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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 16:01

 

 Grenelle de l'environnement :

 réaction de Ségolène ROYAL

 

Ségolène Royal observe que plusieurs annonces de décisions faites à l'issue du Grenelle de l'environnement sont la reprise de propositions -- contestées à l'époque -- qu'elle avait faites pendant la campagne présidentielle : gel des OGM, du nombre de centrales nucléaires, plan d'économies d'énergie dans les bâtiments, ... Et elle ne peut donc que s'en féliciter.

De même, elle note avec satisfaction que le processus mené par Jean-Louis Borloo pour aboutir aux annonces faites, est ni plus ni moins une démarche participative.


Si des avancées positives sont à noter, deux points méritent des regrets quant aux options choisies : sur les pesticides, l'engagement pris de réduction est à la fois flou, lointain et insuffisamment contraignant. Quant à la taxe sur les énergies fossiles, elle constitue un danger pour le pouvoir d'achat des Français.
 

 

Il aurait mieux valu accorder des avantages fiscaux aux produits écologiquement propres.

Ségolène Royal attend désormais, comme les Français et les participants au Grenelle de l'environnement, que les annonces faites aujourd'hui se traduisent par des actes.
  
C'est sur les actes que devra être jugé, au final, ce Grenelle.

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 13:50

  

 Sarko & le pouvoir d'achat (des autres)

 

 Vidéo France3  -  2mn 07


Petite moquerie gentille vis-à-vis de la journaliste : le mot "revalorisation" est si peu utilisé qu'elle a des difficultés à le prononcer ! 

 

Plus sérieusement :

CHANGEMENT DE DATE : revalorisation au 1er janvier ... une révolution !

AVIS D'UNE COMMISSION INDEPENDANTE : ... dont le gouvernement, il l'a déjà dit, pourrait ne pas tenir compte !!!

 

ALLEGEMENT DES CHARGES SOCIALES (on doit dire "COTISATIONS" !) à la condition de négocier les salaires :

DE QUI SE MOQUE T-ON ?

LA NEGOCIATION ANNUELLE EST OBLIGATOIRE

(là où des syndicats existent ... d'où l'intérêt de se syndiquer !!!)

.

SERAIT-CE LA RECONNAISSANCE OFFICIELLE

QUE LA LOI N'EST PAS RESPECTEE ???

. 

 

 

BREF, RIEN DE CONCRET,

QUE L'ENFONCEMENT

DE PORTES OUVERTES

 

En Sarkoland, pour les exonérations fiscales, ils savent faire ...

 

Pour augmenter le pouvoir d'achat, ils ne savent pas.

 

 

Bientôt un nouveau slogan tendance :

 

"Travailler plus

pour gagner moins"

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 12:12

 

 Droit : l'OIT jugerait le CNE non conforme

 

 

Dans son édition du mardi 23 octobre 2007, le quotidien économique "Les Echos" affirme que l'Organisation internationale du travail (OIT) s'apprêterait à condamner le contrat nouvelles embauches (CNE), le jugeant non conforme à la résolution 158 de sa convention, qui prohibe le licenciement sans motif valable.

Le CNE, fortement décrié par les syndicats, a été créé en août 2005. Il s'agit d'un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui permet aux entreprises de moins de 20 salariés d'embaucher une personne, qu'elle pourra licencier sans motif pendant une période de deux ans. L'OIT rendra son arrêt vers le 15 novembre. L'agence tripartite de l'ONU qui a pour objectif de promouvoir le travail décent à travers le monde, a été saisie par le syndicat Force Ouvrière dès le lancement du CNE.

Entre temps, un comité tripartite (salariés, employeurs, gouvernement) a rendu la semaine dernière ses conclusions sur le sujet, préconisant une remise en question de la durée de deux ans pendant laquelle l'employeur bénéficie du droit de licencier sans justification. 

 

Contrat requalifié

La Cour d'appel de Paris avait déjà, début juillet, jugée le CNE non conforme à la convention 158 de l'OIT (*). Elle avait alors été saisie sur l'arrêt rendue le 28 avril 2006 par le conseil des prud'hommes de Longjumeau (Essonne) qui avait requalifié un contrat nouvelles embauches en CDI classique contrairement au conseil des prud'hommes de Roubaix qui, avaient, en juin, estimé quant à lui que le CNE était conforme à la convention 158.

(*) C'était sur ce blog le sujet de notre article du 6 juillet : "Le CNE jugé régressif"

 Une étude d'août 2007 relève plus de 900.000 intentions d'embauches en CNE et plus de 800 litiges.

Selon l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), les embauches en CNE ont atteint leur plus bas niveau, avec environ 88.000 CNE comptabilisés au 3e trimestre 2007, soit un niveau 17,3% inférieur qu'au 3e trimestre 2006.

 

 

Pas de surprise pour Pécresse

"La façon dont on a présenté (le CNE) et le fait qu'on peut mettre fin sans motif au CNE, c'est ça qui a été condamné à l'OIT, et à mon sens à juste titre, car l'absence de motif est quelque chose qui est en général condamné par les juridictions du travail" a déclaré mardi la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse sur l'antenne de France 2.

"J'étais une des premières députées à avoir alerter le gouvernement de l'époque (...) (le gouvernement Villepin) sur le fait qu'il y avait une maladresse de présentation dans le CNE: on disait une période d'essai de deux ans. Une période d'essai ne peut pas être de deux ans. On ne met pas deux ans à juger de la valeur d'un salarié", a-t-elle ajouté.

        QUELLE LUCIDITE !

"En revanche, il y avait derrière quelque chose d'intéressant: dans les deux premières années de l'emploi CNE, il fallait peut être vérifier qu'il (l'emploi) était valable économiquement pour l'entreprise et que l'entreprise avait les moyens d'avoir un salarié supplémentaire", a-t-elle dit.

.

.

A la question de savoir si la décision de l'OIT était une "bonne nouvelle", elle s'est contentée de répondre: "il va falloir que nous travaillions à conduire tous nos étudiants vers le marché du travail" en veillant à ce que la loi sur les universités votée cet été ait pour mission "l'insertion professionnelle".

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 10:45

 

Qu'est-ce que ça peut faire, remplacer un mot par un autre ?

 

Henri GUAINO, la "plume de Sarko",

dans un entretien à Libération, le 20 octobre :

.

A la question : "Pourquoi avoir remplacé camarade par compagnon dans l’intitulé de l’hommage officiel à Guy MOQUET ?",   il répond :

Je n’ai découvert cet intitulé qu’après coup.

Quelqu’un a dû penser que "camarade",

ça faisait RINGARD. 

C’est aussi bête que de gommer les cigarettes sur les vieilles photos.

Mais est-ce si grave ?

A force de se scandaliser de tout, on finit par ne plus savoir ce qui est important.

Non, Monsieur Guaino. Ce changement, ce n'est pas un "détail". Ca n'a rien d'anodin, quand on sait que la référence à l'engagement communiste de Guy Moquet a été plus ou moins occulté par le pouvoir sarkosyste.

En consultant quelques réactions sur cette information, j'ai lu cette même tendance à relativiser l'importance des mots : "c'est un joli mot aussi, compagnon ... non, vraiment, ça n'est pas important ..."

C'est vrai, joli mot. Pourquoi pas "ami" ... "pote" ?

Il y a plusieurs mots pour qualifier ce changement sans importance :

MANIPULATION,

FALSIFICATION,

et même REVISIONNISME

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 10:38

 

 

 

 

Le Parlement adopte définitivement

la loi sur l'immigration 

 

  

Source  NOUVELOBS.COM    23.10.2007

.

Après 45 heures de débats houleux, le Parlement a définitivement adopté dans une ambiance plombée le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration, qui met en oeuvre les tests ADN pour les candidats au regroupement familial, dans leur version allégée.

Adopté successivement par l'Assemblée dans l'après-midi et le Sénat en début de soirée, le texte est donc définitivement approuvé par le Parlement. Signe de la mauvaise conscience d'une partie de la majorité, le vote a été nettement plus serré qu'à l'accoutumée.

Au Sénat : 185 voix pour, 136 contre.

A l'Assemblée :  282 pour, 235 contre, 33 abstentions.

Or, quelques minutes plus tôt, le volet recettes du budget 2008 avait été approuvé par une large majorité de 339 députés contre 221.

.

4 députés UMP ont voté contre, 21 se sont abstenus

Surtout, quatre députés UMP ont voté contre, dont l'ancien ministre de la Recherche François Goulard, qui avait pris part à une manifestation anti-tests ADN. De même, 21 députés UMP se sont abstenus, parmi lesquels de nombreux villepinistes et chiraquiens.

 

Gêné, le Nouveau centre s'est partagé entre vote pour, contre et abstention.

François Bayrou (MoDem) a voté contre.

.

La gauche, qui a tenté en vain de faire barrage, place désormais ses espoirs dans une censure du Conseil constitutionnel, que le PS et le PCF vont saisir sans attendre.

"Ce test ADN introduit la peste biologique dans la loi", s'est emporté le député Vert Noël Mamère. "Cette loi vise l'institutionnalisation de la xénophobie", a accusé le communiste Patrick Braouezec.

Face à la fronde contre ces tests génétiques, qui ont provoqué le premier gros couac avec les ministres d'ouverture et déclenché des polémiques à répétition -du "détail" de François Fillon au "dégueulasse" de Fadela Amara- la mesure a été largement édulcorée au fil des débats. Mais sa philosophie demeure. Plusieurs restrictions ont été ajoutées à l'amendement initial du député UMP Thierry Mariani, au point que certains doutent qu'il puisse être applicable.


 

 

Limités à la mère et à l'enfant

Ainsi, les tests ADN seront soumis à une autorisation judiciaire. Le consentement de la personne concernée sera obligatoire et la mesure s'appliquera uniquement en cas de carence ou d'inexistence de l'état-civil dans son pays d'origine ou de doute sérieux sur ses papiers.

La comparaison des empreintes génétiques ne pourra se faire qu'entre l'enfant demandeur du visa et sa mère. Les tests seront pris en charge par l'Etat. Le décret d'application sera soumis au Comité consultatif national d'éthique. La mesure sera expérimentée dans plusieurs pays pendant 18 mois. Selon Thierry Mariani, elle ne devrait concerner que 1.000 à 2.500 personnes.

Déjà embarrassés par ce tollé, les parlementaires ont en revanche supprimé un article qui excluait les sans-papiers des centres d'hébergement d'urgence, désapprouvé notamment par Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs devenu Haut commissaire aux Solidarités actives.

L'arbre qui cache la forêt

Arbre qui cache la forêt, le test ADN en a presque fait oublier les autres articles du projet de Brice Hortefeux, qui encadrent plus strictement le regroupement familial. Nicolas Sarkozy a en effet assigné à son ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale la mission de porter à 50% la part de l'immigration de travail. Un amendement UMP a d'ailleurs été adopté pour faciliter la régularisation des clandestins qui disposent d'une promesse d'embauche.

Mesure phare, les candidats au regroupement familial et les conjoints étrangers de Français devront subir un test de connaissance de la langue française et des valeurs de la République, avant leur arrivée en France. Au besoin, ils devront suivre une formation, de deux mois maximum.

L'opposition n'a pas manqué de rappeler que la loi du 24 juillet 2006 impose déjà à une personne qui s'installe en France de suivre une formation linguistique et civique à son arrivée, dans le cadre du contrat d'accueil et d'intégration.

Par ailleurs, les personnes qui veulent faire venir leur famille en France devront désormais justifier de ressources allant de 1 à 1,2 SMIC (soit 1.280 à 1.530 euros bruts). Les parents qui font venir leur enfant en France devront signer un "contrat d'accueil et d'intégration pour la famille", dont le non-respect pourra entraîner une mise sous tutelle des allocations familiales.

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 21:19

19 octobre :

Un accord avec la FGAAC (Fédération générale des agents de conduite)

 

Dans le même temps, une fermeté inégalée de François FILLON !

 

55 secondes pour (ne plus rien) comprendre !!! 

 


JT  France 2

 

 

"départ à cinquante-cinq ans" ... avec quarante annuités, ça m'étonnerait   ?????

Pour François FILLON, ça semblait clair, pourtant :

"L'harmonisation à 40 annuités, ça c'est un sujet qui n'est pas négociable" !!!

 

 

Pour décripter tout ça, voir l’article sur le site @rrêt sur images :

Chut ! Les conducteurs de train gardent un régime spécial

Cliquez ici  :  Regime-special-qui-dit-pas-son-nom

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 11:18

 

 

 

 

Les difficultés financières du régime général réveillent les tenants de la capitalisation à tout crin ...

 

 

 

"La capitalisation, c'est spolier toute une génération"

(Danièle KARNIEWICZ, présidente du Conseil d'Administration de la CNAV, et secrétaire nationale à la CFE-CGC)

 

 

Relire à ce sujet

L'hebdo des socialistes

n°458, du 22.09.2007 :

  

Dossier RETRAITES

 

 

 

 

 

 

 

 

"La retraite par capitalisation américaine reste le symbole par excellence de l'injustice sociale.

.

Dans ce pays où les salariés épargnent chaque mois pour leurs vieux jours, les dérives financières ont des répercussions dramatiques pour des milliers de travailleurs, privés du jour au lendemain de quoi leur assurer une retraite décente, après une vie de travail.

.

L'exemple ENRON n'en est qu'un parmi d'autres ..."

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:00

Rassembler, expliquer, fédérer,

voilà le seul rôle que je me donne

 

Dans une interview à "Libération", l’ex-candidate se dit déterminée à mener la bataille de la rénovation du PS et à prendre la tête de l’opposition.
 

Très silencieuse ces dernières semaines, Ségolène Royal confirme à Libération que sa détermination reste intacte pour mener la rénovation du PS. 
Depuis Rome où elle a rencontré Walter Veltroni, le nouveau leader du Parti démocrate italien, elle ajoute qu’elle jouera son rôle de première opposante à la politique de Nicolas Sarkozy.

 

Où en êtes-vous de votre réflexion ? Serez-vous candidate au premier secrétariat ?

Je n’ai pas pris ma décision. Cela viendra le moment venu. A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti. J’observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes.

Cette indécision n’a-t-elle pas désorienté vos proches ?

C’est vrai que c’est un peu déstabilisant pour mon entourage, qui se demande pourquoi je ne repars pas sabre au clair. Certains se sont inquiétés, ont demandé des consignes. Je leur explique que la politique est faite d’étapes. Et qu’il ne faut pas que je me laisse happer par le système. Le jour où je leur dirai : "On y va", nous irons vraiment.

Combien de temps durera votre réflexion ?

Rassurez-vous, je ne suis pas en hibernation. Je travaille avec d’autres, j’accepte les invitations à l’international et je me bats pour ma région. C’est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif.

Comment allez-vous désormais participer à la vie du parti ?

J’ai rassemblé 17 millions de voix, après avoir été désignée par 60% des adhérents du parti. J’ai des responsabilités à l’égard de tous et toutes. Je ne peux donc pas me laisser attirer dans je ne sais quel piège de tactique interne. Rassembler, expliquer, fédérer, voilà le seul rôle que je me donne. Et mettre au service de la gauche et des Français le potentiel de l’élection présidentielle.

La rentrée politique a été marquée par une profusion de livres très sévères à votre égard. Vous ont-ils affecté ?

Oui. Ça laisse toujours des traces, on est toujours touché. D’ailleurs, c’est bien l’objectif. Mais c’est passé. L’important est que les gens se disent et me disent que je me suis bien battue.

Irez-vous au conseil national de samedi ?

Je serai probablement en Argentine pour l’élection de Cristina Kirchner, puis au Chili. Sinon, j’y serais allée.

Vous venez de rencontrer Walter Veltroni. L’exemple de la primaire italienne est-il envisageable en France ?

Tous les dirigeants italiens ont accepté l’émergence parmi eux d’un leader, avec trois millions et demi d’électeurs qui ont payé un euro pour participer. Au PS, les militants à 20 euros ont été parfois contestés. Mais la réflexion doit se poursuivre. Je sais que ce n’est pas facile, car nous héritons d’un système sécurisant pour les courants, avec ce que cela signifie de contrôle des fédérations et de positions verrouillées. Mais au PS, nous avons tous compris, certes à des degrés divers, que ce système devait changer. L’exemple italien doit nous faire réfléchir.

Comment faire évoluer le PS ?

Il faut rendre la parole aux militants. Mais aussi faire voter des gens qui ne sont pas adhérents du parti, comme en Italie. La préoccupation de l’organisation ne doit pas être l’organisation elle-même.

Cela ne semble pas être la tendance actuelle au sein du PS...

Il existe toujours dans le parti cette ligne élitiste sur la crainte d’une transformation en "parti de supporters". 
Mais qu’est-ce que ça veut dire ? 
Cette conception condescendante me choque. Pourquoi considérer les gens comme des écervelés, qui choisissent à la tête du client ? 
Peut-être qu’ils adhèrent aussi à des idées…

La fusion à l’italienne entre socialistes et centristes vous inspire-t-elle ?

Ce qui se passe en Italie montre bien que des recompositions sont nécessaires. L’alliance, contre la droite, entre un parti issu du parti communiste et un parti du centre, d’inspiration chrétienne, est très intéressante. Il y aura forcément, en France aussi, des recompositions entre centre et PS. Et ce ne sera pas en laissant de côté les militants venus de l’extrême gauche ou du PC.

Avez-vous poursuivi vos contacts avec François Bayrou ?

Non. Je ne suis pas encore dans cette phase. Je la poursuivrai quand j’aurai achevé la précédente, celle de la réflexion et de la reconstruction. Mais nous sommes à un tournant. 
L’électorat a évolué, avec de nouvelles générations qui n’ont pas connu l’histoire du PS et du PC, et qui ont d’autres comportements électoraux.
 
Et parmi les centristes, il y a des démocrates qui peuvent se reconnaître dans un projet politique qui ne sacrifierait pas pour autant l’identité de la gauche. On m’a critiquée pour ma démarche d’entre les deux tours, mais soyons réalistes : dans de nombreuses villes, aux municipales, cette convergence devra s’opérer.

Est-il réaliste d’envisager un tel rapprochement en France ?

On doit se poser la question d’un rassemblement du camp de la gauche et de tous ceux qui ont une conception exigeante de la démocratie, destiné à passer la barre des 30% au premier tour d’une élection nationale et qui aurait vocation à être leader au niveau de la gauche européenne – laquelle, reconnaissons-le, tangue un peu. 
Depuis Tony Blair, même si certains aspects de son leadership étaient discutables, la gauche n’a plus de leader capable d’entraîner les mouvements progressistes en Europe.

Quelle est votre position sur le mini-traité ?

A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. 
Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche. J’aurais préféré un texte avec moins de dérogations. Mais mieux vaut un compromis que rien. 
L’intégration de la Charte européenne des droits fondamentaux est une avancée très importante. C’est pourquoi nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible pour passer à l’étape suivante : la préparation du traité social. 
La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Pourquoi vous êtes-vous montrée si discrète, ces derniers temps, sur la politique gouvernementale ?

Ce n’est pas exact. Mais je n’ai pas l’intention de commenter le moindre fait et geste du Président. 
Il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque ! 
A ce propos, le CSA, qui refuse de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy, manifeste une piètre conception de la démocratie. Mais rassurez-vous, l’opposition est bien là.

Comment définissez-vous aujourd’hui votre rôle d’opposante ?

Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je la sens utile au débat démocratique. Mais cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos.

Quel regard portez-vous sur la pratique sarkozyste du pouvoir ?

Ce qui me frappe, c’est le contraste entre le discours, le changement de style et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder. Le pouvoir actuel est très proche des puissances d’argent, du Medef. 
On ne parle ni d’éducation, ni d’innovation, ni de PME, ni de modernisation économique. 
Sur les mesures fiscales, on a un pays endetté qui se prive de marges de manœuvres au profit des plus privilégiés, suivant en cela les réflexes les plus éculés de la droite traditionaliste et rentière.

Que dit selon vous le mouvement social de la semaine dernière ?

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt...
Or, on est dans l’improvisation totale. On aurait pu penser qu’on allait échapper à l’affrontement social, à la grève des transports. 
Mais à l’arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu’il y a de plus archaïque. 
Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d’ouverture médiatiquement réussie. 
Mais conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné.

Quel regard portez-vous sur le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy ?

Les grands événements de ces derniers jours, ce sont malheureusement la journée de la misère et les mouvements d’inquiétude justifiée sur le front social.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 22:10

 

Ségolène Royal se refuse à une

"opposition frontale à tout propos"

 

Source  nouvelobs.com     21.10.2007

Ségolène Royal n'est "pas en hibernation", mais veut utiliser sa "voix avec circonspection". L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle refuse le choix d'une "opposition frontale à tout propos" dans un entretien publié lundi dans "Libération".

Affirmant qu'elle n'a pas "pris (sa) décision" concernant une éventuelle candidature à la tête du PS, elle précise que "cela viendra le moment venu". "A partir du moment où je ne quitte pas la politique, on ne peut pas faire de la politique sans parti", ajoute-t-elle cependant. "J'observe ce qui se passe, mais je ne veux pas me placer dans des logiques de conflits internes".

Elle reconnaît que cette attente est "un peu déstabilisante" pour son entourage qui "se demande pourquoi (elle) ne repart pas sabre au clair". "Je leur explique que la politique est faite d'étapes. Et qu'il ne faut pas que je me laisse happer par le système".

Interrogée sur le temps que prendra sa réflexion, elle assure qu'elle n'est "pas en hibernation". "Je travaille avec d'autres, j'accepte les invitations à l'international et je me bats pour ma région. C'est essentiel. Et je mettrai ce travail au service du collectif", affirme Ségolène Royal.

Elle se refuse en outre à "commenter le moindre fait et geste du président" car "il faudrait pour cela passer toute la journée devant la télévision, ou presque". "Je dois utiliser ma voix avec circonspection, quand je le sens utile au débat démocratique. Cela ne sert à rien de mener une opposition frontale, à tout propos", lance-t-elle.

"Ce qui me frappe", ajoute Ségolène Royal au sujet de son ancien adversaire, "c'est le contraste entre le discours, le changement de style, et, au fond, un grand archaïsme dans la façon de procéder". Elle constate que "le pouvoir actuel est très proche des puissances d'argent, du Medef, et qu'on ne parle ni d'éducation, ni d'innovation, ni de PME, ni de modernisation économique".

Sollicitée sur sa réaction après le divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy, elle réplique que "les grands événements de ces derniers jours, c'est malheureusement la journée de la misère et les mouvements d'inquiétude justifiée sur le front social".

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 21:44

 

 

 

 

 Le New York Times en guerre contre

 les tests ADN

 

 

Source :  nouvelobs.com   22.10.2007

Dans un éditorial très virulent, le quotidien américain dénonce un projet de loi sur l'immigration "abject", qui utilise des méthodes qui rappellent celles des nazis.

Le New York Times part en guerre contre le projet de loi sur l'immigration de la France, qualifié d'"abject", qui introduit des tests ADN "comme fondement potentiel pour l'exclusion de familles immigrées cherchant à retrouver leurs parents qui vivent en France".

Dans un éditorial très virulent publié dimanche 21 octobre, le quotidien américain insiste sur le fait que l'utilisation de la génétique peut se révéler utile seulement "pour déterminer la culpabilité et l'innocence en matière criminelle", mais n'a "aucune place légitime au sein du droit de l'immigration".

Le journal s'étonne que la France ne se souvienne pas des leçons imposées par son histoire. "En effet, rappelle le NYT, les premières notions de pseudo-science du 'sang' ont été introduites dans le droit français sous l'Occupation, par les Nazis et leurs collaborateurs de Vichy, avec les conséquences tragiques que l'on connaît".

Le NYT interpelle Sarkozy

S'il souligne que l'opposition à l'amendement sur les tests ADN a réuni des politiques de "centre-gauche", comme "des membres de la majorité de centre-droit encore pourvus de principe", le New York Times est choqué que les politiques français se soient contentés de "modifications d'ordre sémantique", qu'il juge largement insuffisantes.

Pour finir, le journal s'adresse directement au président français, "qui aurait pu à n'importe quel moment intervenir pour empêcher ce projet de loi, et en a encore la possibilité", mais qui "ne l'a jamais fait." Et conclut par cet appel, on ne peut plus clair : "Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d'Etat. Qu'il agisse en tant que tel".


 

ON VA LE DIRE AUTREMENT :

IL N'A PAS LA CARRURE !

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