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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 09:00

      Lu sur le blog

de Jean-Louis BIANCO


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Revue de presse sur le Parti Socialiste
:

Les manoeuvres diverses pour  tenter de verrouiller une majorité pour le Congrès dans le dos des militants ...

Une pleine page de Libé consacrée à Jack Lang. Suspense insoutenable : va-t’il voter "oui" à la réforme des institutions ou limiter son audace à l’abstention ?

Depuis des jours, rien ou presque sur le contenu des contributions, les textes préparatoires au Congrès, qui avancent des analyses, des idées, des propositions. Exercice de démocratie qui n’a pas beaucoup d’équivalent.

Le PS est inaudible. Sans doute. Il en est le premier responsable à travers les petites phrases et les problèmes d’ego. Indiscutable.

Mais quand même : Est-ce que dans une démocratie digne de ce nom, il est normal qu’on passe quasiment sous silence le travail de fond effectué. Qu’en dites vous mesdames et messieurs les journalistes ?

Mais si, on entend les socialistes !

Que dit l’article ? Qu’à part Jack Lang, tous les élus PS vont voter contre la réforme des institutions. Le titre est-il vraiment en rapport avec le contenu ? À nouveau un grand merci pour le bourrage de crânes.

Si vous voulez dépasser la mousse journalistique et l’écume des choses lisez plutôt le remarquable papier de Robert Badinter dans "le Monde".

Je partage totalement son analyse:

- Nous sommes dans l’hyperprésidence : le président est le véritable chef du gouvernement, pour ne pas dire le gouvernement à lui seul.
Il est le chef réel de la majorité. Ce pouvoir n’est assorti d’aucune responsabilité. C’est ce que Robert Badinter appelle la monocratie, le pouvoir d’un seul.

- Le pouvoir de nomination aux grandes fonctions (Conseil constitutionnel, CSA, etc.) est un leurre. Le choix du président pourra être repoussé par une majorité des 3/5, autrement dit jamais, sauf catastrophe dans la majorité présidentielles. La vraie mesure renforçant les pouvoirs du Parlement aurait été, comme nous l’avions proposé, une majorité positive des 3/5, nécessitant l’accord de l’opposition.

- On nous vante la maîtrise de la moitié de l’ordre du jour par le Parlement. En réalité, ça fait un jour pour trois semaines, à partager avec les centristes !

- Et rien sur le mode d’élection des Sénateurs, le Sénat condamné à être à droite pour l’éternité !

Je voterai non, sans l’ombre d’une hésitation.

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 18:00

 
                        Source : leparisien.fr  -  20 juillet 2008



Ségolène ROYAL vient de signer avec le sociologue Alain TOURAINE un livre chez Grasset : "Si la gauche veut des idées". Elle l'a dédicacé hier chez elle, à Saintes (Charente-Maritime). L'ex-candidate à l'élection présidentielle - aujourd'hui candidate au poste de premier secrétaire du PS - suit son chemin sans s'occuper de ceux qui, même à gauche, la décrivent comme de plus en plus isolée.


Elle se veut sans concessions envers l'actuelle majorité, et surtout Nicolas Sarkozy.

Son souhait : que la révision constitutionnelle - qui sera soumise demain à Versailles aux députés et sénateurs réunis en Congrès - échoue. Selon elle, c'est "un texte médiocre".

La tentative de proposer in extremis à la gauche et au centre une dose de proportionnelle pour les futures législatives ? "Un os à ronger", réplique-t-elle, cinglante.

Une censure systématique ? "Je ne fais que mon devoir d'opposante."

Malgré les ultimes concessions du gouvernement, pensez-vous que le PS doit, demain à Versailles, dire non à la révision constitutionnelle ?

Ségolène Royal.
Pour que la France se réforme, il faut un Parlement plus représentatif de la société française, et surtout un Parlement - Assemblée nationale et Sénat - où chacun se consacrerait à plein-temps à sa tâche. Le mandat unique s'impose donc, et il n'en est malheureusement pas question dans le texte.

Par ailleurs, il y manque tant de choses !...

Où sont les garanties et les moyens d'indépendance de la presse ? Aujourd'hui, que constate-t-on en effet ? Une mainmise des groupes financiers proches du pouvoir sur les principaux médias, et la tentative de mise sous tutelle du service public de l'audiovisuel.

Il manque aussi ces deux autres piliers que sont la démocratie sociale - on a vu récemment la façon humiliante dont Nicolas Sarkozy traite les syndicats - et la démocratie territoriale, avec une nouvelle étape de décentralisation qui permettrait à l'Etat d'être plus efficace. Il ne serait donc pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques.

Et si on proposait in extremis au PS et au MoDem une petite dose de proportionnelle pour les législatives ?

Il s'agit de mieux faire fonctionner la République, et il y aurait des bouts d'amendement lâchés comme un os à ronger à la gauche et au centre au dernier moment par le président de la République. Ces méthodes ne sont pas sérieuses.

Si la révision échoue demain à Versailles, pourra-t-on parler d'une victoire du PS ?

Non. On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre.

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 10:00

Interview de Robert BADINTER sur RTL - 17 juillet 2008


"Si la révision est rejetée, ce n'est certainement pas de la faute de l'opposition. C'est tout simplement à cause de deux faits :

1 - l'accroissement des pouvoirs du président

2 - l'obstination incroyable de la majorité sénatoriale qui entend garder un système absolument anti démocratique."



Robert BADINTER ne veut pas d'un sacre de Nicolas 1er.
Le sénateur socialiste a réaffirmé son opposition à cette réforme des institutions
qui donne plus de pouvoir au président.

S’il peut s'exprimer devant le Congrès, on assistera à un "président entrant en majesté".

Selon lui, Sarkozy veut mettre en place une "monocratie"

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 22:00

                                                       
                                                    COMMUNIQUE DE PRESSE

        Trois responsables socialistes déplorent la présentation d’un amendement
   par le groupe PS à l’Assemblée Nationale contre la création de sièges de députés
                                                         des Français de l’étranger.


Paris / Bruxelles (9 juillet 2008) -
Pierre-Yves Le Borgn’, Premier Secrétaire de la Fédération des Français à l’Etranger du Parti Socialiste, ainsi que Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung, Sénateurs PS représentant les Français établis hors de France, déplorent la présentation par le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale le 8 juillet d’un amendement au projet de loi constitutionnelle visant à supprimer la création de sièges de députés des Français de l’étranger.

"Nous nous désolidarisons de cette initiative, prise sans la moindre concertation avec nous. 
Cet amendement se place malheureusement en rupture avec les projets socialistes de 2001 et 2006, qui, grâce au militantisme de la Fédération des Français à l’Etranger, avaient intégré la création de sièges de députés des Français de l’étranger au rang de proposition. Tant Lionel Jospin en 2002 que Ségolène Royal en 2007 avaient repris cette proposition dans leurs programmes présidentiels respectifs".

Les Français établis hors de France peuvent exercer leur droit de vote à l’étranger pour l’élection présidentielle et le référendum. Depuis 1976, le corps électoral et le nombre de bureaux de vote à l’étranger n’ont cessé de croître. 132 000 électeurs y étaient inscrits pour l’élection présidentielle de 1981. Ils étaient 821 600 pour l’élection de 2007. Rapporté aux listes électorales des départements, ce nombre place désormais les Français de l’étranger au 9ème rang (derrière la Seine-Maritime et devant la Seine-et-Marne), sachant que seuls 10 départements dépassent les 800 000 inscrits.

Exactement 535 738 de ces 821 600 électeurs ne disposaient pas d’une inscription dans une commune de France leur permettant de voter aux élections législatives, régionales, cantonales, municipales et européennes. Leur expression civique est donc limitée au mieux à l’élection présidentielle et au référendum. En outre, ceux des 821 600 électeurs qui sont inscrits dans une commune de France s’y rendent très rarement pour voter et éprouvent en pratique les plus grandes difficultés pour y trouver un mandataire afin de voter par procuration. De ce fait, la participation des Français de l’étranger aux scrutins autres que l’élection présidentielle et le référendum, parmi lesquels les élections législatives, est très limitée, voire virtuelle.

"Même si nous regrettons que le gouvernement ait fait le choix de plafonner à 577 le total de sièges à l’Assemblée Nationale, forçant ainsi la réduction du nombre actuel de circonscriptions pour faire place aux députés des Français de l’étranger, nous ne pouvons accepter que cette difficulté légitime le reniement par le Parti Socialiste de sa proposition initiale", 
indiquent le Premier Secrétaire Fédéral et les deux Sénateurs. "Nous ne pouvons pas nous satisfaire plus longtemps qu’une catégorie de Français dispose d’une représentation parlementaire unijambiste dans le seul Sénat, qui empêche depuis toujours la prise en compte efficace de leurs intérêts et attentes dans le cadre de la navette parlementaire. Nous nous élevons contre une appréciation politique hâtive et de courte vue, qui véhicule les poncifs les plus éculés sur les Français de l’étranger, que nous pensions révolus au Parti Socialiste".

Pierre-Yves Le Borgn’ ajoute : "J’avais porté depuis des années cette proposition de création de sièges de députés des Français de l’étranger au nom des militants socialistes établis à travers le monde. La décision du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale de présenter cet amendement la nuit dernière est un désaveu clair de notre engagement. Elle ruine ce travail. J’ai remis ce matin à François Hollande ma démission de la fonction de Délégué National aux Français de l’étranger, à laquelle il m’avait nommé à l’issue du Congrès du Mans en décembre 2005, en sus de mes fonctions à la tête de la Fédération. M’y maintenir dans ces conditions n’avait malheureusement plus guère de sens".

Pierre-Yves Le Borgn’, Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung entendent œuvrer pour que le groupe socialiste au Sénat,  qui s’était prononcé en première lecture pour la création de sièges de députés des Français de l’étranger, maintienne sa position en seconde lecture dans les prochains jours.

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 13:00

Nous sommes dans un parti qui s’attache à mettre en avant les idées, à définir un projet … avant de choisir le "leadership" répètent d’ailleurs à l’envi certains responsables, à l’approche du Congrès PS de novembre.
Alors, tous les adhérents sont en droit, et sont même en devoir d’être exigeants sur le respect des idées, des projets déjà connus au sein du parti. A t-on la mémoire aussi courte pour avoir oublié les projets socialistes de 2001 et de 2006 ?

C’est contre cela que des responsables de la FFE (Fédération des Français à l’Etranger) s’insurgent, en dénonçant l’attitude consternante des députés PS lors de la discussion sur la réforme des institutions. On peut comprendre leur réaction, dont voici un exemple, en provenance de Belgique :
 

"Un événement consternant s'est produit à l'Assemblée Nationale le mardi 9 juillet.

Le Groupe Socialiste a rejeté la mise en place de Députés pour les Français de l'Etranger par l'amendement 240.

Nos députés socialistes, notre Premier Secrétaire en tête, ont renié consciencieusement ce que nous considérons comme un droit fondamental, notre représentation à l'assemblée nationale.

Ce droit qui, grâce au travail continu de Pierre Yves Le Borgn' (1er secrétaire fédéral),  était inscrit dans notre programme électoral depuis 2002.

Nous ne pouvons pas accepter que notre propre Parti pour des raisons de petite politique et surtout de méconnaissance complète de notre situation nous prive de ce droit."
 

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RAPPEL : Projet des Socialistes de 2006 – Partie III "Refonder la République"

"… élection au suffrage universel direct de députés représentant les Français de l’étranger"
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Et voici cet autre message, en provenance des Etats-Unis :

Chers Tous,

Le Groupe Socialiste de l'Assemblée Nationale a rejeté la mise en place de Députés pour les Français de l'Etranger par l'amendement 240.

C'est pour nous
militants de la FFE un vrai désastre politique. Nous sommes outrés que les promesses électorales faites lors des élections présidentielles de 2002 et 2007 ne soient pas respectées et, au contraire, qu'elles soient bafouées et mises en contradiction avec nos valeurs socialistes.

Nous sommes désespérés de voir notre Parti engagé dans une logique électorale qui ne lui fait envisager les prochaines élections que comme des futurs échecs alors que la Gauche n'a cessé de progresser lors des différentes élections à l'étranger depuis 1981.

Notre Premier Secrétaire Fédéral,
Pierre-Yves Le Borgn', se sentant désavoué dans sa tâche de Délégué National des Français de l'Étranger, a démissionné mercredi dernier de ce poste par dignité et cohérence.

Les camarades de la FFE ont d'ores et déjà exprimé leur mécontentement et vont continuer de l'exprimer dans les jours et semaines qui viennent.

Amitiés socialistes,

Marc Billon
Chicago – Etats-Unis

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 21:00

Ils, ce sont les médias bien évidemment, et les ségophobes en tous genres, de droite … et de gauche !

C’est donc l’histoire d’une "bourderie"
… y’a pas d’raison, j’ai le droit moi aussi à mes néologismes, "bourditude" ça nous a été déjà trop servi !

Elle a été commise par Sarko le 16 juillet, et elle est passée inaperçue.

 

Dans un entretien au journal Le Monde, Sa Majesté défendait "sa" révision constitutionnelle, indiquant notamment :

"Elle vise à faire émerger une démocratie exemplaire.

Je veux dégager la pratique du pouvoir de l’esprit de clan, de secte et de
‘partisannerie’ …"
 

Dans le journal, c’est mis entre parenthèses, et c’est écrit en un seul mot …
"partis…ânerie" aurait été du plus mauvais effet !


Plus sérieusement, à l’approche du vote en Congrès, et compte tenu du résultat incertain, il semblerait que des parlementaires UMP et NC se plaignent du harcèlement dont ils sont l’objet.

Dans les allées du pouvoir, dit-on, il règne une certaine fébrilitude !!!

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 20:00


RETRAITES :

la négociation sur la pénibilité du travail
dans l'impasse


LEMONDE.FR avec AFP et Reuters  -  17.07.2
008

 


Les négociations sur la prise en compte de la pénibilité dans l'âge du départ en retraite entre syndicats et patronat se sont terminées sans accord, après une ultime séance au siège du Medef, mercredi 16 juillet.



"Nous avons pris acte des propos des organisations syndicales qui conduisent à la fin de cette négociation"
, a déclaré François-Xavier Clédat, chef de file de la délégation patronale,
"un accord nous semblait possible sur le volet prévention, mais aucun compromis n'est apparu sur un dispositif de réparation".

Les organisations syndicales demandaient, en effet, que soit créé un dispositif de départ anticipé en retraite pour les salariés ayant exercé des tâches pénibles, ce que la délégation patronale a interprété comme "la mise en place de nouveaux régimes spéciaux". Les employeurs proposaient un régime de départ progressif deux ou trois ans avant l'âge normal de la retraite, sous forme d'un mi-temps payé 60 % de l'ancien salaire, à condition que l'Etat paye les 40 % complémentaires.

"IL Y A EU DU GÂCHIS"

Cette impasse met un terme à trois ans de négociations infructueuses sur la pénibilité du travail, un dossier qui faisait partie intégrante de la réforme des retraites pilotée par l'actuel premier ministre, François Fillon, en 2003. Les deux camps n'ont d'ailleurs pas manqué de s'accuser mutuellement de l'absence d'avancées. François-Xavier Clédat déplore que les syndicats n'aient "pas bougé d'un iota", alors que la CFTC accuse le Medef d'"immaturité" et de se "déshumaniser". "Il y a eu du gâchis dans cette négociation. C'est un mal de notre patronat, sur les questions de santé, ils sont toujours à la traîne, comme sur l'amiante", a résumé Jean-Louis Malys de la CFDT.

En l'absence d'un relevé des points d'accord et de désaccord, le gouvernement se voit dans l'obligation de proposer des pistes pour débloquer la situation. Jusque-là, il a laissé les discussions patronat-syndicats suivre leur cours, contrairement aux pressions exercées dans d'autres dossiers d'ordre social, comme les 35 heures ou la représentativité syndicale.

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 13:00

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 23:00

      Lu sur le blog

de Jean-Louis BIANCO


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le 16 juillet 2008  : 
Main basse sur la France

 


Vincent Bolloré, l’homme du yacht des vacances présidentielles, vient d’acquérir l’institut de sondage CSA.


C’est évidemment dans une logique d’entreprise une acquisition parfaitement complémentaire des autres activités du groupe !




Pour mémoire

IFOP : Dirigeante et actionnaire majoritaire, Laurence Parisot, MEDEF.

OpinionWay : Présidé par Hugues Cazenave qui a commencé sa carrière comme chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet, aujourd’hui sénateur UMP de la Meuse… et beau-frère de Vincent Bolloré.

Pierre Giacometti, qui dirigeait IPSOS, faisait partie des invités de la fameuse "nuit du Fouquet’s", au soir de la victoire.


Notre contribution "Combattre et proposer", celle de Ségolène ROYAL,
au chapitre 1 "La vraie nature du sarkozysme" :


C'est un système de pouvoir très spécial, qui repose sur
la concentration et la fusion des intérêts politiques, financiers
et médiatiques d'une nouvelle aristocratie

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 20:00


    Robert BADINTER refuse
     un "sacre" du président
       devant le Parlement






(AFP) Le sénateur PS Robert Badinter a refusé mercredi un "sacre à Versailles" du président de la République, en dénonçant le droit d'adresse devant le Congrès qui lui est accordé par le projet de réforme des institutions.

"Si la révision est rejetée - ce que nul à cet instant ne peut dire - ce n'est certainement pas de la faute de l'opposition", a-t-il dit sur RTL. La réforme doit être soumise aux parlementaires lors d'un congrès à Versailles le 21 juillet. Une majorité des 3/5èmes y sera requise.

"C'est tout simplement à cause" du "maintien par le président et l'accroissement de ses pouvoirs" et de "l'obstination incroyable de la majorité sénatoriale qui entend garder un système absolument antidémocratique", a-t-il jugé, en évoquant le mode de scrutin au Sénat.

L'ancien ministre de la Justice a critiqué le droit d'adresse du président devant le Congrès. "Imaginez la scène: ce sera le président entrant en majesté devant le Congrès, on se lèvera. Il prononcera le message sur l'état de l'union, ça veut dire: louer son bilan et surtout annoncer le programme de l'année à venir".

"Toute sa majorité se lèvera dans une immense ovation à la fin. Le public verra le président de la République physiquement en chef de la majorité. Que devient le Premier ministre dans ce cas-là, tout petit sur son banc parmi les ministres, silencieux?", a lancé M. Badinter, refusant "cette espèce de sacre à Versailles".

Nicolas Sarkozy "tient le gouvernement" et "il tient aussi le Parlement, le législatif, parce qu'il est le chef de la majorité présidentielle", a-t-il affirmé.

"C'est la "monocratie", le pouvoir d'un seul".

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