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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 18:00

le-portail-du-Karachi-Gate---juillet-2009.jpg 

Karachi : la DGSE évoquait une piste financière dès le jour de l'attentat

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 21.01.2011

 

Le juge antiterroriste Marc Trevidic a obtenu la déclassification d'une note de la DGSE écrite le 8 mai 2002, quelques heures après les faits.

Dès le jour de l'attentat de Karachi au Pakistan le 8 mai 2002, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) doutait déjà de la responsabilité d'Al-Qaïda et évoquait une "piste financière" liée à un contrat d'armement franco-pakistanais, révèle une note récemment déclassifiée et versée à l'enquête.

"On ne peut écarter la possibilité d'une piste financière"

Révélée par Le Monde et Mediapart, la note de la DGSE révélait que "l'attentat contre les ressortissants français de Karachi ne porte pas les marques d'une opération montée par Al-Qaïda" qui "s'attaque en premier lieu à des ressortissants américains ou britanniques". Dans sa note, la DGSE va plus loin en affirmant que "si l'attentat visait spécifiquement des ressortissants français, on ne peut écarter la possibilité d'une piste financière". "Au Pakistan, les contrats militaires sont "célèbres" pour les pots de vin et les commissions demandés par les officiers pakistanais et les hommes politiques", écrit la DGSE le 8 mai 2002.

Encore "une nouvelle preuve"

"Cette note constitue une nouvelle preuve du délit d'entrave dont se sont rendu coupables l'Etat français et la DCN pendant plusieurs années", a réagi l'avocat de familles de victimes, Me Olivier Morice.

L'avocat menace de porter plainte contre les différents ministres qui auraient eu connaissance de cette note sans en référer aux enquêteurs.

Déclassification de 26 documents

Le juge antiterroriste Marc Trevidic, qui a pu en obtenir la déclassification début 2011, vient encore crédibiliser la thèse d'un conflit financier. Le compte-rendu de la DGSE fait partie de 26 documents dont le juge Trevidic a obtenu début 2011 la déclassification. Le gouvernement s'est en revanche opposé à la déclassification de 28 autres pièces dont le magistrat demandait la communication.

Selon tous les documents et témoignages, les auteurs de l'attentat pourraient être passés à l'acte en représailles à l'arrêt de commissions, décidé par Jacques Chirac en 1995, sur un contrat franco-pakistanais de vente de sous-marins. L'ancien juge Jean-Louis Bruguière a pourtant suivi de 2002 à 2007 la piste Al Qaïda, avant que Marc Trevidic lui succède. Les services secrets jugeaient d'ailleurs "suspect et étrange de constater l'empressement des officiels pakistanais à accuser l'organisation Al Qaïda et également l'Inde, et ce dans les minutes qui ont suivi l'explosion".
Les familles de victimes, qui ont déposé plusieurs plaintes à Paris, soupçonnent les autorités françaises et la direction de la DCN de ne pas avoir ou d'avoir tardé à communiquer à la justice les nombreuses pièces, comme cette note.

Début des auditions

Désormais lancés sur la piste du contrat d'armement, les juges Trevidic et Renaud Van Ruymbeke, chargé du volet financier de l'affaire, ont procédé cette semaine à l'audition comme témoin d'un des principaux intermédiaires entre Français et Pakistanais, l'avocat Amir Lodhi. Ils devraient procéder d'ici la fin du mois de janvier à l'audition de François Léotard, ministre de la Défense d'Edouard Balladur lors de la signature du contrat.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 12:00

 

Deux vidéos prises à BULLY-LES-MINES (Pas-de-Calais) le 20 janvier, à l'occasion de la cérémonie des voeux, en présence de Ségolène ROYAL, invitée par le maire de la ville, François LEMAIRE.

 

Source : site Désirs d'Avenir  -  par l'Equipe de Ségolène ROYAL, le 21 janvier 2011

 

Discours de François LEMAIRE, maire de BULLY-LES-MINES :

 

Discours prononcé par Ségolène ROYAL :

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 07:00

 

En demandant "un plan de soutien de l'Assemblée nationale au processus électoral" en Tunisie, le patron des députés PS rejoint la proposition déjà émise par ségolène ROYAL le 15 janvier :

Elections en Tunisie : Ségolène ROYAL propose que le PS soit une force d'observation

"Je crois qu'il est important que le PS et les socialistes soient là et puissent se constituer en force d'observation ... c'est une offre de mise à disposition du Parti socialiste, des militants socialistes, des militants de gauche qui sont là, qui sont imprégnés des mêmes valeurs démocratiques."

"Nous pourrons être présents pour accompagner ce processus démocratique".

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Tunisie : Ayrault demande la démission d'Alliot-Marie

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 20.01.2011 

 

Le patron des députés PS demande aussi à Bernard Accoyer de "prendre l'initiative d'un plan de soutien" de l'Assemblée nationale au processus électoral en Tunisie.

 

Le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a demandé jeudi 20 janvier à Bernard Accoyer de "prendre l'initiative d'un plan de soutien" de l'Assemblée nationale au processus électoral qui devrait se dérouler dans les prochains mois en Tunisie après le départ du président déchu Ben Ali.

Il a par ailleurs demandé sur la chaîne Al-Jazeera la démission de la ministre des Affaires étrangères, Michele Alliot-Marie, pour ses propos sur la Tunisie. "Les députés membres du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) ont suivi avec enthousiasme les évènements qui, ces derniers jours, ont ouvert la voie d'une transition démocratique", en Tunisie écrit Jean-Marc Ayrault dans une lettre adressée au président UMP de l'Assemblée.

"Afin d'aider à mettre en place les institutions qui répondent pleinement aux aspirations de la grande majorité des Tunisiens, je souhaitais vous demander au nom du groupe SRC de prendre l'initiative d'un plan de soutien de l'Assemblée nationale au processus électoral" dans ce pays, ajoute le député de Loire-Atlantique.

"Les députés SRC y apporteront leur collaboration au cas où cette proposition recevrait votre accord ainsi que celui de l'ensemble des groupes représentés dans notre assemblée", indique-t-il. Interrogé mercredi soir sur Al-Jazeera, Jean-Marc Ayrault a estimé que "la France était disqualifiée, comme l’est dorénavant Michèle Alliot-Marie, pour porter la parole diplomatique de notre pays". Il a officiellement demandé sa "démission".

L'opposition reproche à Mme Alliot-Marie d'avoir proposé à Ben Ali une aide pour le maintien de l'ordre quelques jours avant le départ de l'ex-président tunisien. La ministre, de nouveau interpellée mercredi sur le sujet, a dénoncé des "polémiques stériles, inutiles" et "contraires à l'intérêt" de la France. Mardi, le Premier ministre François Fillon lui avait exprimé devant les députés "toute sa confiance".

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:00

 

Par rapport à la révolte tunisienne, j'ai hésité longtemps avant de reprendre certaines informations sur les positions -- il est vrai très imprudentes et ambigues  -- exprimées ces dernières années par plusieurs personnalités politiques. Parmi elles ... j'ai nommé ... DSK. 

J'avais considéré dans un premier temps qu'il y aurait là comme un goût de manipulation.

Mais voilà, en vue de la future présidentielle, des "experts" médiatiques nous assomment de leurs pronostics infaillibles. La manipulation, nous baignons dedans :

Ne sommes-nous pas arrosés quotidiennement de sondages nous imposant déjà DSK comme le grand vainqueur de 2012.

Lui qu'on attendrait parait t-il comme le messie pour applaudir au sacre des "primaires de confirmation" (selon l'expression fameuse du manitou Bartolone).

Lui qui est présenté comme le candidat le plus solide, de par ses fonctions au FMI, de par ses compétences en matière internationale et économique. Pas si sûr !!!   

 

Alliot-Marie, DSK, Mitterrand, ils se sont tous levés pour Ben Ali !

Source : marianne2.fr  -  le 19 janvier 2011

 

Janvier 2011, la France découvre que des hommes de vertu sont prêts à soutenir une dictature pour un contrat ou une villa en bord de mer. 

l fallait s'y attendre. A peine Ben Ali avait-il quitté Tunis que le passé diplomatique de plusieurs personnalités françaises a ressurgi. Toutes ont été accusées de complaisance envers le régime tunisien. La dénonciation est sans doute louable mais sûrement tardive.
Michelle Alliot-Marie a été épinglée pour son initiative un peu à contretemps consistant à proposer une aide policière à l'anciern régime juste avant la fuite de Ben Ali. Elle a d'ailleurs dénoncé une campagne malveillante voulant lui faire dire « le contraire de ce qu'elle voulait dire ». Mais la ministre est connue de longue date dans les milieux parisiens pour sa très grande proximité avec le pays.
Dominique Strauss-Kahn constitue le plus beau morceau de bravoure. En visite à Carthage en novembre 2008, le directeur du FMI avait vanté les mérites du modèle économique tunisien : « L'économie tunisienne va bien (...) la politique économique qui est conduite est saine, et je pense que c'est un bon exemple à suivre pour les pays émergents ». A la bonne heure ! Et dire que les amis de Strauss-Kahn mettent la dernière main au storytelling de leur champion qui aurait rendu le FMI plus social.... La vidéo immortalisant la rencontre Ben Ali-Strauss-Kahn dépasse allègrement les 100 000 visites.

Quand DSK soutenait le régime de Ben Ali
envoyé par Mecanopolis


Idem pour Frédéric Mitterrand. L'amiral Jacques Lanxade, ex-ambassadeur en Tunisie, avait révélé qu'il avait obtenu la nationalité tunisienne directement de Ben Ali. Il possèderait également une maison sur place. Mitterrand a également été décoré de l'insigne d’Officier du Mérite culturel tunisien et de celui du Grand Officier de l’ordre du 7 novembre.
Le ministre de la Culture avait fait polémique en déclarant sur Canal+ en plein mouvement tunisien : « Dire que la Tunisie est une dictature univoque comme on le fait si souvent me semble tout à fait exagéré ».


 

Jacques Séguéla s'est aussi fait piéger. Selon Bakchich, le publicitaire aurait été le conseiller en communication de Ben Ali. C'est lui qui aurait servi de coach pour l'intervention de l'ex-chef de l'Etat à la télévision le 10 janvier. Mais Jacques Séguéla a démenti ses informations.
Ces révélations montrent que les marchands d'armes ou au Quai d'Orsay n'ont pas le monopole de la realpolitik. On peut être le socialiste favori des sondages, ministre de la Culture « d'ouverture » ou publicitaire mondain et placer ses intérêts avant sa conscience. On peut parier que des activistes cherchent déjà les casseroles de Serge Moati ou Bertrand Delanoë. Et dans les dîners en ville, certains doivent déjà craindre la chute du prochain dictateur méditerranéen et les révélations qui vont suivre.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:00

 

Source : le blog de Gaëtan GORCE  -  le 19 janvier 2011

envoyé par GGorce

 

M. le président. La parole est à M. Gaëtan Gorce, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Gaëtan Gorce. Ma question s’adresse à M. le Premier ministre et porte sur la question tunisienne.

Vous ne pouvez pas, monsieur le Premier ministre, vous dégager de vos responsabilités, comme vous avez tenté de le faire hier, en évoquant la permanence des relations amicales qui lient la Tunisie et la France. Celles-ci ont existé sous tous les gouvernements, ce qui est bien normal, et il est peu honnête, pour reprendre votre expression de reprocher ces relations à Lionel Jospin, lui qui a toujours refusé de se rendre en Tunisie en tant que chef du Gouvernement. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. Jean-Claude Lenoir. A-t-il dit qu’il refusait ?

M. Gaëtan Gorce. La véritable question porte sur la manière dont vous avez géré cette crise. Est-il acceptable que votre ministre des affaires étrangères ait pu, au cœur d’une répression sanglante, proposer la coopération policière de la France ? (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Étiez-vous au courant ? Mme Alliot-Marie l’a-t-elle fait en accord avec vous et avec le Président de la République ? Si tel est le cas, pourquoi avez-vous hier répondu à sa place au lieu de lui laisser assumer toutes les responsabilités collectives de ce gouvernement ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Mais il y a plus grave : la faute qu’a commise le Gouvernement, c’est sa passivité face aux événements, donnant le sentiment de réagir au fil du temps sans rien maîtriser, comme s’il n’avait rien anticipé, rien analysé, rien voulu accompagner. (Protestations sur de nombreux bancs du groupe UMP.)

M. Lucien Degauchy. Donneur de leçons !

M. Gaëtan Gorce. Pourquoi est-ce le gouvernement des États-Unis qui a trouvé les mots pour dénoncer l’usage disproportionné de la force ? Pourquoi s’est-il senti autorisé à agir et à parler sans nous associer à une affaire qui nous touche d’aussi près – historiquement, culturellement ou affectivement ? N’est-ce pas la preuve de la perte de l’influence de la France dans cette région, de son absence de politique et de l’affaiblissement de notre pays auxquels votre diplomatie conduit aujourd’hui ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Lire la suite :  la réponse de M. Alliot-Marie

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 12:00

 

Le train de l'Histoire est parti à Tunis, la France est restée à quai

Source : le blog de Gaëtan GORCE  -  le 18 janvier 2011

 

Intervention de Gaëtan GORCE sur la Tunisie, au nom du Groupe socialiste

Commission des Affaires étrangères, mardi 18 janvier 2011 :

envoyé par GGorce

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 14:00

bandeau MEAG avec Ségolène Royal

 

Nicolas, Alain, Michèle mais aussi Dominique, Martine, Laurent :

le peuple diantre !

Billet de Philippe ALLARD   -  le 17 janvier 2011

 

La dictature de Ben Ali s’effondre par la volonté et la force du peuple. Les élites françaises voient ça de très loin, sans bien comprendre ? Comment le peuple se soulève encore aujourd’hui … mais c’est incroyable ! Ces gueux osent ainsi se révolter contre le pouvoir en place qui était si charmant, si complaisant … diantre !

Alain Juppé vient d’avouer ce 17 janvier avoir "sous-estimé le degré d’exaspération de l’opinion publique" en Tunisie, comme les autres ! Considérant cela, sans doute, comme suffisant pour justifier l’attitude du gouvernement français allant jusqu’à proposer, par la voix de la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, la collaboration de la police française à Ben Ali … C’est vrai le peuple c’est mieux quand ça se tait ! 

Cette attitude du pouvoir n’est en fait qu’une nouvelle illustration de l’abîme qui sépare aujourd’hui les élites françaises du peuple ! Vivant à l’écart de la masse dans des quartiers privilégiés, suivant une scolarité à distance des manants, ne se réunissant qu’entre eux, d’ici et d’ailleurs, dans des lieux protégés de la populace, nos dirigeants voient le monde dans leurs palais d’argent …

la-Liberte-guidant-le-peuple---Delacroix.jpg 

Et que dire de la gauche ? Que dire des dirigeants du Parti socialiste, du parti de Jaurès ?

La presse vient de révéler que jeudi dernier à Paris, en secret, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius se sont rencontrés pour … préparer l’élection présidentielle de 2012.

Un trio pour en quelque sorte s’entendre, comme dans le bon vieux temps, pour décider ensemble du sort du peuple ! Un Yalta à la française, avec répartition des rôles … 

Et si le peuple de France avait aussi envie de décider par lui-même ! Et si le peuple de France préférait soutenir la candidate dont ne veut justement pas cette élite car soupçonnée d’être trop proche du peuple !

 

"Que vive la Tunisie libre et démocratique !" lançait Ségolène Royal samedi à la Cartoucherie de Vincennes sous le regard d’Ariane Mnouchkine.

Et que la France retrouve sa voix pour la liberté, pour l’égalité et pour la fraternité …

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 12:00

sarkoland---logo.jpg 

Indemnisation des chômeurs :

les approximations de Méhaignerie

Source : LEMONDE.FR  -  le 14 janvier 2011

 

Après Gérard Longuet et les 35 heures, Christian Jacob et l'emploi à vie des fonctionnaires, c'est au tour d'un autre parlementaire plutôt libéral de l'UMP, Pierre Méhaignerie, de s'attaquer aux indemnités chômage.

Dans une interview vidéo diffusée sur Le Figaro.fr, le député et vice-président du conseil national de l'UMP juge que l'indemnisation du chômage est trop élevée. Selon lui, la France est "le seul pays à offrir vingt-trois mois sans dégressivité pour des cas jusqu'à 5 800 euros par mois", ce qui, selon lui, "n'existe dans aucun pays. C'est trop et cela ne facilite pas la reprise du travail."

Il se prononce en faveur d'un "redéploiement vers les jeunes" de cet argent, sans préciser de quelle manière. Il critique par ailleurs le RSA jeunes, créé par Martin Hirsh, mais dont les conditions d'accès ont été drastiquement restreintes par le gouvernement, suite aux récriminations de députés UMP qui critiquaient un risque "d'assistanat", au point que seuls 5000 jeunes en bénéficient.

Plus généralement, M. Méhaignerie estime que "la France est championne des prestations sociales : 24 prestations entre la naissance et la mort". Disant ne pas croire "que la lutte contre les inégalités, c'est l'augmentation des prestations", il se prononce plutôt pour améliorer "l'emploi, c'est-à-dire la compétitivité des entreprises".

LES HAUTS REVENUS FAVORISÉS EN FRANCE

Les arguments déployés par M. Méhaignerie sont pourtant discutables. S'il est exact que le montant de l'allocation en France est celui qui peut être le plus élevé (à condition d'avoir gagné le salaire qui le justifie), il n'est pas le meilleur en termes de pourcentage de son ancien salaire : il varie de 57 % à 75 % du salaire brut, contre 90 % au Danemark, 70 % à 80 % en Suisse ou encore 70 % à 75 % aux Pays-Bas.

En fait, la France se distingue par son plafond de salaire maximum indemnisé, effectivement élevé (5 640 euros net par mois) alors qu'il est plafonné autour de 2 500 euros mensuels ailleurs, comme le notait un rapport du Conseil de l'emploi, des revenus et de la cohésion sociale en 2005. La France indemnise donc généreusement ses cadres et salariés à hauts revenus.

DES MONTANTS D'INDEMNISATION COMPARABLES À CEUX DE SES VOISINS

Notre pays n'est pas non plus le seul pays à offrir une durée du chômage sans dégressivité de presque deux ans. Selon une étude de l'Unedic sur 11 pays européens en 2008, l'Allemagne, l'Espagne ou la Suisse indemnisent également vingt-quatre mois. Au Danemark, l'indemnisation est de quatre ans maximum. Au Pays-Bas ou au Portugal, elle peut aller jusqu'à trente-huit mois.

De même, une étude réalisée par les économistes Eric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau pour l'Office français des conjonctures économiques (OFCE) en 2006, montre que le système français d'indemnisation chômage, certes généreux, n'est pas le plus généreux d'Europe : avec un taux de remplacement de 57 % du salaire sur soixante mois, notre pays n'est que troisième, derrière l'Allemagne ou les Pays-Bas.

Et en matière d'effort d'indemnisation, c'est-à-dire la part de richesse nationale consacrée au versement des allocations chômage, la France est au quatrième rang, derrière les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique.

 DES PRESTATIONS SOCIALES ÉLEVÉES, MAIS EN RECUL CONSTANT

Quant à l'affirmation selon laquelle la France serait la "championne des prestations sociales", elle est à relativiser. Il est exact que la France dépense plus qu'aucun autre pays en Europe en prestations sociales, avec 31,1 % de son PIB en 2006, selon Eurostat, devant la Suède (30,7 %) et la Belgique (30,1 %). Mais, comme le note la fondation Ifrap, d'orientation libérale, ce chiffre est en baisse constante depuis 2003. De plus, il est alourdi par des frais administratifs plus élevés qu'ailleurs en Europe.

Enfin, la question de fond soulevée par Pierre Méhaignerie, celle de l'indemnisation des personnes qui gagnaient de hauts revenus, fait débat parmi les économistes. Selon une étude de l'Insee de 2001, le système dégressif d'allocation chômage en vigueur entre 1992 et 1996 avait dans l'ensemble "ralenti le retour à l'emploi", malgré des effets de palier et une hausse des reprises d'emploi à l'approche des dates de chute d'indemnité.

Le patron de la CFE-CGC, Bernard Van Creynest, a qualifié la proposition de M. Méhaignerie de "fausse bonne idée". Il rappelle que l'assurance-chômage est "un mécanisme assurantiel et que chacun cotise en fonction de son salaire et est indemnisé en fonction du préjudice qu'il subit. "On n'imagine pas que pour une assurance automobile, avec un véhicule de moyenne ou haut de gamme et payant une prime plus élevée, lorsque survient un sinistre, on plafonne le remboursement du sinistre", estime le syndicaliste.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:00

les-deux-blondes-de-la-semaine.jpg 

Il faut sauver le soldat MAM !

Les critiques pleuvent sur la ministre des Affaires (qui lui sont complètement) Etrangères, qui pour se défendre - mal - prétend que ses propos de la semaine dernière,  concernant son offre de services aux forces de sécuriré du dictateur tunisien Ben Ali, ont été honteusement tronqués et déformés.

Grosse ficelle.

En fait, nous serions des veaux, ne comprenant pas qu'elle exprimait purement et simplement sa  "sensibilité aux souffrances du peuple tunisien". 

Voilà donc Fillon qui vole au secours de M'ame Rambo, en lui apportant son soutien, sa confiance.

Si je me réfère à TALLEYRAND : "Un ministère que l'on soutient, c'est un ministère qui tombe".

Ce serait amplement mérité.

 

Fillon au secours d'Alliot-Marie

Source : FranceSoir.fr  -  le 18 décembre 2011

 

Le Premier ministre a apporté un soutien sans faille, mardi à l'Assemblée nationale, à Michèle Alliot-Marie, en pleine tourmente depuis ses mots sur la révolution tunisienne.

Longtemps, dès la mi-décembre 2010, les rues tunisiennes se sont embrasées mais Paris, rive gauche comme rive droite, restait sourde et muette. Aujourd'hui, alors que Ben Ali s'est en allé et que la Tunisie possède un nouveau gouvernement d'union, les politiques français se réveillent. Ils ne parleront pas de leur silence mais le justifieront, au moins de manière détourné, en fustigeant les mots malheureux de Michèle Alliot-Marie qui proposait l'aide française pour ramener calmer les ferveurs d'une jeunesse révoltée. Parfois mieux vaut-il se taire ? 

Mardi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a attaqué la ministre des Affaires étrangères. "Les mots me manquent pour qualifier des prises de position qui disqualifient la France aux yeux du monde et du peuple tunisien", a affirmé le patron des députés socialistes, dernière attaque en date du PS envers MAM. Un peu plus tôt, Martine Aubry avait parlé d' une "hallucinante déclaration" réclamant comme Pierre Moscovici ou Cécile Duflot la démission de la ministre. 

Cette dernière a reçu un soutien de taille au sein même du palais Bourbon. "Je veux dire toute ma confiance à Michèle Alliot-Marie et rejeter l'utilisation malhonnête qui a été faite de ses propos", a ainsi déclaré François Fillon.  

Les mots du locataire de Matignon auront certainement ravi MAM qui s'était elle-même défendue un peu plus tôt. "Je suis scandalisée par le fait que certains aient voulu déformer mes propos, qu'on les ait coupés, sortis de leur contexte pour vouloir leur faire dire, à des fins purement polémiques, le contraire de ce que je voulais dire, et notamment le contraire de ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien, a-t-elle témoigné à l'Assemblée nationale. (…) Il est évidemment inenvisageable - et je ne peux pas comprendre que certains aient pu faire une interprétation malveillante de mes propos - que la France prête un concours direct aux forces de l'ordre d'un autre pays. C'est contraire à notre légalité, à toute légitimité."

 

Pendant ce temps, la Tunisie vit toujours des heures troubles. Mardi, trois ministres ont déjà annoncé qu'il quittaient le gouvernement, seulement un jour après que celui-ci ait été formé.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 22:00

 

Affaire Mediator : Jacques Servier devant la justice

Source : LIBERATION.FR  -  le 17 janvier 2011

 

Le fondateur et président du laboratoire Servier, Jacques Servier, est cité à comparaître le 11 février devant le tribunal de grande instance de Nanterre, annonce Le Figaro.

Jacques Servier, 88 ans, sera appelé à comparaître le 11 février à 13h30 devant la 15e chambre correctionnelle du TGI de Nanterre, précise le quotidien. «Sont également cités les laboratoires Servier et Biopharma, qui a commercialisé le Mediator, mais aussi des personnes physiques comme le directeur général délégué et pharmacien responsable de la firme», ajoute-t-il. «Le choix de cette procédure devrait permettre un jugement beaucoup plus rapide qu’au pénal», écrit le journal.

Le 11 janvier, l’Association des Victimes de l’Isoméride et du Mediator a déposé 116 plaintes au parquet de Paris pour homicides et blessures involontaires provoqués par le Médiator commercialisé en 1976. Ce médicament des laboratoires Servier destiné aux diabétiques en surpoids, prescrit aussi comme coupe-faim à des non-diabétiques, avait été retiré de la vente en France en 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients. Cinq millions de malades l’ont utilisé.

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a dénoncé le 15 janvier «une responsabilité première et directe» de Jacques Servier et s’est engagé, à la suite de l’affaire, à une refonte du système de contrôle des médicaments.

A l’automne 2010, l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (Afssaps) avait révélé une estimation de la Caisse nationale d’Assurance Maladie selon laquelle le médicament aurait fait au moins 500 morts en 33 ans.


A lire aussi sur Liberation.fr, un article du 23 décembre 2010 :

L’avocat Sarkozy, conseiller "historique" de Servier

L’actuel président a travaillé pour le laboratoire pendant plusieurs années et il a décoré de la Légion d’honneur son fondateur en 2009 ...

c'est dans l'adversité qu'on reconnait ses amis

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