Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Mémoire ...

Recherche

Contact

Archives

Intro

26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 08:00

69% des Français sont favorables
à la grève de jeudi

Source : NOUVELOBS.COM  -  25.01.09


"C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opinion publique", souligne l'institut CSA-Opinion.

Selon une enquête de l'institut CSA-Opinion réalisée pour le Parisien/ Aujourd'hui en France du dimanche 25 janvier, 69% des Français déclarent "soutenir" ou "avoir de la sympathie" pour la journée de manifestations et de grèves prévue le 29 janvier prochain.
A l'appel de huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa, Solidaires), une journée de grève, concernant aussi bien public que privé, est organisée pour exiger "des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations". Le mouvement devrait notamment toucher l'éducation, les transports et la Poste.

"C'est la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qu'un mouvement social recueille une telle adhésion auprès de l'opinion publique", selon Stéphane Rozès, directeur général de CSA-Opinion, à l'exception du "mouvement des jeunes en avril 2008".


91% des sympathisants de gauche


Parmi les sympathisants de gauche, 91% se disent favorables à cette journée de grève, 41% chez les sympathisants de droite. Si 17% des Français se disent indifférents à l'égard du mouvement, 12% se déclarent soit "opposés", soit "hostiles".

- Sondage exclusif Le Parisien - Aujourd'hui en France réalisé par téléphone les 21 et 22 janvier 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

Partager cet article

Repost0
25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 19:00



Comme je l'ai mentionné précédemment,

grande manifestation régionale à LILLE
à 14h30  -  Boulevard Louis XIV


(je serai présent à cette manifestation
et ne manquerai pas d'en donner quelques échos)



D'autres manifestations dans les villes suivantes :



 ARMENTIERES  10 h  place Jules Guesde
 AVESNES-SUR-HELPE  8 h 30  devant le lycée Jéssé de Forest
 CAMBRAI  10 h  face à l'Hotel de Ville
 DOUAI  10 h  place d'Armes
 DUNKERQUE  15 h  place Jean Bart
 MAUBEUGE  10 h  place de la Mairie
 SECLIN  10 h  devant l'entreprise Visteon
 VALENCIENNES  10 h 30  sous-préfecture

Conformément au souhait des organisations syndicales régionales (déclaration commune du  8 janvier), les manifestations locales se tiendront dans la matinée.
Hormis à DUNKERQUE, malheureusement ...

Tous les syndicats ont recherché - ce qui est tout à fait logique - l'audience maximale au niveau de la manifestation régionale, et mettront tout en oeuvre pour y donner le retentissement nécessaire.

Sarko pourra t-il encore se réjouir en disant : "A LILLE, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit" ?
Regardez son numéro :

Sarkozy se moque de la grève .. et des français
Vidéo envoyée par daniel-c

Au Conseil national de l'UMP le 5 juillet, Sarkozy se fait applaudir en se moquant des grèves.

Voilà au grand jour le véritable chef de clan UMP, et non pas le président de la République.

Partager cet article

Repost0
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:00


Assurance chômage : le gouvernement

contraint de reprendre la main

Source : LEPOINT.FR  -  22 janvier 2009


Le nouveau texte sur l'assurance chômage, finalisé le 23 décembre, pourrait bien ne jamais entrer en vigueur. Force ouvrière "fera opposition" si une organisation syndicale le signe, fait savoir jeudi soir son secrétaire général, Jean-Claude Mailly.


"On considère que c'est un mauvais accord : il retire des droits aux salariés, il y a la baisse des cotisations, et pour les jeunes précaires, il n'y a pas ce qu'il faut." L'opposition de deux syndicats suffit à l'enterrer.

C'est le scénario qui se dessine puisque la CGE-CGC et la CGT ont également annoncé qu'elles étaient prêtes à lui faire barrage. Par ailleurs, la CFTC ne le signera pas non plus, mais elle ne s'y opposera pas formellement.


Dans ces conditions, quelle peut être l'issue, pour l'assurance chômage ? "Il faut procéder par étapes", prévient Jean-Claude Mailly. "La prochaine, c'est la notification éventuelle de la signature de l'accord par la CFDT." En clair, la balle est dans le camp de la centrale réformiste, la seule à avoir annoncé sa volonté d'apposer sa signature.
Mais elle considère que sa signature deviendrait "caduque" si trois syndicats non signataires s'opposaient formellement à ce texte. Le secrétaire général de FO espère donc bien faire émerger un nouveau projet d'accord : "L'idéal, ce serait de se remettre autour de la table avec la patronat", confie-t-il au point.fr. Une hypothèse pour l'instant catégoriquement rejetée par le Medef.


Le gouvernement aura un rôle décisif à jouer. Car, selon le code du travail, explique Jean-Claude Mailly, toute décision doit être agréée par le gouvernement, qui a toujours le dernier mot en ce qui concerne l'assurance chômage.
En cas d'opposition écrite majoritaire à l'accord, le secrétaire d'État à l'Emploi Laurent Wauquiez évoque deux options : "soit repartir sur une copie complètement différente, soit agréer malgré tout cet accord". La deuxième solution est de loin la plus probable. Devant les syndicats, le président Nicolas Sarkozy a en effet jugé lundi "essentiel" que le projet d'accord "soit mis en place" parce qu'il contient, selon lui, "du progrès". En outre, le souhait présidentiel "n'est pas d'étatiser" le régime d'assurance chômage, "c'est-à-dire de définir lui-même les paramètres du régime", affirme son conseiller social Raymond Soubie.

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:00
Sarkozy voulait revaloriser le Parlement,
c’est le contraire qui se passe
Source : NOUVELOBS.COM  -  21 janvier 2009

Le 20 Janvier 2009, crise politique à l'Assemblée nationale.
La droite censure les droits d'expression de l'opposition



Crise politique Article 13  -  envoyé par  GroupeSRC

Christine Boutin a des défauts mais, parfois, ne manque pas de bon sens. Après le scandale provoqué par le départ en fanfare des députés socialistes au milieu de la nuit de mardi à mercredi, elle a regretté que les députés PS pratiquent "la politique de la chaise vide" mais en ajoutant qu'il ne fallait "jamais oublier que la majorité peut devenir un jour opposition". Bonne remarque car par moments cette majorité arrogante donne le sentiment qu’elle est là pour l’éternité. Même si la crise économique l’a largement éclipsé, le débat qui se déroule à l’Assemblée depuis la mi-janvier n’est pas secondaire.

50000 connexions pour voir l’incident ci-dessus
Les Français qui, hier matin, ont découvert l’incident se sont précipités sur les sites de vidéos pour voir ce qui s’était passé, soit 50 000 connexions dans la matinée. Il faut dire que le spectacle était inédit : Les députés scandant "démocratie, démocratie" et en chantant la Marseillaise et réclamant la démission d'un président de l'Assemblée qualifié de "complice" du gouvernement, c’était du jamais vu depuis 1947 ! Les députés socialistes réclamaient le retrait de l'article 13 du projet de réforme du parlement, article qui organise la limitation des débats et, du même coup, les possibilités d’obstructions comme les députés socialistes ne se sont pas privés de le faire, non sans résultat : le cafouillage occasionné par le projet de loi sur l'audiovisuel – difficilement adopté en première lecture à l'Assemblée nationale après 80 heures de discussion – et la proposition sur l'ouverture des commerces le dimanche, reportée, ont mis à mal le président de la République, qui a dénoncé le risque de "paralysie parlementaire" et de "blocage des réformes", aidé en cela par Jean-François Copé pour qui c’est le moyen de minimiser les divisions apparues sur ces projets dans sa propre majorité.

"Mieux légiférer" ou "mater le Parlement" ?
Pour la majorité il s'agit de "mieux légiférer", l'opposition, elle, accusant le chef de l'Etat et sa majorité de vouloir "mater" le Parlement. La colère de la gauche a atteint son paroxysme quand l'Assemblée a voté la clôture anticipée de la discussion sur l'article 13, à la demande du président UMP de la commission des Lois, alors que tous les élus PS inscrits ne s'étaient pas encore exprimés. Ils étaient d'autant plus remontés que Jean-Marc Ayrault venait en leur nom de faire une proposition de compromis (*). Ce qui a valu des échanges musclés comme lorsque Jean-Marc Ayrault a lancé au secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi : "Vous vous êtes foutus de ma gueule et je ne suis pas prêt de l'oublier".

Le soufflé ne retombe pas
Tout au long de la journée d’hier, le soufflé n’est pas retombé, les députés socialistes boycottant mercredi la séance de questions au gouvernement. Alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, lui-même UMP, avait déclaré que le droit d'amendement était "consubstantiel à l'exercice de la fonction parlementaire", Laurent Fabius rappelait samedi dernier que "les grandes lois de l'histoire, la loi sur les associations, la loi sur la presse, on a mis non pas des semaines mais des mois et même des années pour les examiner et les voter. Le temps est un élément constitutif de la démocratie. Or l'essentiel du projet de loi, contenu dans l'article 13, c'est que l'Assemblée nationale n'aura plus que quelques jours pour se prononcer et que tout ce qui ira contre sera présenté comme une obstruction. C'est une conception de l'Assemblée nationale tout à fait contraire à nos institutions."

Nous sommes entrés en "monomarchie"
De son côté, François Bayrou déclarait que "ce sont les institutions qu'on est en train de tirer vers l'abus de pouvoir et donc vous verrez que se multiplieront des incidents de cet ordre, parce que si un parti a tous les pouvoirs, les autres n'ont rien d'autre que la protestation". Alors que Nicolas Sarkozy s’était engagé à revaloriser le rôle du Parlement, il aboutit à son contraire, la grève de l’opposition. Nous sommes entrés en  "monomarchie"

(*) Permettre aux présidents des groupes parlementaires de déroger quatre fois par an au "temps programmé" pour l'examen d'un texte

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 13:00

Villepin à Sarkozy : "Il ne faut pas tomber dans la jalousie"

Source: lefigaro.fr  -  20/01/2009

L'ancien premier ministre était l'invité du Talk Orange-Le Figaro mardi.

Première question inévitable à l'ex-premier ministre : Barack Obama fera-t-il émerger un nouveau monde ?

"Le monde a besoin d'un nouveau leadership, je veux souhaiter qu'il puisse être au rendez-vous",car "il y a une attente phénoménale au niveau de la planète". Mais Barack Obama est une figure qui pourra "réconcilier le sud et le nord", estime Dominique de Villepin.

Mais Obama mettra-t-il en place un monde multipolaire ? "Il défendra surtout les intérêts américains, mais il faut espérer qu'il ne pratiquera pas l'unilatéralisme de Bush", répond l'ex-premier ministre, qui espère qu'on inventera "un nouvel ordre mondial, politique, financier, social". Dans ce cadre, Obama a "un avantage, c'est son pragmatisme", estime Dominique de Villepin.

Doit-on tout rejeter de l'ère Bush ? "Sur certains dossiers, notamment africains, il a su faire preuve d'une certaine clémence, d'une certaine lucidité, même si sa vision du monde était conservatrice et à rebours de notre monde", répond Dominique de Villepin.

Retour à Barack Obama et à la crise économique , sur laquelle il est très attendu. "Sortir de la récession, redonner confiance aux américains, il a des atouts" pour cela, estime l'ex-premier ministre, qui rappelle toutefois que "la crise n'est pas terminée aux USA".

Quant à l'international, les priorités d'Obama sont "l'Irak et l'engagement supplémentaire en Afghanistan", mais aussi le conflit israélo-palestinien, une "occasion pour Obama de montrer qu'il n'est pas George Bush" et qui a une occasion "de montrer que le nouveau concept de la diplomatie américaine n'est pas la force mais la justice". Quant à l'Afghanistan, Dominique de Villepin estime qu'on "n'impose pas la démocratie par la force".


En France, les plans d'aide aux banques sont-ils utiles ?

"Quand on met de l'argent sur la table, il faut un système financier capable de tolérer et recevoir ces aides. Or notre système est percé, délabré, pour ne pas dire plus", estime Dominique de Villepin, qui plaide pour "un plan de modernisation et des aides ciblées" car "la relance aux banques tous azimuts, les aides tous azimuts, c'est sympathique mais je crains que ce soit stérile".


Que pense Dominique de Villepin de l'allusion de Nicolas Sarkozy aux "rois fainéants" ?

"Il faut éviter de tomber dans la jalousie et de s'en prendre à des précesseurs", estime-t-il, ajoutant que  "la culture du résultat c'est bien, mais on ne les voit pas aujourd'hui".

Il estime par ailleurs qu'on "distille beaucoup d'énergie pour s'occuper de l'UMP" alors qu'il vaudrait mieux "s'occuper des Français" et savoir "écouter les voix discordantes dans la crise". Par exemple celle "de la SNCF, qui a des choses à dire, y compris chez Sud Rail".


Obama éclipsera-t-il Sarkozy ? "Il occupera toute sa place, je souhaite que Nicolas Sarkozy occupe la sienne, mais on occupe pas une place contre quelqu'un".

Et de conclure : "pensons à notre objectif, ne pensons pas à notre image".

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 08:00





  (C'est vrai, quoi !!!)




Au Medef, une conseillère très bien payée...

Source : LEXPRESS.FR  -  21/01/2009



Les honoraires annuels versés par le Medef à Rosine Lapresle, conseillère personnelle de Laurence Parisot, s'élèveraient à quelques 300.000 euros annuels.



Une somme coquette pour un travail à mi-temps...

Selon nos informations, les honoraires annuels versés par le Medef à Rosine Lapresle, conseillère personnelle de Laurence Parisot, présidente du l'organisation patronale, s'élèvent à 300.000 euros TTC.


La somme est coquette pour un travail à mi-temps. Elle correspond, ramenée à un temps plein, au double des salaires les plus élevés du Medef (le poste de président étant bénévole). Interrogée par l'Express, Rosine Lapresle répond que ce qu'elle perçoit "est au minimum inférieur de 19,6 % en raison de la TVA".


Au sein de l'institution patronale, le sujet est tabou. Dans son livre Enquête sur le patronat le journaliste Guillaume Delacroix raconte que Christian Baffy, alors trésorier du Medef, avait jugé "de son devoir d'obtenir des éclaircissements sur le rôle véritable de Rosine Lapresle [...] au Medef".


Il écrit également que l'une des raisons du licenciement de Jacques Creyssel, directeur général, en juillet 2008, tient à la question des honoraires de la conseillère.


Visiblement, celle-ci a toujours su négocier ses tarifs. A la fin des années 1980, elle intervient comme graphologue auprès de la Banque internationale de placement et facture ses demi-journées de travail à un prix haut de gamme. Ce budget suscite des réactions et des discussions au sein de la banque. Le nombre de demi-journées sera finalement réduit, mais pas leur montant unitaire.

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 10:00

Dans la série "Sarko sauveur du monde" ...

Une vidéo déposée sur Dailymotion le 17 décembre 2008 :


En visite officielle à Miami pour l'élection américaine (en novembre 2008), Christian Estrosi n'a pas oublié la brosse à reluire : il a attribué une partie de la victoire d'Obama ... à l'action de Nicolas Sarkozy ! Ca c'est la classe américaine !

"Nous voyons que l'impulsion qu'il a donné [Sarkozy] ces dernières semaines aura sans doute  aussi quelque part pesé sur le comportement des américains"


Estrosi, les Américains et Obama
Vidéo envoyée par  Marianne2fr

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 08:00

Il parle ainsi, sciemment. Ca fait "peuple" ... le peuple qu'il aime tant ! 


Lu sur le blog de Jean-Louis BIANCO
  -  20 janvier 2009 :



“J’écoute mais je tiens pas compte” …

"J’écoute mais je tiens pas compte". Voilà ce qu’a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’un déplacement sur la réforme de la carte militaire.




Le respect des règles grammaticales devrait aller de soi de la part d’un président de la République française. Pourtant, on ne dit pas "je tiens pas compte", mais "je ne tiens pas compte". On constate d’ailleurs que si certaines dépêches reprennent la phrase telle que prononcée, d’autres rajoutent elles-mêmes l’adverbe de négation manquant.



Une telle déclaration -qui visait tous les "conservatismes" qui s’opposeraient à ses réformes- est également symptomatique de sa conception du pouvoir. Cela signifie qu’il est pour lui inutile de prendre en considération les appréciations de ceux avec qui il serait en désaccord.

Nous avons là la confirmation du pouvoir d’un seul, d’une véritable monocratie.


Enfin, Nicolas Sarkozy a déclaré : "On ne voulait pas l’armée italienne, on a eu Carla. C’est quand même plus agréable, en tout cas pour moi". Au-delà de l’humour quelque peu déplacé du chef de l’État, on se demande ce qu’il y a de drôle dans la suppression de 54 000 postes civils et militaires…

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 10:00


En ce 20 janvier 2009, que l'embarras du choix
dans les nombreux articles consacrés à
l'investiture de Barak Obama à Washington ...



Obama président,
une promesse américaine


Source : LIBERATION.FR  -  20 janvier 2009



Pour la première fois de leur histoire, les Etats-Unis auront aujourd’hui un président noir. Barack Obama, 44e président des Etats-Unis, prêtera serment sur les marches du Capitole en posant la main sur la Bible qu’avait utilisé Abraham Lincoln en 1861.

Puis, sillonnant l’immense foule attendue pour l’acclamer, il empruntera une Cadillac blindée au numéro minéralogique "44" jusqu’aux portes de la Maison Blanche.

Gravité. A bien des titres, l’Amérique change d’époque. Une Amérique angoissée par une crise économique qui l’a presque mise à genoux, mais qui voit en Barack Obama l’homme le mieux à même de lui rendre cet "espoir" qui fut le thème central de sa campagne, lavant le pays de ses tourments du passé. Le président Obama se présente avant tout en rassembleur, à l’image de Martin Luther King, l’homme politique noir assassiné en 1968, à 39 ans, après avoir lancé le mouvement d’égalité des droits civiques. "Demain, nous nous rassemblerons et ne ferons qu’un, sur l’esplanade où le rêve de Martin Luther King continue de résonner. Par cela même, nous reconnaissons qu’ici en Amérique, nos destins sont inextricablement mêlés, a proclamé hier Obama afin de souligner la gravité du moment. Nous sommes résolus à marcher ensemble. En cherchant à renouveler la promesse de ce pays, souvenons-nous de la leçon de Martin Luther King : les rêves que nous avons séparément n’en font qu’un."

Dimanche, le megaconcert de stars d’Hollywood et de la chanson auquel a assisté le Président en compagnie de sa famille, sur les marches du Lincoln Memorial, était d’ailleurs intitulé "We are one" (nous ne formons qu’un). Près de 400 000 personnes avaient empli le fameux Mall, cœur historique de la capitale, pour écouter Bruce Springsteen, Beyoncé, U2 et bien d’autres.

D’énormes embouteillages ont commencé hier à submerger les routes qui mènent à Washington, où une foule sans précédent est attendue pour assister aux cérémonies. Parmi les invités de dernière minute figure l’équipage du vol 1549 d’US Airways, qui a réussi à faire amerrir sans dommages un Airbus A320, jeudi sur l’Hudson à New York, sauvant les 155 personnes à bord. Symbole, comme l’a dit Obama dimanche, que "tout est possible en Amérique". Le Président n’a toutefois eu cesse depuis plusieurs jours de modérer les espérances immenses dont il est l’incarnation. "Résoudre les problèmes de la nation prendra du temps, la route sera longue et la pente ardue", a-t-il expliqué en évoquant une crise économique qui a poussé le taux de chômage à 7,2%. Les Américains, selon lui, ne demandent qu’une chose, "que les promesses qui leur ont été faites soient tenues et que leurs enfants fassent encore mieux".

Confiance. C’est Barack Obama lui-même qui a écrit, ce week-end, le discours qu’il doit prononcer après sa prestation de serment. Il insistera, selon son équipe, sur la nécessité pour son administration de restaurer la confiance du public dans un gouvernement américain mis à mal par les huit années de George W. Bush. Le nouveau gouvernement "rendra des comptes" et inaugurera, selon Robert Gibbs, le conseiller de presse du Président, "une nouvelle ère de responsabilité". L’histoire est en marche et Malia, 10 ans,la fillette du couple présidentiel, en est consciente. Dimanche, elle a lâché à son père : "Le premier président afro-américain… Tu as intérêt d’être bon!"

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 09:00

Partager cet article

Repost0

Articles Récents

Européennes 2009


...

Ma sélection musicale

Musique à la demande