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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:00

bannière Lettre d'actualité de Ségolène

 

Je salue la victoire du peuple tunisien qui ne doit qu'à son courage la fin d'un pouvoir brutal et corrompu.

Que vive la Tunisie libre et démocratique !

J'exprime du fond du coeur, mes condoléances attristées aux familles des victimes tombées pour défendre la liberté du peuple tunisien.

Je demande au gouvernement transitoire  de libérer immédiatement les prisonniers politiques,  de rétablir la liberté de la presse et d'organiser sans tarder des élections libres et démocratiques.

La France, pays de la révolution de 1789  se doit de soutenir efficacement le processus démocratique et d'aider le peuple tunisien à retrouver Paix et prospérité.

 

Ségolène ROYAL, le 15 janvier 2011

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:00

no job 

Chômage :

la CFE-CGC récuse la proposition Méhaignerie

de réduire l'indemnisation

Source : LesEchos.fr  -  le 14 janvier 2011

 

Le président de la CFE-CGC Bernard van Craeynest a qualifié de "fausse bonne idée" la proposition de Pierre Mehaignerie de réduire l'indemnisation du chômage, que le député UMP avait jugée jeudi excessive.

"Il est hors de question pour nous de perdre notre temps avec de fausses bonnes idées, du type de celles émises hier par Pierre Mehaignerie - mais il n'est pas le premier en la matière - qui imagine de limiter dans le temps, de restreindre, de plafonner l'indemnisation du chômage sous prétexte que cela favoriserait une réinsertion plus rapide dans l'emploi", a déclaré M. van Craeynest lors d'une conférence de presse.

Il a rappelé que l'indemnisation du chômage, gérée en grande partie par les partenaires sociaux, était "un mécanisme assurantiel et que chacun cotise en fonction de son salaire et est indemnisé en fonction du préjudice qu'il subit".

"On n'imagine pas que pour une assurance automobile, avec un véhicule de moyenne ou haut de gamme et payant une prime plus élevée, lorsque survient un sinistre, on plafonne le remboursement du sinistre", a ajouté le dirigeant de la centrale de l'encadrement.

"La France est le seul pays à offrir 23 mois (d'indemnisation, NDLR) sans dégressivité pour des cas jusqu'à 5.800 euros par mois", avait affirmé jeudi M. Mehaignerie, président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, y voyant un frein à la "reprise du travail".

M. van Craeynest a d'autre part indiqué qu'il se rendrait "la semaine prochaine" à l'invitation de Jean-François Copé pour faire avec l'UMP ce que le secrétaire général du parti a appelé "un tour d'horizon social".

"Nous rencontrons toutes les formations politiques parlementaires pour dialoguer et nous ne manquerons pas de réaffirmer que nous souhaitons que 2011 soit une année utile", a commenté le président de la CFE-CGC.

 

La CGT a décliné cette invitation, la CFDT fait savoir qu'elle l'honorerait mais "pas dans l'immédiat" car elle a "d'autres priorités"

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 22:00

no-job.jpg 

Réduire l'indemnisation du chômage :

les syndicats s'insurgent

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 14 janvier 2011

 

Les syndicats se sont insurgés vendredi contre la proposition de l'UMP Pierre Méhaignerie de réduire les indemnités des chômeurs, exhortant les politiques à les laisser "négocier" alors qu'ils rencontrent dans dix jours le patronat pour définir de nouvelles règles d'assurance-chômage.

Dans une interview au Figaro, le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a regretté que la France soit "le seul pays à offrir 23 mois" d'indemnités "sans dégressivité" aux chômeurs, allant dans certains cas jusqu'à "5.800 euros".

"C'est trop et cela ne facilite pas la reprise du travail", a-t-il estimé proposant qu'"une partie de ces moyens financiers" soit "redéployée vers les jeunes".

Après le débat lancé par l'UMP sur une remise en cause des 35 heures, qui avait suscité l'ire des organisations syndicales, cette nouvelle suggestion leur semble également malvenue: "M. Méhaignerie est bien sûr légitime à parler, mais ce n'est pas opportun dans la période des négociations qui s'ouvrent", a affirmé à l'AFP Laurent Berger, de la CFDT.

"Laissez-nous négocier, les partenaires sociaux sont conscients de leurs responsabilités", a-t-il lancé, en demandant aux politiques de ne pas empiéter sur "le champ des partenaires sociaux".

Le président de la CFE-CGC, Bernard van Craeynest, a de son côté qualifié les propos de M. Mehaignerie "de fausses bonnes idées," autour desquelles "il est hors de question" que les syndicats "perdent leur temps", au moment où ils vont reprendre langue avec le patronat sur ce sujet.

 

Les négociations pour une nouvelle convention d'assurance chômage doivent débuter le 24 janvier au siège du Medef. Selon les règles actuelles, il faut avoir cotisé au moins quatre mois pour bénéficier d'allocations, la durée de l'indemnisation étant calquée sur celle du travail: un jour cotisé, un jour indemnisé, jusqu à un plafond de deux ans et de trois ans pour les seniros.

La CFE-CGC, comme les autres syndicats, réfute l'argument avancé par l'ancien ministre selon lequel "limiter dans le temps et restreindre l'indemnisation du chômage" favoriserait une "réinsertion plus rapide dans l'emploi".

"Le niveau de l'indemnisation est important pour la dynamique de retour à l'emploi", souligne M. Berger.

"Même l'OCDE a estimé qu'il fallait allonger la durée d'indemnisation dans cette période", renchérit Stephane Lardy (FO). Proposer un "système dégressif, c'est faire du neuf avec du vieux" puisque ce système existait avant 2006 et a fait preuve de son "inefficacité," selon lui.

"M. Méhaignerie pose un vrai problème, celui du chômage des jeunes, mais il apporte de très mauvaises réponses. On ne peut pas déshabiller Paul pour habiller Jacques", souligne Maurad Rabhi de la CGT.

Le responsable cégétiste reproche au député UMP de "raisonner sur une enveloppe constante", alors qu'il faut augmenter les ressources, notamment par une modulation des cotisations patronales qui seraient plus élevées pour les contrats précaires proposés notamment aux jeunes. Une piste qui est aussi avancée par la CFDT et FO.

Les syndicats reprochent aussi à M. Méhaignerie de "stigmatiser" les chômeurs, les rendant "reponsables de leur situation" alors que "notre système assurantiel impose au demandeur d'emploi une obligation de recherche d'emploi", rappelle M. Lardy.

Une limitation des indemnités n'est pas "une revendication du camp patronal" qui "veut jouer la carte du statu quo", selon les syndicats. Le Medef, lui, ne s'est pas encore exprimé.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:00

drapeau-tunisien.png

 

Répression en Tunisie :

Gaëtan GORCE réagit aux propos de Mme Alliot-Marie

Source : son blog, le 12 janvier 2011

 

Dans ses réponses aux différentes questions qui lui ont été posées hier à l'Assemblée sur la Tunisie, Mme Alliot-Marie a semblé expliquer la violence de la répression dont est victime le peuple tunisien par l'absence de " savoir-faire des forces de sécurité".

Se refusant à condamner cette violence, elle a ajouté ces phrases choquantes : "Aujourd’hui, face à cette situation, la priorité doit aller à l’apaisement... qui peut reposer sur des techniques de maintien de l’ordre. J’ai fait part tout à l’heure de notre proposition, puisque nous avons des savoir-faire en la matière".


La diplomatie française, préférant ignorer les causes profondes qui ont conduit à ces événements dramatiques, semble y voir au contraire une opportunité pour exporter "le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier", suggérant le renforcement de la coopération dans ces domaines et confondant du même coup le Quai d'Orsay et la Place Beauvau.


J'avais malheureusement raison de déclarer hier que "l'attitude du gouvernement n'est pas à la hauteur de l'amitié que porte la France à la Tunisie et au peuple tunisien".

C'est la raison pour laquelle je demande instamment à la ministre des Affaires étrangères de modifier son analyse et de rectifier ses propos déplacés.

 

ALLIOT-MARIE propose d'aider la Tunisie dans la répression :

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 20:00

gaetan-gorce.jpg

 

Assemblée nationale

Séance du mardi 11 janvier 2011

Question de Gaëtan GORCE au gouvernement

 

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Depuis plusieurs jours, se déroulent des évènements sanglants en Algérie et en Tunisie.

Ces évènements sont la conséquence d’une dégradation sensible de la situation économique et sociale intérieure.

Mais ils traduisent aussi le malaise profond de la population confrontée à la pauvreté et au chômage alors que le produit des richesses naturelles dont regorge leur sous-sol ne bénéficie qu’à des minorités.

Ces évènements ont été durement réprimés, donnant lieu au moins à des dizaines de morts. En Tunisie, les communications avec l’extérieur ont même été restreintes et le travail des journalistes, notamment du correspondant du Monde, a été gravement entravé.

 

Compte-tenu des liens qui nous unissent historiquement avec ces deux pays, ces événements n'ont pu être, de ce côté-ci de la Méditerranée, que très douloureusement ressentis.

Dans un tel contexte, le silence prolongé de la France, puis l’extrême prudence des déclarations récentes du Quai d’Orsay ont déçu et choqué, non seulement les défenseurs des Droits de l’Homme, mais aussi tous ceux qui ont conscience des enjeux de ces événements pour l'avenir de nos relations avec tout le Nord de l'Afrique.

 

Cette attitude, permettez-moi de vous le dire, n'est pas à la hauteur de l'amitié que la France porte à la Tunisie et au peuple tunisien.

La France doit se ressaisir et s’exprimer désormais d’une voix forte, à la fois pour condamner la répression et ses auteurs et pour encourager un indispensable processus de réforme.

Ou bien allez-vous rester prisonnier de cette fausse alternative selon laquelle entre les Islamistes et des pouvoirs autoritaires et parfois corrompus, il n’y aurait rien ?


Gaëtan GORCE, Député de la Nièvre

Vice-président du Groupe socialiste, radical et citoyen

en Charge des Droits de l'Homme

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 19:00

 

Après le départ de Ben Ali, ce n'est pas sa destination finale qui est maintenant préoccupante, mais le devenir de la Tunisie suite à ce soulèvement du peuple. Les jours qui vont suivre vont être décisifs pour la démocratie, à commencer par l'espoir d'élections libres ...

manifestation-en-tunisie.JPG 

 

Ben Ali a quitté la Tunisie,

incertitude sur sa destination

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 14.01.2011 

 

Le régime est confronté à une contestation sans précédent de son pouvoir. Le Premier ministre Mohammed Ghannouchi assure l'intérim de la présidence et s'engage à respecter la Constitution.

Le président Zine El Abidine Ben Ali a quitté la Tunisie, annoncent vendredi 14 janvier des sources gouvernementales. Ben Ali était au pouvoir depuis 23 ans. Son pays de destination n'était pas immédiatement connu. 

L'avion du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali survolait vendredi peu avant 19h GMT (20h heure de Paris) l'espace aérien maltais "en direction du Nord", a indiqué un porte-parole du gouvernement. "Ben Ali ne vient pas à Malte et le gouvernement n'a aucune indication qu'il viendra à Malte", a par ailleurs déclaré le chef de la diplomatie maltais, Tonio Borg.
Des rumeurs ont également fait état de l'éventuelle arrivée du chef d'Etat en Italie. Mais le ministère italien des Affaires étrangères a qualifié ces rumeurs d'"infondées".
Interrogé par Nouvelobs.com, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas voulu commenter l'hypothèse de sa venue en France. Il n'y a "pas de demande d'accueil" de Ben Ali, déclare-t-on. Selon lemonde.fr, "un avion en provenance de Tunisie s'est posé au Bourget vers 19h30, transportant une fille et une petite-fille" de Ben Ali. Un autre avion "serait en route pour Paris". 

Arrangement avec la Constitution 

Le président tunisien par intérim, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, a lancé vendredi soir un appel à l'unité des Tunisiens, toutes sensibilités confondues, en annonçant qu'il assume désormais le pouvoir. Il s'est engagé au respect de la Constitution.

"Conformément à l'article 56 de la Constitution (...), j'assume provisoirement à partir de cet instant la charge de président par intérim", a annoncé Mohammed Ghannouchi, 69 ans. Cet article dispose qu'"en cas d'empêchement provisoire, le président de la République peut déléguer par décret ses attributions au Premier ministre à l'exclusion du pouvoir de dissolution de la chambre des députés".

Le recours à cet article a été contesté un constitutionnaliste, Sadok Belaïd, qui a parlé sur la télévision Al-Jazira du Qatar d'une "grave erreur". Il a estimé qu'on aurait dû s'appuyer plutôt sur l'article 57 qui prévoit qu"en cas de vacances du pouvoir pour cause de décès, démission ou empêchement absolu, le président de la chambre des députés est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim" qui doit organiser des législatives dans un délai maximum de 60 jours. 

Le nouveau président, filmé dans le palais présidentiel de Carthage, a lu debout sa déclaration entouré par le président de la chambre des députés, Fouad Mebazaa et celui de la chambre des conseillers (sénat), Abdallah Kallal.

"Je m'engage à respecter la Constitution et à mettre en oeuvre toutes les réformes sociales et politiques (...) qui ont été déjà annoncées en collaboration avec les partis politiques et les composantes de la société civile", a déclaré Mohammed Ghannouchi. 

Des dizaines de morts

Acculé vendredi par des milliers de manifestants, à Tunis comme en province, exigeant son départ immédiat, le président Ben Ali avait multiplié, sans succès, les annonces depuis jeudi pour tenter de mettre un terme à un mois d'émeutes et manifestations violemment réprimés par les forces de sécurité.

Cette répression avait fait des dizaines de morts, suscitant les vives inquiétudes de la communauté internationale.

Le gouvernement tunisien a annoncé avoir décrété l'état d'urgence dans l'ensemble du pays avec un couvre-feu de 18hà 6h du matin, l'interdiction des rassemblements sur la voie publique et l'autorisation donnée à l'armée et à la police de tirer sur tout "suspect" refusant d'obéir aux ordres. Des pillages ont été constatés par des témoins, en fin de journée à Tunis.

Totalité de l'article :  ICI

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 16:00

 

Le 9 janvier, Ségolène ROYAL était la première invitée

de la nouvelle émission politique conjointe entre BFM-TV / Le Point / RMC 

 

Divisée en 5 parties, l'émission a commencé par une interview d'une vingtaine de minutes  par Olivier Mazerolle (de BFM). Les questions ont porté sur :


- l'assassinat de deux jeunes français au Niger et l'armée française, le terrorisme

- puis la  situation de la France

- enfin, les primaires au PS

 

envoyé par Leila-Agic

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 19:00

 

Certains, je n'en doute pas, vont en faire des tonnes !

Quoi, elle se prend pour qui ! Et son ego ...  démesuré bien sûr, etc, etc ...

Oui, depuis longtemps, au fond d'elle même, Ségolène a envie de succéder à François Mitterrand, le seul socialiste ayant accédé à la présidence de la République.

Et alors ? Personnellement, je trouve cette ambition préférable, et de loin, aux atermoiements et calculs alambiqués, ou considérations du genre "j'y vais si ..." ou "j'y vais sauf si ...". Qui durent depuis des mois, et ce n'est pas fini !!!

avec-Francois-Mitterrand.jpg

 

Ségolène Royal : "J’ai envie de succéder

à François Mitterrand"

Source : LEMONDE.FR  -  le 8 janvier 2011

 

Les dirigeants socialistes sont réunis, samedi 8 janvier, à Jarnac (Charente) pour célébrer le quinzième anniversaire de la mort de François Mitterrand. Dans un entretien au Monde Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, revendique avec force l'héritage mitterrandien et répond à ses détracteurs. Extraits.


François Mitterrand reste-t- il un modèle pour vous ?

Evidemment. Pendant sept ans à ses côtés à l'Elysée puis dans son gouvernement, ainsi qu'au Parlement, élue avec son soutien dans sa région natale, je n'ai jamais oublié ses engagements. Même quand il était impopulaire, je les revendiquais. Pourquoi d'ailleurs vous cacher que, lors de ma déclaration de candidature aux primaires pour la présidentielle, j'ai pensé à lui. Depuis longtemps, au fond de moi, j'ai envie de succéder à François Mitterrand par amour de la France, du peuple français, de son histoire, de sa culture.

Mais comme je l'ai toujours dit, si quelqu'un d'autre est mieux placé que moi pour que la gauche gagne, je le soutiendrai pour que le vœu de François Mitterrand se réalise. Il écrivait "Mon œuvre sera accomplie lorsqu'un autre socialiste sera à l'Elysée."

A nous socialistes de rester unis pour que ce soit le cas en 2012.

Avez-vous une revanche à prendre ?

Je n'ai aucune revanche à prendre, je regarde vers l'avenir. Je m'engage par conviction, parce que j'aime la France et les Français et que je pense pouvoir contribuer à la victoire de la gauche et au-delà de la gauche, de l'extrême gauche aux centristes humanistes en passant par les écologistes, de tous ceux qui veulent que ça change.

Vous savez, François Mitterrand a dû traverser les échecs, subir beaucoup d'épreuves et en apprendre les leçons avant de rencontrer l'adhésion du peuple français.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 15:00

 

Francois-Mitterrand---photo-officielle.jpg

par l'équipe de Ségolène ROYAL  -  le 7 janvier 2011 

 

Les discours et les mots de François Mitterrand sont d'une brulante actualité. Ainsi alors que le gouvernement a porté une très grave atteinte aux retraites et à la sécurité sociale, nous vous invitons à lire ou relire cet extrait de la Lettre aux Français que le président François Mitterrand a envoyée en 1988 aux citoyennes et aux citoyens de notre pays :

 

Lettre à Tous les Français  - La Sécurité sociale

 

La Sécurité sociale a été conquise par les millions de femmes et d'hommes qui avaient à se protéger de l'univers impitoyable des débuts de l'âge industriel. Ils souffraient d'exclusion, d'insécurité, de misère. Chacun de leurs droits faisait l'objet de dures batailles, parfois sanglantes, droit au salaire, droit au repos, droit à l'arbitrage, droit à l'instruction, droit de la femme, droit de l'enfant... Le récit de ces luttes jalonne l'histoire du siècle dernier et du nôtre. Il fallut longtemps pour que fût reconnu le droit à la sécurité. Les salariés obtinrent leur première victoire en 1930 avec les assurances sociales obligatoires.

La législation actuelle, due en 1945 au gouvernement du Général de Gaulle où siégeaient l'ensemble des courants politiques de l'époque, en est directement l'héritière. Ainsi naquit la Sécurité sociale. Ceux qui l'ont conçue, inspirés par les enseignements de la mutualité, toujours vivante chez nous, voulaient en faire un instrument de liberté et la soustraire, pour cela, à la loi de l'argent. Chacun devait cotiser en fonction de ses ressources et recevoir en fonction de ses besoins. Ce principe qui a, certes, subi des entorses en plus de quarante ans, a tracé une direction qui dure encore.

La France a pu de la sorte éviter la déviation d'une Sécurité sociale à deux vitesses, l'une pour les riches, l'autre pour les pauvres, et s'honorer d'un système de santé sans égal dans le monde.

Mais la crise est là. Les recettes diminuent, les dépenses augmentent. Le chômage, l'allongement de la vie, le progrès médical conjuguent leurs effets néfastes ou bénéfiques et creusent les déficits. Alors on s'interroge. Et s'ouvre le débat que l'élection présidentielle aidera à trancher. La santé, qu'on me pardonne de l'écrire, n'est pas donnée à tout le monde. La maladie et l'accident surgissent à l'heure imprévisible.

Peuvent-ils être traités par la loi du marché ? Le malade recevra-t-il des soins proportionnés à sa prime d'assurance, laquelle dépend de son revenu ? Médecine pour les riches, médecine pour les pauvres ?

Ce n'est pas la première fois que la Sécurité sociale connaît des difficultés. Le gouvernement de Pierre Mauroy, à peine formé, s'est trouvé, en mai 1981, devant un déficit des régimes sociaux tandis que le pouvoir d'achat des allocations familiales et du minimum vieillesse accusait un retard considérable.

Deux ans plus tard les comptes étaient redressés : 11 milliards d'excédent en 1983, 16 milliards en 1984, 13 milliards en 1985. A l'arrivée de la nouvelle majorité, la Sécurité sociale possédait de 20 à 30 milliards en trésorerie. C'était le fruit d'une sage gestion. Or, malgré trois plans de redressement depuis mars 1986, c'est un déficit de 19 milliards qui s'annonce pour 1988. Je sais qu'il n'est pas commode d'équilibrer la Sécurité sociale. Mais que veulent les dirigeants politiques ?

Les assurances privées sont à l'affût. Elles rôdent autour de la proie. Un signe, et elles s'en saisiront. Une psychose de faillite s'est répandue. Peut-être espérait-on, en dénonçant à tous les vents le fameux " trou de la Sécu ", que l'opinion finirait par admettre le recours massif aux formules individuelles d'assurances privées ou de prévoyance. De même, il n'était bruit que du coût du régime de la retraite, de l'impossibilité où l'on serait bientôt de payer. Affolement prématuré.

Les retraites auront probablement besoin de ressources nouvelles dans les prochaines années, mais elles ne sont pas à bout de souffle.

Peut-être espérait-on précipiter par ce discours la remise en cause de la retraite à soixante ans.

L'explication du déficit enregistré à la fin 86 par la branche maladie se trouve, je crois, dans des défaillances de gestion. L'erreur initiale du nouveau gouvernement a été de laisser filer en 1986 les dépenses de santé, pour les freiner ensuite de façon aveugle. Certaines mesures injustes pénalisant les grands malades et les personnes âgées, et sur lesquelles j'attends que l'on revienne, auraient pu être évitées. Des économies restent possibles, par exemple par l'évaluation des techniques médicales, par les soins à domicile, par la formation du corps médical à l'économie de la santé et par la prévention à laquelle les médecins généralistes devraient être largement associés. Le prochain gouvernement appréciera l'état réel des comptes. Le rapport des Sages et celui du Conseil économique et social l'y aideront.

Mais puisque l'élection présidentielle vous donne l'occasion de choisir, au-delà des personnes en présence, un type de société, vous avez à vous prononcer sur cette simple option : voulez-vous que, de proche en proche, la couverture sociale assurée par les régimes obligatoires se réduise, tandis qu'une part de plus en plus grande des prestations ne sera accessible qu'aux plus aisés ? Ou bien voulez-vous maintenir sans ambiguïté ce formidable acquis qu'est la Sécurité sociale ?

Vous connaissez mon choix : quoi de plus nécessaire que la solidarité des Français face à la maladie et à la vieillesse, telle qu'elle est assurée, suivant le principe de répartition, par notre régime général et nos régimes de retraite complémentaire ?

Le repli sur les assurances individuelles laisserait des millions de gens sur le bord de la route, rejetant les plus exposés et les plus démunis vers l'assistance pure et simple, tandis que le système d'assurance individuelle sélectionnerait les "bons risques" et laisserait à la collectivité la charge des "mauvais". Les salariés, cadres et non cadres, sont, comme moi, attachés à ce régime de répartition.

L'un dit " chacun pour soi ", l'autre dit " un pour tous et tous pour un ". Je respecte l'individualisme, mais, en pareil domaine, je préfère la solidarité.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 14:00

 

par l'équipe de Ségolène ROYAL  -  le 7 janvier 2011

 

Nous souhaitons partager avec vous ces images émouvantes de François MiTTERRAND au Parlement Européen de Strasbourg, évoquant avec humour et gravité la guerre et la paix retrouvée en Europe mais aussi la transmission aux nouvelles générations : 

 

François Mitterrand à Strasbourg en 1995
envoyé par segolene-royal

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