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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 15:00

Nouveau couac, et de taille ! 


Le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian demande "avec force" le démantèlement des 35 heures.
"
Nous, nous prenons fermement position pour qu'on aille jusqu'au bout et qu'on ne faiblisse pas ... on veut le démantèlement".

A la question "Est-ce la fin de la durée légale du travail?", Patrick Devedjian a répondu: "Oui ... ça cessera d'être un système national".

Il demande que la durée du travail soit déterminée par la négociation sociale, entreprise par entreprise".
Roublard, il ajoute :  "Pour cela, il faut évidemment que la représentativité sociale soit améliorée pour que le rapport de force à l'intérieur de l'entreprise soit équilibré"

En a t-il discuté avec Sarkozy ? Réponse : "Le président de la République là-dessus prendra position le jour où il l'estimera nécessaire". 
 

                      IL DEVRAIT REPASSER LA VIDEO DU DEBAT DU 2 MAI 2007 :

         "LES 35 HEURES COMME DUREE LEGALE DU TRAVAIL, ON TOUCHE PAS" !



En a t-il parlé à Xavier Bertrand : la réponse est "OUI" ...


Deuxième épisode, le Ministre du Travail Xavier Bertrand, promu secrétaire général adjoint de l'UMP, n'est pas sur la même ligne :

Il a estimé qu'il fallait "garder une durée légale du travail à 35 heures"

Ajoutant toutefois qu'une loi permettrait aux entreprises, à partir de début 2009, de négocier de "la souplesse".
 


DE LA SOUPLESSE ! DE LA SOUPLESSE !

ET LE CONTINGENT ANNUEL D'HEURES SUPPLEMENTAIRES (220), C'EST QUOI ?
 
ET LES DISPOSITIFS D'ANNUALISATION DU TEMPS DE TRAVAIL MIS EN PLACE
DANS CERTAINES ENTREPRISES, C'EST QUOI ?


TOUT CELA AVAIT ETE ABORDE LORS DU DEBAT PRESIDENTIEL,
ET SEGOLENE ROYAL S'ETAIT EXPRIMEE ...
FACE AU CANDIDAT D'UNE DROITE FOURBE , MENSONGERE !

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 09:00



Communiqué de Michel SAPIN,

Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

(15.05.2008)




Le Parti socialiste dénonce la fanfaronnade sidérante du gouvernement suite à la publication par l’INSEE des comptes nationaux.


Il s’étonne d’abord que Madame Lagarde puisse "jubiler", selon ses propres termes, d’une croissance revue à 2,1 % en 2007, alors qu’elle-même avait promis une croissance de 3 % au mois de juin, ramenée à 2,5 % en septembre, puis à 2,25 % en octobre et enfin à 2 % en décembre. Ce niveau de croissance atteint en 2007 reste faible, surtout au regard des résultats obtenus par nos principaux partenaires européens (2,6 % pour l’ensemble de la zone euro, 2,5 % pour l’Allemagne et 3 % pour le Royaume-Uni).

Il rappelle ensuite que les comptes nationaux sont une photo du passé, tardive, qui ne rend pas compte des perspectives économiques pour l’avenir. Or, l’analyse des enquêtes de conjoncture montre une dégradation profonde et durable des indicateurs économiques en France :

- les premiers chiffres de la croissance pour 2008 sont très en retrait par rapport à ceux de nos voisins européens (0,6 % pour la France contre 1,5 % pour l’Allemagne) ;

- la production industrielle se tasse (- 0,8 en février et mars 2008) ;

- la demande adressée à l’industrie manufacturière s’effondre, notamment celle en provenance de l’étranger qui baisse de moitié en un an ( de 22 à 11), signe d’une perte profonde de compétitivité de notre économie ;

- la consommation des ménages baisse (- 1,7 % en mars), marquant un affaiblissement de l’unique moteur de la croissance jusqu’ici encore allumé ;
 
- les prix s’envolent dans des proportions inédites (+ 5,7 % en un an dans les hypermarchés, + 5,9 % pour les produits alimentaires), ainsi que le montant des loyers ;

- on observe un véritable retournement de tendance dans l’industrie, avec un effondrement de la construction et du commerce de gros.

Par ailleurs, l’INSEE vient encore de valider le creusement des déficits (2,7 % du PIB contre 2,6 % en 2006) : la France est avec l’Italie le seul pays de la zone euro à voir ses déficits augmenter. On est loin des 2,4 % annoncés par le gouvernement.
 
La hausse de la dette en valeur atteint quant à elle + 40 milliards d’euros.
 
L’autosatisfaction dont fait preuve le gouvernement est dès lors totalement déplacée et à tous égards inacceptable, comme en témoigne la mise en garde que s’apprête à faire la Commission européenne à la France.
 
Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte la responsabilité de la mauvaise santé économique du pays. En faisant le choix, avec le paquet fiscal, de faire des baisses d’impôts à crédit pour les plus aisés de nos concitoyens (10 milliards de baisse de prélèvements obligatoires), et en favorisant une envolée de la dette, la droite s’apprête à faire inéluctablement payer le coût des cadeaux fiscaux par les catégories moyennes et populaires.

Source : http://economie.parti-socialiste.fr/2008/05/15/la-fanfaronnade-siderante-du-gouvernement-suite-a-la-publication-des-comptes-nationaux/
.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 22:00


Pas encore de dessin pour cet article ... Dommage !!!


Brassards de grève :

"Et pourquoi pas une plume dans le derrière ?"

Source NOUVELOBS.COM  -  15.05.2008

François Chérèque, le leader de la CFDT, répond à André Santini qui propose aux fonctionnaires grévistes de porter un bandeau à la japonaise, au lieu de "provoquer la pagaille".

L'invitation du secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini aux fonctionnaires grévistes de mettre "des brassards à la japonaise" a été peu appréciée par plusieurs leaders syndicaux jeudi 15 mai.

"Brassards à la japonaise"
André Santini avait estimé mercredi sur BFM qu'il y avait "d'autres moyens de s'exprimer" que la grève, en référence à celle prévue ce jeudi dans la Fonction publique, proposant par exemple aux fonctionnaires de mettre "des brassards à la japonaise".

"Et pourquoi pas une plume dans le derrière tant qu'on y est ?", a réagi le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, jeudi, dans la manifestation parisienne des fonctionnaires. "C'est quand même extraordinaire : on a des ministres qui nous disent comment il faut organiser les grèves, mais nous, ce qu'on veut, c'est du dialogue pour qu'il n'y ait pas de grève".

"Je conseille à M. Santini de porter lui-même un brassard noir, car il signe la mort de la Fonction publique", a de son côté déclaré le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 19:00

Encore un couac au sein de la majorité


Institutions : le texte retoqué en commission des Affaires étrangères

Source : Nouvelobs avec AFP  -  14.05.2008


La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a rejeté mercredi matin 14 mai le projet de loi de réforme des institutions. La commission était saisie pour avis. Le texte a été rejeté par 4 voix contre 3, a-t-on appris de source parlementaire.

"Ce vote n'a pas d'incidence directe sur la suite des travaux, mais c'est un geste politique fort", a estimé cette même source.

Des députés UMP votent contre
Trois députés UMP -dont le président de la commission Axel Poniatowski- ont voté pour le projet tandis que trois autres -Jacques Myard, Hervé de Charette et Roland Blum- ainsi qu'un député PCF ont voté contre, selon des sources parlementaires.

Axel Poniatowski a confirmé le rejet du projet de loi. "C'est un vote contre émis plutôt sur le texte en l'état. Certaines dispositions doivent être approfondies. Les députés sont en effet gênés par un certain nombre de points de blocage comme la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne", a-t-il tenté de minimiser.

"Ce vote n'a pas de conséquence sur l'avenir du texte", qui doit être examiné à partir de mardi prochain dans l'hémicycle, a souligné le président de la commission.



Nouveau couac

Ce nouveau couac au sein de la majorité survient au lendemain du rejet par les députés du projet de loi sur les OGM, par le vote d'une motion de procédure PCF adoptée à une voix près (136 contre 135), faute d'une mobilisation suffisante des députés de la majorité, divisés sur ce texte.



Le projet de réforme constitutionnelle, sur lequel Nicolas Sarkozy s'est fortement engagé mais qui divise à droite comme à gauche, vise à octroyer, selon le gouvernement, de nouveaux droits au Parlement et aux citoyens.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 22:00
"OGM: un projet qui fait pschiiiitt", titre LIBERATION.FR !  (13.05.2008)

En effet, énorme surprise à l'Assemblée nationale: le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté à la suite de l'adoption d'une motion de procédure du PC. Mais le gouvernement ne renonce pas et devrait passer en force ...

Cet épisode-là, ça fait déjà rire ...

Devant mon poste TV, au journal de 20 heures sur France2, un autre moment de plaisir avec Jean-François Copé, qui déclare :


"Le travail de réforme continue ...

Parce que nous, les députés UMP,

c'est notre feuille 
déroute  ... et on continue".


(je vous le jure, j'ai écouté plusieurs fois l'enregistrement !)

S'IL N'EXISTAIT PAS, IL FAUDRAIT L'INVENTER !!!

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 20:00

Esclavage : Sarkozy et les médias ont la mémoire courte

Par Sébastien Ledoux, enseignant et chercheur

Source : Rue89  - le 12.05.2008


Du Journal du Dimanche à Libération, en passant par Le Monde, Le Figaro ou le Nouvel Observateur, la plupart des médias ont repris dans leur titre "l’annonce" du président Sarkozy faite le 10 mai, à l’occasion de la Journée de commémoration de l’esclavage :


"Sarkozy: l’esclavage enseigné à l’école"
(JDD)
"L’histoire de l’esclavage sera enseignée à l'école primaire" (Le Monde)
"Abolition de l’esclavage : Sarkozy : "cette histoire doit être enseignée à l’école" (TF1)
"L’esclavage enseigné en primaire dès la rentrée" (Nouvel Obs)
"La traite des Noirs enseignée en primaire, annonce Sarkozy" (Libération)
"L’histoire de l’esclavage enseignée en primaire" (Le Figaro)

Et pourtant, derrière ces annonces en fanfare faites au nom de la mémoire… l’oubli.
Oubliés les dizaines de milliers d’enseignants qui enseignent l’esclavage depuis plusieurs années; niés les
programmes de 2002 du primaire, qui eux ont officiellement introduit cette page de notre histoire comme jamais auparavant; nié l’effort entrepris par les éditeurs des manuels tant du primaire que du secondaire pour transmettre cet épisode à nos élèves; méprisé le travail de deux années de la commission des programmes du collège qui vient de proposer pour la première fois les traites et l’esclavage comme un thème d’histoire à part entière en classe de 4e.

"De l’immémoire collective"

Comme le rappelait Chris Marker il y a quelques temps déjà, notre époque vit sans cesse de cette "immémoire collective" que l’actualité construit chaque jour. Le président Sarkozy participe activement à cette entreprise en se forgeant l’image du héros national ouvrant une nouvelle page de l’histoire de France… et les médias suivent en cœur cette mascarade, au mépris d’un patient et rigoureux travail mené depuis maintenant plusieurs années.

Avec la loi Taubira de 2001, puis les polémiques de 2005 autour du rôle positif de la colonisation, une véritable réflexion avait été amorcée sur la transmission pédagogique de l’esclavage à l’école. Cette réflexion s’est concrétisée et nourrie au travers de l’écriture des programmes de l’enseignement primaire et secondaire, et des manuels scolaires. De plus en plus de projets abordant cette histoire ont été réalisés dans de nombreuses académies de France, notamment à Nantes, Bordeaux, Rouen. Le monde scolaire dans son ensemble, en particulier justement dans le primaire, a donc commencé à s’emparer de l’histoire des traites, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Il faut bien avouer que ce non-événement présidentiel a été facilité par les revendications d’associations militantes qui n’ont pas vu ou voulu voir ce travail effectué par l’école pour sortir l’histoire de l’esclavage des marges de l’enseignement. C’est ainsi que SOS Racisme vient de lancer une pétition intitulée "Appel pour l’enseignement de l’histoire de la colonisation et de l’esclavage", tendant à faire croire que l’occultation se poursuit. Or, il n’en est rien, et cette méconnaissance de la part de militants engagés pour une juste cause accrédite le geste du "prince".

A qui sert l’oubli ?

La journée du 10 mai 2008 restera une nouvelle illustration de la fabrique de l’opinion sans mémoire. Les informations du monde inondent notre vie pour s’oublier aussitôt. Les décisions ou déclarations politiques s’appuient de plus en plus sur cet oubli pour mieux s’imposer à nous, à un rythme qui s’accélère.

Au terme d’un an de pouvoir, la communication présidentielle s’évertue encore à créer artificiellement des événements fondateurs.

Hier avec la mémoire des enfants exterminés pendant la Shoah que devaient endosser les élèves de CM2, aujourd’hui avec l’esclavage au primaire, elle compte sur notre amnésie collective pour brouiller le réel et faire croire que tout commence avec son prestidigitateur.







Tenez, à propos des initiatives farfelues du résident actuel (hélas !) de l'Elysée, un petit dessin que j'avais rangé dans mes cartons, juste après les municipales :

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 12:00



Le 10 mai 2008 ... le couac du jour de Nicolas Sarkozy

C’est l’annonce de l’inscription de l’histoire de l’esclavage dans le programme scolaire du primaire…

Cette histoire est en effet déjà au programme !


Enseignement de l'esclavage :
encore une mauvaise note pour Sarkozy !


Source : LIBERATION.FR  -  12.05.2008
 

 

Le Président a déclaré samedi que "la traite des Noirs, l’esclavage, ainsi que leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l’école primaire dès la rentrée prochaine". Or, ils le sont déjà.

Xavier Darcos est mauvais camarade. Le ministre de l'Education aurait dû souffler à son président que l'enseignement de l'esclavage est déjà présent dans les programmes scolaires des écoles primaires. Ça lui aurait évité une mauvaise note, celle que lui ont rageusement donnée des libénautes ...

Une annonce faite à l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, samedi au Jardin du Luxembourg. "Cette histoire doit être inscrite dans les manuels scolaires afin que nos enfants puissent comprendre ce qu’a été l’esclavage : afin que nos enfants puissent mesurer les souffrances que l’esclavage a engendré, les blessures qu’il a laissées dans l’âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique", justifiait-il.

"Sans blague !" lui a rétorqué une Libénaute sur notre site, samedi. "Ma fille est en CM1 et la traite des noirs est au programme. Elle l'a étudié il y a quelques semaines déjà. Cette semaine, c'est la Révolution française... Pas au courant le Sarko..."

"Déja fait!!!", s'énerve Rimas, autre internaute. "Un programme est déjà proposé en primaire pour les CM1 et CM2. Je croyais qu'il avait arrêté ces mascarades pour incarner la stature d'un chef d'état. Mais où allons-nous. Je pensais aussi qu'il devait s'occuper des réformes “cruciales pour la france”. Pourquoi, ces distractions médiatiques???" Et ainsi de suite.

Après vérifications, il s'avère effectivement que la traite des Noirs fait partie de l'enseignement du cycle 3 de l'école primaire, à savoir des classes de CE2, CM1 et CM2. Au moins depuis 2002. Et cet enseignement est rappelé dans l'édition 2007-2008 mise en ligne par le Bulletin officiel de l'Education nationale.

L'article complet de LIBERATION.FR  :  CLIQUER ICI


                      ENCORE UN EFFET D'ANNONCE !!!

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 21:00



SARKOZY CONTRE LES MEDIAS !!!

"Sarkozy utilise à nouveau la théorie du bouc-émissaire"

par Philipe Cohen,

rédacteur en chef du site Marianne2.fr

Source NOUVELOBS.COM  -  le 09.05.2008


Un président qui s'en prend à la presse lorsque sa popularité est en chute libre… La ficelle n'est-elle pas un peu grosse ? N'est-ce pas un peu déjà vu ?


Je ne crois pas qu'une telle situation ait déjà eu lieu avec Nicolas Sarkozy. En tous cas, c'est la première fois qu'il s'en prend à l'AFP. Ce qui est un peu étonnant lorsque l'on sait que Pierre Louette, l'actuel P-DG de l'AFP, faisait partie de l'équipe Balladur dans les années 90, alors que Nicolas Sarkozy était ministre du Budget. Par ailleurs, il ne s'en était jamais pris à l'Express ou au Journal du Dimanche.
Je pense qu'il s'agit surtout d'un signe de panique. Son attitude est d'autant plus maladroite vis-à-vis du JDD qu'elle intervient au moment où le directeur de la rédaction, Jacques Espérandieu, s'en va et qu'en décembre 2006, Sarkozy avait défendu le même Espérandieu pour ce même poste. Cela illustre bien l'évolution de la relation entre Sarkozy et la presse. Toutes ces attaques sont donc ridicules et j'ai l'impression que Sarkozy utilise à nouveau la théorie du bouc-émissaire. Si quelque chose ne fonctionne pas, il faut un coupable. Il a agi de même avec les patrons-voyous, les chômeurs, les fonctionnaires, les entreprises qui n'embauchent pas de seniors…


Une telle attitude est-elle dangereuse pour la liberté de la presse ?

Je ne crois pas. Il est vrai qu'il y a eu un moment -entre 2005 et début 2008- où il y a eu une adhésion spontanée, absolument pas contrainte, des milieux journalistiques avec Nicolas Sarkozy. Il y avait un accord de ces élites avec sa volonté de réforme, avec un certain tournant libéral. Aujourd'hui, nous sommes dans un moment où ces mêmes élites ne comprennent plus Sarkozy et soulignent ses incohérences politiques. C'est cette désaffection qu'il ne digère pas aujourd'hui.

Le fait qu'il ait cité Marianne pour sa dernière Une [où l'on pouvait lire "Putain, 4 ans…", Ndlr] vous étonne ?


Ca montre qu'il manque beaucoup d'humour. C'était simplement une référence à un slogan qui existait déjà. Je trouve que cela est même en deçà de ce que Marianne peut faire.

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 19:00
"J'ai fait un rêve", façon Sarko ! Ah, c'était l'bon temps pour lui !


SARKOZY CONTRE LES MEDIAS !!!

"Sarkozy confond le journalisme et la communication"

par Jean-Michel Dumay
,
président du Forum des Sociétés de journalistes, chroniqueur au Monde

Source NOUVELOBS.COM  -  le 09.05.2008


Le président de la République met en cause l'honnêteté de l'AFP, de L'Express, du Parisien, du Journal du Dimanche, de Marianne… Est-ce à dire qu'il y aurait un complot de l'ensemble de la presse contre Nicolas Sarkozy ?

Le président a le droit de penser ce qu'il veut, et il ne s'agit pas de déclarations publiques puisqu'il s'exprimait devant des députés UMP. Ceci étant rappelé, ces propos constituent tout de même un aveu de faiblesse. On peut aussi y voir une stratégie de victimisation.
Que Nicolas Sarkozy s'en prenne nommément à des entreprises de presse n'est pas nouveau. Ce qui est grave, c'est que Nicolas Sarkozy et l'UMP confondent le journalisme et la communication. Par définition, le journaliste doit faire des choix éditoriaux. Il n'est pas la courroie de transmission du pouvoir!

L'UMP attaque également l'AFP pour sa "situation de quasi-monopole". N'est-ce pas là un argument que l'on peut entendre ?


Non, car les journaux sont dotés de services politiques avec leurs propres réseaux d'information. Cette accusation montre surtout une méconnaissance totale de ce qu'est le journalisme.

Les pressions de l'Elysée et de l'UMP peuvent-elles amener certains médias à modifier leur traitement de l'information ?

Ce serait dramatique si c'était le cas, mais je ne le pense pas. A mon avis, ces critiques vont même se montrer contreproductives.
Il faut cependant être bien conscient que le président lance ses anathèmes dans un contexte de grave crise économique et financière pour la presse, notamment la presse quotidienne. Ce mélange entre fragilité économique et pressions politiques risque de se révéler détonnant: un média peut hésiter à froisser le président s'il appartient à un grand groupe industriel dépendant de la commande publique.
Plutôt que de critiquer, il serait bon que les pouvoirs publics et les partis politiques se réunissent autour d'une table pour réfléchir aux bouleversements de notre profession et aux moyens de garantir l'indépendance de la presse.

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 18:00

SARKOZY CONTRE LES MEDIAS !!!

"On peut craindre une autocensure"

par Florence Muracciole,

chef du service politique du Journal du Dimanche

Source NOUVELOBS.COM  -  le 09.05.2008
 


Un président qui s'en prend à la presse lorsque sa popularité est en chute libre… La ficelle n'est-elle pas un peu grosse ? N'est-ce pas un peu déjà vu ?

En effet, ce n'est pas très nouveau. Mais ce n'est pas non plus très étonnant de la part de Nicolas Sarkozy, qui a toujours entretenu un rapport assez passionnel avec la presse. Il se targue de bien connaître ce qui se passe dans les rédactions, il nous tutoie tous. En essayant de créer un lien avec les journalistes, il imagine que nous n'allons faire que des papiers à sa gloire. Mais ce n'est pas parce qu'on nous tutoie que nous ne sommes plus journalistes.

Néanmoins, une telle attitude est-elle dangereuse pour la liberté de la presse ?

C'est vrai que ce n'est jamais agréable d'être ainsi montré du doigt, d'être stigmatisé. C'est d'autant plus étonnant qu'il s'en est pris à des journaux - comme le Parisien, l'Express (Christophe Barbier a quand même eu la première interview de Carla Sarkozy-Bruni !)- qui font preuve d'équilibre, qui font simplement leur boulot ! Or, faire son boulot, ce n'est pas forcément dire du bien de Nicolas Sarkozy. Donc, oui, on peut craindre désormais une certaine autocensure dans les journaux, voire une reprise en mains.
Au Journal du Dimanche, Nicolas Sarkozy reproche de n'avoir pas passé un sondage qui lui était plutôt favorable. Or, ce sondage était réservé au JDD.fr. Par ailleurs, le JDD vient de changer de directeur de la rédaction. Les deux événements sont-ils liés ? J'ai posé la question : on m'a répondu que non. En tous cas, après avoir été taxé de sarkozysme après l'affaire du non-vote de Cécilia et les propos d'Arnaud Lagardère, certains journalistes du JDD disent que désormais, la balance est rétablie.


Comment qualifieriez-vous l'attitude générale de la presse française, et en particulier de la presse écrite, qui est largement visée, vis-à-vis du chef de l'Etat ?


Il ne faut pas cacher qu'à un certain moment, l'encensoir a été très fort. Et puis Nicolas Sarkozy a inventé le "parler-vrai" durant sa campagne, une attitude qui a certainement séduit au-delà de son électorat. Aujourd'hui, la déception est à la mesure des attentes. La presse ne fait que suivre l'opinion.

En un sens, nous préférerions dire que tout va bien pour le pouvoir d'achat, qu'il n'y a pas de couacs au sein du gouvernement… Sauf que lorsqu'il y a un couac, on est bien obligé d'en parler, quoiqu'en pense Nicolas Sarkozy.

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