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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 15:00

Sonné, Dray prépare sa défense

Source : leparisien.fr  -  21 décembre 2008

Mis en cause dans une affaire d’abus de confiance qui embarrasse le Parti socialiste, le député de l’Essonne accuse le coup. Hier, il a passé sa journée à récupérer et à préparer sa défense avec son avocat.

"Je suis déterminé à connaître la vérité. Je n’ai pas l’intention de me laisser faire." Julien Dray ne reste pas inerte. Depuis vendredi, le député de l’Essonne est au coeur d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour des faits présumés d’abus de confiance.

L’ancien conseiller de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle 2007 est soupçonné d’avoir bénéficié de fonds (jusqu’à 350 000 € ) provenant des caisses de deux associations réputées proches du député : les Parrains de SOS Racisme et le syndicat lycéen Fidl. Après le contrecoup des perquisitions, Dray a passé sa journée d’hier à préparer sa défense.

Jogging dans le bois de Vincennes. Julien Dray s’est levé hier "un peu tard", vers 9 h30. La veille, la double perquisition à son domicile parisien et à son bureau de l’Assemblée nationale avait été lourde à supporter. Le matin même, averti de l’arrivée de la brigade financière, il avoue d’ailleurs avoir "gambergé dans la voiture" qui le menait de l’Essonne à son appartement du XX e arrondissement de Paris. Mais voilà : Dray affirme n’avoir "rien à cacher".Tout juste fait-il remarquer aux enquêteurs que la perquisition de son bureau à l’Assemblée, vendredi vers 19 heures, constitue "une jurisprudence dangereuse". La protection de son immunité parlementaire est en cause. Touché mais pas coulé, le député finit d’ailleurs sa journée en fumant un cigare avec son copain avocat et une bonne douche vers 4 heures… Hier, en fin de matinée, il court et marche "deux heures" dans le bois de Vincennes après un petit déjeuner pris en famille. Hier soir, il avait prévu de dîner avec des amis. "C’est l’orgueil qui permet dans ces moments-là de tenir debout", confie-t-il.

"On veut liquider mon histoire politique". Très prudent, le député devait aussi reprendre contact hier après-midi avec son avocat et ami, Me Léon-Lev Forster pour bâtir une stratégie de défense. Résultant d’investigations menées par Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, les charges qui pèsent contre lui semblent lourdes et précises. Mais pour l’instant, le député se dit "pris au piège" de l’enquête préliminaire : il n’a pas accès au dossier. Aucune information judiciaire n’étant ouverte, le député doit se contenter des fuites dans la presse. "Le pire, c’est l’instruction médiatique", s’emporte Dray. "Je ne peux rien dire. Je ne sais pas avec précision ce que l’on me reproche…" Pour autant, la thèse du complot semble avoir d’ores et déjà germé dans son esprit. "Je ne suis pas un chevalier blanc mais on veut liquider mon histoire politique", glisse-t-il. Soit trente ans de militantisme à la lisière entre associations, syndicats, parti et une tendance prononcée à "jouer perso". Y compris au sein du PS.

"Le PS a été exemplaire". L’affaire est embarrassante pour les socialistes. Elle touche un ancien porte-parole et actuel membre du bureau national. "Je n’ai aucun commentaire à faire ", déclarait laconiquement Martine Aubry, la première secrétaire, dans notre édition d’hier. Et pourtant, Dominique Tricaud, l’avocat de SOS Racisme, a laissé planer le doute sur l’éventuelle implication d’Aubry, que Dray n’a pas épargnée depuis le congrès de Reims, dans les fuites du dossier. "Aubry, responsable de Tracfin, mais c’est ridicule…" tonne l’un de ses proches, Claude Bartolone, qui ne "comprend rien à cette affaire". "Si c’était clair, il serait déjà mis en examen", soulève le député de Seine-Saint-Denis. Dray, lui, joue l’apaisement : "Mis à part quelques personnes, le PS a été exemplaire, tous courants confondus." Reste que les manifestations publiques de soutien en faveur de "Juju" restent très rares. Y compris dans son plus proche entourage, on en restait hier à des "SMS de réconfort".

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 11:00



Jean-Louis BIANCO :
"Etre les meilleurs 'proposeurs' d'idées
du PS"

Source : laprovence.com  -  Lundi 22. décembre 2008


Le président du Conseil général des

Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco,

ne veut pas d'une guérilla au sein du PS


Ce proche de Royal évoque les divergences au sein du parti

Il fait partie des proches de Ségolène Royal et demeure l'un de ses plus fidèles soutiens. Député et président du Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis Bianco est à la tête d'un "sous-groupe" PS d'une quarantaine de députés à l'Assemblée nationale défendant l'action de l'ex-candidate à la tête du PS. Mis en ordre de marche depuis le début du mois de décembre, le mouvement souhaite faire entendre sa voix dans la bataille des idées après la guerre qui a fait rage au sein du PS. Et peser de tout son poids lors des prochains grands rendez-vous électoraux.

Vous avez réuni autour de vous des personnalités proches de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale. Quel est votre objectif ?

Nous organisons notre travail pour être utiles au Parti socialiste. Nous ne nous considérons pas comme un courant interne. Et nous ne sommes pas dans l'opposition à Martine Aubry, bien qu'elle n'ait pas fait ce qu'il fallait faire pour oeuvrer au rassemblement. Mais nous souhaitons, partout où on le pourra, faire vivre le parti comme nous souhaiterions qu'il vive.

Que voulez-vous dire ?

C'est-à-dire avec des adhésions à 20 euros, avec des campagnes d'adhésion, des universités populaires ouvertes à des personnes venues de l'extérieur comme des syndicalistes ou des chefs d'entreprises. Notre projet consiste aussi à faire émerger des projets pour qu'ensemble, on soit capables d'offrir une vraie alternative aux Français.

Comment avez-vous vécu l'élection de Martine Aubry à la tête du PS et la constitution de son équipe ?

J'ai été très choqué par des méthodes d'un autre âge. Quand on prétend pouvoir rassembler, on ne vous envoie pas un texte sur lequel on n'a pas travaillé. Ce texte était, en plus, d'une qualité très médiocre. On a fait savoir à Martine Aubry les points sur lesquels nous souhaitions une rénovation. Au final, elle n'a rien repris. Au conseil national du lendemain, nous avions présenté quelques amendements très simples. On nous a demandé de voter, globalement et à main levée, ce qui est une aberration, un procédé détestable. Charles Fiterman a dit que ça lui rappelait le PC de l'époque stalinienne. Mais bon, c'est comme ça. On ne veut pas aller vers une guérilla mais être constructifs.

Le fait de ne pas être à la direction du PS va compliquer votre travail ?

Non. Nous aurions préféré être rassemblés tous ensemble. Le travail sera facile à faire si nous sommes écoutés et si nous tirons tous dans le même sens.

Ségolène Royal ou vous-même avez été tentés de quitter le Parti socialiste ?

Non, pas du tout. Depuis longtemps, nous répétons que la vraie force à faire évoluer, c'est le Parti socialiste. Et c'est ce à quoi nous allons encore travailler.

Vous voulez relancer l'association Désirs d'avenir, qui structure le réseau des sympathisants de Royal, et qui est implanté un peu partout sur le territoire ?
Oui, car c'est un sas, un lieu où se réunissent des gens proches de nos idées mais qui, pour beaucoup, ne souhaitent pas forcément adhérer au Parti socialiste. C'est aussi une manière de retenir des militants qui ont été très choqués par les conditions discutables dans lesquelles le vote s'est déroulé au PS. Nous avons à Désirs d'avenir 10000 militants qui sont remarquables et qui ont beaucoup de compétences.

C'est un outil important pour la reconstruction du PS ?

C'est un outil important pour la reconstruction idéologique. Pour le PS, on verra. Il faut d'abord que nous menions ensemble des combats difficiles, sur les élections européennes, sur les régionales; que nous reconstruisions une belle identité sur la notion de socialistes du XXIe siècle. Savoir quelle Europe on veut. Je suis convaincu que le sens du vote, environ les 50%, montre une aspiration au changement. Et que ce changement se produira petit à petit. En tout cas, il me paraît inarrêtable.

La route est quand même longue jusqu'à la prochaine échéance présidentielle ?

La route est longue. Et ce n'est pas que l'objectif de Ségolène Royal, c'est aussi notre objectif commun. Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. Pour le moment, nous avons envie d'être les meilleurs militants possibles, les meilleurs "proposeurs" d'idées. Et de remporter quelques batailles.

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 08:00

Sarkozy ou les contresens de la com
en temps de crise

Je participais le 19 décembre au "Téléphone sonne" de France Inter avec Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui tentait d'expliquer que Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos n'avaient pas "reculé" sur la réforme des lycées, mais simplement décidé "d'avancer plus lentement". Au-delà de ce beau mariage de la sémantique et de la langue de bois, il y a une véritable interrogation sur la "méthode Sarkozy" à l'issue de cette année douloureuse.

Les derniers jours ont été chauds: la réforme de l'audiovisuel public imposée par la force alors que le débat parlementaire agité ne permettait plus de tenir le calendrier décidé par le président; la loi sur le travail le dimanche reportée à janvier et vidée de sa substance suite à la fronde de députés UMP; la réforme des lycées reportée aux calendes (allez, j'ose...) grecques pour cause de risque d'émeutes "à la Grec" justement... Une série désastreuse pour un président qui a fait de la volonté sa marque de fabrique, et qui, c'est peu de le dire, n'aime pas les revers.

Flashback : l'année 2008 commence en fait deux semaines plus tôt, dans les allées du parc Disney près de Paris, quand Nicolas Sarkozy pose pour les photographes avec la future première Dame de France, Carla Bruni.

Deux semaines plus tard, le président de la République, très inspiré, présente ses vœux pour 2008 et annonce une "politique de civilisation", un concept qu'il a piqué à Edgar Morin, et dont on subodore en l'entendant qu'il ne s'agira rien d'autre que d'un gadget de com pour un président un peu déboussolé affectivement. Après quelque semaines, on n'en entendra plus jamais parler...

Huit jours plus tard encore, c'est la grande conférence de presse solennelle du chef de l'Etat, la seule de ce standing depuis son élection. On en retiendra quatre temps forts:

  1. "Carla et moi, c'est du sérieux";
  2. "Plus de publicité à la télé publique";
  3. "Les caisses sont vides";
  4. L'humiliation publique du patron de Libé, Laurent Joffrin, sous les rires de ses confrères.

On aura l'indulgence de ne pas citer ici toutes les déclarations du gouvernement sur la bonne santé de l'économie française, en particulier celles de la ministre qui en a la charge. Pour arriver, à l'automne, à la tempête financière dans un ciel pourtant pas si bleu, mais qui menace d'emporter avec elle toutes les économies mondiales.

Un surprenant éloge de la lenteur après une année catastrophique

Alors que l'année 2008 s'achève (ouf!), et que l'Insee nous promet une année 2009 littéralement catastrophique sur le plan de l'emploi et de la (dé)croissance, il est assez surprenant d'entendre cet éloge de la lenteur dans la bouche du porte-parole préféré de Nicolas Sarkozy!

Il y a, en fait, un véritable contre-sens dans l'action et la communication gouvernementales en ce moment. A entendre Frédéric Lefevre défendre d'arrache-pied la réforme imposée de l'audiovisuel public, celle, édulcorée, du travail du dimanche, ou celle mort-née du lycée, on se demande à quelles priorités correspondent ces choix au moment où le pays entre de plain-pied dans la récession.

Et à entendre vendredi matin Xavier Darcos, pas vraiment inspiré, mettre en cause l'extrême gauche dans l'agitation lycéenne contre son projet de réforme, on est au-delà du contre-sens, on est dans l'absurde.

Les jeunes n'ont pas besoin de l'extrême gauche pour sentir que c'est un avenir plein d'incertitudes qui les attend, et ils sont de moins en moins sûrs, avec leurs parents et leurs enseignants, que l'école de la République les prépare au mieux pour ce monde en pointillés. Le maintien des suppressions de poste dans l'éducation nationale contribue à brouiller les pistes au moment où il faudrait les éclairer.

Donner des signes concrets d'équité au cœur de la crise mondiale

Plutôt que de chercher des boucs-émissaires, Nicolas Sarkozy, ses ministres et ses porte-paroles devraient parler clairement aux Français, aux adultes qui se sentent tous menacés aujourd'hui dans leur statut social, comme aux jeunes qui se demandent à quel monde on les prépare. Et surtout donner des signes concrets d'équité au cœur de la crise mondiale et pas seulement française que nous traversons.

Et l'opposition n'est pas épargnée par le reproche. Ni le gouvernement ni l'opposition n'ont aujourd'hui le discours adapté à l'ampleur de la crise qui s'annonce: quelle France sortira de cette tempête? Quels sont ses atouts? Ses faiblesses? Le modèle social doit-il changer? Quels sacrifices seront nécessaires et qui les assumera?

Ces questions se poseront inévitablement aux dirigeants du pays ou à ceux qui aspirent à prendre leur place. On n'entend pas de réponses aujourd'hui, et c'est ce qui génère l'angoisse de la jeunesse et plus généralement des Français. La question n'est pas de savoir si Nicolas Sarkozy "recule" ou va "plus lentement", mais bien de savoir si la France recule ou va simplement moins vite. Ou tout simplement où elle va.

J'attends avec impatience les voeux du Président pour 2009!


Bien, l'article. Sauf la dernière phrase :

Non alors, pas les voeux de Sarko !

Ca vous gâcherait tout votre réveillon en famille !!!

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 19:00

Jean-Pierre MIGNARD : "Aller devant le juge, c'était comme divorcer"

Source : Rue89  - 19.12.2008


Un mois après la commission de récolement du PS, l'avocat de Ségolène Royal a accepté d'en raconter les coulisses à Rue89. Jean-Pierre Mignard, président de Désirs d'avenir, faisait partie des treize socialistes chargés d'examiner les réclamations des deux camps. C'est à l'issue de ces travaux que la victoire de Martine Aubry a été actée, que son avance a été portée de 42 à 102 voix.

 

Mais de travaux, pour Jean-Pierre Mignard, il n'y en a pas eus. Cette commission "n'avait que 70% des remontées des fédérations sur les résultats" et ne disposait que de "très peu de moyens" :

"Est-ce que la commission a travaillé ? Non, la commission n'a pu que prendre en charge les protestations de part et d'autre. Sans être en mesure vraiment d'apporter des clarifications, et encore moins des preuves à l'appui des dires."

Comment est-elle dès lors parvenue à proclamer une avance de 102 voix en faveur de Martine Aubry ?

"C'est un chiffre qui restera pour toujours un chiffre magique."

L'avocat se serait bien passé de ce tour de passe-passe, mais au moins croît-il en connaître l'origine :

"Le conseil national [qui a validé les conclusions de la commission, ndlr] a décidé politiquement de prendre une décision qu'il était juridiquement impossible de prendre." (Voir la vidéo)


"On ne se laissera pas voler la victoire", avait déclaré Manuel Valls, autre proche de Ségolène Royal, dès le soir du second tour de l'élection du premier secrétaire. Et d'assurer ensuite être prêt à faire reconnaître ses droits en justice, si un nouveau vote n'était pas organisé.


"Devant un juge civil, l'annulation était quasi acquise de droit"

Jean-Pierre Mignard en est convaincu: "Devant un juge civil, l'annulation était quasi acquise de droit." Etant donné "l'écart de voix minime" et "la somme des irrégularités", "le scrutin est entaché à l'origine et ne peut pas faire foi".

Pourtant, les revendications des royalistes n'ont pas plus été entendues qu'il n'y a eu d'actions en justice.


Le président de Désirs d'avenir en convient et l'explique sans "tourner autour du pot": "Aller devant le juge, c'était quand même entamer une procédure de divorce." Mais "la volonté de se séparer n'existait pas". (Voir la vidéo)



Pour éviter que pareille situation ne se représente, Jean-Pierre Mignard fait une quadruple recommandation:

  • "perfectionner la preuve de l'adhésion et les conditions pour pouvoir voter."
  • "Mettre en place dans tous les départements une commission composée de trois personnalités chargées d'étudier les incidents."
  • "Centraliser les bureaux de vote, en pensant aux conditions de transport des personnes âgées."
  • "Installer une commission nationale de récolement composée de trois ou cinq personnalités neutres qui fassent autorité."

Ni nouveau vote ni scrutin interne n'est cependant prévu avant la désignation du candidat socialiste pour la prochaine présidentielle. 2012, c'est dans trois ans, mais "2012, c'est demain" pour Ségolène Royal, qui semble donc loin d'avoir abdiqué.


"Désirs d'avenir est un mouvement compagnon du Parti socialiste"

Son avocat se refuse toutefois d'accréditer l'idée que Désirs d'avenir représenterait d'ici-là un Parti socialiste bis: "On n'est pas en compétition avec un parti politique lorsqu'on ne présente pas de candidat contre ce parti." Même s'il conçoit le rôle de l'association à côté du PS : "Nous sommes des passeurs politiques entre le parti et la société. On est un mouvement compagnon du Parti socialiste."


Attention, prévient-il tout de même. Si on ne les laissait pas être "très présents dans l'élaboration du programme" alors que Ségolène Royal est finalement désignée candidate par les militants socialistes, l'éclatement du parti s'avèrerait inéluctable:

"Il faudrait convenir qu'il n'y a plus de parti. Il faudrait prendre acte de ce que décidément les enjeux de pouvoir interne du parti sont devenus des obstacles insurmontables à toute prétention de sa part à conquérir le pouvoir. Dans ce cas-là, chacun devrait en conscience en tirer les conséquences." (Voir la vidéo)

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 17:00

L’affront de l’UMP à Sarkozy

Source : LIBERATION.FR  -  19 décembre 2008


Travail dominical. La désertion de nombreux députés de droite a empêché l’examen du texte.

Rien ne va plus entre Nicolas Sarkozy et les députés de sa majorité. Toujours plus frondeurs, toujours plus turbulents, ils lui ont infligé hier un camouflet en refusant de siéger à l’Assemblée pour conclure "avant Noël", comme il l’avait exigé, la discussion de la proposition de loi sur le travail dominical.

Le texte sera au mieux débattu à la mi-janvier… Si le calendrier parlementaire déjà surchargé le permet. C’est le Premier ministre, François Fillon, qui a lui même annoncé hier matin sur Europe 1 l’interruption des débats, sans prévenir le chef de l’Etat. Furieux, ce dernier a contesté cette décision. Il a tenté d’imposer une reprise des débats hier après-midi. En vain. Les députés UMP avaient déjà rejoint leur circonscription. Pas question pour eux de rentrer à Paris pour voter un texte que Nicolas Sarkozy juge pourtant prioritaire et symbolique.

Commencée mercredi soir, la discussion a été brutalement interrompue après deux heures d’invectives. Arguant que "les conditions du débat étaient impossibles", le chef du groupe UMP, Jean-François Copé, a demandé et obtenu une suspension de séance. De fait, les députés de l’opposition étaient particulièrement virulents. Et pour Jean-François Copé, le "déchaînement" du communiste Maxime Gremetz a été un prétexte bienvenu. Car dans l’hémicycle, les élus de gauche étaient, mercredi peu avant minuit, aussi nombreux que ceux de droite. Lors des votes des motions de procédure défendues par la gauche, il n’était pas impossible que la majorité soit mise en minorité, ce qui aurait entraîné l’abandon de l’une des réformes les plus chères à Nicolas Sarkozy.

"Injures"  Le gouvernement a déjà eu à subir un tel affront avec le projet de loi sur les OGM. Politiquement désastreux, l’épisode a marqué une première rupture entre l’exécutif et la majorité. "Plus jamais ça", avait alors tempêté Jean-François Copé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, il n’a eu aucun mal à convaincre François Fillon qu’un report pur et simple de la discussion était le seul moyen d’éviter une nouvelle catastrophe.

Vieux routier du Parlement où il est siège depuis 1981, le Premier ministre a annoncé sur Europe 1 qu’il valait mieux "interrompre les débats" pour "calmer les esprits". Sitôt après avoir quitté la radio, François Fillon s’est rendu à l’Elysée pour une réunion des dirigeants de la majorité. Avant même d’entendre ses explications, le chef de l’Etat a d’emblée exigé qu’on batte le rappel des députés. "Il faut qu’ils travaillent", s’est-il énervé, alors qu’on lui faisait observer que la plupart des élus étaient déjà en route vers leur circonscription. Egalement présent à cette réunion, Jean-François Copé a défendu une décision dont il "assume la responsabilité". "Prendre un tel risque pour une malheureuse motion de procédure, j’estime que ce n’est pas raisonnable", a-t-il plaidé. En sortant de cette réunion, Jean-François Copé et François Fillon ont, chacun de leur côté, fait le compte des élus de la majorité mobilisable dans l’après-midi, dans l’hypothèse où la discussion générale de la proposition de loi était maintenue à l’ordre du jour. "On ne pouvait en mobiliser au plus qu’une cinquantaine", confie Jean-François Copé.

Hier, vers midi, l’Elysée a fini par se rendre à l’évidence. En déplacement dans les Vosges, Nicolas Sarkozy a désigné le coupable. S’il n’a pas eu sa chère réforme, c’est à cause de la gauche : "Les injures, le blocage systématique, empêcher des réformes pour le seul plaisir d’empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d’inquiéter des jeunes, ce n’est pas la démocratie, ça, c’est la pagaille." Une manière pour lui de ne pas perdre la face vis-à-vis de ses troupes, mais aussi de tenter de resserrer les liens avec elles.

Le député socialiste Christian Eckert, auteur de la motion d’irrecevabilité, s’est fait un plaisir de souligner, dans un communiqué publié hier, que les "divisions de la droite" étaient à l’origine de la suspension des débats : "Le vote de la motion d’irrecevabilité du texte était probable. […] On savait qu’à droite, des votes rejoindraient la gauche, et des abstentions étaient annoncées."

De fait, le "compromis" laborieusement négocié lundi soir par Nicolas Sarkozy en personne avec les députés hostiles au travail dominical ne fait toujours pas l’unanimité à droite. Notamment en raison de la possibilité donnée au préfet d’autoriser, sans l’avis obligatoire du maire, l’ouverture dominicale dans les "zones touristiques".

"Overdose"  A l’UMP, une grosse minorité reste sceptique sur une réforme dont il conteste la nécessité. En cette fin de session, une semaine avant Noël, ils avaient tous mieux à faire dans leur circonscription. "C’est l’overdose. Les élus de la majorité sont vidés, physiquement et moralement", constate un conseiller ministériel. A peine remis de l’éprouvant marathon de la réforme de l’audiovisuel public, Jean-François Copé n’est pas loin de leur donner raison : "La dernière séance avant la trêve des confiseurs, c’est bien pour expédier les affaires courantes, pas forcément pour entamer la discussion d’un texte lourd."

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 15:00

Quoi de mieux qu'une anecdote rigolote pour faire comprendre que travailler le dimanche, ce n'est pas si mal. Nicolas Sarkozy l'a bien compris et nous raconte plusieurs fois la même histoire :



Un petit détail : les deux côtés des Champs Elysées sont bien classés en zone touristique d'affluence exceptionnelle. De fait, si sur un trottoir, il n'y a pas d'activité le dimanche, c'est simplement parce que les commerces autorisés (bars, restaurants, culture, loisir & tourisme) sont moins nombreux !

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 07:00


Les eurodéputés rejettent

la semaine de plus de 48 heures

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters  -  17.12.2008


Les eurodéputés demandent aux Vingt-Sept de revoir leur copie. Ils ont rejeté, mercredi 17 décembre, un texte qui maintenait l'autorisation pour les gouvernements de l'Union européenne de déroger, sous certaines conditions, à la limite du temps de travail hebdomadaire de l'Union européenne, établie à quarante-huit heures. Selon cette directive, la durée maximale de travail pourra atteindre soixante ou soixante-cinq heures sur sept jours pour les employés acceptant, à titre individuel, de déroger à la norme européenne déjà en vigueur des quarante-huit heures. Ces dérogations à la semaine hebdomadaire normale de quarante-huit heures sont toutefois encadrées plus strictement que dans la législation en vigueur actuellement.

Mais les députés européens ne l'ont pas entendu de cette oreille. L'amendement clé des députés, qui supprime cette dérogation ("opt out" en anglais), a été adopté par quatre cent vingt et une voix contre deux cent soixante-treize et onze abstentions. L'avenir du texte, contre lequel plusieurs milliers de syndicalistes de toute l'Europe avaient manifesté, mardi, dans les rues de Strasbourg, est désormais suspendu à une procédure de conciliation entre le Parlement et les Vingt-Sept, qui s'annonce difficile. Le texte que viennent de torpiller les eurodéputés était en effet déjà le résultat d'un compromis des gouvernement européens, obtenu à l'arrachée le 10 juin dernier sous présidence slovène.


LES TEMPS DE GARDE ÉGALEMENT EN CAUSE

Autre sujet de discorde : la comptabilisation des "temps de garde", période d'inactivité passée sur le lieu de travail, dans les heures de travail de certaines professions, notamment médicales. Les eurodéputés sont allés contre l'avis des gouvernements des Vingt-Sept, en déclarant que les temps de garde devaient être intégralement compris dans le temps de travail. Dans leur texte, les pays européens avaient introduit pour la première fois la définition de "périodes de garde inactives", c'est-à-dire potentiellement exclues de la comptabilisation des heures travaillées.

La secrétaire d'Etat française à la solidarité, Valérie Létard, a exprimé son inquiétude au Parlement européen. "Il n'y a pas de majorité au Conseil pour supprimer l'opt out", a-t-elle prévenu, ajoutant que la directive révisée constituait un progrès en instaurant "un plafond de soixante ou soixante-cinq heures selon les cas contre soixante-dix-huit auparavant". La présidence française de l'UE avait également averti les eurodéputés qu'il s'agissait du meilleur compromis possible "compte tenu de l'état des forces en Europe".


Ah bein mince alors, doit se dire Sarko ! :

.

"Ca c'est extraordinaire !

Et si en France y'a des gens qui veulent travailler plus,

hein, on va les en empêcher ?"

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 17:00


Il faut qu'une porte
soit ouverte ou fermée ...


Ségolène Royal sur BFM TV :

"On ne peut pas travailler

dans le sectarisme et dans la fermeture"



(AFP)  Ségolène Royal a estimé aujourd'hui qu'"on ne peut pas travailler dans le sectarisme et dans la fermeture", reprochant une nouvelle fois à la première secrétaire du PS Martine Aubry, de ne pas avoir fait "le rassemblement" dans son équipe de direction.


"Je regrette qu'elle n'ait pas fait preuve d'ouverture, on ne peut pas ouvrir un parti sur une société si on commence à le fermer à la moitié des siens", a déclaré sur RMC Mme Royal, battue de justesse par la maire de Lille pour le poste de premier secrétaire et dont les partisans sont absents du secrétariat national du parti.


"On ne peut pas travailler dans le sectarisme et dans la fermeture, je crois que ça ce n'est pas possible", a-t-elle ajouté.


"Je ne ferai rien pour empêcher sa réussite mais en même temps je continuerai à m'exprimer et je regrette qu'il n'y ait pas eu le rassemblement", a-t-elle lancé, estimant que sa défaite face à Martine Aubry "est une défaite provisoire qui prépare, j'espère, d'autres victoires".

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 13:00
 
APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA


La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.

C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations.

Elles appellent à agir massivement et interpeller les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :

- défendre l’emploi privé et public,
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale,
- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.

Les organisations syndicales rendront publique le 5 janvier 2009, une déclaration commune développant leurs propositions et revendications.

Paris, le 15 décembre 2008

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 11:00

C'était le 2 décembre 2008 ...

Source : Le Point.fr

Patrick de Carolis : "Le lobbying de TF1 et M6

est choquant et indécent"


Patrick de Carolis n'a pas l'habitude de mâcher ses mots. Ce matin, alors qu'il présentait les grilles de Noël de France Télévisions, il a exprimé une opinion tranchée sur certains amendements au projet de loi audiovisuelle, inspirés, selon lui, par TF1 et M6.
"Le lobbying de TF1 et M6 est choquant et indécent, a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes. Si nos concurrents commerciaux pouvaient nous mettre le pied dessus comme on écrase une cigarette, ils le feraient."

Patrice Duhamel, son numéro 2, présent à ses côtés, a enchaîné sur le ton de l'humour : "J'attends avec sérénité les amendements qui nous demanderont de diffuser les bandes annonces de TF1 et M6 sur France Télévisions."
Patrice Duhamel fait ici allusion à l'amendement 66 rectifié déposé par les députés UMP Paternotte, Boënnec, Gandolfi-Sheit, Malherbe, Maurer, Morenvillier, Pancher, Robert, Straumann ainsi que mesdames Fort et Hostalier. Selon cet amendement, "les créneaux libérés par les messages publicitaires sur les chaînes publiques seront dédiés à la diffusion de spots ayant pour thèmes : l'éducation sanitaire et sociale, le développement durable, l'instruction civique et citoyenne et l'Union européenne".
Autant le dire, cet amendement a "peu de chances d'être voté", selon un porte-parole du groupe UMP, proche de Jean-François Copé.


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