente plus rien ... dans les choux ... en total décrochage ... en perte de vitesse ... j'en passe et des meilleures, si j'ose dire !
Bah non ! Pan sur le bec !!!

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 14:00



Sarkozy l'arrogant, épinglé par

la presse internationale

Source : LEMONDE.FR  6 le 17 avril 2009




               Sarkozy, maître du Monde !

Barack Obama manque d'expérience, José Luis Zapatero "n'est peut-être pas très intelligent" et José Manuel Barroso brille surtout par son absence. Rapportées par Libération, les considérations assassines du président français, Nicolas Sarkozy, sur ses homologues, lors d'un déjeuner avec des parlementaires, ont déjà fait le tour de la presse internationale.
L'Elysée a beau démentir, l'arrogance française a encore frappé.



On le connaissait "vantard", "hyperactif" et "familier", mais, cette fois, Nicolas Sarkozy "s'est surpassé", note le quotidien britannique The Guardian. En l'espace d'un déjeuner, "le président français s'est débrouillé pour rabaisser Barack Obama, traiter Angela Merkel avec condescendance et insulter" le premier ministre espagnol.
Seul Silvio Berlusconi a été épargné. Et pour cause : à en croire Nicolas Sarkozy, "l'important dans la démocratie, c'est d'être réélu". Et "Berlusconi, il a été réélu trois fois."

"Deux fois seulement" corrige le New York Times.

Rappelant "le goût de l'action" du chef de l'Etat, le quotidien américain se borne à un exposé acerbe des prétentions françaises. "Dans le monde de Sarko, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique". C'est "la fin de la courte lune de miel franco-américaine", ironise The Times.

Côté espagnol, la polémique a rapidement pris de l'ampleur. A en croire El Pais, les démentis de l'Elysée n'ont pas convaicu. Beaucoup sont montés au créneau pour défendre le premier ministre socialiste. Même le vice-secrétaire de la communication du PP (Parti populaire, droite), Esteban González Pons, s'est dit gêné. "Je ne me réjouis pas de ces déclarations, même s'il a parfois raison. Zapatero est notre chef d'Etat, c'est comme ça, s'il est attaqué, nous devons le défendre."

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