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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 12:00

la sorcière au balai

Le ségophobe saute sur toutes les occasions pour se défouler frénétiquement, c'est connu.

Sur l'article de l"Express "Dans l'ombre, Royal assure qu'elle avance" (repris dans mon précédent billet), j'ai trouvé ce commentaire assez navrant d'un intervenant expliquant doctement qu'il y  avait peut--être une autre raison au  silence de Ségolène ROYAL :

"Lors des cantonales en Charente-maritime, Ségolène Royal a vraisemblablement fait "perdre à la gauche 3 cantons touchés par Xynthia a cause de son refus de la participation de la région Poitou-Charentes au plan digues ... ce qui a permis a la droite de Bussereau de conserver la gestion du département ... ayant fait perdre la gauche il fallait qu'elle se fasse oublier un moment."

 

Ah, la vilaine sorcière !

Pour ceux qui aurait raté cette actualité (17 mars 2011) :

Plan digues : Ségolène Royal "indignée" des accusations de Dominique Bussereau

 

On y apprend que cette polémique a été lancée par Bussereau, accusant Ségolène ROYAL de "manquer de solidarité" 

Ségolène avait noté que le sieur Busserau "se réveille à la veille des élections cantonales pour porter des accusations sans fondement". Elle ajoutait : "les habitants du littoral n'oublient pas que la région Poitou-Charentes a été la première à se porter au service des sinistrés". 

La ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet étant venue sur place "en annonçant un plan de 500 millions d'euros", Ségolène ROYAL estimait que "ce n'est ni juste ni honnête de venir maintenant les réclamer au contribuable régional".


Parlons maintenant d'arithmétique : en réalité, le ségophobe en question oublie de mentionner que si la gauche perd 3 cantons, elle en gagne 4 autres ! Bilan +1

Conclusion, pour reprendre l'argument foireux sur la vilaine sorcière qui ferait perdre des cantons : Ségolène aurait donc fait progresser la gauche !!! 

Cela dit, la droite de Bussereau reste majoritaire ... et cela fait 26 ans que cela dure !


Si on suit le raisonnement du même ségophobe, c'est Martine Aubry qui a son tour devrait se faire oublier !!! : dans le Nord, le PS a perdu 6 cantons. Pas 3, mais 6 ! Etonnant, non ? Avec perte de la majorité absolue pour le PS. Et en prime, une progression très forte du FN (en voix, certes non concrétisée par des sièges), tout ça dans un bastion -- ou plutôt ex-bastion -- du PS de Jospin, Hollande et Aubry. 

Belle victoire que celle-là, n’est-il pas ?

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 08:00

sarko-pour-une-prime-de-1000-euros.jpg

Horizon 2012, campagne électorale d'enfumage oblige !

Encore de la poudre aux yeux. Ce n'est pas la première fois que Sarkozy lance de ces "pistes" qui ne mènent nulle part. Des idées supposées dirigées vers le pouvoir d'achat des français (ou plutôt une partie seulement), immédiatement contrées par ses amis du MEDEF, Laurence Parisot en tête.

 

Son idée géniale me rappelle celle de la "règle des 3 tiers". C'était en février 2009.

Et à l'époque, on allait voir ce qu'on allait voir ! Dans les semaines qui devaient suivre, son gouvernement allait entrer dans une phase active de mise en place de la mesure, foi de Sarko ! Mauvaise foi.

Comme soeur Anne, on n'a rien vu venir.

 

J'avais repris dans un billet ce point de vue :

 

"Sarkozy connaît bien la règle des trois tiers : un tiers d’effet d’annonce, un tiers d’approximation et un tiers d’ignorance.

En évoquant comme une "mesure de justice" la répartition égale des bénéfices des entreprises entre dividendes, investissements et salariés, le président de la République a déjà fait souffler sur le rendez-vous social du 18 février un vent de folie dans lequel tous ont été emportés… sauf les économistes !"

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 08:00

 

logo-OMS.jpg 

Source : lesmotsontunsens.com  -  le 7 avril 2011

 

En 2004, la pollution chimique a tué 4,9 millions de personnes (8,3% de la mortalité globale) et engendré 86 millions d'années de vie perdues, selon une étude de l'OMS... qui admet que ce chiffre est largement sous-estimé.


L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est penchée sur la mortalité liée à la présence de substances chimiques dans l'environnement. Résultat : en 2004, la pollution chimique a provoqué 4,9 millions de morts (soit 8,3% de la mortalité totale). Et 86 millions d'années de vie perdues (5,7% du total) en raison des handicaps provoqués. 

 

A titre de comparaison, l'impact des substances chimiques est plus important que celui des cancers, qui représentent 5,1% du total d'années de vie perdues. 54% des dégâts liés aux substances chimiques sont supportés par les enfants de moins de 15 ans. 70% des maladies sont dues à l'association de polluants atmosphériques multiples.

 

Et encore, cette étude se limite à "l'impact connu" d'un nombre de "substances chimiques" limité, et "l'impact inconnu pourrait être considérable". D'une part, précise l'OMS, les preuves de "relations de causes à effets [...] font défaut".

Exemple de ces produits aux effets "inconnus" : les pesticides, le mercure, le cadmium... ça laisse rêveur.

D'autre part, même lorsque ces preuves existent, "les données d'exposition à grande échelle sont insuffisantes". Et enfin, l'OMS avoue son incapacité totale à évaluer réellement l'impact sanitaire des "sites pollués qui mettraient en péril plus de 56 millions de personnes à travers le monde". Un début de commencement d'étude, en somme.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:00

systeme-solaire.jpg 

Entendu sur une radio : avec Marine Le Pen, on quitte l'Europe, la planète tant qu'à faire ... et même le système solaire !!!

 

Marine Le Pen rate son grand oral d'économie

Source : LePoint.fr  -  le 8 avril 2011

 

La présidente du FN a tenté d'expliquer son programme économique pour la France. Sans convaincre.

"De quoi ? Qui ça ? Ah oui ! Borloo a quitté l'UMP... Très bien, vous savez, moi, je suis pour la concurrence !" plaisante Marine Le Pen, vendredi matin. Pour la concurrence en politique, peut-être, mais en économie, rien n'est moins sûr... Tout sourire, lunettes de soleil sur la tête, veste couleur crème et bottines noires, la présidente du Front national fume une dernière cigarette avant de se livrer à un exercice dont elle n'a pas l'habitude. Son équipe a en effet convié des journalistes économiques - et non pas les "politiques", qu'elle connaît bien - à un "petit-déjeuner de travail " pour expliciter les grandes orientations de son programme dans ce secteur. "Nous ne sommes pas légitimes que sur l'immigration et l'insécurité", veut-elle convaincre.

Elle souhaite démontrer que son programme n'est "ni simpliste, ni fantaisiste, ni ringard". D'ailleurs, elle n'est pas venue seule : deux "spécialistes", en plus de Jean-Richard Sulzer, membre du bureau politique du FN et enseignant à Paris-Dauphine, sont à ses côtés. Très vite, la présidente du FN donne la parole à l'un d'entre eux, un certain "François, économiste dans une institution financière privée". Mais à peine celui-ci est-il en train de prendre sa respiration pour se lancer dans la lecture d'un PowerPoint préparé spécialement pour l'occasion qu'on l'interroge : "François comment ?" Pas de réponse. "Mais vous travaillez où ?" relance-t-on, interloqué. "Ce n'est pas le problème", coupe Marine Le Pen, sans laisser le temps à son conseiller de répondre. Malgré les protestations, la presse ne saura pas qui est cet homme ni quelles sont ses fonctions. Difficile de commencer plus mal.

Mur du silence

"François" se lance malgré tout et rappelle les grands principes de la philosophie économique du FN : "bâtir un État stratège", "remettre la France dans le jeu mondial", "la réarmer face à la mondialisation" ("ce socle est la partie la plus stimulante ", précise-t-il). Comment ? En "sortant de l'euro", naturellement, et en "rétablissant la protection raisonnée aux frontières", poursuit-il. En vrac, on parle aussi de réindustrialiser la France - sans plus de détail - et d'oeuvrer pour l'emploi et le pouvoir d'achat, etc. François croule sous les questions : "Comptez-vous supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires ? Qu'en est-il de la préférence nationale ? Figure-t-elle toujours à votre programme ? Comment pourra-t-on continuer à exporter si on fixe des droits de douane très importants ? Comment fixerez-vous ces tarifs, sur quels produits, dans quels secteurs et avec quels pays ?" Tout, ou presque, ne sera que réponses imprécises ou renvoi poli à une "conférence de presse thématique" ultérieure.

Sur la sortie de la zone euro, l'idée n'est pas nouvelle, et Marine Le Pen reprend la main. "On ne le fera pas du jour au lendemain. On prévoit un changement de la monnaie sur six mois, sur la base de un franc = un euro, pour éviter la valse des doubles étiquettes, comme lors du passage à la monnaie unique", résume-t-elle, tandis qu'elle se réfère aux douze étapes de son plan de sortie. "Ensuite, on procède à une dévaluation compétitive." Un journaliste lance : "Donc, vous prévoyez une inflation importante ?" La présidente du FN s'énerve alors : "Pas du tout !" "Il n'y a pas de lien économique prouvé entre dévaluation et inflation", affirme-t-elle. "Regardez ce qui se passe au Royaume-Uni !" En substance et en choeur, les journalistes économiques lui rétorquent : "Certes, mais le risque reste fort ? Le Royaume-Uni n'est pas la règle." Et la chef de file du Front national de répondre par l'interrogative, visiblement agacée : "Mais aujourd'hui, il n'y en a pas d'inflation, peut-être ?"

Faute d'éléments concrets, la patronne du FN, loin de se montrer déstabilisée, s'en sort ainsi à plusieurs reprises, au cours des trois heures d'un débat qui n'était pas censé en être un, avec une manière bien à elle de forcer le destin. Ainsi, alors que certains lui demandent si elle ne redoute pas que ces mesures ne transforment la France en paria de l'économie mondiale, elle lâche, sans sourciller : "Je crois que nous sommes une grande puissance, et que les représailles ne seront pas aussi importantes qu'on le dit." Une méthode Coué à la sauce FN.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 07:00

 

Le 6 avril 2011, Sarkozy s'est donc incliné devant la plaque installée au Panthéon, en mémoire d'Aimé Césaire.

 

Peu de temps après sa funeste élection, le 26 juillet 2007 très exactement, il prononçait à Dakar ces phrases qui situent bien le personnage :

"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire ... Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin".

"Le problème de l'Afrique ... le problème de l'Afrique ... le problème de l'Afrique,"  ânonnait-il.

ombre-de-sarko.jpg

 

Et le problème de la France ? C'est d'être rentré dans une histoire dans laquelle nos concitoyens ne reconnaissent plus la France, dans laquelle un supposé "chef d'Etat", en réalité chef de l'UMP, est arrivé non seulement à laminer son parti (on ne va pas sortir son mouchoir !), mais surtout à désespérer et faire souffrir le pays.

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 12:00

avec Aimé Césaire en 2007

 

Chers amis,

Je me rendrai demain mercredi 6 avril à l'hommage rendu à Aimé Césaire au Panthéon. C’est l’occasion pour moi d’exprimer ma reconnaissance pour son engagement en tant que président du comité national de soutien lors de la campagne présidentielle de 2007. Voici le message que je lui adresse pour que sa mémoire et que sa parole continuent à éclairer les engagements d’aujourd’hui.

Ségolène Royal

Merci à Aimé Césaire

 

Aimé Césaire vous entrez au Panthéon où il est juste que vous ayez votre place.

C'est un hommage ainsi rendu à l'homme de conviction et d'action, au poète dont le lyrisme incandescent a fait, disait son ami Depestre, oeuvre de marronage vivifiant dans les veines de la langue française, à l'éveilleur de consciences, au démineur d'hypocrisies, au combattant inlassable de l'humaine dignité qui avait choisi son camp - « je suis de la race de ceux qu'on opprime » - et annonçait fièrement au monde : « l'heure de nous-mêmes a sonné ».

Dans ce lieu où la République honore ceux qui lui ont fait honneur, vous rejoignez Toussaint Louverture, le libérateur d'Haïti dont vous avez raconté l'épopée héroïque et tragique. Delgrès qui conduisit en Guadeloupe la résistance au rétablissement de l'esclavage par Bonaparte. Schoelcher, l'abolitionniste socialiste dont vous disiez que ni les préjugés, ni les insultes, ni la calomnie n'entamèrent le combat acharné et qu'il fut l'un des premiers à mesurer la valeur de civilisations africaines jusque là méconnues.

Condorcet, l'abbé Grégoire, Hugo, Zola, Jaurès, Jean Moulin, René Cassin, Félix Eboué : à chacun nous sommes redevables de nos libertés comme nous le sommes à vous, Aimé Césaire pour avoir, votre vie durant, pris le parti des assoiffés de justice et défendu nos valeurs avec courage quand la politique de la France leur tournait le dos.

J'avais, lors du rassemblement célébrant à Fort de France la disparition d'Aimé Césaire, proposé que la République inscrive à son Panthéon son nom et son oeuvre. Cela m'avait valu quelques critiques. Qu'importe puisqu'aujourd'hui c'est chose faite. Quels qu'en soient les motifs, je m'en félicite. Nul ne peut récupérer celui qui tint tête aux pouvoirs coloniaux et post-coloniaux, celui qui ne craignait pas d'écrire « Accommodez-vous de moi. Je ne m'accommode pas de vous ».

« Colonisation = chosification » écrit Aimé Césaire dans cet ouvrage au vitriol, érudit et porté par une langue magnifique. Les effets positifs du système colonial ? « On me lance à la tête des faits, des stocks, des kilométrages de routes, de canaux, de chemin de fer (...). Je parle de millions d'hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme ».

Il nous rappelle aussi combien les violences coloniales ont déshumanisé le colonisateur autant que le colonisé, instillé leur poison dans les veines de l'Europe et contribué à « l'ensauvagement d'un continent » devenu à son tour cible de barbaries d'abord rôdées outre-mer.

On le traita à l'époque d'insulteur de la patrie. Mais c'était lui qui défendait les valeurs de la République. Et le lire aujourd'hui nous aide à mieux comprendre de quelles violences au long cours sont tissées nos histoires.

« Nègre » était une insulte. Il en fit une fierté et l'étendard d'un combat pour l'égalité. Avec Damas et Senghor, ils poussèrent le « grand cri nègre » contre l'aliénation et le mimétisme, pour le droit d'inventer sa propre route. « Nègre je suis, Nègre je resterai », a-t-il écrit, mais aussi : plus nous serons Nègres, plus nous serons des hommes car il voulait l'universel riche de toutes les singularités. La négritude, telle qu'il la concevait, n'était pas une identité repliée sur elle-même mais, disait-il, l'une des formes historiques de la condition faite à l'homme, la métaphore de la mise à part et la quête d'une plus large fraternité. La revue L'Etudiant noir, les éditions Présence africaine, les deux Congrès des Ecrivains et Artistes noirs ont été les porte-voix d'un formidable mouvement de création et d'émancipation.

La puissance incantatoire du magnifique Cahier du retour au pays natal fut, à la fin des années 30, une éblouissante déflagration poétique et politique. Un guide pour l'inexploré, s'enthousiasmait André Breton. Une somptueuse poétique de la souffrance historique, pour Glissant. « Ma bouche, y écrivait Aimé Césaire, sera la bouche des malheurs qui n'ont pas de bouche, ma voix la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ». Il a tenu parole, fidèle au parti-pris de toute une vie.

Voilà pourquoi les fils et les filles de Césaire sont si nombreux de par le monde, écrivains auxquels il a ouvert la voie, militants dont il a fortifié les raisons, hommes et femmes qu'il a aidés à voyager en eux-mêmes.

Lucide, il savait qu'après le temps épique de la lutte, vient le risque de nouvelles dominations se substituant aux anciennes. Sa Tragédie du Roi Christophe, comme il l'a souvent dit, n'est pas seulement l'histoire d'un héros haïtien aux prises avec l'exercice de plus en plus solitaire du pouvoir mais « l'oeil grossissant » de tous les dilemnes post-coloniaux. Un message aux leaders des indépendances africaines parmi lesquels il comptait nombre d'amis.

Lucide avant beaucoup, Aimé Césaire le fut aussi en rompant, dès les années 50, avec un système stalinien qui dépêchait ses chars à Budapest et faisait d'une immense espérance fraternelle l'alibi de son despotisme.

Il n'aimait pas « la littérature des mots d'ordre ».

Il croyait au pouvoir d'une langue de haute tenue, audacieuse et rebelle.

Il voulait que son théâtre donne la poésie à voir.

Il s'adressait à tous sans jamais en rabattre sur l'impétueuse beauté de textes écrits, disait-il, dans les plis et les interstices de l'action.

A l'Assemblée nationale, où il siégea avec les socialistes durant les quinze dernières années de son mandat, son talent oratoire subjuguait même ceux qui ne partageaient pas ses idées.

Attentif à ce qu'il y a derrière les mots, il comprit qu'en réclamant « l'assimilation », qu'il récusait, les Martiniquais exprimaient en réalité leur demande d'égalité. C'est pourquoi il défendit la départementalisation, à ses yeux « habit de circonstance », puis tira les leçons de ses promesses non tenues en défendant l'autonomie.

Il racontait comment il s'était retrouvé à la Libération, sans l'avoir voulu et sans rien connaître de la gestion municipale, jeune Maire de Fort de France, mandat qu'il assuma pendant 56 ans. Il en fit une ville qu'il ne cessa jamais d'arpenter, toujours à l'écoute de ses habitants. Il aimait construire, bâtir. Il voulut pour les Foyalaises et les Foyalais des conditions de vie dignes. Il rappelait le temps des cases sans toit, des masures insalubres, des enfants aux pieds nus. Il s'attela à la tâche en commençant par les travaux d'assainissement. Il redessina et métamorphosa la capitale martiniquaise. Serge Letchimy, qui lui succéda à la mairie et est aujourd'hui président de la Région Martinique, fut activement partie prenante de cette oeuvre urbaine.

Il disait aussi : je suis très végétal, les arbres m'émeuvent, ils incarnent ma philosophie de la vie.

J'adresse un salut amical au docteur Aliker, son compagnon de tous les combats, évoquant la fleur du balisier, emblème du Parti Populaire Martiniquais, qui trouve l'eau en elle-même quand elle vient à manquer comme il faut savoir puiser en soi l'énergie nécessaire à la lutte. Il me redisait, en février 2011, à quel point l'engagement auprès d'Aimé Césaire avait porté toute sa conviction de médecin auprès des plus pauvres.

Aimé Césaire tenait, la culture pour vitale, bien commun de première nécessité qui devait être accessible à chacun. C'était, avec François Mitterrand, un sujet de conversations amicales. La culture, disait-il, est notre arme par excellence car elle contient tout ce que l'humanité a inventé pour rendre le monde vivable et la mort affrontable. Il voulait qu'elle témoigne de la vitalité artistique du pays martiniquais, en dialogue avec toutes les cultures du monde.

Je me souviens de son affabilité, de sa courtoisie, de sa disponibilité.

De sa profonde humanité et de sa révolte intacte contre toute forme d'humiliation.

De sa main prenant la mienne sur le perron de la mairie de Fort de France.

De cette phrase qui m'avait tellement touchée : « elle a su nous écouter ».

De cette dédicace sur un livre de ses poèmes : « à Ségolène Royal qui représente pour nous l'espérance, pour lui dire notre confiance ».

De ma reconnaissance pour le généreux cadeau de son engagement à mes côtés, lorsqu'il avait accepté de prendre la Présidence d'honneur de mon Comité national de soutien lors de la dernière campagne présidentielle.

 

Aimé Césaire n'était pas de ceux que les ruses amères de l'histoire font fléchir. J'ai toujours un espoir, disait-il, parce que je crois en l'humanité.

Cet homme de volonté et de haute exigence est resté fidèle aux engagements d'une vie droite.

Jamais sa fermeté ne s'abaissa en sectarisme.

Jamais il ne cessa d'opposer un refus vibrant au mensonge et au mépris.

Pour moi, il reste un encouragement à penser loin des poncifs.

Loin de ces « vainqueurs omniscients et naïfs » qui se trompent et nous trompent.

Merci à celui dont la parole prophétique, belle comme « l'oxygène naissant » disait Breton, annonce que « les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière ».

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 10:00

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Maître Cobert est particulièrement pertinent, et impertinent à la fois, dans ses billets. Il distille ici quelques avis sur une vision de la laïcité, avec d'autres verres de lunettes que ceux de l'UMP :

 

Les vrais sujets du grand débat de l'UMP sur la laïcité

Source : le blog de Pascal Cobert  -  le 5 avril 2011

 

Tout ce que l'on pu écrire ici ou là sur le fumeux débat national de l'UMP autour du thème de la laïcité n'est que calembredaines et billevesées.  En réalité, contrairement à ce que l'on a voulu nous faire croire, il ne sera pratiquement pas question de la place de l'Islam dans notre généreuse République. Non, non. Les grands stratèges de l'UMP ont agité le "chiffon vert" pour faire diversion. En réalité, je vous le dis, ils vont débattre de l'essentiel, sans le moindre tabou. Je vous le révèle, ici, en exclusivité. Tels que je les connais, ils ne communiqueront pas sur la réalité de leur réflexion pour mieux surprendre, l'heure venue.

Il est temps que je vous dévoile leurs secrets.

En premier lieu, les penseurs de la Sarkozie triomphante s'indigneront de l'interdiction faite aux prêtres catholiques de convoler en justes noces et de s'astreindre à un célibat source de moeurs dissolues, tout cela en violation flagrante du droit de vivre en famille que garantie la Convention Européenne des Droits de l'Homme. L'église catholique sera donc sommée de se mettre en conformité avec la législation internationale à bref délai. Et de un...

[ Poursuivez, Maître ... ! ]

 

Ce n'est pas tout ! En ces temps de difficultés budgétaires, une idée s'impose : appliquer l'impôt sur les sociétés au denier du culte qui draine une fortune considérable laquelle aujourd'hui échappe anormalement à l'impôt. Dans la foulée, on envisagera de soumettre l'Eglise à l'Impôt sur les Grandes Fortunes à raison d'un patrimoine immobilier sans comparaison possible. Ne seront exonérées, comme pour tout le monde, que  les oeuvres d'art.

Par ailleurs, toute manifestation catholique sur le domaine public sera strictement prohibée: plus de processions ou autres pèlerinages en pleine rue.

La question n'a pas été tranchée mais la réflexion progresse : Comment tolérer dans un pays laïc la survivance d'écoles confessionnelles ? Une commission a été installée pour proposer des solutions radicales.

Enfin, à l'unanimité, et cela sera une idée phare aux prochaines présidentielles, le Concordat appliqué en Alsace et en Lorraine sera aboli : Comment peut on accepter, a soutenu Jean François Coppé sous des applaudissements nourris, que la grande loi de 1905 ne soit pas appliquée sur une grande partie de notre République une et indivisible et qu'à Metz et à Strasbourg, curés et rabbins, soient payés, comme des fonctionnaires, par l'Etat qui au surplus, n'a plus les moyens d'embaucher des instituteurs.

 

Alors, il ne fallait pas le tenir ce débat ?

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:00

Gueant-provoque-les-musulmans.jpg

En fin d'article, le journal prévient :

"En raison de débordements fréquents sur ce type de sujet, nous nous voyons contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension." 

On imagine en effet le torrent de propos haineux, d'injures et vociférations en tous genres. Sur un sujet qu'à l'UMP, disent-ils, on veut traiter sereinement. Et pour cela, il falait bien ... une demie-journée de "débats" !!!

Islam : Pour Guéant, "l'accroissement du nombre de fidèles"

est un "problème"

Source : 20minutes.fr  - 4 avril 2011

 

Claude Guéant n’en finit plus de lancer le débat. En déplacement à Nantes, ce lundi, à la veille de la convention de l’UMP sur la laïcité, le ministre de l’Intérieur a de nouveau abordé la question musulmane, estimant que la communauté va grandissant en France, ce qui, selon lui, pose des problèmes.

"En 1905, il y a avait très peu de musulmans en France, aujourd'hui il y en a entre 5 et 6 millions", a indiqué Claude Guéant, alors que l'Institut national de la statistique et des études économiques (Ined) avance de son côté le nombre de 2,1 millions.

"Cet accroissement du nombre de fidèles et un certain nombre de comportements posent problème." Avant d’évoquer, comme il l’avait déjà fait dans un entretien à Ouest-France, les prières de rue, qui d’après lui "choquent un certain nombre de concitoyens".

 

"Le problème est très important"

"Les responsables des grandes religions ont bien conscience que ce type de pratiques leur porte préjudice", a poursuivi le ministre, ajoutant que "le problème est très important : tous les représentants des grandes religions estiment que la laïcité est un principe protecteur de la liberté de conscience". 

Claude Guéant en a profité pour justifier à nouveau le débat de mardi sur la laïcité. "La question interpelle nos concitoyens : Nombreux sont ceux qui pensent qu'il y a des entorses à la laïcité;" Avant de prévenir que "le gouvernement va se prononcer la semaine prochaine, pour mieux garantir ces principes". 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:00

 

Pierre BERGE : "En ce moment, les vraies primaires,

Ségolène est en train de les faire !"

 

Pierre Bergé (22 mars 2011) : "Les vraies primaires Ségolène est en train de les faire. C’est tout à fait l’école mitterrandienne - Vous êtes prêt à resoutenir Ségolène Royal ? - Mais bien entendu !"

Pierre Bergé a déclaré hier sur France Inter être prêt à soutenir à nouveau Ségolène Royal.

Invité à 18h15 dans  "Le 5/7 Boulevard", il a répondu aux questions de Philippe Collin et de Xavier Mauduit pendant une vingtaine de minutes.

En dernière partie, il s’est exprimé sur le Parti socialiste, Martine Aubry, DSK, et surtout Ségolène Royal et François Mitterrand. Le président de l’Association des Amis de l’Institut François Mitterrand a déclaré en parlant de Ségolène Royal : "C’est tout à fait l’école mitterrandienne.".

 

Pierre Bergé a pris la défense de Ségolène Royal et salué son action des derniers mois sur le terrain en déclarant : "En ce moment, les vraies primaires, Ségolène est en train de les faire."

"C’est-à-dire qu’elle circule en France, qu’elle remplit pleins à craquer des salles et des stades et d’autres choses ..."

 

Pierre Bergé :  

Je  ne comprends pas très bien ce qui se passe, et pourquoi il faut attendre, surtout quand on est socialiste, un messie, et surtout quand on est laïque, pourquoi il faut attendre un messie, attendre que ce messie vous indique la route et vous dise : "Ah, vous voterez pour moi !" Ou alors : "Décidément, je ne viendrai pas, donc choisissez qui vous voulez.".

 

Je comprends très mal qu’après la défaite de Ségolène Royal, qui avait quand même remporté 47.5 % de suffrages et 17 millions d’électeurs, excusez du peu, ...

Je vous rappelle que François Mitterrand s’est présenté 3 fois, et que Jaques Chirac s’est présenté 3 fois, aucun des deux, la première fois, alors qu’ils avaient été battus, aucun des deux n’a été rejeté par son propre camp.

 

Nous avons assisté à une chose extraordinaire, c’est que Ségolène battue, alors elle ne vaut plus rien, et on la jette.

Il faut dire, il faut dire qu’il n’y avait qu’à voir la tête que faisaient déjà les éléphants du Parti socialiste lorsqu’elle s’est présentée pour comprendre comment et pourquoi ils s’en sont débarrassés dès qu’ils ont pu.

 

Vous savez, moi j’observe ce qui se passe, comme tout le monde, mais je sais aussi une chose, c’est qu’en politique, on n’est jamais mort, sauf le jour où on vous a conduit à votre dernière demeure. Alors, méfions nous de vouloir enterrer les gens trop tôt ...

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 15:00

 

Il paraît (c'est Martine Aubry qui l'a dit l'autre jour) que contrairement à elle, Ségolène Royal est blonde.

calculette.jpg 

Si les brunes ne comptent pas pour des prunes, il faudrait pourtant qu'elles ne se mélangent pas dans les additions électorales. C'était difficile dans une soirée électorale, où comme chacun sait tout le monde a gagné. Mais quand même !

En arriver à la conclusion qu'elle, Martine Aubry, a fait beaucoup mieux que Ségolène en 2007, en atteignant le 27 mars 2011 le score de 53%, il fallait oser.

 

Et on dira que c'est la tête de Ségolène qui enfle !!! Les 36% du PS, Martine les fait fructifier, en effet : moins 3% par rapport à 2004. !

Le compte est bon, ça fait 53% ... bon, je vais retourner sur les bancs de l'école !

 

Aubry fête la victoire en taclant Royal

Source : Europe1.fr  -  le 28 mars 2011

 

La secrétaire nationale du PS, Martine Aubry, n'a pas dissimulé sa satisfaction dimanche soir après la victoire du PS aux cantonales.

Elle s'est même permise, selon les informations d'Europe 1, une pointe acerbe sur Ségolène Royal, comme jamais depuis deux ans.

Alors que Ségolène Royal avait surtout insisté dimanche soir sur l'abstention et le statu-quo des résultats, Martine Aubry a eu ce commentaire :

"Avec le même statu quo, en 2007, Ségolène aurait été élue. Elle a eu 47%, moi ce soir, j'ai eu 53%", citant le résultat de toute la gauche.

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