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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 21:38

 

La faible croissance fait voler en éclats les promesses de Sarkozy


Source : letemps.ch   -  19.08.2008

           

FRANCE. Le gouvernement de François Fillon s'est réuni en urgence pour faire face à la mauvaise conjoncture. Mais, au sommet du pouvoir, la division règne.
 

Nicolas Sarkozy est pris au piège de ses promesses sur la croissance et le pouvoir d'achat. Lundi, son premier ministre, François Fillon, a réuni en urgence une partie du gouvernement, afin de faire face au brutal retournement de conjoncture annoncé pour le deuxième trimestre de cette année.

L'économie française se serait contractée de 0,3%, un mauvais chiffre qui contraste avec l'optimisme forcené affiché par le président depuis son élection.

 

Entouré de ministres bronzés mais aux visages fermés, François Fillon a imputé le trou d'air hexagonal à la tendance générale de l'économie mondiale, "qui est celle du ralentissement". Il a prédit un "cap difficile à passer" qui devrait durer "quelques mois" et contre lequel il ne dispose d'aucun remède immédiat. "Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance [...] artificiel", a estimé le premier ministre, d'autant que son gouvernement n'a pas d'argent pour le financer. A la place, il mise sur une réforme de la fiscalité des entreprises, doublé d'un "effort très strict" de maîtrise des dépenses.

Seule lueur d'optimisme dans ce discours austère: il ne devrait pas y avoir à proprement parler de récession puisque la France connaîtra tout de même, selon François Fillon, "une croissance positive en 2008". 

On est loin de l'assurance de Nicolas Sarkozy qui, il y a moins d'un an, s'engageait sur une accélération rapide de l'activité économique. "2007, je n'y suis quand même pour rien! 2008, on va essayer de la doper et, 2009, ce sera la mienne", expliquait-il en promettant d'«aller chercher» une croissance comprise entre 2,5 et 3% dès l'an prochain. 

Au vu des dernières statistiques, cet objectif a peu de chances d'être atteint. Et nombre d'observateurs, même bien disposés envers le président, se demandent si ce dernier n'a pas commis une lourde faute en axant toute sa politique sur le thème du pouvoir d'achat. 

"Ça n'était pas la meilleure des idées, estime ainsi l'économiste libéral Jacques Marseille. Tant qu'on aura des dépenses publiques aussi élevées, on n'aura aucune marge de manœuvre budgétaire. L'erreur a été de ne pas mettre cela assez en avant. On le paie lourdement aujourd'hui, en termes de capacité de relance et en termes de communication politique." 

Au début de cet été, le gouvernement avait lancé une campagne télévisée vantant son action pour augmenter le pouvoir d'achat. "Vous êtes impatients? Nous aussi!", proclamait un spot diffusé aux heures de grande écoute. Mais le message a été brouillé par l'envolée des prix du pétrole et la flambée des denrées alimentaires, qui ont entamé les revenus des Français les plus modestes. Aujourd'hui, l'essoufflement de la croissance le fait paraître encore plus incongru. 

La morosité économique réveille aussi de vieux clivages au sommet de l'Etat. Ils opposent les populistes, partisans d'une distribution d'argent public pour relancer la consommation, aux rigoristes, attachés à la réduction des dépenses et à des mesures structurelles destinées à rétablir la compétitivité du pays. Le second camp, majoritaire, comprendrait notamment le conseiller économique du président, François Pérol, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le premier ministre lui-même. Mais ils ne sont pas sûrs d'avoir l'oreille de Nicolas Sarkozy. 

"Pérol et Lagarde savent que la relance du pouvoir d'achat est inefficace, note un économiste en vue. Mais ils ne savent pas comment l'expliquer au président. Et ils n'osent pas le dire publiquement." 

Le ralentissement actuel, s'il se confirme, aura peut-être le mérite de forcer Nicolas Sarkozy à clarifier son discours. "On va devoir passer deux années extrêmement difficiles, ce n'est pas la peine de le cacher, estime l'essayiste et avocat Nicolas Baverez, un partisan déclaré du président. Les mots de rigueur, d'austérité, qu'on ne veut surtout pas prononcer, sont déjà au cœur de la vie quotidienne des Français, qui s'y sont déjà adaptés", en se ruant sur les produits les moins chers et en réduisant leur consommation.

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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 21:32

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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 22:02
Rodomontades et dégonflages se succèdent à une cadence accélérée,
donnant de la France l'image d'une République d'opérette ...


Source : nouvelobs.com - le 14.08.2008 - Article de Jacques JULLIARD

Quelqu'un pourrait-il nous expliquer la politique chinoise de Nicolas Sarkozy ? Car, moi, je donne ma langue au chat.

Tout avait bien commencé en août 2007, quand le nouveau président fait un voyage très réussi à Pékin, avec à la clé 20 milliards de contrats, notamment pour Airbus, Areva... Bon, me disais-je alors, cette politique manque de panache, et les droits de l'homme sont passés par profits et pertes. Mais quoi ! C'est le réalisme habituel de la droite. Il a été élu pour ça : les chômeurs français avant les taulards chinois.

S'est-il, à cette occasion, engagé à ne pas se mêler des affaires intérieures de l'Empire du Milieu ? Lui-même le nie, mais les Chinois se comportent comme s'il l'avait fait. D'où leur fureur quand Sarkozy, sensible à la pression intérieure française, conditionne, en mars 2008, sa venue à Pékin à des pas en avant dans l'affaire tibétaine. Pourquoi pas, me dis-je alors. Le président, après réflexion, vient de s'aligner sur la fermeté tranquille d'Angela Merkel, qui a décidé une fois pour toutes et sans tapage qu'elle n'irait pas à Pékin. Et cela sans désagrément particulier pour son pays. Mais quand il s'agit de la France les Chinois ne décolèrent pas.

Alors, tout compte fait, Sarkozy ira à Pékin : on ne boycotte pas, dit-il, le quart de l'humanité. A ceci près que ce n'est pas le quart de l'humanité qu'il s'agissait de boycotter, mais ses dirigeants, qui lui refusent la liberté. Peine perdue : lors de la cérémonie d'ouverture, la délégation française est la seule à être sifflée : bravo l'artiste
!


Dernier épisode de ce feuilleton digne des Pieds Nickelés. Le dalaï-lama s'annonce à Paris durant les Jeux, ce qui n'est pas un cadeau, convenons-en. Et Sarkozy le recevra : "Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda et mes rendez-vous" (10 juillet). "Conséquences graves à prévoir", réplique alors l'ambassadeur de Chine.
Vraiment ? Alors, pas de réception du dalaï-lama ! Il risque de se vexer ? On lui enverra Carla.


Il est tout de même difficile de faire plus brouillon et plus maladroit. Rodomontades et dégonflages se succèdent à une cadence accélérée, donnant de la France l'image d'une République d'opérette, d'un rocher de Monaco de 550 000 kilomètres carrés. Les Français s'accommodent tant bien que mal de ce président capricant et peu fiable, car ils l'ont élu. Mais nos partenaires étrangers voient de plus en plus mal pourquoi ils devraient supporter ce gyrophare en folie.

(extra cette image !!!)

Mais il n'y a pas que Sarkozy pour inquiéter. La Chine aussi. On s'est extasié un peu partout, et non sans raison, sur la perfection grandiose de cette cérémonie d'ouverture. J'avoue que ces gigantesques déploiements humains, où l'individu est réduit à l'état de point coloré sur une tapisserie, me laissent dans un état de fort malaise. Qu'on le veuille ou non, ces parades évoquent des précédents totalitaires. L'Allemagne nazie, la Corée du Nord, la Chine de Mao, déjà... Certes, les dirigeants de Pékin ont eu l'intelligence de ne pas faire de la cérémonie une apothéose du régime. Reste qu'elle était tout sauf un hymne à la liberté. Surtout quand on sait que 400 000 hommes en armes patrouillent dans les rues, que les prisons sont pleines, que le Tibet est sous la botte et que les dissidents sont pourchassés.

"C'est une grave erreur de la communauté internationale, écrit Jean-Luc Domenach, l'un des meilleurs sinologues français, d'avoir donné les Jeux à la Chine comme si elle était devenue un pays normal" (le Parisien, 9 août 2008). Les Jeux de Pékin, ce cadeau empoisonné fait à ce troupeau de Panurge que l'on nomme la communauté internationale, sont l'oeuvre de l'ancien président du CIO, le vieux franquiste Juan Samaranch.

Certes, comme à l'ordinaire, les Occidentaux en repartiront avec une belle cargaison de médailles. Il en est pourtant deux qui, à coup sûr, manqueront à leur palmarès : la médaille de la lucidité et celle du courage.

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 21:00

"Réforme, vous avez dit réforme !"
par Dominique Bertinotti

Maire du 4ème arrondissement de Paris


Voilà plusieurs mois de silence sur mon blog depuis la campagne électorale des municipales, non que la volonté de poursuivre ce dialogue avec vous m’ait quittée mais l’installation de mon  équipe largement renouvelée, le lancement des chantiers de la seconde mandature, les activités locales toujours très nombreuses en juin, l’implication dans la préparation du congrès du parti socialiste m’ont tenue éloignée de ces rendez-vous réguliers sur le net.

Et pourtant l’actualité française et internationale n’a pas été en peine de fournir matière à réflexion.
Pas un secteur qui ne soit concerné par l’activisme de N Sarkozy : la santé, l’éducation nationale, le travail, l’armée etc, etc. Nos concitoyens se portent-ils mieux aujourd’hui ?

Le pouvoir d’achat régresse, la précarisation de notre société augmente, l’avenir incertain mais qu’à cela ne tienne, notre président réforme ! Un  beau mot, ce mot de "réforme" qui  est en passe d’être dévoyé par Sarkozy.

Reprenons la définition du Petit Robert : "réforme : amélioration apportée dans le domaine moral ou social".

Amélioration quand le malade de longue durée s’est vu menacé de non remboursement des médicaments dit de confort ?

Amélioration quand les services publics dans nos régions disparaissent, quand réflexion sur le temps de travail se résume à travailler plus pour ne pas gagner forcément plus ?

Et quand tout cela ne donne pas les résultats escomptés ?

La faute au chômeur qui ne veut pas travailler, la faute au malade qui ne guérit pas assez vite, la faute à l’enseignant  qui n’est "pas devant les élèves".


Assez de cette politique de stigmatisation, de bouc émissaire commode visant à dresser les Français les uns contre les autres, à provoquer l’éclatement et  la fragmentation de notre société.

Alors, j’entends d’ici en face, ceux qui diront : la gauche, elle est dépensière, hostile à tout, conservatrice.


Non, la gauche est pour la réforme, de celle que l’on fait avec les citoyens et pas contre les citoyens.

Peut-être avait-elle un peu trop oublié cet esprit de réforme, s’était-elle un peu assoupie dans un conformisme.

La campagne présidentielle autour de S Royal l’a réveillée, le congrès de Reims doit lui donner toute la force de son renouveau, la capacité à en faire une gauche sans tabou, une gauche du mouvement autour d’un(e) leader.

Un beau challenge qui  certes, risque de ne pas être un long fleuve tranquille mais tellement porteur d’espérance pour tous à condition que les socialistes sachent en faire un "congrès utile et serein" pour les Français.


Alors, prenons des forces pendant cette période estivale.

Bel été à tous et à toutes,

A la rentrée ...

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:00

Merci à Denis de m'avoir transmis le dessin, et l'adresse du site "Snut"


Renault a annoncé le jeudi 24 juillet un sévère plan d'économies comportant la suppression de 5.000 emplois en Europe. Ainsi que la réduction à une équipe de production à l'usine normande de Sandouville (où est fabriquée la Laguna), en insistant sur la dégradation de la situation économique.

Le constructeur dégage toutefois des résultats en hausse sur le semestre.

Le groupe s'oriente vers des "départs volontaires".

 

Un peu scabreux, le dessin, mais bon !

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 23:00

"Continuez comme cela et la réélection de Sarkozy est assurée..."

C'est la conclusion de cette lettre ouverte aux socialistes,

par Jacques JULLIARD  -  Le nouvel Observateur, 31 juillet 2008



Chers socialistes, vous ne vous aimez pas. Voilà pour moi le fait majeur; celui qui, plus que la panne d'électricité intellectuelle, plus même que le défaut d'un leader incontesté, explique le doute qui plane aujourd'hui sur le PS et la difficulté qu'il a d'exister comme parti.

J'ai failli commencer cette lettre en vous donnant du "chers camarades". Et puis, non. Je ne puis vous appeler camarades puisque vous n'arrivez même pas à vous conduire en camarades. Je connais quelques-uns d'entre vous personnellement. Chacun a des qualités, des défauts, des manies, des amours, un musicien favori, des souvenirs d'enfance; parfois même un idéal. Un être humain en somme.

Que l'on vous voie réunis et le cauchemar commence. Ce ne sont que coups tordus, allusions perfides, manoeuvres d'arrière-salle de bistrot. Et surtout la haine. Oui, la haine entre vous.

L'ambition aussi bien sûr, et cela est normal. Mais la haine ? Je scrute les visages, car c'est la chose la plus intéressante du monde. J'ai vu l'autre jour l'arrivée en groupe, à je ne sais quelle réunion fractionnelle, de ceux qui s'appellent, Dieu sait pourquoi, les reconstructeurs, puisqu'ils passent leur temps à démolir. Mais qu'importe ! Cela, c'est de la politique politicienne. Ce qui m'importe, c'est le reste. Les mimiques faussement détachées, les rictus derrière des airs d'impénétrable sérénité. Les plis du visage, ceux qu'impriment sans retour les nuits blanches des commissions de résolution, le scepticisme de bon ton, le cynisme, le mépris de l'autre, l'envie de tuer. Mais comment des êtres humains normaux peuvent-ils respirer et accepter volontairement de vivre dans des atmosphères aussi empoisonnées ? C'est pour moi un mystère.

Tenez, le cas Ségolène. Je n'avais pas d'affinités particulières avec elle, et pour la candidature présidentielle, j'inclinais au départ pour François Hollande. Mais après que vous l'ayez désignée, je me suis mis à la soutenir sans arrière-pensées. Pas vous ! Vous devriez avoir honte de la façon dont vous avez traité et dont vous traitez encore votre candidate. Avez- vous fait assez de gorges chaudes à propos de ses positions hostiles au nucléaire iranien, fût-il civil ? Lequel d'entre vous a-t-il reconnu qu'elle avait raison ? Quand elle déclare justement que la libération d'Ingrid Betancourt ne doit rien à la diplomatie française, vous faites cause commune avec toute la droite : décidément, cette effrontée ne sait pas se tenir. Quand elle dénonce en Nicolas Sarkozy le parti de l'argent, vous toussotez et regardez ailleurs.

Quand, victime de trois effractions et mises à sac très suspectes, elle finit par s'interroger publiquement sur la mansuétude de la police, votre souci est de l'enfoncer. Des preuves ! On veut des preuves !

Avec des camarades comme vous, les aboyeurs professionnels de l'UMP peuvent partir en vacances.

Il faut croire qu'il y a dans ce bouillon de culture délétère de la Rue-de-Solferino quelque chose de contagieux, quand on voit à son tour Ségolène se déchaîner contre Jack Lang, coupable d'avoir voté selon ses convictions au Congrès de Versailles. Comment une femme comme elle, qui n'a pas craint de défier l'orthodoxie et la discipline de son parti à la veille du second tour de la présidentielle, en prenant langue avec François Bayrou, peut-elle se laisser aller à traiter Jack Lang de "traître", pour quelque chose d'infiniment moins grave ? Quelle imprudence ! Quelle inconséquence ! Quel alignement moral sur ses pires ennemis !

Continuez tous comme cela et la réélection de Sarkozy est assurée. Car enfin, s'il n'y a pas entre militants socialistes un minimum d'amitié, d'estime, de solidarité; s'il n'y a pas un peu de cette fibre fraternelle qui nous rend proches d'Eugène Varlin, de Jean Jaurès, de Pierre Mauroy, alors Manuel Valls a raison : il faut vite changer de nom; ce parti ne mérite plus de s'appeler socialiste. Au fait, je connais le jour où Ségolène Royal vous est devenue définitivement insupportable. C'était à Charléty, à la veille du premier tour de la présidentielle. Elle s'était écriée : "Aimons-nous les uns les autres".

Décidément, cette femme est folle, on vous l'avait dit.


Je suis assez d'accord, dans l'ensemble. Mais Jacques JULLIARD pousse un peu, provoque. Je conteste certaines de ses accusations à l'encontre du PS :

- sur la libération d'Ingrid Betancourt, je n'ai pas perçu que "le PS" faisait cause commune avec toute la droite. Certes, quelques voix discordantes comme toujours au PS ... tiens, encore Djak il m'a semblé ...

-  la dénonciation de Sarkozy-UMP, parti de l'argent, est quasi unamine au PS. Si on ne l'entend pas fort, c'est sans doute que les médias ne répercutent pas le message. C'est étonnant, non ? Ils regardent ailleurs, ça doit être pour ça !

- sur les trois effractions et mises à sac très suspectes, les déclarations de soutien ont été nombreuses. Et la plus marquante n'a t-elle pas été celle de Jean-Luc Mélenchon ! Protestation et soutien que je crois sincères.

- sur Jack LANG, fallait-il utiliser le mot "traître" ? Jocker ! Mais quand même, son reniement est tellement emblématique de la cacophonie habituelle au PS qu'on peut comprendre l'emportement. Il apparaît comme un couronnement, une apothéose après tant d'épisodes qui exaspèrent les militants !

Sur la notion de "convictions" pour tenter d'expliquer l'acte, objection M. JULLIARD, l'intéressé en avait parlé dans un bouquin ... clamant son acte de foi pour l'impérieuse nécessité du collectif dans un parti ...

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 19:00
Merci à Dominique (du site ami "Rueil-Malmaison soutient Ségolène Royal") de nous le rappeler :

Aujourd'hui, 31 juillet 2008, nous célébrons le 94e anniversaire
de l'assassinat de Jean JAURES.
Que reste-t-il de son action, de son courage ?
 

Brel - Jaurès  -  envoyé par mereduchesne


En septembre 2007, sous cette même chanson "Jaurès" (glorifié par Sarko, souvenez-vous !),
j'avais fait un montage vidéo :
Le nouveau "contrat social", façon Sarko


Rétrospectivement, avec le matraquage social qui a suivi, on retrouve tout !!!

Enfin "tout" ? C'est loin d'être fini !!!

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 09:00
30 juillet 2008 :

60590  signatures électroniques enregistrées et 510 signatures d'organisations, collectifs, partis et syndicats depuis le 10 juillet.


Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux ...

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST). 

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif". Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. 

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à "l’ordre public". 

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives … 

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois. 

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

 

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

 

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

 

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :


- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

                                                                                 

                                                                                     Pour signer, cliquer sur le logo -->


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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 10:00

Dites, docteur PAVLOV, c'est grave ? Des camarades nous disent que nous faisons de l'antisarkozysme "pavlovien", et nous pensons, nous, qu'il faut s'opposer chaque fois que c'est nécessaire, chaque fois que Sarkozy franchit une étape de plus vers la monocratie, la casse sociale et l'injustice.

C'est en quelque sorte ce qu'ont écrit dans une tribune (journal Le Monde du 29 juillet) des élus et proches de Ségolène ROYAL :


                        De l'opposition en démocratie :

N
ous serons courts. La gauche ne doit pas s'abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s'opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n'a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l'adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d'en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l'attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu'une majorité applaudira le président lorsqu'il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement.

Il n'a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d'amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l'image d'un jeu d'échecs, on prend à son adversaire. D'emblée, c'est une stratégie de contournement des partis institués de l'opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu'on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D'où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s'interrogent sur la bienséance de l'opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s'excuser lorsque l'on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu'ils consentent aux règles du jeu qu'elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l'inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les "importants" et les "puissants".

Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l'éducation, cadres pressurés par l'augmentation du forfait jours, accords d'entreprises d'autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d'être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d'une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l'avenir quand tout semble joué et que les réseaux d'influence et de cooptation l'emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n'est que le début. C'est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu'une autre politique est possible.

La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle se présente et qu'elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste.

Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d'autant plus fermement que nous proposerons d'autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l'après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République.

Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme.

En matière de convictions, la fermeté n'est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd'hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c'est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l'unité et au courage.


David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen).

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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 08:00

Pour commencer la journée dans la joie et la bonne humeur !

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