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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 08:00

Sarkozy se souhaite une bonne année !

Source : Marianne2.fr  -  le 1er janvier 2009

Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux télévisés pour la nouvelle année. Un véritable petit numéro d'autosatisfaction offert aux Français pour vanter ses qualités de grand homme d'Etat. Les mots et l'aplomb du président suffiront-ils face à la crise ?

Nicolas Sarkozy est grand. La preuve, il présente ses vœux télévisés debout. Nicolas Sarkozy est un Président lettré : il se fait filmer dans la bibliothèque de l’Elysée. Nicolas Sarkozy est fort : il "agit", dit "toujours la vérité" et sait prendre ses "responsabilités". Air connu.

Le président a poussé ce petit numéro d’autosatisfaction narcissique jusqu’à nous promettre qu’en 2009, il ferait preuve de… "sang-froid", une qualité qui, dans l’interminable liste des dons qu’il se prête, n’avait, jusqu’alors, jamais vraiment figuré au premier rang !

Le message distillé mercredi soir aux Français est clair : Nicolas Sarkozy est un grand homme d’Etat, un chef taillé pour la tempête promise pour les mois à venir. La preuve, il va s’empresser, dès lundi, de monter au feu, celui du Proche-Orient, en se rendant en Israël. Quel homme ! Le problème, c’est que face au retour du chômage de masse et à la paupérisation généralisée des salariés, les mots et l’aplomb de Nicolas Sarkozy risquent de peser de peu de poids.

Depuis le début de la grande crise, il s’est efforcé d’incarner la symbolique présidentielle, d’incarner une forme d’imaginaire national qu’il a même transporté à l’échelle européenne, parfois avec un certain succès. Il fut assez souple ou assez cynique pour y prononcer sans peine les éloges les plus dirigistes de la régulation, de l’Etat et de la puissance publique, prenant sans vergogne aucune le strict contre-pied des discours qu’il tenait pendant la campagne présidentielle de 2007.

Sa casquette de grand chef de l’Europe remisée au vestiaire de l’Union Européenne, le retour au réel et aux basses préoccupations hexagonales est plus délicat. D’ailleurs, en la matière, le discours, lui ne varie pas. Il tient toujours en un mot, ce satané talisman de "réforme", chanté sur tous les tons comme pour conjurer tous les fléaux. "Réformes" donc de l’hôpital, de l’Etat, de la recherche, de la formation professionnelle, de la procédure pénale, etc, Nicolas Sarkozy en a, comme toujours, égrené une flopée même si la plupart relèvent bien plus de la remise en cause d’acquis sociaux ou de fondements de notre pacte républicain que de réels progrès.

Mais Sarkozy a le "bougisme" en lui. Homme de crises, toujours un peu lui-même en crise intérieure, il semble presque espérer que le vent se lève pour pouvoir gonfler sa poitrine. A ses yeux, l’immobilisme est un péché, pire, une faute, un crime !

S’il s’arrête de pédaler, Sarko tombe de son petit vélo. Alors, il mouline, encore et encore…
Mais
pour aller où ?

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 18:00


Les promesses sans contenu de Sarkozy

pour une année de crise



"Vous pouvez compter sur moi"...


Ces mots de Nicolas Sarkozy dans ses voeux télévisés suffiront-ils à rassurer les Français à l'aube d'une année qui s'annonce socialement et politiquement "rude", pour reprendre la description par le Président de l'année qui s'achève?

Poser la question, c'est déjà y répondre... par la négative.




Nicolas Sarkozy, nous avait-on prévenu, allait se montrer "concret", pour répondre aux angoisses des Français, ces 64000 chômeurs de plus de novembre, aux centaines de milliers d'autres qui vont suivre dans les prochains mois, aux millions d'autres qui subissent directement ou indirectement l'impact de la crise. "On" nous assurait qu'il allait trouver les mots justes pour montrer qu'il y a bien un pilote dans l'avion.

Les exploits internationaux du Président

Hélas, il n'a été "concret" que lorsqu'il s'est agi de vanter les mérites de son action internationale, liée à la crise ou pas, comme cette tournée au Proche-Orient où il se rend lundi prochain en sauveur improbable.

Abusant comme à son habitude de la première personne, on sait donc qu'il a sauvé le système financier mondial, nos économies dans les banques, la paix en Géorgie, l'avenir du climat et celui de la Méditerranée (hmmm, enfin presque si l'on en juge par la situation à Gaza...).

Mais sur le plan national, il n'y avait pas grand chose à mettre sur la table, sinon des voeux pieux, une ambition réformatrice qui patine ("le temps de la concertation" a été invoqué pour la réforme Darcos dans les lycées...), et des mots-clé à répétition lâchés comme des incantations : "justice", "solidarité", "travail", "mérite", "pragmatisme", "réactivité". Pas de quoi désamorcer les craintes, mais aussi les colères sociales, alors que le mois de janvier s'annonce déjà "chaud".

La seule mesure concrète dont il a pu se revendiquer, c'est ce RSA porté par Martin Hirsch et qui fut si douloureux à financer quand les milliards volent depuis septembre. Un système de solidarité bienvenu au moment où la précarité et la pauvreté vont hélas refaire de nouveaux pas en avant. Indispensable, mais insuffisant.

Le chômage plus haut qu'à l'arrivée de Sarkozy

Nicolas Sarkozy n'a assurément pas de chance. Il avait promis le plein emploi pendant son quinquennat, porté par l'évolution démographique et une croissance certes molle mais suffisante. Voilà désormais le taux de chômage repassé au-dessus du niveau auquel il l'avait trouvé à son arrivée au pouvoir en mai 2007.

Certes, la crise est mondiale, et la quasi totalité des pays du monde voient remonter leur taux de chômage. Mais on ne peut pas ne pas regretter le temps perdu par la France, les cadeaux fiscaux faits aux plus aisés qui n'ont servi à rien, et un Président aux abonnés absents pendant si longtemps, obsédé par sa réforme de l'audiovisuel ou ses quotas d'expulsion de clandestins tandis que le feu prenait autour de lui.

A l'heure du réveil, il s'avère douloureux. Nicolas Sarkozy a pris un air martial, debout dans la bibliothèque de l'Elysée, derrière un studieux pupitre, pour adopter un air grave de circonstance.

L'année dernière, le Président avait sorti de son chapeau d'illusionniste une "politique de civilisation" piquée à Edgar Morin. Le concept était, on s'en est vite rendu compte, vide de sens dans le verbe présidentiel. Quel dommage. On aurait aimé, ce 31 décembre, que le chef de l'Etat soit réellement porteur d'une telle philosophie, mais à condition d'y mettre un contenu concret, adapté au "nouveau monde" dont il nous annonce à juste titre l'avènement.

La France avance vers ce nouveau monde aux contours incertains, mais elle peut légitimement se demander si elle a le bon pilote en ces temps de tempête.

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 17:00

Lu sur le blog de

Jean-Louis BIANCO










On ne fait la paix qu’avec ses ennemis

30 décembre 2008







Il faut être allé en Israël, dans les villes proches de la bande de Gaza, pour comprendre l’exaspération, la colère des Israéliens victimes de tirs de roquettes quasi permanents depuis la rupture de la trêve par le Hamas.

L’opération militaire engagée par Israël, qui a déjà fait près de 400 victimes et qui fait l’objet d’un consensus assez large parmi les dirigeants politiques israéliens, a pour but déclaré de détruire le Hamas.

Cette stratégie est vouée à l’échec sur le plan politique. Elle ne fait qu’affaiblir le camp de la paix, aussi bien en Palestine, qu’en Israël. Elle est choquante par les moyens employés, totalement disproportionnés par rapport à la menace.

C’est Israël qui porte la principale responsabilité dans les difficultés de la vie quotidienne à Gaza, comme l’a constatée une plateforme d’ONG chrétiennes.

Israël depuis l’origine, non sans quelques raisons historiques, a toujours le sentiment d’être menacée dans son existence même.

Mais à la fin des fins, la sécurité d’Israël passe par un accord de paix non par une guerre perpétuelle.

On ne fait la paix qu’avec ses ennemis.

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:00

Le chômage connaît sa plus forte hausse de l'année


Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE en catégorie 1 a fait un bond de 3,2 % (+ 64 000 personnes) en novembre par rapport à octobre, et de 8,5 % en un an, pour s'établir à 2 068 500, a annoncé mardi 30 décembre le ministère de l'emploi. Cette hausse du chômage mensuel, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), est la septième consécutive et la plus forte depuis le début de l'année.

Ces chiffres concernent les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé, regroupées dans la catégorie 1, qui sert de baromètre de référence depuis 1995. En un an, le nombre de chômeurs inscrits dans cette catégorie a augmenté de 161 400.

Le chômage avait déjà progressé de manière spectaculaire en août (+ 2,2 %) puis en octobre (+ 2,4 %). La hausse de novembre est liée à une forte progression des inscriptions à l'ANPE pour fin de mission d'intérim (+ 18,2 %) et pour licenciement économique (+ 13,1 %). Ces évolutions sont calculées sur les trois derniers mois, par rapport aux trois mois précédents.


Pour la première fois, le nombre d'inscrits à l'ANPE est supérieur à ce qu'il était lorsque Nicolas Sarkozy a été élu président de la République, en mai 2007.

Le chômage plus haut qu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy

Source : Rue89  -  30.12.2008

La promesse du candidat Sarkozy semble difficile à atteindre

Depuis le mois d'août, 160 000 demandeurs d'emplois supplémentaires ont été enregistrés sur les listes de l'ANPE. Et l'Insee prévoit que le taux de chômage devrait continuer de grimper en France, comme dans l'ensemble des pays industrialisés, et dépasser la barre des 8% au deuxième trimestre 2009.

La promesse contenue dans le programme présidentiel du candidat Sarkozy semble de plus en plus difficile à atteindre :


"En cinq ans, nous pouvons atteindre le plein  emploi, c'est-à-dire un chômage inférieur à 5% et un emploi stable à temps complet pour tous. C'est de cette manière que nous pourrons vraiment réduire la pauvreté, l'exclusion et la précarité. Notre seul objectif est de le ramener sous la barre des 5%, vers le plein emploi.


C'est possible si l'on rompt avec la politique de partage du travail. Au lieu de payer les Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche d'emploi, 35 heures), il faut les inciter à travailler plus."


Sans compter que ces chiffres de novembre n'intègrent pas encore totalement les plans sociaux dont les annonces se succèdent (voir la carte de la crise tenue à jour par Eco89). "Ils n'auront d'impact que dans plusieurs semaines voire plusieurs mois", confiait récemment au Monde Christian Charpy, directeur général de l'ANPE.

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 14:00


Ah ben zut alors, on nous aurait menti ?

Mais est-ce possible ? D'après les déclarations de Benoit HAMON (il n'a pas seulement dit des bêtises à propos des "enragés" que nous serions),

"Martine, il faut qu'elle y aille en 2012" !


Allons bon, je croyais avoir lu, entendu que les  "rénovateurs" ne voulaient pas de présidentiable à la tête du PS pour ne pas mélanger les genres. En novembre, nous devions voter pour une première secrétaire , pas une "écurie présidentielle" !


Ce ne sera pas le premier renoncement de l'appareil PS depuis 2002 (et même avant), ni le premier mensonge collectif de grande taille.
Comment ensuite être crédible devant les électeurs ?

Et que dire du comportement des carpes et lapins qui risquent de se sentier floués (Fabius par exemple, qui s'y crois toujours), ça promet de beaux "débats".



Déjà entendu à LILLE :
Cette sortie de Benoit HAMON ne nous surprend pas, finalement. Lors de la "fête de la victoire" à LILLE le 19 décembre, une camarade nous a rapporté les propos  que Gilles PARGNEAUX aurait tenus :

"Nous serons avec Martine en 2012 !"

Mais il pensait peut-être à une candidature à l'élection législative ?
Non finalement, dans la motion "D" il est écrit "limitation stricte du cumul des mandats", et donc les promesses seront tenues, elle ne cherchera pas à être à la fois maire d'une grande ville comme LILLE et députée.

Il ne reste plus qu'une hypothèse : la présidentielle !  CQFD.

Lors de cette même "fête de la victoire", Pierre MAUROY aurait, toujours selon notre camarade, prolongé l'argument fallatieux asséné à REIMS : il faut donc arrêter, avec l'aide de Martine, "la dérive droitière du parti" !

Près de la mairie de LILLE, alliée avec le MoDem, il fallait le faire !!!
Il me semble que la ville de CROIX (alliance avec le même MoDem dès le 1er tour de la récente municipale partielle) n'est pas loin non plus !

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 08:00

Hamon est le porte-parole du PS !

Mais le PS se tait, mais Martine ne dit rien
... qui ne dit mot consent ???



Hamon commandement :
feu sur les royalistes !


Source : mariane2.fr  -  le 29.12.2008


Interviewé par le magazine «Bretons», Benoît Hamon lance une lourde charge contre les partisans de Royal avant d'étaler son ambition. L'inexpérimenté porte-parole du Parti Socialiste ne devrait-il pas plutôt mettre en avant le collectif?


"Pour moi, porter une parole n'est pas forcément synonyme de neutralité. Il ne va pas falloir me demander d'être neutre." Au moins, Benoît Hamon annonce la couleur... Interviewé pour le magazine Bretons (Janvier 2009), le nouveau porte-parole du Parti Socialiste a été très loin de rester neutre et académique dans l'exercice de sa fonction.
Les enragés
La charge est sévère. L'homme peste sans retenue contre les partisans de Ségolène Royal. Ceux-ci ne cesseraient, via internet, de vouloir "taper" sur la nouvelle direction du PS organisée autour du Premier secrétaire Martine Aubry. "Leur rage se focalise contre nous", indique-t-il avant de préciser avec véhémence : "Ils ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions que l'on a jamais connues auparavant."
Sang, poison, division... Après un congrès de Reims qui a cisaillé le Parti Socialiste, difficile de choisir meilleur champs lexical pour remuer le couteau dans la plaie. La fin de l'année approchante et les fêtes n'auraient-elles pas apaisé les rancœurs les plus vives ?
A propos de la date de l'interview, Benoît Hamon s'est justifié lui-même à un "camarade" par mail et blog interposés : "L'honnêté exige de te dire que ces propos, je les ai bien tenus. Dans quel contexte ? Celui d'un entretien réalisé en 2 fois les 4 et 12 décembre entre deux portes au cœur de la tourmente socialiste d'alors. " Une explication... benoîte.
Absence de professionalisme
Certes, le ton du message est alors plus "compréhensible", à défaut d'être compatible avec la fonction d'un porte-parole. Mais comment Hamon a-t-il pu oublier la différence cruciale entre une déclaration par exemple télévisée, immédiate, et l'inertie relative à n'importe quelle interview donnée à un magazine ? Le manque de professionnalisme à ce niveau est saisissant. Benoît Hamon aurait dû songer à l'évolution du contexte et à la date de sortie ultérieure de ses propos.
Une absence flagrante de maîtrise du timing médiatique qui a des conséquences inattendues. Comme avec cette terrible sortie à propos de Julien Dray - confronté en ce moment à une pénible actualité - que le député européen décrit comme "un homme qui continue, à 55 ans, à passer des consignes aux leaders syndicalistes de la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne)" et dont le comportement selon lui "prête à sourire."
Ambition
En dehors du manque de lucidité, cette prise de parole de Hamon semble isolée, hors de contrôle et relativement tournée vers son seul intérêt. "Je me demande tout de même comment cela se serait passé si j'avais été le candidat face à Ségolène (...) Je suis sûr d'une chose. Si je n'avais pas été candidat et que par conséquent, il y a avait eu un premier tour Aubry / Royal, ça aurait été compliqué pour Martine." Voilà une manière bien élégante de rappeler à la maire de Lille son importance toute personnelle. Oublierait-il déjà les immenses concessions réalisées vis-à-vis de son projet initial dans l'élaboration du texte d'orientation politique du PS afin de... gagner le poste de porte-parole ?
L'ambition ne se cache pas. A la question "Etes-vous ambitieux ?", il sourit et répond par l'affirmative. "Sinon, je n'aurais pas été candidat au poste de premier secrétaire", renchérit-il. Un élément plutôt bienvenu au sein d'un parti où les leaders manquent. Encore faut-il que l'ambition soit maîtrisée... et au service du collectif. "la priiorité est avant tout de reconstruire la gauche, car je pense que cela va être très dur pour nous en 2012. Et aujourd'hui, je préfère de toute façon laisser ce terrain là à d'autres.
A Martine notamment, il faut qu'elle y aille en 2012." Vas-y Martine, passe devant ! C'est mission impossible, mais rassure-toi, je m'occupe de 2017 ! En attendant, Hamon se déclare candidat aux européennes en Ile-de-France, probablement en position de tête de liste.
Désirs d'Avenir fait-elle peur ?
La réaction des "enragés" n'a pas tardé. Jean-Louis Bianco et Jean-Pierre Mignard, tous deux membres du Conseil National résument le malaise en posant une question : "Que faut-il faire de plus pour être unitaires aux yeux du porte-parole? Se taire ou disparaître ? Elégante alternative." Leur communiqué insiste sur le  "nombre de responsables du PS, de toutes sensibilités, (qui) ne se retrouveront pas dans cette stratégie de la tension."
Ces deux royalistes devraient plutôt se réjouir. Benoît Hamon vient paradoxalement de leur donner un bien bel hommage en rendant compte de leur puissance indéniable sur la Toile et de leur capacité à communiquer. Une qualité qui sera bien utile pour regagner du terrain contre la droite. N'est-ce pas là le souhait de Hamon ?
Ce dernier donne aussi une belle justification a porteriori à Royal de vouloir faire croître une sorte de PS "bis", principalement grâce à son association Désir d'avenir : comment faire confiance aux instances en place d'un parti dont le porte-parole ose tenir ce genre de discours ?
Benoît Hamon va devoir respecter sa fonction et apprendre ses leçons. La première, après avoir aidé Aubry à prendre le parti, ne plus prendre parti. La deuxième, réviser ses gammes en matière de calendrier médiatique. La troisième, mettre en avant le collectif. En un mot, grandir.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 16:00

Protection des sources des journalistes

Bel effet de communication, en mars dernier. Rachida Dati a fait voter une loi. Mais son texte officialise en fait les exceptions à cette protection des sources, qui sont "à titre exceptionnel et à condition que la nature et la particulière gravité du crime ou du délit et les nécessités des investigations le justifient" comme le terrorisme par exemple...

République irréprochable

Sarkozy nous l'avait promis. Mais 2008 fut l'année de tous les excès : augmentation du traitement présidentiel de 173% en janvier 2008, nouvel avion, dérapage des frais de la Présidence, multiplication des déplacements d'ordre privé, légions d'honneur de complaisance, nomination des patrons de l'audiovisuel, grâce présidentielle pour Marchiani ou Tapie. Tout y est.

Retraites

Contrairement à ce qu'on nous raconte, la "grande" réforme des retraites n'a pas eu lieu. En fait, le gouvernement Sarkozy n'a fait que dégrader le régime par petites touches: suppression des pré-retraites de 57 à 60 ans, revalorisation a minima des pensions ( moins que l'inflation en 2008), allongement à 41 ans de la durée de cotisation retraite passera mécaniquement à 41 ans, en application... de la loi Fillon de 2003.
Le véritable impact de Sarkozy sur les retraites fut la loi TEPA : la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers, et des heures supplémentaires (pour ne citer que les deux plus importantes) creusent le déficit des caisses des retraites de quelques 2,5 milliards d'euros par an...

Sans-abris

C'était l'un des engagements les plus démagogiques du candidat: le 18 décembre 2006, il promettait de supprimer tous les ans-abris dans les deux ans. Le 18 décembre dernier, il y avait (évidemment) encore pas mal de sans-abris en France. Près de 350 d'entre eux sont même morts de froid cette année. Le 29 janvier dernier, à quelques semaines de la fin de l'hiver, Fillon avait fait un geste, un plan pluri-annuel pour prévenir les expulsions locatives et un programme de "réhabilitation des centres d'hébergement et d'augmentation des capacités." Comme un bégaiement de l'histoire, Sarkozy répéta quasiment mot pour mot les mêmes promesses en décembre...

Seniors

"Je mets d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises" nous expliquait le candidat de la droite en 2007. On croyait qu'il allait agir sur les employeurs. Quel malentendu ! En mai dernier, les (futurs) retraités ont eu confirmation que (1) leur pension n'augmenterait que de 1,9% (1,1% en mars, 0,8% en septembre), (2) les pré-retraités de 57 à 60 ans devraient pointer prochainement au chômage, (3) la durée de cotisation retraite passerait mécaniquement à 41 ans et (4) qu'ils risquent d'être radiés du chômage après deux refus d'emploi comme tout chômeur. 60% des seniors (55 à 65 ans) ont été ainsi précarisés en quelques jours.

Traité Simplifié

Le 3 janvier, le Conseil des Ministres adoptait le "projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution", proposé par la Garde des Sceaux. Mais quelques mois plus tard, ce projet censé relancer la construction européenne s'écrasait en Irlande, seul pays européen à avoir choisi la ratification par référendum. Déjà lourd de quelques centaines de pages, ce traité fut encore charcuté lors du dernier Conseil Européen de l'année, le 12 décembre dernier. On veut nous faire croire que tout va bien...

Travail le dimanche

Même si l'examen de cette loi est reportée au 15 janvier 2009, ses supporters devraient s'interroger sur le rétrécissement brutal de son périmètre. Nicolas Sarkozy, qui travaille lui-même rarement le dimanche, a usé et abusé du fameux exemple des ouvertures de magasins sur les Champs Elysées à paris. In fine, il a accepté de limiter le projet de loi à la légalisation des ouvertures actuelles.

Travailler "plus pour gagner plus"

Ce slogan mérite un blog à lui tout seul. Votée dans l'urgence dès juillet 2007, la loi TEPA exonérait les heures supplémentaires d'impôt et de cotisations sociales. Effet d'aubaine, les entreprises ont pu en profiter. Le marché de l'intérim s'est effondré dès le mois d'avril. En 2007 déjà, les Français n'ont pas travaillé plus. Le pouvoir d'achat a-t-il cru pour autant ? Non. L'envolée des prix de l'énergie et des matières premières conjuguée à une faible augmentation des salaires ont sabordé l'efficacité du dispositif. En 2008, le pouvoir d'achat des Français a baissé, le chômage technique s'étend, les destructions d'emploi se multiplient. On ne cherche pas à travailler plus, mais à travailler tout court.


Il y a presque un an, un confrère blogueur commentait ainsi l'actualité présidentielle : "Pour l'instant, la seule opposition véritable, c'est la réalité."

Un an plus tard, le constat tient toujours. En 2007, Sarkozy a conduit une campagne électorale victorieuse, sur des promesses intenables, ou des mensonges grossiers qui n'engagent que ceux qui y ont cru. Le débat électoral méritait mieux que ces intoxications.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 15:00

Droits de l'Homme

Lors de son discours de vainqueur, au soir du 6 mai, Nicolas Sarkozy fut lyrique. En matière de droits de l'homme, on allait voir ce qu'on allait voir; 19 mois plus tard, le mensonge est patent : la France s'est réconciliée (si tant est qu'elle fusse fâchée) avec la quasi-totalité des dictatures du monde, pour reprendre un fructueux dialogue ... commercial ! Syrie, Russie, Chine, Tunisie, etc, qui n'a pas sa centrale nucléaire ou ses avions Dassault ? La Françafrique continue. Même Bernard Kouchner a fait son mea culpa: un secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme ne sert à rien selon lui. Les droits de l'homme sont bel et bien oubliés.

Environnement

Sarkozy et Borloo s'étaient gargarisés de plaisir avec la tenue, jusqu'en octobre 2007, de leur Grenelle de l'Environnement. A l'exception du moratoire contre la culture d'un maïs transgénique (obtenu grâce à une grève de la faim) et du malus-bonus écolo pour l'acquisition de voitures, a fallu attendre un an pour faire voter la "première loi Grenelle", un catalogue de bonnes intentions dont le financement fut reporté à l'examen d'une seconde loi début 2009. Lors du dernier Conseil Européen, son président, le même Sarkozy, est parvenu à un compromis minable sur l'engagement européen à l'horizon 2020 : à peine 4% de réduction des émissions carbone sur son territoire. La belle affaire !

Franchises médicales

En janvier 2007, Sarkozy promettait la lune. Rappelez-vous: "Je ne pense pas qu’il y ait matière à beaucoup d’économies dans la santé. Compte tenu de l’allongement de la durée de la vie, du progrès médical et de l’aspiration bien naturelle de nos concitoyens à vivre en bonne santé, l’investissement dans la santé sera forcément majeur." Le 1er janvier dernier entraient en vigueur ... de nouvelles franchises médicales pour économiser quelques 650 millions d'euros par an sur le dos des malades.

Gouvernement resserré

Le décompte réel des effectifs du gouvernement révèle qu'il n'est pas si resserré que promis par le candidat. Entre septembre 2007 et juillet 2008, selon l'annexe au projet de loi de finances pour 2009, les affectations dans les cabinets ministériels ont crû de 397 personnes et le montant des primes distribuées a progressé de près de 5 millions d'euros.

Immigration

En 2008, Brice Hortefeux peu se targuer d'un succès : au prix de quelques compromis, il fait adopter un pacte européen interdisant les régularisations massives. Mais derrière cet arbre, se cache une forêt d'illusions : l'immigration, thème majeur de Sarkozy en campagne, était (et reste) une diversion : sous couvert de quelques nominations au gouvernement (Rachida Dati, Rama Yade et Fadela Amara) Sarkozy s'est permis ce que jamais la France n'a connu depuis la France de Vichy: création d'un ministère de l'Identité Nationale, regroupement familial durci jusqu'aux tests ADN, tests de Français, quotas ethniques par métier, rafles et traques jusque dans les écoles, industrialisation de la rétention, et ... tribunaux pour étrangers. Rachida Dati a même dû préparer une modification constitutionnelle, et créer une commission ad hoc, pour faire passer ce changement de régime. Si l'on retire les expulsions à Mayotte (17 000 par an), le nombre d'éloignements dépasse péniblement les 10 000 cette année encore. Tout ça pour ça !

Immobilier

Favoriser l'accession à la propriété était l'une des priorités de Sarkozy. Le président nous vantait même les vertus du crédit hypothécaire ! Les mesures de soutien furent votées en 2007. Un an plus tard, on mesure combien le projet était anachronique. La crise des subprimes a éclaté à l'été 2007. La bulle immobilière en France était prête à exploser. De janvier à juin 2008, les crédits immobiliers ont chuté de 11%. La défiscalisation des intérêts d'emprunts n'a servi à rien. Les faillites boursières et le resserrement général du crédit ont achevé les ambitions présidentielles.

Police de proximité

Nicolas Sarkozy aurait du avaler son chapeau. Michèle Alliot-Marie a créé en janvier 2008 des "unités territoriales de quartier", histoire de faire oublier les déclarations de campagne ("La police de proximité mise en oeuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits").

Pouvoir d'achat
Cf "Travailler plus pour gagner plus."

Prisons

La rénovation des prisons et des conditions de détention est l'un des grands échecs de la présidence Sarkozy à ce jour. Sa promesse de campagne était pourtant claire : "Je suis également partisan d'une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu'elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine." Depuis, les records de surpopulation sont dépassés de mois en mois. Le 28 juillet, Rachida Dati présentait quelques mesurettes.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:00

Source SARKOFRANCE  -  le 27.12.2008

Il est temps, en ces derniers jours de décembre, de dresser le bilan des promesses non tenues du président Sarkozy. 2008 fut sa première année entière d'exercice présidentiel. Une année agitée mais maussade pour le Monarque : désastre des élections municipales, tensions internationales, remontée du chômage, présidence européenne sur fonds de crise mondiale.

Les sujets n'ont pas manqué pour justifier le volontarisme du Monarque. Mais le divorce entre Sarkozy et les Français semble consommé : au-delà de ses agapes amoureuses et dérapages Bling Bling, Nicolas Sarkozy paye d'avoir trahi certaines promesses.


L'intégralité de son programme ne pouvait évidemment pas s'accomplir en 86 semaines de présidence.

La critique vise ailleurs. Sur certains sujets, il nous avait promis des résultats rapides. Jugeons-le aux actes. La liste qui suit est une première revue, non exhaustive, des engagements non tenus mais qui auraient dû l'être, un abécédaire des échecs de l'année qui devrait troubler l'électeur du 6 mai.

Allocations Familiales

"J’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence. En particulier, j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant." promettait Sarkozy dans son "projet" électoral. En avril dernier, on apprenait que que les bonifications accordées pour les adolescents ne seraient plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Tout ça pour économiser 138 millions d'euros sur le dos de 4,5 millions de familles.

Banlieues

Fadela Amara était l'une des "prises" politiques de Nicolas Sarkozy en mai 2007. Elle incarnait aussi un espoir de rénovation et de réhabilitation des banlieues : site web participatif, déclarations tonitruantes sur le "plan anti-glandouille" en août 2007, puis annonce d'un plan "Banlieues Espoirs" en février 2008 soit-disant doté d'un milliard d'euros ! La promesse d'un contrat de travail unique sensé simplifier les embauches en banlieues est vite oubliée. Le plan Amara regroupe des dépenses gérées par d'autres ministères. Dix mois plus tard, le 17 décembre dernier, Nicolas Sarkozy reconnait que le plan est un échec.

Chômage

Sarkozy avait promis de réduire le nombre de chômeurs. Effectivement, les statistiques lui donnèrent raison. Et pour cause ! Après avoir fait voter la dégradation des indemnités chômage pour les sans-emplois qui refuseraient plus de "deux offres raisonnables", il a ignoré les travailleurs précaires. Dès avril 2008, l'intérim s'effondre. "Heureusement" pour lui, la crise mondiale lui donne un prétexte sur mesure pour masquer son échec.

Croissance

Sarkozy devait aller chercher "avec les dents" un point de croissance du PIB supplémentaire. On lui reprochera d'avoir négligé le contexte international. L'éclatement des subprimes américains date de ... l'été 2007. Dès septembre, Bruxelles, l'INSEE ou l'OCDE contredisaient les prévisions gouvernementales. Dès le second trimestre 2008, la production industrielle baissait. Le 29 mars dernier, nous écrivions : "Sarkozy voulait la rupture, il aura la crise mondiale."

Déficits publics

"La maîtrise de nos finances publiques est un impératif moral autant que financier. Les jeunes générations ne peuvent accepter que les générations actuelles vivent à leur crédit" dixit le candidat Sarkozy. Avant même le déclenchement de la crise mondiale au second semestre, les déficits publics s'envolent et la promesse d'équilibre budgétaire en 2012 devient obsolète. La défiscalisation des heures supplémentaires aggrave les comptes de l'Etat, de la Sécurité Sociale et des retraites : 615 millions d'euros pour le seul dernier trimestre 2007 dans les comptes de la Sécu ! Dès mars dernier, Fillon suspend la promesse de réduire de 68 milliards d'euros pendant la mandature les prélèvements obligatoires. Le 4 avril, Sarko annonçait 166 "mesurettes" pour économiser 7 milliards d'euros. On les a déjà oubliées ! Pour 2009, le seul déficit budgétaire de l'Etat est prévu à 80 milliards d'euros par le gouvernement.

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 09:00

Effets d’aubaine sur fond de crise

Source : LIBERATION.FR  -  27.12.2008



Certains groupes paraissent profiter du contexte de crise
pour "dégraisser" leurs effectifs ou délocaliser.






Les employés de Molex, mardi, et les photos
des 238 travailleurs menacés par une fermeture


Et maintenant, ce serait les 3 Suisses. Si on en croit le Figaro (l’annonce n’a pas été confirmée), le groupe de vente par correspondance suivrait l’exemple de son concurrent La Redoute et supprimerait à son tour plus de 400 postes en 2009.
Depuis la rentrée, c’est une avalanche d’annonces de restructurations. Renault (4 000 postes en moins), PSA (3 550), Valeo (1 600), Sanofi (927), Hewlett-Packard (580), Adecco (600)… mais il n’y a pas que les salariés des grands groupes, au contraire.
Ceux-là entraînent avec eux leurs sous-traitants, leurs prestataires, souvent moins solides. Deux exemples : Renault vient d’officialiser la suppression de 1 000 postes de prestataires de services du technocentre de Guyancourt. Et quand Hewlett-Packard décide de délocaliser une partie de sa production en Malaisie, c’est le groupe logistique Fleuret Machet (FM) qui annonce, le 19 décembre, qu’il va supprimer 489 emplois en Moselle. "il s’agit des sous-traitants de deuxième rang et au delàLes donneurs d’ordre ont mis une telle pression sur les prix d’achat que les sous-traitants sont pressurés et ne parviennent pas à se consolider financièrement", analyse Olivier Laviolette, du cabinet Syndex.

Marge. La responsabilité sociale des gros groupes donne encore plus de poids à la question qui revient ces dernières semaines, lancinante… mais presque honteuse : malgré le cataclysme bancaire et les chutes des ventes d’automobiles, ces grandes entreprises ne profiteraient-elles pas de la crise pour dégraisser un peu plus que nécessaire pour maintenir leur marge, comme l’a par exemple dénoncé Bernard Thibault, le patron de la CGT ? Les groupes s’en défendent. Les analystes financiers saluent au contraire leur clairvoyance : "ArcelorMittal doit limiter ses coûts pour conserver le plus de trésorerie disponible et rebondir une fois la crise passée", explique un analyste du cabinet Xerfi, citant en contre-exemple General Motors qui, "en tardant trop à faire des réformes", est aujourd’hui au bord de la faillite.

Les experts en social ou en ressources humaines, eux, sont plus nuancés. "Même si elles sont désormais confrontées à des difficultés économiques réelles, de nombreuses entreprises profitent de la crise pour faire passer des projets de réorganisation qui étaient déjà inscrits dans leur stratégie : relocalisation, fermetures d’usine", estime ainsi Olivier Laviolette. Et même dans l’automobile, l’ampleur des plans sociaux est un choix, pas forcément une fatalité : "Les donneurs d’ordre refusent aujourd’hui d’accepter la cyclicité des marchés, poursuit le consultant. ArcelorMital ou Renault, par exemple, ont de très bons résultats sur les trois premiers trimestres 2008. Et parce que le 4e trimestre connaît une sous-activité, immédiatement, celle-ci est reportée sur les salariés"
La priorité, c’est de sécuriser les résultats financiers, et de stabiliser les dividendes. "Les salariés, dans ce système, deviennent la seule variable d’ajustement. Il y a un transfert du risque sur le salarié au profit de l’actionnaire."

Convocations. Du coup, au niveau politique, on tente de trouver des leviers pour endiguer les destructions d’emploi. A gauche, Benoît Hamon parle de rétablir l’autorisation administrative de licenciement, Martine Aubry tempère : il faudrait "éviter les licenciements boursiers en les rendant très coûteux". Et Jacques Généreux, économiste et membre du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, propose d’interdire de rémunérer les actionnaires dans les entreprises qui licencient.
Solution arriérée et démagogique pour le gouvernement, qui préfère convoquer les restructurateurs à tour de bras (ArcelorMittal, les constructeurs automobiles…), sans que l’on voie bien pour l’instant les résultats de ces agitations.

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