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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:00





 "Johnny, le non-retour" par Michèle DELAUNAY

                    (Députée PS de Gironde)



                           Source :
Le Blog de Michèle Delaunay



Parmi les erreurs, nombreuses, de Nicolas Sarkozy, une n'est peut être pas la plus grave, mais elle une des plus emblématiques : le non-retour des riches.

Lors de la présentation de la loi TEPA (La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat),  en juillet dernier, un des ses volets le "bouclier fiscal" nous a été présenté comme une incitation à empêcher de partir et à faire revenir les Français ayant les plus gros revenus.

Pour mémoire, le "bouclier fiscal", c'est l'impossibilité pour une personne assujettie à l'impôt en France de payer plus que la moitié de ses revenus. Après cette mesure, des chèques considérables ont été adressés aux possesseurs des plus gros patrimoines de ce pays.

Récente députée, j'ai cru de bonne foi que Nicolas Sarkozy, homme de communication, avait prévu, voire organisé, le retour de quelques figures emblématiques de sa politique.
Au premier rang desquels Johny Hallyday, exilé en Suisse pour cause fiscale.

Que nenni ! Ni lui, ni aucun, n'est réapparu à la frontière. Les journalistes, les services financiers, ont guetté, enquêté : AUCUN.
 
Nous ne savons rien par contre, de ceux qui ont continué à partir pour les rives radieuses du Liechtenstein, du Luxembourg, de la Suisse, ou autres territoires accueillants dont je ne connais pas le nom.

Personne ne cherche même à questionner, à interroger. De Johnny, nous n'entendons plus parler depuis un an. Je ne peux même pas vous dire (mais je ne suis certainement pas la bonne personne à interroger sur le sujet), s'il s'est marié, remarié, ou s'il a divorcé. Mais rentré en France, non.

Aujourd'hui, un magazine allemand titre "La fuite des fortunes", ce qui m'a donné l'idée de ce billet. Preuve aussi que nous ne sommes pas seuls à voir nos rives désertées par les très grosses fortunes.

Que ce malheur partagé nous inquiète, au lieu de nous rassurer : la ghettoisation des riches, des moins riches et des pauvres, s'accentue non seulement dans nos villes, mais à l'échelle du monde.
 
C'est comme deux silex qui cherchent à s'éloigner mais qui au premier contact, mettront le feu.

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 18:09


    
                   Sarkolepsie : c'est fini !

             Par Michèle Delaunay, dimanche 20 avril 2008

La France sort clairement, et je crois définitivement, de l'état de sarkolepsie (une variante politique de la narcolepsie) qui a suivi les élections présidentielles. Un an, c'est beaucoup, mais tout indique que c'est maintenant terminé.

Je crois que, tout habile qu'ait été Sarkozy dans les premiers mois, ce n'est plus aujourd'hui "remontable"


Un sondage publié le 20 avril par le Journal du Dimanche est de ce point de vue significatif. A la question "Estimez-vous qu'après un an, la politique de Nicolas Sarkozy ait amélioré la situation de la France ?", 79% répondent non, et 59% d'entre eux enfoncent le clou : "Non, pas du tout".

Un moment stabilisée (la bonne apparence de Carla Bruni en Angleterre), la cote de popularité de NS, recommence à chuter : 36% (moins un point) , loin derrière celle de Fillon (52%) qui pourtant chute lui même de six points.

Les yeux des Français sont dessillés. Et pourtant leurs réactions sont fragmentées, hésitantes, mal ciblées.

Les incroyables mesures à l'encontre de la politique familiale (carte famille nombreuse, baisse des allocations) ont fait davantage réagir à droite qu'à gauche. Et encore avec cette prudence de bon ton des parents de familles nombreuses appartenant à la droite. Hervé de Charette a fait un communiqué, ma foi assez piquant, mais l'imagine-t-on défiler entre Bastille et République, avec ses enfants et les enfants de ses enfants, ceux de François Bayrou, et quelques autres ?

Comment réagir nous-mêmes à cette fragmentation, à cette absence de cohésion, du réveil politique des Français. Sachant cela très difficile, la bonne réaction serait non seulement de refuser ce qui est fait, mais de proposer. Proposer, demander, exiger, des mesures manifestant fortement une volonté d'équité sociale : l'abolition du bouclier fiscal et des autres composantes en direction des plus riches de la loi TEPA de juillet dernier, la taxation des stock options, la diminution d'un point de la TVA sur les denrées de première nécessité.

Des manifestations pour exiger positivement, ça aurait quand même une sacrée gueule et je suis sûre que nous rallierions largement au delà des limites des partis.

Chiche ?

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 21:32



PARIS (AFP) — Le député PS Jean-Louis BIANCO a ironisé jeudi sur "le sabre de bois" de Nicolas Sarkozy après le ferme rappel à l'ordre du président de la République en Conseil des ministres, mercredi, qui n'a pas empêché un nouveau couac gouvernemental sur les allocations familiales.



"Fidèle à lui-même, Nicolas Sarkozy reste le président de la parole, pas celui des actes, sauf pour diminuer le pouvoir d'achat des familles et détériorer leurs conditions de vie", déclare l'ancien directeur de campagne de la candidate PS à la présidentielle Ségolène ROYAL, dans un communiqué.

Mercredi, en Conseil des ministres, le chef de l'Etat avait affirmé, selon l'un des participants, qu'il n'y aurait "pas de nouvel exemple" de couac "sans sanction" et que "celui ou celle qui manque à la solidarité gouvernementale devra sortir".

"Terreur en Conseil des ministres ! On entendait une mouche voler. Le message est net et sans appel : "Au prochain couac, vous êtes virés".

Application immédiate : Luc Chatel (porte-parole) dément l'information du Monde sur la diminution des allocations familiales.
Nadine Morano (Famille) dit que Luc Chatel n'a rien compris et François Fillon dément Luc Chatel", raille M. BIANCO.





Et le député
des Alpes de Haute-Provence
d'ironiser :

"Luc Chatel viré ? Non.

Nadine Morano virée ? Non.

François Fillon viré ?

Encore moins !
En tout cas, pas tout de suite ! "

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 21:07




    Ségolène ROYAL exhorte Nicolas Sarkozy et son gouvernement :

                            "Arrêtez de casser les familles"


                             Source :
Désirs d'Avenir  -  17.04.2008


Ségolène ROYAL fait un point sur les Allocations Familiales devant la presse : "J'exprime toute mon indignation contre les attaques portées sur les familles", "je dis au gouvernement et au président de la République: arrêtez de casser les familles"

"Le gouvernement n'a pas le droit de s'attaquer aux familles et fragiliser ce qui est au coeur d'une société",affirme Ségolène ROYAL. "La famille est un lieu essentiel de sécurité, d'éducation et de transmission des valeurs".

"Ca suffit, c'est scandaleux", "je ne laisserai pas casser les familles": Ségolène ROYAL "exprime cette colère" parce que "les familles n'ont pas les moyens de se défendre contre un pouvoir ultra personnalisé".

Selon elle, "les familles sont aujourd'hui fragilisées dans leur cinq piliers principaux" et d'abord "par la diminution des allocations familiales", qui "est inadmissible". "Tous les collégiens vont être touchés" par cette mesure "puisque ce sont tous les enfants de 11 à 14 ans dont les familles vont être privées du complément d'allocations familiales".

"Je sais que la branche famille est excédentaire. Le gouvernement n'a pas le droit de voler l'argent des familles", insiste-t-elle.

Le décret sur la majoration unique des allocations familiales à 14 ans, entraînant une baisse des prestations, doit être publié prochainement.Ségolène ROYAL estime que les familles sont également frappées au travers des mesures sur la santé: "les franchises médicales et la diminution des remboursements des lunettes et des soins dentaires touchent les enfants ainsi que leurs familles".

L'éducation est aussi "mise à mal": "la surcharge des classes est la principale préoccupation des familles".

Les familles sont touchées également à travers "la flambée des prix de l'alimentation" et les mesures sur le logement "puisque vient d'être augmenté le plafond pour accéder au logement social".

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 08:45

Après l'annonce par Roselyne Bachelot du déremboursement des lunettes, rappelons-nous le débat de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, le 2 mai 2007. Sur la santé, Nicolas Sarkozy :

"Je veux enfin poser la question du remboursement des prothèses dentaires, c'est pas un luxe, et du remboursement des lunettes, c'est pas un luxe ".


Et dans son programme : "Les remboursements pour les lunettes et les prothèses, les Français ont un remboursement qui ne doit pas être supérieur à 30 %, alors que le problème d’hygiène dentaire, c’est un problème de santé publique, on ne peut pas dire que c’est du confort, on ne peut pas se trimballer avec une dent qui manque, et pareil pour les lunettes, ce n’est pas une question de mode, c’est une question de nécessité. J’ai proposé qu’on porte les remboursements jusqu’à 50 %, mais je veux qu’à l’inverse, on pose le problème des fraudes, des médicaments de confort et des excès en tout genre."
Source :
le site de l’UMP

 


 




Eh oui,
maintenant élu,
il ne recule
devant rien,


SUPER-MENTEUR
A
ENCORE FRAPPE !

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 21:30

Aimé Césaire Hommage en clip ( Eric Virgal )

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 20:00

J’apprends avec infiniment de tristesse la mort d’Aimé Césaire, dans sa ville de Fort de France pour laquelle, jusqu’au bout, il s’est passionné. En ce jour de deuil, je pense à la peine de sa famille, de ses proches, de celles et ceux qui ont combattu et bâti à ses côtés.

Une grande voix s’est éteinte, celle d’un homme de conviction, de création, de témoignage, qui fut sa vie durant un éveilleur de conscience, un éclaireur de notre temps, un démineur d’hypocrisies, un porteur d’espoir pour tous les humiliés, un combattant inlassable de l’humaine dignité.

"Ma bouche", écrivait-il dans le somptueux Cahier d’un retour au pays natal, "sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir". Il a tenu parole, fidèle au parti pris de toute une vie.

Je me souviens d’avoir relu son Discours sur le colonialisme lorsqu’en 2005, il nous fallut contrer l’offensive négationniste du gouvernement de droite qui osait affirmer les "bienfaits" de la période coloniale.
 
Un demi-siècle plus tôt, Césaire avait déjà tout dit : "on me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer. Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés".

J’exprime aussi ma reconnaissance profonde au président d’honneur du comité de soutien de la campagne présidentielle, et à l’éminent symbole de la France métissée que j’ai défendue dans mon discours de Fort de France.



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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 19:04


François REBSAMEN,
maire de Dijon et numéro 2 du Parti socialiste :

"On ne peut pas écarter Ségolène ROYAL
d’un revers de la main"


(Source : LIBERATION.FR  -  01.04.2008)

Proche de Ségolène ROYAL, François REBSAMEN évoque la suite
 des opérations socialistes :

Que vous inspire la percée de Bertrand Delanoë dans le sondage LH2-Libération d’hier ?
Cela ne change rien. Il profite de sa victoire à Paris, mais rien n’est joué. Je note simplement que ceux qui critiquent les sondages auront l’œil rivé dessus.

Etes-vous candidat au poste de premier secrétaire ?
Pour le moment, je ne me pose pas la question. Je souhaite que le futur premier secrétaire assume pleinement le leadership du parti. Ce qui écarte un plus petit dénominateur ou un accord entre courants.

Ségolène Royal doit-elle être ce leader ?
Elle peut, comme d’autres, assumer cela. Je ne crois pas à un intérimaire ou à un premier secrétaire de transition.

Est-elle aujourd’hui majoritaire, comme elle l’affirme ?
Je ne l’ai jamais entendue affirmer cela, mais bien malin qui peut le dire ! Cela dépendra de la dynamique qu’elle saura impulser. Les militants n’ont pas été consultés depuis maintenant près de deux ans, et les cartes ont été rebattues.
Une chose est sûre : on ne peut pas l’écarter d’un revers de la main, alors qu’elle a été la candidate désignée par 60 % des adhérents, présente au deuxième tour, et qu’elle a réalisé un score honorable alors que les socialistes n’étaient pas rassemblés.

On a le sentiment que nul n’est majoritaire à lui tout seul…
On voit bien par qui et avec quelle majorité le PS a été dirigé depuis 2002. Il n’y aurait donc aucun scandale à voir ceux qui pensent la même chose travailler ensemble.

Comment jugez-vous l’entreprise des "reconstructeurs" ?
Je respecte les camarades qui ont une autre conception stratégique. Mais si on met en œuvre le "ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë" pour avoir le "et Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius" cela n’apporte aucune clarté.

Quelle leçon tirer de la victoire de la gauche aux municipales ?
C’est la victoire d’un certain pragmatisme. Bien qu’adossés aux valeurs socialistes, nos candidats n’ont pas passé leur temps à se poser de faux débats idéologiques. Ça fait longtemps qu’ils savent qu’on vit dans une économie de marché et qu’il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. Et cette victoire montre que quand nos candidats rassemblent les socialistes, la gauche et au-delà, dans la clarté et sur un projet, la stratégie fonctionne.

Le rapport au Modem sera-t-il central au congrès ?
Avant de faire de faux débats sur les questions d’alliance, posons cette question : le PS doit-il se concevoir de manière frileuse, repliée sur lui-même ? Ou comme une force suffisamment attractive pour attirer bien au-delà ?

La position de Ségolène Royal sur le Modem, comme la vôtre, reste "controversée" …
Personne n’a jamais parlé de renversement d’alliance. Ce sont de faux procès qui nous sont intentés, à Ségolène Royal ou à moi-même. Je souhaite pour ma part que ce qui s’est passé aux municipales serve d’exemple. Il faut, comme le dit Gérard Collomb [maire de Lyon, ndlr], que le PS fasse sa "mue culturelle". Et je ne me sens pas moins à gauche que d’autres, qui prennent sur leurs listes d’anciens membres de l’UMP.

Vous souhaitiez accélérer. Pourquoi vous être rangé au calendrier de François Hollande, avec son congrès en novembre ?
Son calendrier a été conforté par la victoire et accepté par tout le monde. Mais ne perdons pas six mois tournés vers nous-mêmes.
Près d’un an après la présidentielle, la direction du PS ne s’est toujours pas tournée vers ses militants. Si on veut redonner vie au parti, il faut maintenant les associer, rapidement, au processus de rénovation.

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:40

Ce n'est pas le premier mensonge ...
ce n'est pas le dernier, hélas !


Il est capable de tout !

Du pire, évidemment.
 Il suffit de regarder notamment cette vidéo, avec en vedette ...

SUPER BONI-MENTEUR !


Télézapping du 04.02.2008 Président syndicaliste
envoyé par  azg848
 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 16:07





                  Aurélie FILIPPETTI (député PS de Moselle) :

          
ArcelorMittal, une décision infâme




C'est ainsi, samedi matin les salariés de Gandrange ont reçu par courrier la convocation au Comité d'entreprise du 4 avril.
Jusqu'ici rien de nouveau, c'était prévu dans la procédure.

Le scandale est ailleurs : mardi dernier, en préfecture de Lorraine, devant les représentants des salariés dûment mandatés, devant le Préfet et les représentants de l'Etat, le Président de la Région Jean-Pierre Masseret, les parlementaires, les élus locaux, le directeur-général d'ArcelorMittal France, M. Soury-Lavergne, nous avait annoncé que "le 4 avril aucune décision ne serait prise concernant la fermeture de Gandrange".

Les experts du cabinet Syndex, mandatés par les syndicats pour étudier les comptes et la situation économique de l'entreprise, venaient de présenter les conclusions de leur rapport.
Ce rapport est remarquable et édifiant : il montre les erreurs de gestion de Mittal dans la gestion erratique des ressources humaines dans l'entreprise, l'absence de gestion prévisionnelle des nombreux départs en retraite, l'absence de formation des salariés, la perte de savoir-faire consécutive aux départs liés au dispositif de la loi Fillon 2003 (aucun processus de transmission de savoir-faire entre ceux qui partent et les nouveaux arrivants n'étant prévu en interne).
 
Il pointe aussi l'absence cruelle d'investissements dans l'outil de production, qui a été tout juste entretenu pendant des années et qui nécessite maintenant 30 à 40 millions d'euros d'investissements.

Face à ce rapport accablant, tout le monde s'accordait à dire qu'il fallait 45 millions pour remettre l'entreprise à flots dès 2009.
Ce chiffre est à mettre en regard des 55 millions que coutera à Mittal la fermeture du site, mais aussi au 7.5 milliards de bénéfices réalisés par la multinationale en 2007.
Alors, quel mépris d'annoncer ainsi, par courrier, sans prévenir, que la direction s'assoit sur les conclusions de ce rapport, et n'en tiendra aucun compte !
 
Quel mépris des salariés, des populations et des élus, quel cynisme !

Alors que l'acier est l'industrie la plus rentable au monde aujourd'hui, que jamais ses prix et la demande n'ont été aussi élevés, ArcelorMittal reproduit les comportements les plus aberrants et les plus ignominieux des anciens maîtres des forges des années 70, lorsque la sidérurgie était en crise.

Comment lui faire confiance à l'avenir sur le maintien de ses autres activités en Lorraine, mais aussi en France, lorsque tant d'errements et de changements de stratégies caractérisent son attitude depuis deux ans?

On ne gère pas une entreprise industrielle comme un portefeuille boursier, par à-coups et par brusques changements de cap : aujourd'hui Gandrange, et demain ?
Visiblement, la stratégie de Mittal, c'est aujourd'hui la rapine, le mercenariat : mettre les pays européens en concourrence les uns avec les autres, et mettre les usines du groupe en concurrence, au lieu de chercher, par l'innovation et la formation, à améliorer la qualité et la plus-value des produits.

Il faut que cela change. Les Etats ne peuvent pas rester les otages des grandes multinationales. L'Union européenne a des moyens de faire pression sur les multinationales, pour les obliger à respecter ses engagements : en refusant de lui allouer de nouveaux quotas de CO2 si elle poursuit sa politique de licenciements, en l'obligeant à rembourser les investissements faits par les différentes régions européennes (en France, en Allemagne, au Luxembourg, en Pologne).
Si l'Union européenne est unie, elle sera assez forte pour faire reculer Mittal, qui a besoin de maintenir des sites de production en Europe.

Dès demain, je vais saisir Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois (le siège d'ArcelorMittal est à Luxembourg) et lui-même fils de sidérurgiste, pour lui demander son appui dans ce dossier.

Car il y a fort à craindre que les belles paroles du Président de la République ne soient de nouveau que des effets d'annonce destinées avant tout à se mettre lui-même en scène, et qu'il se contente d'une intervention à minima pour participer à la mise en place du plan social.

Ce n'est pas à lui que nous ferons confiance. Car depuis le 4 février, il n'a strictement rien fait, alors qu'il s'était engagé à obliger Mittal à examiner avec attention et respect le rapport des syndicats.

A tous, je vous invite à participer massivement à la manifestation de jeudi 15h devant la préfecture de METZ.

Aurélie Filippetti

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