Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 07:00
Alain Destrem : Ségolène Royal en boubou lui rappelle
... sa femme de ménage !


Depuis, Destrem a publié un communiqué affligeant :
"Devant la multiplication des réactions aux propos que j'ai tenus sur Madame Ségolène Royal lors du Conseil de Paris du 6 avril, je tiens à préciser que mon attitude n'a été que la manifestation de mon indignation face aux déclarations irresponsables de Madame Royal, demandant "pardon" aux Africains pour le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007.
Sans parler de la photo de Madame Royal, publiée le même jour dans Le Parisien, la montrant coiffée d'un boubou ...
Tout ceci m'est apparu bien éloigné de l'image que l'on peut avoir d'une femme politique d'envergure, au demeurant ancienne candidate à la Présidence de la République.
Face à une polémique qui semble naitre, je retire mes propos."

Le fond et la forme, donc : pas d'accord sur le fond, il se moque d'une photo ! ("sans parler de la photo" ... curieux, non, c'est pourtant bien le sujet !)

Et il en rajoute même en estimant que Ségolène Royal donne une mauvaise image de sa fonction d'élue en revêtant la tenue traditionnelle !


Et là, ça lui inspire quoi,

à notre Alain d'Extrême ... bêtise ?

Partager cet article

Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:00

Horizon lointain, si loin et si proche à la fois …

Ségolène ROYAL est actuellement la seule active et crédible sur la scène médiatique. Le "pardon" de Ségolène à l'Afrique, après des propos de Sarko jugés offensants, place l’ex-candidate à la présidentielle en première ligne face au chef de l’Etat, le PS ne pouvant que suivre le mouvement.

Elle ravit à Olivier Besancenot la première place au palmarès des meilleurs opposants à Sarko.




Ségolène horizon 2012
Vidéo envoyée par 
Rive-gauche

Partager cet article

Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 16:00


Ségolène Royal, meilleur opposant à Sarkozy

Source : Lozère Socialiste  -  le 12 avril 2009


Les sondages sont toujours à prendre avec des pincettes. Néanmoins, le dernier baromètre de l’officine UMP "Opinion Way " réalisé pour Le Figaro et LCI, doit être signalé.

En effet, on y apprend que Ségolène Royal est pour 14% (une progression de 9 points) des 1002 personnes interrogées les 8 et 9 avril derniers, l’opposant le plus crédible à Nicolas Sarkozy. Elle est passée devant Olivier Besancenot (13%, stable) et Martine Aubry (9%, -2). Les autres personnalités socialistes sont toutes reléguées à 1% (on notera l’absence de Dominique Strauss-Kahn dans le classement).

Manifestement, les excuses de Ségolène Royal suite au discours raciste de Sarkozy prononcé à Dakar (Sénégal), en juillet 2007, semblent avoir été bien comprises et bien ressenties par les citoyens, malgré les éructations outrancières de la droite.

Suite à ce sondage, Les Coulisses de Sarkofrance ont livré un pertinent premier commentaire que nous reproduisons ci-après :

1. Le sujet doit être porteur et ciblé : les propos de Sarkozy avaient fait grand bruit, suscité nombre de réactions hostiles, y compris en Afrique. Ce fut l’une des premières vraies boulettes du chef de l’Etat nouvellement élu. Ségolène a pris son temps, pour répliquer “à froid”.
2. L’attaque doit être violente : en se déplaçant sur les lieux même où Nicolas Sarkozy avait élaboré son discours de Dakar, Ségolène a choisi un symbole fort. Oeil pour oeil, dent pour dent. Ses propos ont été violents,  émotionnels et factuels à la fois. Leur sincérité ne saurait être remise en cause.
3. Le clivage doit être clair. L’ex-candidate avait prévenu Martine Aubry. Cette dernière a pu embrayer rapidement et apporter son soutien. Sans concertation, François Bayrou et même Dominique de Villepin se joint au concert. Ségolène a réussi à cliver le débat en deux camps manifestes, sans voix discordantes. Pour l’opinion publique, il y avait clairement deux camps, les proches du chef de l’Etat qui ont critiqué la démarche (mais pas le fonds), et l’opposition toute entière." 


On complétera la troisième remarque des Coulisses de Sarkofrance par le fait que Ségolène Royal a mis fin à la domination sans partage de Besancenot dans le rôle de meilleur opposant à Sarkozy. C’est un fait extrêmement important à souligner.


En effet, depuis juin 2008, Royal avait été inexistante aux yeux des Français interrogés, notamment à cause de la préparation du Congrès du PS et de la marginalisation à laquelle les autres leaders socialistes s’étaient efforcés de la réduire.


Aujourd’hui, on constate que sa prise de position sur le discours de Dakar a été d’autant plus forte et convaincante qu’elle a pu – enfin ! – compter sur la solidarité de l’appareil socialiste et de ses dirigeants, qui n’ont pas tenté ou osé la parasiter de leurs sarcasmes.

Le baromètre Opinion Way est également intéressant parce qu’il souligne le divorce de plus en plus grand entre Nicolas Sarkozy et les Français : 77% des personnes interrogées, toutes tendances politiques confondues, ont ainsi éprouvé une tolérance à l’égard des séquestrations de patrons par des salariés désespérés et en colère, alors que le Président de la République les avait publiquement condamnées, le 7 avril, à Venelles (Bouches-du-Rhône).

Partager cet article

Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 10:00



Rejet de la loi Hadopi :

où étaient les 541 députés absents ?



Les commentaires vont bon train à propos du résultat du vote des députés sur la loi Hadopi : 15 voix pour, 21 voix contre ! Coup de théâtre, manœuvre, défaite de la majorité, victoire de l'opposition, claque pour le président de la République…. Tous ces jugements peuvent sembler dérisoires, si on rapporte "l'évènement" au nombre ridicule de députés qui ont participé au vote : 36, soit 6,2% de la "représentation nationale" !

Alors que ce thème du piratage sur Internet passionne l'opinion publique, qu'il mobilise les débats dans les médias et sur le Web… 541 députés ont préféré vaquer à d'autres occupations, probablement plus importantes à leurs yeux.

Où étaient donc jeudi ces 541 députés ? La réponse à cette question serait instructive et ferait certainement apparaître le peu de considération qu'ont les parlementaires eux-mêmes pour les tâches essentielles de leur fonction.

L'institution parlementaire s'accomode de sa propre faiblesse

Le même spectacle avait été donné par l'Assemblée nationale, le 14 janvier dernier, lorsque le débat sur l'intervention israélienne à Gaza s'était déroulé en présence d'une quarantaine de députés seulement.

Le monde entier s'inquiétait de ces affrontements sanglants, que toutes les télévisions nous montraient presqu'en permanence ; des manifestations se déroulaient partout, y compris en France ; l'ONU et les grandes puissances s'efforçaient de trouver une issue à ce terrible conflit qui embrasait le Proche-Orient ; on s'inquiétait de la montée des passions et des risques de « contagion » dans notre pays… et voici que 500 députés au moins avaient considéré qu'ils avaient plus urgent et plus important à faire que d'être présents à ce débat.

Cet état de fait, qui nuit à la crédibilité du Parlement, est la preuve évidente que l'institution parlementaire elle-même a reconnu sa propre faiblesse et qu'elle s'en accommode. Depuis des années, j'ai montré* que le Parlement resterait une chambre d'enregistrement -quelles que soient les mini réformes engagées- tant que les parlementaires eux-mêmes n'auront pas une conception plus exigeante de leur fonction, en y consacrant plus de temps et en utilisant totalement les prérogatives, même mineures, qui sont les leurs.

La seule voie efficace est celle du "mandat unique"

Chacun le sait, la cause principale de l'affaiblissement du Parlement est le cumul des mandats. Cette "particularité" française s'est accentuée sous la Ve République : en 1936, environ 33% des députés exerçaient un mandat local ; sous la IVe République, ce chiffre est monté à 40% ; il a dépassé aujourd'hui 90% !

Malgré quelques modestes limitations apportées aux plus gros cumuls depuis une vingtaine d'années, la situation actuelle demeure difficilement défendable dans une démocratie digne de ce nom.

Dommage que trop d'intérêts communs aux députés et aux sénateurs, de droite comme de gauche, empêchent que ce vrai débat ait lieu. Si l'on veut vraiment (pas seulement dans les discours et les motions de congrès) revaloriser le travail et la fonction des parlementaires, si l'on veut donner plus de poids au Parlement, la seule voie efficace est celle du "mandat unique", rendant impossible le cumul entre mandat national et mandat local. C'est ainsi que l'on mettra fin au discrédit que le Parlement s'inflige ainsi à lui- même.

J'attends avec impatience que les médias, à défaut des partis politiques, se saisissent sérieusement de cette question, essentielle pour redonner plus de poids au Parlement, afin qu'il soit à la fois  "la voix de la France" et cet outil, irremplaçable dans une vraie démocratie, de contrôle de l'exécutif et de ses risques de dérive.

* Dès 2001, j'ai dénoncé cette situation et fait des propositions dans mon livre, écrit avec le journaliste Ivan Levaï : "Les 577, des députés pour quoi faire ? " (Ed. Stock)

 

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 :

Pourquoi les députés délaissent-ils l'Hémicycle ?

Faut-il sanctionner les députés absents ?

Partager cet article

Repost0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 08:00

Source : lozere-socialiste.fr  - 12 avril 2009

Pierre Moscovici n’en peut plus de ne pas exister. On a la nette impression que sa transparence l’insupporte et l’étouffe. Depuis que son mentor, Dominique Strauss-Kahn, a mangé dans la main de Sarkozy pour présider le FMI, le député socialiste du Doubs est devenu orphelin. Il n’a même pas été capable de sauver les restes du courant strauss-kihste qui se sont dispersés aux quatre vents.
Lors du Congrès de Reims, on se souvient que Moscovici pensait sérieusement susciter un mouvement autour de son nom pour ravir le Premier secrétariat du PS à Royal, Delanoë, Fabius et Aubry. Or, tout ce qu’il est parvenu à obtenir, c’est la trahison de son "frère d’armes", Jean-Christophe Cambadélis, qui s’est empressé de négocier son ralliement à Aubry, sans lui demander son avis.

Moscovici pensait être un poids lourd du PS. Mais la réalité, souvent cruelle, de la vie politique s’est rappelée à son bon souvenir et a ramené ses ambitions à de plus justes proportions. Moscovici ne pèse rien. Il ne représente personne, sauf lui-même. Et il en a désormais conscience.


La solitude profonde de l’homme isolé explique donc sans doute son commentaire maladroit au sujet des excuses présentées aux Africains par Ségolène Royal au nom de la France. Moscovici a ainsi déclaré aujourd’hui au Grand Rendez-vous d’Europe 1/Le Parisien /TV5Monde : 

"[Ségolène Royal a] raison sur la critique du discours de Nicolas Sarkozy [mais] je suis plus réservé sur le fait de demander pardon au nom de la France [...] Il n’y a qu’une personne qui peut s’exprimer au nom de la France, c’est Nicolas Sarkozy. Il n’y a qu’une personne qui peut demander pardon pour des propos maladroits - qui sont les siens d’ailleurs -, c’est Nicolas Sarkozy. Il n’y a pas de contre-président en France [...] Elle pouvait demander pardon en son nom personnel ou exprimer sa critique forte. Voilà. C’est déjà pas mal !"

D’un point de vue strictement institutionnel, Moscovici a raison, mais son constat équivaut à peu près à dire que l’eau mouille ou que le feu brûle. En effet, sauf preuve contraire, Nicolas Sarkozy est Président de la République et c’est lui qui, à l’étranger, s’exprime au nom de la France. Par ses prises de position, Sarkozy engage le pays. Ségolène Royal n’a jamais remis en cause l’évidence de la situation. Elle a simplement précisé, à bon droit d’ailleurs, que de nombreux citoyens ne se sentaient pas engagés par le discours raciste du Président de la République.

En revanche, d’un point de vue strictement politique, voire humain, on ne voit pas en vertu de quel principe Ségolène Royal n’aurait pas dû présenter des excuses au nom de la France pour le discours débile prononcé par Nicolas Sarkozy.
En suivant le raisonnement de Moscovici, et en le poussant à ses extrémités, on pourrait même aller jusqu’à considérer que les préséances institutionnelles interdisent à tout homme politique de contester au nom de la France la parole présidentielle.

Bref, on voit bien que la sortie de Moscovici n’est que de l’ergotage d’énarque. Sa distinction entre le fond et la forme des propos de Ségolène Royal n’apporte absolument rien dans le débat politique. Elle relève plus d’un esprit de chicane que d’une analyse de fond, d’autant qu’on est à jeun de savoir ce que Pierre Moscovici pense sérieusement des dérives institutionnelles depuis que Sarkozy est à l’Elysée (sur la laïcité, sur la dernière réforme de la Constitution, sur son implication personnelle dans les scrutins, sur son irrespect des prérogatives du Premier ministre, sur son comportement général, etc.).

Partager cet article

Repost0
12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 19:00

C'était trop beau ! Pierre Moscovici, sans doute pour tenter d'exister, apporte un "bémol" aux différents soutiens que des personnalités du PS, tant sur le fond que sur la forme, avaient  jusque-là exprimés  à Ségolène ROYAL concernant le "pardon" aux africains  pour le très contesté discours de Sarkozy sur "l'homme africain".

C'est l'UMP qui va se régaler ! C'est Sarkozy qui va boire du petit lait !



Discours de DAKAR - Moscovici :

Ségolène Royal "ne peut s'exprimer au nom de la France"

Source : lepoint.fr  -  le 12 avril 2009

Pour une fois, ils avaient soutenu en bloc Ségolène Royal. La belle unité des ténors socialistes après le "pardon" de la présidente de Poitou-Charentes à Dakar pour les propos tenus par Nicolas Sarkozy en 2007 n'aura duré qu'un temps. Dimanche, Pierre Moscovici a estimé que l'ex-candidate à l'élection présidentielle ne pouvait pas le faire "au nom de la France".

Ségolène Royal a "raison sur la critique du discours de Nicolas Sarkozy", mais "je suis plus réservé sur le fait de demander pardon au nom de la France", a déclaré le député et ancien ministre lors du Grand Rendez-Vous/Le Parisien/ 
Europe1 /Le Parisien/ TV5Monde.

"Exprimer sa critique forte, c'est déjà pas mal"
"Il n'y a qu'une personne qui peut s'exprimer au nom de la France, c'est Nicolas Sarkozy. Il n'y a qu'une personne qui peut demander pardon pour des propos maladroits - qui sont les siens d'ailleurs -, c'est Nicolas Sarkozy. Il n'y a pas de contre-président en France", a asséné Pierre Moscovici.

Alors qu'on lui demandait si Ségolène Royal aurait dû demander pardon au nom "du Poitou-Charentes", sa région, il a répondu : "Elle pouvait demander pardon en son nom personnel ou exprimer sa critique forte. Voilà. C'est déjà pas mal !"

Le 6 avril, à Dakar, s'exprimant au siège du PS sénégalais, Ségolène Royal a déclaré : "Quelqu'un est venu ici vous dire que l'Homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire ." "Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et - je vous le dis en confidence - qui n'engagent ni la France ni les Français", a ajouté l'ex-candidate PS à la présidentielle, née au Sénégal, faisant référence au discours prononcé à Dakar par le chef de l'État, en 2007.

Partager cet article

Repost0
12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 18:00

Costa, Rica, Uru-guay, Ma-laisie et Philipp-ines sont sur un bateau , le "Para-di-Fiasco".
Costa, Rica et tous les autres tombent à l'eau ... qu'est-ce qui reste ?


 
Lu sur le blog de

Jean-Louis BIANCO

8 avril 2009


Et alors les paradis fiscaux ?

Petit rappel :

Les paradis fiscaux sont ainsi nommés parce qu’ils constituent des paradis pour ceux qui veulent échapper à l’impôt, qu’il s’agisse des personnes ou des entreprises.

50% des flux bancaires transiteraient par les paradis fiscaux. 11 000 milliards de dollars d’actifs (cinq fois le PNB de la France) sont gérés dans les paradis fiscaux. Ils hébergent les 2/3 des fonds spéculatifs (les hedge funds). Le Iles Vierges comptent 28 entreprises par habitant, 619 916 sièges sociaux et ont investi plus d’argent en Chine que les Etats-Unis.

Comme le dit à juste titre Terra Nova, les paradis fiscaux sont aussi des paradis réglementaires.

En Europe, les paradis fiscaux sont surtout destinés à l’évasion fiscale. Dans les pays plus exotiques, ils servent aussi à blanchir l’argent de la drogue, du trafic des armes, ou de la traite des femmes.

Des listes plus ou moins noires sont établies par l’OCDE depuis dix ans.

Les critères retenus sont en principe :

−    l’opacité
−    l’existence de sociétés écrans ou à activité fictive
−    le refus de collaborer avec les administrations financières et fiscales ou avec la justice d’autres pays.


Selon les moments, selon les promesses, selon les progrès plus ou moins réels, depuis 10 ans la liste varie. Le moins que l’on puisse dire est que ces listes sont loin d’avoir eu un effet significatif.


Et que nous annonce le G20 ?

Une liste "noire" réduite à sa plus simple expression. Quatre pays seulement, et pas forcément les plus suspects : Costa Rica, Uruguay, Philippines et Malaisie.

Aujourd’hui, l’OCDE annonce que la liste est désormais vide ! Simplement parce que ces 4 pays ont promis qu’ils se conformeraient à l’avenir aux standards de l’OCDE sur le secret bancaire. En fait, il semble bien qu’ils avaient eu seulement  la maladresse de ne pas répondre en temps et en heure à un questionnaire de l’OCDE. La mascarade continue !

Personne ne parle, comme le remarque Jacques Attali, de mettre en cause la législation fiscale du Delaware ou du Nevada, ni celle de Macao ou de Hong-Kong.

Il ne fallait déplaire ni aux Etats-Unis, ni à la Chine.

Partager cet article

Repost0
12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 17:00

L’Elysée fustige "l’amateurisme" de Copé et Karoutchi
Source : Libération.fr  -  le 11 avril 2009

Après le rejet jeudi de la loi Hadopi, Sarkozy dénonce l’inorganisation des députés. 

Pas content, mais alors pas content du tout, Nicolas Sarkozy. Vendredi, le chef de l’Etat n’avait toujours pas digéré le camouflet infligé la veille à la majorité sur le projet de loi Création et Internet (Hadopi), un texte qu’il a personnellement "initié" et "soutenu". Lors de l’installation du fonds d’investissement social à l’Elysée, il a remâché sa colère devant ses ministres Christine Lagarde (Economie) et Laurent Wauquiez (Emploi) et plusieurs collaborateurs. Il a jugé "lamentable" le spectacle donné par les députés. Et dénoncé "le manque d’organisation au sein de la majorité" puis fustigé "l’amateurisme" des siens. Dans sa ligne de mire, Jean-François Copé, le patron des députés UMP, Roger Karoutchi, ministre des Relations avec le Parlement, mais aussi François Fillon et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale.

Artistes. Les foudres présidentielles se concentrent sur les deux premiers, accusés de ne pas tenir les troupes UMP et de ne pas avoir "pris de marge de sécurité". Un crime de lèse-majesté pour Nicolas Sarkozy qui s’est mouillé auprès des amis artistes de Carla Bruni et s’est retrouvé, de fait, ridiculisé. "717 scrutins ont eu lieu sur ce texte. 716 ont été votés et le seul qui était vraiment important ne l’a pas été", a fait savoir le Président à son entourage. Copé et Karoutchi n’ont pas eu droit en direct à la fureur de Sarkozy mais à une explication de texte par téléphone de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. "Il y aura des suites sur l’organisation des relations du gouvernement avec le Parlement, ça n’en restera pas là", prévient un conseiller du chef de l’Etat.

Le Premier ministre est, lui aussi, épinglé quoi que moins sévèrement : "C’était à lui de superviser tout ça. Fillon on ne sait même pas où il est…" persifle-t-on à l’Elysée. Pas de quoi inquiéter Matignon, "zen" face aux colères sarkozystes. Quant à Bernard Accoyer, sa faute est d’avoir laissé présider ce vote décisif par un vice-président socialiste, soupçonné d’avoir facilité la manœuvre de l’opposition.

Ecoper. Qui paiera les pots cassés à droite ? Vendredi, tout le monde ouvrait son parapluie dans les rangs de l’UMP. Chacun désignant l’autre comme responsable du couac ou cherchant à se dédouaner (lire la précision ci-contre). "Tout le monde balance tout le monde", s’amuse un proche de Sarkozy. Au final, c’est le député de base qui devrait écoper. Vendredi soir, une réunion devait être organisée au pied levé au ministère des Relations avec le Parlement avec des représentants des groupes UMP du Sénat et de l’Assemblée, et des conseillers parlementaires de Matignon et de l’Elysée. Avec cet objectif existentiel : "resserrer les boulons", dixit Karoutchi, et contraindre les élus de la majorité à plus d’assiduité. La rancœur et l’envie de faire un exemple sont tels que l’idée de taper au portefeuille les parlementaires absentéistes est clairement posée. Voilà qui devrait permettre à Nicolas Sarkozy d’améliorer des relations déjà fort tendues avec ses amis députés et sénateurs.

Précision. Absent jeudi de l’hémicycle lors du vote sur le projet de loi Création et Internet qui s’est soldé par un rejet du texte, le député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, tient à faire savoir qu’il n’était pas "parti déjeuner" comme nous l’avons écrit dans nos éditions de vendredi, mais parti animer un débat en ligne sur le partage de la richesse dans le cadre des Ateliers du changement de l’UMP.

Partager cet article

Repost0
12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 16:00


Lu sur le blog de

Jean-Louis BIANCO

9 avril 2009



Les médias en parlent beaucoup, souvent de façon caricaturale.

L’augmentation des impôts locaux serait spectaculaire (5,1% en moyenne dans les 40 plus grandes villes de France, et de 6,2% dans les départements). Évidemment, la droite se gargarise d’une telle annonce, les collectivités étant majoritairement à gauche. 

Plusieurs précisions donc qui sont trop rarement rappelées :

- L’État a la fâcheuse tendance de se décharger sur les collectivités, obligées d’augmenter leurs recettes pour la gestion de nouvelles fonctions décentralisées et insuffisamment compensées. La prise en charge de l’ Allocation personnalisée d’autonomie pour les personnes âgées en est une illustration. Aujourd’hui les départements assument les 2/3 de la dépense.

- En ces temps de crise et dans un contexte de désengagement de l’État, bien des collectivités souhaitent augmenter leurs investissements pour relancer l’économie locale tout en maintenant ou baissant les tarifs publics (cantines scolaires, transports, etc.). Ainsi si des impôts sont en hausse, certaines charges des ménages sont en baisse.

- Les collectivités ne peuvent présenter un budget en déficit, à la différence de l’état qui ne se prive pas de creuser le sien.

- La crise immobilière et le ralentissement des transactions immobilières engendre de façon logique une hausse de la taxe d’habitation et surtout une diminution considérable des droits de mutation.

- La progression moyenne des taux n’a cessé de décélérer ses dernières années dans la plupart des collectivités.

- Notons que le "livre noir des villes de gauche" édité par l’UMP oublie de préciser que la plus forte hausse en France de la taxe d’habitation se situe à Nice (+17.7%)… ville dirigée par l’UMP Christian Estrosi (proche de Nicolas Sarkozy, ancien ministre délégué à l’Aménagement du territoire). 

- Enfin, précisons tout de même que dans les Alpes de Haute Provence, nous avons fait voter un budget à l’unanimité. Le maintien du pouvoir d’achat est la clef de voûte de ce budget. Nous avons donc développé de nombreuses mesures pour lutter contre la vie chère, et notamment pour les cantines scolaires, coût plafonné du prix des transports scolaires pour les familles, les bourses de fréquentation scolaire, les tarifs réduits des transports voyageurs. Parallèlement un énorme effort d’investissement de 62 millions d’euros (dont 5 millions pour notre plan de relance) est fait pour les collèges, l’aide aux communes rurales, les routes et le développement durable. L’ensemble des dispositifs de relance et de soutien au pouvoir d’achat sera financé sans aucune augmentation des impôts comme c’est le cas depuis 4 ans.

Partager cet article

Repost0
10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:00

Un texte rejeté par 21 voix contre et 15 pour ...

Certes, les commentaires fusent sur la nullitude de la majorité, et le soi-disant coup fourré de la gauche, mais il serait bon de reparler du fonctionnement de l'Assemblée, et de l'absentéisme de nos parlementaires, de tous bords !

Voir Marianne2.fr : Hadopi : le bêtisier des excuses des UMP absentéistes


Texte rejeté : Sarkozy dénonce des "manoeuvres dérisoires"
Source : NOUVELOBS.COM  -  10 avril 2009

Le président a répété sa volonté de voir aboutir le projet de sanction du téléchargement illégal, rappelant "son attachement aux droits des créateurs".

Nicolas Sarkozy a fustigé jeudi 9 avril dans la soirée les "manoeuvres dérisoires" qui ont conduit au rejet du texte sur le téléchargement illégal sur internet. Le président a répété sa volonté de voir le projet aboutir.
"Le président de la République réaffirme son attachement aux droits des créateurs et sa volonté de voir appliquée au plus vite la loi Création et Internet", souligne un communiqué de l'Elysée.
"Cette loi résulte d'un accord conclu entre les artistes, les producteurs et les entreprises de télécommunications. Nicolas Sarkozy n'entend pas y renoncer quelles que soient les manoeuvres dérisoires qui n'ont comme seul effet que de nuire à la diversité de la création".
Fait rarissime au Parlement, le projet de loi sanctionnant le téléchargement illégal sur internet a été rejeté lors d'un vote à l'Assemblée. Le texte doit revenir devant les députés le 28 avril.

Partager cet article

Repost0

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande