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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 14:00

Elysée SA
Source : LEMONDE.FR  -  23 février 2009


Les communicants sont sur le pied de guerre. Dans quelques jours, l'Elysée va annoncer que, grâce à l'intervention de l'Etat, deux banques privées mal en point, les Caisses d'épargne et les Banques populaires, vont fusionner et former le deuxième groupe bancaire français. Grâce à Nicolas Sarkozy, un nouveau géant de la finance est né.

Malheureusement, cette fusion laisse songeur. Pour qu'une telle opération réussisse, deux conditions sont indispensables. Premièrement : qu'elle se réalise dans la clarté. Rien n'est pire qu'un prétendu mariage entre égaux basé sur l'hypocrisie. Deuxièmement : que le dirigeant du nouvel ensemble soit capable de mobiliser ses équipes pour que "1+1 soit supérieur à 2", selon la formule consacrée.


Or, la fusion annoncée ne respecte aucune de ces deux conditions. La transparence ? Toutes les négociations se sont passées au palais de l'Elysée, transformé pour l'occasion en banque d'affaires. Pour parvenir à une fusion entre égaux, on a même exclu du nouvel ensemble les filiales immobilières des deux groupes - car personne ne sait très bien, vu la conjoncture, ce qu'elles valent - sans les vendre pour autant. Même la participation de l'Etat (15 % ? 20 % ?) n'est pas arrêtée. Une chose est sûre : les actionnaires majoritaires n'ont pas leur mot à dire. C'est l'Elysée qui est à la manoeuvre et dicte sa loi aux futurs époux.

Dans ce contexte, le choix du dirigeant pressenti est pour le moins curieux. François Pérol n'est pas seulement l'un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, il est l'artisan de cette fusion. Rarement intérêts publics et privés auront été à ce point confondus. Même le sénateur centriste Jean Arthuis juge cette nomination "choquante". Il est d'ailleurs convaincu que la commission de déontologie ne lui donnera pas son aval.

Alors que le nouvel ensemble va nécessairement traverser de fortes zones de turbulences - lourdes pertes en vue, suppressions d'emplois, guerres entre les "rouges" des Caisses d'épargne et les "bleus" des Banques populaires -, la contestation juridique et politique de son patron ne pourra qu'aggraver sa situation. Quels que soient ses qualités et son passé de banquier d'affaires, François Pérol va voir son destin lié à celui de son mentor. Que celui-ci ne se représente pas ou perde l'élection de 2012, et la direction du nouvel ensemble bancaire tanguera à nouveau.

Il y a donc un risque important que, loin d'apporter aux deux banques le soutien dont elles ont besoin, l'intervention de l'Etat finisse par les affaiblir encore davantage.


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 09:00

Voici le communiqué de presse commun (est aussi classé dans les "Pages permanentes")  :



Communiqué commun des organisations syndicales

CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA


La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l'occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d'investissement social est programmé.


Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d'augmenter le Smic, de modifier sa politique d'emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires...

A cela s'ajoutent l'attitude dogmatique du patronat et son refus d'assumer ses responsabilités.


La crise nécessite des réponses d'une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s'accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d'emploi, d'utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d'achat qui se dégrade.


Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.


En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009,elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d'emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :


- défendre l'emploi privé et public,

- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,

- exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d'achat des salariés, des      chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,

- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité


Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.


Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.


Paris, le 23 février 2009

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 07:00


A l'issue de la réunion de ce 23 février, l'intersyndicale des huit confirme la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars, qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.

Les syndicats continuent d'afficher leur unité et ont clairement pour objectif de réussir une mobilisation encore plus importante que celle du 29 janvier.





Un site à consulter :

http://www.19mars2009.fr/

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:00

Clarifier les relations de la droite

avec le patronat guadeloupéen

Par Delphine Batho  -  le 23 février 2009


Nous dénonçons la violence inouïe des déclarations du Medef contre Ségolène Royal exigeant "qu'elle se casse".

Après l'UMP, c'est donc au tour du syndicat des profiteurs de littéralement "péter les plombs". Mais ne lui en déplaise, le Medef n'est pas propriétaire de la Guadeloupe.

Tout cela est symptomatique de l'attitude d'un patronat qui, après avoir fait rappeler Jego à Paris, bloque ostensiblement toute sortie de crise.

Qu'attend l'UMP pour se désolidariser de ces extrémistes ?
Pourquoi le gouvernement n'est-il pas aux côtés des salariés dans les négociations ? Pourquoi est-il physiquement absent et donne-t-il  l'impression de jouer le pourrissement ?

Il est temps que la droite clarifie une fois pour toutes ses relations avec les quelques patrons qui asphyxient la Guadeloupe.

.

Un échec pour la République

Par Najat Vallaud-Belkacem  -  le 23 février 2009



Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu'une responsable politique de premier plan participe ainsi à l'apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n'a, lui, plus les moyens d'adresser un message de solidarité et d'amitié aux populations d'outre mer. Au contraire, l'UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d'agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.

La réalité c'est qu'à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C'est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de  dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C'est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c'est cela qu'on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d'avoir occupé la place qui aurait du être celle d'un Président de la République.

Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.




Pour le maire de Pointe-à-Pitre : visite "utile"



(AFP) - Le maire (divers gauche) de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, a salué lundi la visite de trois jours de Ségolène Royal en Guadeloupe, la qualifiant "d'utile".
"Je tiens à saluer le courage de sa présence", déclare-t-il dans un communiqué. "Je préfère la présence de politiques solidaires des Guadeloupéens (...) plutôt que le silence méprisant et l'absence de terrain de ceux qui nous gouvernent".
La visite-surprise de la présidente de la région Poitou-Charentes a suscité la polémique en Guadeloupe comme en métropole, mais, selon M. Bangou, "la population, elle, a tranché": "partout, des témoignages spontanés expriment à Ségolène Royal de la reconnaissance pour sa présence".

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 11:00

Ségolène ROYAL, sur l'île ce week-end, demande au patronat de "lâcher" 200 euros d'augmentation des salaires. "Qu'elle se casse", répond le Medef local.

Normal, ils n'ont pas apprécié la leçon, quand Ségolène a lancé :

"Ce qui manque c'est le geste des gros patrons qui se sont enrichis pendant des années sur le système néo-colonial", ciblant "deux gros patrons qui contrôlent la quasi-totalité des importations et de la grande distribution".
"Le Medef est sur une position de blocage systématique, il faut que ça cesse"


Information NOUVELOBS.COM  -  le 23 février 2009


Le Medef lui conseille de "se casser"

Jean-Luc Lubin, secrétaire général du Medef Guadeloupe, a estimé dimanche que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle "est très très mal placée pour venir mettre de l'huile sur le feu" en Guadeloupe et lui a recommandé de "se casser".
"Dans la situation actuelle, Mme Royal est très très mal placée pour venir mettre de l'huile sur le feu, aujourd'hui on a besoin de sérénité dans ce pays et non pas de politiciens arrivistes, qui viennent nous donner des leçons" et "nous dire ce qui est bon, ce qui n'est pas bon", a déclaré Jean-Luc Lubin à l'AFP.
"Maintenant çà commence à suffire cette affaire là, maintenant si elle n'a rien à dire, qu'elle se casse, çà commence à bien faire cette affaire là", a ajouté le responsable patronal.
"On n'a rien vu en Guadeloupe, donc qu'ils viennent pas nous raconter des histoires", a ajouté Jean-Luc Lubin à l'égard des responsables politiques, affirmant à propos de Ségolène Royal qu'"elle sera mieux en Poitou Charente qu'en Guadeloupe".


[ Tiens, on l'a déjà lu et entendu, cette connerie !!! ]

"Publicité à tout prix"

De son côté, le délégué interministériel pour l'égalité des chances des Français d'outre-mer Patrick Karam, a estimé dimanche que Ségolène Royal "cherche à se faire de la publicité à tout prix sur le dos des Guadeloupéens en multipliant les déclarations irresponsables".
"Ségolène Royal cherche à se faire de la publicité à tout prix sur le dos des Guadeloupéens en multipliant les déclarations irresponsables et en prenant le risque d'une déflagration", a déclaré Patrick Karam, lui-même Guadeloupéen, à l'AFP.
Selon le délégué interministériel, "en sabotant la reprise du dialogue social, déjà fragile, elle crée une situation explosive qu'elle n'aura pas à gérer,

[ L'UMP accusant Ségolène de créer une situation explosive ! Rien que ça !!! ]

... laissant aux Guadeloupéens et au président socialiste de région Victorin Lurel le soin de recoller les morceaux après son passage".
"Si les propos de Mme Royal devaient envenimer la situation, elle aurait à en rendre compte devant les Guadeloupéens et l'ensemble des Français", a-t-il ajouté.
Pour Karam, "il y a des sujets trop graves pour faire l'objet d'une exploitation politicienne".
Le délégué interministériel "appelle l'ensemble des responsables politiques à faire preuve de responsabilité".

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 09:00



De l'importance d'être présent
aux obsèques de Jacques Bino

Jean-Pierre MIGNARD,

le 23 février 2009




Chères amies, chers amis,


La présence de Ségolène Royal aux obsèques de Jacques Bino, syndicaliste tué lors des affrontements récents à la Guadeloupe, revêt une évidente et importante signification.

Lors des élections de 2007 la Guadeloupe lui avait réservé son appui. Elle fait à son tour un geste en direction des Guadeloupéens dans ces heures difficiles, en se rendant sur place à l’invitation du maire de Pointe-à-Pitre. C’était bien le moins.

Ségolène Royal a parlé de paix, de dialogue, de réconciliation et de justice. C’est ce qui a manqué à la Guadeloupe.

Il faut être quand même un esprit obtus pour ne pas saluer la présence d’une personnalité politique nationale de premier plan, venue de la métropole en Guadeloupe, accueillie sur place avec une telle bienveillance. Signe que ce n’est pas la sécession que les Guadeloupéens souhaitent mais l’égalité dans la République. Le voyage de Ségolène Royal est un trait d’union.

Les Guadeloupéens ont droit à une existence digne. Ils le crient depuis des semaines.

Et nous ne pouvons que nous reconnaître dans leur mouvement.

Jean Pierre Mignard,
Président de Désirs d’avenir

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 08:00
 

Ségolène Royal en Guadeloupe - 22/02/2009

envoyé par segolene-royal-videos



POINTE-A-PITRE (AFP) — Ségolène Royal a demandé dimanche à François Fillon d'assister aux négociations sociales en Guadeloupe et au patronat de "lâcher" dès lundi 200 euros d'augmentation des salaires comme le réclame le LKP, mettant en garde contre un risque de "révolution".

"Si M. (Yves) Jégo", le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, "est déconsidéré, peut-être que M. Fillon peut venir. Les Guadeloupéens apprécieraient sa présence pour les négociations" qui reprennent lundi matin, a-t-elle dit à l'issue d'une rencontre avec le leader du LKP, Elie Domota, qui ne s'est cependant pas affiché à se côtés.

Dans le cas contraire, le gouvernement jouerait selon elle une "stratégie de pourrissement" ou serait sous la "pression du Medef". "Ceux qui nous gouvernent et qui sont enfermés dans leurs palais dorés, il faudrait qu'ils viennent ici".

"Je serais en responsabilité, je puis vous assurer qu'il y aurait un ministre en permanence nuit et jour pour accompagner les négociations", a-t-elle assuré estimant que dans "aucune autre région" française les choses se seraient "passées" de cette manière.

"Aujourd'hui, on a atteint un seuil extrêmement critique, un seuil limite", a-t-elle mis en garde tout en réfutant "être venue mettre de l'huile sur le feu".

"Ce qui manque c'est le geste des gros patrons qui se sont enrichis pendant des années sur le système néo-colonial", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle de 2007, ciblant "deux gros patrons qui contrôlent la quasi-totalité des importations et de la grande distribution" mais sans vouloir les nommer.

"Il faut que ces grands patrons fassent un signe et donnent les 200 euros dès lundi matin" à la reprise des négociations, a-t-elle ajouté. "Si lundi les grands patrons ne lâchent pas les 200 euros, si lundi l'Etat ne fait pas le geste d'accompagner les petites entreprises pour qu'elles puissent faire la même chose, alors ils seront responsables de ce qui arrive".

"Le Medef est sur une position de blocage systématique, il faut que ça cesse", a déploré Mme Royal, en demandant aussi aux médias de jouer un rôle de "médiateurs".

"Dans certaines familles, on n'arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française", a également dit la présidente de Poitou-Charentes.

Quant aux "attaques de récupération politicienne" venant de l'UMP, elle les a qualifiées d'injurieuses pour la mémoire de Jacques Bino, le syndicaliste tué. Elle a assisté dimanche après-midi à ses obsèques.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 18:00

Qui arrêtera Madame Royal ?

Nord-Eclair, le 15 février 2009


Écartée de la direction du PS par une "union sacrée", Ségolène Royal continue de jouer la carte de l'opinion contre le parti. Elle agace, mais ses chances restent grandes


Qui oserait encore avancer que l'avenir de Ségolène Royal est derrière elle ? Ceux qui l'avaient déjà prédit après son échec à l'élection présidentielle ? Ceux pour qui elle ne représentait rien au sein du parti avant le vote du congrès ?

La dame en blanc n'en finit pas de contourner les obstacles. Elle a beau cristalliser les rancoeurs, voire les haines, à l'intérieur de sa famille politique, sa popularité continue de pointer au beau fixe.
Sa façon irrationnelle de se jouer des conventions est souvent jugée ridicule dans le Landerneau médiatique, mais une part importante de la population reste conquise.


"Ailleurs"
Certes, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes semble parfois donner le bâton pour se faire battre. Comme l'autre semaine, lorsqu'elle annonce vouloir organiser une nouvelle "fête de la fraternité" en septembre alors que la plupart des hiérarques socialistes n'ont pas encore fini de commenter avec consternation sa dernière prestation au Zénith. Plus on l'attaque, plus elle en fait. De provocation en victimisation, elle joue de son image plutôt que du travail d'équipe. Même ses soutiens, qui ont récemment officialisé en son absence son courant "L'espoir à gauche", pourraient prendre leur autonomie. Dans la perspective de 2012, Ségolène Royal a beau avoir compris la nécessité de s'appuyer sur un appareil d'envergure, elle continue d'être "ailleurs".
Où est-elle alors, si ce n'est avec ses "camarades" socialistes ? À Washington, pour assister à la cérémonie d'investiture de Barack Obama. Au Brésil, pour soutenir les contestataires de la globalisation. En tête des gondoles des libraires, avec la publication d'un livre si personnel qu'il ressemble plus à une confidence psychanalytique qu'à un programme de gouvernement. Dans les locaux de son association "Désirs d'avenir", qui revendique sans cesse de nouvelles adhésions. Elle n'oublie pas non plus de railler Nicolas Sarkozy, capable à ses yeux de « vendre des frigidaires aux esquimaux »
.


Éviter au PS de se "ringardiser"

Alors Ségolène Royal est la femme à abattre ! Elle et ses amis ne cessent de clamer leur "disponibilité" pour travailler avec la nouvelle direction et accéder à des têtes de listes pour les élections européennes ; les alliés de Martine Aubry ne semblent pas vouloir en entendre parler. À tort ou à raison, certains lui reprochent de bafouer l'action politique et de salir l'image du PS. À ceux-là, elle répond qu'elle veut au contraire lui éviter de se  "ringardiser". Lancer une grande campagne d'adhésions à 20 euros, faire émerger une nouvelle génération, remettre en cause les modes de pensée des socialistes. Elle n'oublie jamais d'ajouter qu'elle souhaite plus que tout mettre fin à un fonctionnement sclérosé dans lequel des barons vieillissants s'accrochent à leur pré carré.
Paradoxalement, l'ancienne candidate à la présidentielle rend un grand service à la nouvelle direction du parti. Finalement, n'incarne-t-elle pas en négatif le seul socle commun de l'ensemble des courants réunis autour de Martine Aubry ?
Du côté de la droite, les attaques contre Ségolène Royal ne manquent pas non plus. Les insistantes allusions du ministre du Budget, Éric Woerth, à la légalité du financement de "Désirs d'avenir" visent là où ça fait mal.

Qu'importe ! Qu'ils viennent de son propre camp ou de celui d'en face, les coups, Ségolène Royal en a déjà reçu en nombre. Aucun ne l'a encore mise à terre.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 10:00

Guadeloupe : les vrais problèmes et des solutions

Par l'équipe de Ségolène Royal  -  21 février 2009


Ségolène Royal est partie ce matin en Guadeloupe, pour assister aux obsèques de Jacques Bino, le syndicaliste tué mardi à Pointe-à-Pitre, à l'invitation de Jacques Bangou, le maire de Pointe-à-Pitre, ainsi que des leaders syndicaux.

La situation est encore extrêmement tendue en Guadeloupe, ainsi qu'en Martinique, en Guyane et à la Réunion.

Le plan annoncé par le gouvernement est encore trop flou pour une sortie rapide de la crise. Pour que le travail reprenne, il faudra des garanties et des précisions sur le contenu des annonces.

Le mouvement a commencé il y a un mois sur la question de la vie chère.

La différence entre les prix des produits de première nécessité en Guadeloupe et en métropole est en effet abyssal :

- la brique de lait : + 60 % par rapport à la métropole

- le flacon de shampoing : + 80%

- la plaquette de beurre : + 40%

Tenez-vous bien : le paquet de pâtes arrive en Guadeloupe à 1 euro et il est vendu 1,70 euro par le monopole de la grande distribution.

Il y trois familles qui contrôle le commerce de la Guadeloupe.

Il y a une entreprise qui possède le monopole de la distribution du carburant : la Sara. Et comme par hasard, Total en détient 50 %. Même chose pour le transport du carburant, avec la Socatra.

Comment expliquer que le transport d'un container entre Pékin et Dunkerque coûte 500 euros alors qu’entre Dunkerque et Pointe-à-Pitre, il coûte 2 500 euros ?

Il faut donc une opération vérité sur les prix pour baisser les prix. Les élus de Guyane (Christiane Taubira, Antoine Karam) ont alerté le gouvernement dès le mois d’octobre : rien n’a été fait.

Deuxième problème que connaît la Guadeloupe (et les Antilles) : le chômage des jeunes.

Il est de 60 % en Guadeloupe. Pour le moment, le gouvernement n'a donné aucune réponse satisfaisante sur ce point essentiel.

Il faut donc lancer dès maintenant un plan d’urgence de formation des jeunes. C’est l’une des principales revendications du collectif LKP et d’Elie Domota que Ségolène Royal va rencontrer dès son arrivée sur place.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 08:00



Ségolène Royal se rend en Guadeloupe




A Pointe-a-Pitre, 27 janvier 2007



L'ancienne candidate du PS à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal a pris l'avion samedi pour la Guadeloupe où elle assistera dimanche aux obsèques du syndicaliste Jacques Bino, a-t-on appris auprès du maire DVG de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou.


Mme Royal, qui doit arriver à Pointe-à-Pitre à 14H30 locales (19H30 à Paris), restera sur place "deux ou trois jours", a indiqué M. Bangou à l'AFP.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui avait devancé M. Sarkozy au second tour de la présidentielle en Guadeloupe, a embarqué à bord d'un avion d'Air Caraïbes à 11H30 heure de Paris, selon M. Bangou.


Interrogé par l'AFP sur cette visite, le délégué interministériel à l'égalité des chances des Français d'Outre-Mer, Patrick Karam, a demandé à Mme Royal, "si elle veut être utile, d'appeler au calme et à la reprise du dialogue" en Guadeloupe.

"Toute autre posture ne serait que basse manoeuvre politicienne et serait un mauvais coup contre la Guadeloupe et les Guadeloupéens", a estimé M. Karam, lui-même Guadeloupéen.

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