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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 12:00

Sarkozy interdira les parachutes dorés...
"dès l'été 2007" !


Rupture dans la rupture. Nicolas Sarkozy veut "moraliser le capitalisme". Profondément choqué que des dirigeants puissent s'offrir des parachutes dorés, il promet de les supprimer dare-dare... dès qu'il sera élu président de la République, dans le courant de l'été 2007. Retour vers le futur...


Scandalisé. Le 19 avril 2007, Sarkozy promet : "Je veux parler à la France qui n'a pas de stock-options ni de parachutes en or, mais qui travaille dur pour faire vivre sa famille [...] J'en ai assez que certains pensent qu'on doit être récompensé, y compris quand on a échoué. Et si je suis élu président de la république, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des Golden parachutes parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes".

Révolté. Le 29 mai 2007, Sarkozy rassure : "La pensée unique ne croyait pas à l'interdiction des parachutes dorés. Cette interdiction je l'ai promise, je vais donc la mettre en oeuvre, parce c'est contraire à l'éthique du capitalisme. Je veux moraliser le capitalisme français".

 

En 2008, il dénonce. En 2009, il critique... Et en 2012, il fera quoi ? La "pensée unique" en frémit d'avance, Thierry Morin en tête, ex PDG de Valeo qui vient de prendre la tangente avec un chèque de 3,2 millions d'euros en poche... Jean-Paul Béchat (Safran) : 4,1 millions d'euros... Frédéric Rose (Thomson) : 2 millions d'euros... etc. 

Les parachutes dorés de Sarkozy - Best of @si
Vidéo envoyée par  asi

 

Paradis fiscaux, fonds spéculatifs, stock-options, parachutes dorés... Le sommet du G20 qui s'est déroulé cette semaine à Londres clôt plusieurs semaines d'initiatives diverses pour tenter de régler la crise financière. Mais qu'est-ce qui relève du bluff, de la gesticulation, de l'intox ? En France, Nicolas Sarkozy est passé maître dans l'art de promettre des réformes qu'il ne mettra jamais en place.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 09:00

La Turquie dans l'UE ? Kouchner n'y est plus favorable

Source : LIBERATION.FR  -  7 avril 2009

 

Le ministre des Affaires étrangères affirme avoir été choqué par les pressions turques contre le choix du Premier ministre danois comme patron de l'Otan.


Décidément, Bernard Kouchner n’en finit plus de retourner sa veste.

Ce mardi, le ministre des Affaires étrangères a affirmé qu’il n’était plus favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE.

"Moi, j’étais partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne", a déclaré sur RTL le ministre, précisant qu’il ne l’était plus depuis le sommet de l’Otan samedi à Strasbourg.


Lors de cette réunion, la Turquie a longtemps bloqué l’approbation du Danois Anders Fogh Rasmussen comme secrétaire général de l’Otan, avant de céder à des pressions américaines en échange de plusieurs garanties.


Comme on lui demandait pourquoi il parlait à l’imparfait de son soutien à l’entrée d’Ankara dans l’UE, Bernard Kouchner a répondu: "Oui, parce que j’ai été très choqué par cette forme de pression qui a été exercée sur nous" lors du sommet de l’Otan.

A l’appui de son opposition, la Turquie a reproché à Anders Fogh Rasmussen d’avoir défendu la publication au Danemark de caricatures controversées de Mahomet qui avaient provoqué la colère du monde musulman en 2005. Les Etats-Unis se sont portés garants de plusieurs engagements du Danois à favoriser, une fois à l’Otan, un dialogue avec le monde musulman. Selon la presse turque, plusieurs postes clés au sein de l’Alliance devraient aussi revenir à Ankara.

Ce rappel de l’affaire des caricatures de 2005 "me semblait, le moins qu’on puisse dire, maladroit". Et "l’évolution de la Turquie dans le sens, disons, d’une religion plus renforcée, d’une laïcité moins affirmée, m’inquiète", a aussi souligné Bernard Kouchner. Au sommet de l’Otan, "la pratique (des Turcs) m’a choqué", a-t-il insisté.

Dimanche, Barack Obama s’était prononcé pour l’entrée de la Turquie. "J’ai toujours été opposé à cette entrée et je le reste", a vertement répliqué peu après Nicolas Sarkozy.

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:00

Quand Nicolas Sarkozy légitimait la révolte sociale...
Source  : LePost.fr  -  6 avril 2009


Xavier Bertrand, Yves Jégo, Christine Lagarde, bref tout le ban et l'arrière ban de l'UMP est de sortie pour tenter de faire un amalgame douteux sur les propos de Ségolène Royal concernant les révoltes sociales et notamment ses propos sur les récentes séquestrations de chefs d'entreprise par leurs employés.

Xavier Bertrand notamment dénonce "des propos tout simplement inadmissibles". Le sous-chef de l'UMP accuse ainsi Ségolène Royal de "mettre de l'huile sur le feu".

 

Qu'a donc dit ce dimanche Ségolène Royal pour justifier l'hallali habituel de l'UMP ?


Voici 2 extraits de son interview de ce dimanche :

 

JDD : Quand vous avez vu des cadres de Caterpillar être retenus, vous avez eu de la sympathie pour eux ?
SR : Ce n'est pas agréable d'être retenu, et c'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement. Mais on ne les a ni brutalisés ni humiliés. Ceux qui sont fragilisés, piétinés et méprisés, ce sont les salariés à qui l'on ment, avant de les mettre à la porte. A Caterpillar, ils ont appris leur arrêt de mort sociale en lisant la presse; et on s'étonnerait de leur réaction? Etonnons-nous plutôt de l'état du dialogue social dans notre pays !
Plus loin, Ségolène Royal précise sa pensée vis-à-vis des patrons, en réponse à une question sur les propos de Sarkozy :

JDD : Mais il s'en prend aux patrons, il dénonce certains comportements ?
SR : De manière malsaine ! On a besoin de règles, pas d'une chasse à l'homme. Il faut réglementer pour empêcher les abus. Le Président ne le fait que marginalement. En revanche, il crée de nouvelles polémiques, il alimente une détestation générale des entrepreneurs. Or, on a besoin des entrepreneurs, de tous les entrepreneurs: le préjugé des petits contre les gros est stupide. Mais les entreprises doivent être cadrées, puisque les gens ne sont pas spontanément raisonnables.

 

Voilà un discours clair dénonçant le mépris avec lequel sont traités les salariés et respecteux pourtant des chefs d'entreprises. Un discours auquel Xavier Bertrand répond en dénonçant :


"Une ex-candidate à la fonction suprême qui se contente de dire qu'il n'est pas agréable d'être retenu en parlant des séquestrations et qui d'une certaine façon comprend le (fait d'être) hors-la-loi et la violence faite aux personnes, c'est tout simplement insupportable".
Xavier Bertrand, l'ancien ministre des Affaires Sociales, qui porte donc une lourde responsabilité dans la dégradation du climat social actuel, oublie les propos de Nicolas Sarkozy.
Par exemple, ceux tenus par le candidat à la Présidence de la République, le 3 avril 2007 à Lorient,
à propos des violences et des destructions perpétrées par les marins pêcheurs :


 

Vidéo envoyée par  dagrouik

 

"Ici on ne brûle pas la voiture de son voisin, ici on ne se laisse jamais aller à la violence gratuite. Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on a recours à la violence, ce n’est pas pour se distraire, ce n’est pas pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale".
"Je veux le dire ici, aucune violence n’est acceptable dans la république, mais je ne mets pas, je ne mettrai jamais sur le même plan la colère des pêcheurs qui ne veulent pas mourir et la violence gratuite des fraudeurs et des voyous".

Voilà, que faisaient donc Xavier Bertrand, Yves Jégo et Christine Lagarde en écoutant Nicolas Sarkozy à Lorient le 3 avril 2007 ? Ils applaudissaient  !!!

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 17:00

 6 avril 2009 - Tensions sociales : Martine rejoint Ségolène

Martine Aubry a dit lundi partager l'analyse de Ségolène Royal sur la radicalisation en France des conflits sociaux, dénoncée comme une incitation à la violence par l'UMP. Dans une interview publiée le 4 avril dans Le Journal du Dimanche, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 souligne l'illégalité des récentes séquestrations de chefs d'entreprise par leurs employés tout en estimant que "les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue".

"Je partage complètement ce qu'elle a dit", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste lors d'une conférence de presse. "Il y a des moments où la violence sociale, la brutalité, expliquent qu'on en arrive à cela", a-t-elle ajouté.

"Nous ne l'excusons pas, mais nous disons aussi qu'il y a des moments où les gens n'en peuvent plus", a poursuivi Martine Aubry. "Jamais je ne justifierai la moindre violence (...) mais quand la démocratie ne fonctionne plus, voilà ce à quoi on arrive", a-t-elle estimé.



Ségolène Royal et la révolte sociale : De Villepin la défend !

par La rédaction du Post  -  le 06/04/2009 

Pour l'ex-premier ministre, à travers ses propos polémiques, "Ségolène Royal ne justifie en aucune façon la violence à l'égard des patrons".

En déclarant, hier, au Journal du Dimanche:
"Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue", ce qui revient à légitimer les récentes séquestrations de chefs d'entreprise par leurs employés, Ségolène Royal a suscité une polémique au sein de la classe politique.

Les propos de Ségolène Royal ont suscité une levée de boucliers. L'UMP a notamment accusé la socialiste de "mettre de l'huile sur le feu" en attisant les violences sociales.
Depuis, plusieurs voix se font entendre en soutien à Ségolène Royal. Après son proche Vincent Peillon, c'est le porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui a exprimé son appui à la socialiste ce lundi matin sur RTL.

Plus surprenant, l'ex-premier ministre Dominique de Villepin a également apporté son soutien à Ségolène Royal. 


Vidéo envoyée par  LePostfr


Même si pour lui, "toute violence est injustifiable", Dominique de Villepin tient à nuancer les propos de la socialiste. Selon lui, "Il y a une différence entre craindre que la violence ne monte et la justifier."

Pour lui, il faut "que l'on sache que cette violence est au rendez-vous parce qu'il y a un désespoir et une frustration" et que "l'on traite ce désespoir et cette frustration en y apportant des réponses".

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 16:00

Quoi ! Mais on nous l'a changé ! Benoît HAMON ne semble donc pas du même avis que Lionel JOSPIN, notre "camarade" socialiste qui considère Ségolène ROYAL comme une personnalité mineure de la politique française :




Ségolène Royal est
"une personnalité politique incontournable",
selon Benoît Hamon



AP  -  06.04.2009

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé lundi que Ségolène Royal est "une personnalité politique incontournable".


"C'est une personnalité politique incontournable, tous ceux qui pensent que Ségolène Royal pourrait être contournée se trompent", a-t-il expliqué sur RTL. "Elle a été candidate, elle demeure une personnalité politique importante, c'est une lapalissade".


Avec la Première secrétaire du PS Martine Aubry, "nous sommes dans des registres parfaitement complémentaires (...) Nous aurons quelques occasions dans les semaines qui viennent de les voir ensemble", a ajoute le porte-parole du PS.


"L'explication qu'elle donne de la radicalisation des conflits sociaux est intéressante: elle pointe une forme de désespoir et de souffrance de familles françaises qui, confrontées à la brutalité du chômage, des licenciements, expriment le sentiment de n'avoir plus rien à perdre", a-t-il avancé. "Le devoir des politiques est d'essayer de comprendre et d'apporter des réponses".

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 13:00



Discours de Dakar :
Copé se paye Royal... et Kouchner

Source : LIBERATION.FR  -  7 avril 2009




Copé, excédé, qui semble se dire :   

"Ségolène, elle me prend la tête !"   

 

Le patron des députés UMP estime que l’ex-candidate PS à la présidentielle a "humilié"  la France en demandant pardon aux Sénégalais là où Nicolas Sarkozy avait créé la polémique en 2007.

"Ecoeurant, il n’y a pas d’autre mot!" C’est ainsi que Jean-François Copé juge le discours de Dakar de Ségolène Royal. "Que Mme Royal, responsable ô combien importante de l’opposition, soit allée humilier notre pays comme elle l'a fait à l’étranger, c’est juste indigne et scandaleux",estime Copé.

[Mémoire bien sélective ! Voir mon billet du 7 avril sur les déclarations de Sarko
lors de son voyage aux USA en septembre 2006]


Plus largement, le patron des députés UMP accuse le PS de "faire feu de tout bois dans un désordre lamentable", déplorant n’entendre d’aucun dirigeant socialiste "de propos responsables, à l’exception très notable de Dominique Strauss-Kahn".

[Wouah ! Il avoue : il vote DSK !!!]

Interrogé par ailleurs sur les propos de Bernard Kouchner qui a jugé ce mardi matin "sans doute maladroite" la phrase controversée de Nicolas Sarkozy en 2007 dans la capitale sénégalaise, Copé a lâché: "Ah bon? Mais il était chef de la diplomatie française, non ? Qu’ils voient ça entre eux. Ça, c’est l’exécutif !"

Nicolas Sarkozy avait suscité une vive émotion, le 26 juillet 2007, lors de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant "le drame de l’Afrique" résumé ainsi : "l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire". Quant au "paysan africain", il "ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles".

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 12:00

Pour la presse sénégalaise,
ROYAL a "lavé l'affront" de Sarkozy


Source : NOUVELOBS.COM  -  7 avril 2009


Des journaux sénégalais privés, tel Le Matin, jugent que Ségolène Royal "a lavé l'affront" qu'avait infligé Nicolas Sarkozy aux Africains en juillet 2007 en demandant "pardon" pour le discours très discuté du président français.

Dans un article à la Une, le quotidien Le Matin indique que "le bouillant Sarkozy avait 'insulté' tous les Africains à Dakar. Ségolène Royal, en visite sur les lieux du crime, a lavé l'affront en nous demandant pardon".
"Merci chère 'compatriote' même si l'on sait que Sarko mérite difficilement notre pardon", ajoute le journal, à l'adresse de Ségolène Royal née il y a 55 ans à Dakar.


"Une baffe… Royal à Sarko"

"Quelqu'un est venu ici vous dire que 'l'Homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire'", avait notamment dit lundi Ségolène Royal au siège du Parti socialiste sénégalais. "Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et -je vous le dis en confidence- qui n'engagent ni la France, ni les Français", avait lancé l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en France.
Selon le journal Walfadjiri, "Ségolène Royal a taclé hier le président français Nicolas Sarkozy", tandis que le journal Le Populaire évoque "Une baffe... Royal à Sarko", en reprenant de longs passages de son discours.
Néanmoins, les journaux sénégalais ne se sont pas beaucoup intéressés à ce discours. Certains n'évoquent pas le sujet, dans un pays où la presse écrite traite rarement à chaud l'actualité.
Le quotidien gouvernemental Le Soleil, dont la Une est dédié à un portrait et une phrase du président sénégalais Abdoulaye Wade, ne consacre qu'un court article à la conférence publique de Ségolène Royal. Mais l'agence de presse sénégalaise (APS, publique) en fait sa Une sur son site internet.


Les Sénégalais "satisfaits" du discours de Ségolène Royal à Dakar
(APA-Dakar) Des Sénégalais interrogés à Dakar se sont dits "satisfaits" après avoir suivi lundi, à Dakar le discours de Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidence, et par ailleurs présidente de la région française de Poitou-Charentes, sur "’L’Afrique et l’Europe au 21è siècle".
"Nous avions entendu, il y a quelques mois, une certaine perception qui n’a pas plus aux chercheurs et aux enseignants ni aux intellectuels africains qui avaient d’ailleurs réagi", a affirmé Ousmane Tanor Dieng, le Premier secrétaire du Parti socialiste sénégalais dont le siège a servi de cadre à la manifestation.
"Ségolène est venue remettre les choses à l’endroit", a-t-il ajouté suivi en cela par Anta Sarr, enseignante pour qui "la conférencière a rendu aux Africains, leur dignité". "Je suis très satisfaite de ce discours", a-t-elle dit.
Cheikh Tidiane Fall, étudiant en droit a estimé que "Ségolène Royal a touché les points qui préoccupent les Africains notamment le rétablissement du continent à sa place dans le monde, notamment sa participation aux prises de décisions qui concernent le monde".
Le jeune étudiant estime également que "c’est important que Ségolène se soit excusée auprès de la population africaine, et le fait qu’elle prône l’enseignement de l’histoire de la colonisation aux élèves français ".

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 09:00

Sarkozy vole au secours

des patrons séquestrés

Source : Liberation.fr  -  le 7 avril 2009

 


Le chef de l'Etat "ne laissera pas faire", alors que selon un sondage diffusé ce mardi, près d'un Français sur deux juge cette méthode "acceptable".


"Qu’est ce que c’est que cette histoire d’aller séquestrer les gens? On est dans un Etat de droit, je ne laisserai pas faire les choses comme ça." Nicolas Sarkozy, en déplacement à Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, a haussé le ton ce mardi au sujet des séquestrations de dirigeants d’entreprises par des salariés dénonçant les plans sociaux.


"On peut comprendre la colère des gens, mais la colère des gens, elle sera apaisée par des réponses et par des résultats, pas en aggravant les choses en faisant des choses qui sont contraires à la loi", a dit le chef de l'Etat. "Il y a des comportements d’un certain nombre de patrons qui sont inadmissibles, mais l’immense majorité des chefs d’entreprise souffre de la crise et se comporte formidablement bien."

Cette ferme condamnation intervient après plusieurs actions de ce type, survenues récemment dans une usine Sony des Landes, à la société 3M de Pithiviers (Loiret) et Caterpillar à Grenoble.

Elle suit également une polémique sur des propos de la socialiste Ségolène Royal, accusée par la majorité de justifier, voire d’encourager ces pratiques. Dans une interview au Journal du Dimanche ce week-end, Ségolène Royal affirmait que ce type d’action permettait parfois à des salariés "fragilisés, piétinés et méprisés" de se faire entendre, tout en prenant soin d’en souligner le caractère "illégal".


"Acceptable pour 45% des Français"

Ces propos ont aussitôt provoqué une volée de bois vert à droite: "tout simplement inadmissibles", a réagi Xavier Bertrand, patron de l’UMP, dont le porte-parole Frédéric Lefebvre a ensuite accusé Ségolène Royal, mais aussi la secrétaire nationale du PS Martine Aubry et le patron du MoDem François Bayrou, "d’inciter matin, midi et soir à la violence" et de "surfer sur les angoisses des Français" pour "se refaire une santé".

Le PS a au contraire défendu son ancienne candidate à la présidentielle, la patronne du parti Martine Aubry estimant par exemple que "la violence sociale, la brutalité expliquent qu’on peut en arriver à cela".

Selon un sondage CSA publié ce mardi dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, 45% des Français jugent "acceptable" cette méthode.

D’après un sondage Ifop-Paris Match, publié sur le site du magazine mardi, 63% des personnes interrogées disent "comprendre mais ne pas approuver" ce type d’actions, 30% les approuver et 7% les "condamner".

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 20:00

Franchement, qui peut penser que Ségolène ROYAL, de retour au Sénégal, aurait passé sous silence les déclarations très contreversées de Sarkozy lors de son discours à DAKAR le 26 juillet 2007 ???

Donc, la meute UMP se déchaîne, fustigeant Ségolène ROYAL qui a osé, depuis le Sénégal, critiquer Sarkozy et demander "pardon" aux africains.

Ah, Monsieur Copé, on ne doit pas critiquer la France quand on est à l'étranger ? La meute UMP a la mémoire courte :


Le candidat de l’UMP, Sarkozy, était aux États-Unis, en septembre 2006. Lors de ce voyage, et alors qu'il était le numéro deux du gouvernement, il a  mis en cause la politique menée par Chirac et De Villepin sur le conflit avec l'Irak :

"La menace de l’utilisation de notre droit de veto était inutile"

Et, critiquant le discours prononcé par Dominique de Villepin, le 14 février 2003, à l’ONU, il a dénoncé "l'arrogance française", les "mises en scène" et la "grandiloquence stérile".

RIEN QUE CA !!!

Il ajoutait par ailleurs, devant un auditoire américain, que "la France n’est pas exempte de reproches, car il n’est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l’embarras, ou de donner l’impression de se réjouir de leurs difficultés".

INCROYABLE, NON ???

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 18:00




Pour lire la totalité du discours
sur le site Désirs d'Avenir :  ICI




Merci, chers amis de votre hospitalité, dont je sais qu’en wolof, elle se dit teranga. Un mot magnifique qui exprime une valeur que, de longue date, les civilisations africaines exaltent.

Dans cette salle qui porte son nom, je pense bien sûr à l’œuvre de Léopold Sedar Senghor, à ce qu’il voulut et fit pour pour son pays.

Je pense aussi, et votre université porte aujourd’hui son nom, à Cheikh Anta Diop.

Je pourrais vous dire que je suis une amie ancienne et fidèle du peuple Sénégalais: mais je vous dirai beaucoup plus : je suis une fille de l'Afrique et une sœur des hommes et des femmes d’ici.

C’est sur votre terre que je suis née, à Ouakam. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de deux ans. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs conscients. Mais tout s’est imprimé. Car on garde enfouis en soi les couleurs, les musiques, la chaleur, la lumière, les parfums engrangés dans les premiers jours de sa vie. De cette naissance j’ai toujours ressenti un profond sentiment de fierté. C’est une force d’être une citoyenne du monde et d’avoir toujours le réflexe de regarder ce qui se passe loin de nos frontières et plus loin encore dans l’hémisphère sud.

Avant de me lancer dans la campagne présidentielle, je suis revenue au Sénégal. J’avais besoin de retrouver mes racines et de renouer avec mes origines. A cette occasion, j’ai rencontré une femme à Thiaroye, avec une centaine d’autres. Elles avaient perdu leurs fils, noyés alors qu’ils tentaient de gagner l’Europe. Nous nous sommes longuement serrées dans nos bras. Cette femme, submergée par le chagrin, a décidé, avec d'autres, de le dépasser en s’investissant pour les jeunes de son village.

Nous nous sommes revus longuement hier. Que de progrès dans leurs actions dont j'avais vu les balbutiements en 2006 : activité de pêche, artisanat, alphabétisation des femmes. Avec quel courage toutes ces mères ont dépassé leurs souffrances pour prendre en main leur vie, leur subsistance, et donner à leurs enfants des raisons d'espérer et de vivre dignement de leur travail dans leur pays.

Ces femmes symbolisent la force des êtres humains quand ils utilisent leurs souffrances pour créer l’espoir. Quand ils agissent localement pour apaiser le monde dans sa globalité.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que je parle de l’Afrique. A Villepinte, dans le discours d'ouverture de la campagne présidentielle, ce continent était au cœur de mes préocupations (« De quoi souffre-t-elle l'Afrique? D’une économie mondiale absolument débridée qui ne laisse aucune chance à des produits agricoles fragiles et incapables de rivaliser avec les politiques de pays bardés d'atouts financiers et technologiques! »).

Elle était là aussi, l'Afrique, dans l’ouvrage coécrit avec Alain Touraine, Si la gauche veut des idées. J'y annonçais : « L'Afrique est notre avenir. Le développement de l'Afrique sera l'oeuvre des africains » et dans Femme debout, écrit avec Françoise Degois.

Dans chacune de mes responsabilités j'ai toujours pensé à l'Afrique. En 1992, ministre de l'Environnement, j'avais choisi le Mali comme pays partenaire d’actions communes environnementales. Devenue ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai pris beaucoup de soin à intégrer le Sénégal dans des actions de développement commun de l'Education, comme la bibliothèque de Ouakam.

Je pourrais vous donner bien d'autres exemple de cette préoccupation au long cours et de ce lien indéfectible qui me ramène toujours vers l'Afrique tant est forte ma conviction que cette alliance entre le continent européen et le continent africain est une chance à saisir pour équilibrer un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité. C'est dire à quel point dans le contexte actuel de toutes les violences qui nous assaillent : crise économique brutale, dégâts environnementaux, désastres sanitaires, notre responsabilité est forte et notre capacité commune à oser les stratégies visionnaires qui nous donnent les clefs du monde d'après. L'Afrique, je ne l'ai jamais lâchée.

C'est une conviction très profonde. Ce n'est pas seulement une conviction d'ailleurs, c'est une raison d'agir. C'est pourquoi aujourd'hui, présidente d'une région française, j'ai choisi comme principale coopération décentralisée, une région du Sénégal, la région de Fatick. Et cette coopération est si efficace, si exemplaire (j'y reviendrai), qu'elle vient d'être retenue comme le premier modèle de réfèrence de coopération décentralisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Voilà chers amis, la démonstration politique par la preuve qu'il y a un lien très étroit, pour l'avenir de l'humanité entre le local et le global, c'est à dire entre les actions concrètes de terrain qui bénéficient directement aux gens et les échelons financiers à l'échelle des Etats et des organisations internationales qui doivent les permettre.

Oui il y aura un avenir pour l’humanité avec une Afrique forte, debout et respectée, partenaire d’une Europe forte, debout et respectée.

Oui, je veux devant vous porter une parole de respect, de fraternité et de justice, celle qu’aurait dû porter le G20 en associant davantage l’Afrique dans son ensemble. Au delà des avancées positives qu’il faut saluer et qui viennent poser d'autres règles du jeu, pourquoi l'Afrique ne s'y trouve-t-elle pas ? Pourquoi avoir écarté un milliard d’habitants et 1/3 des ressources naturelles de la planète? Ce n'est ni juste ni efficace. Tout comme n'est ni juste ni efficace l'absence de ce continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore sa sous-représentation dans les conseils du FMI et de la Banque mondiale. L’Afrique doit enfin avoir toute sa place dans les instances internationales car nous avons besoin d’elle, de sa vision, de ses talents, de sa faculté de don, de ses idées.

......

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