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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 12:00

 

Voici le discours que Ségolène ROYAL a prononcé à Jarnac en hommage à la mémoire de François MITTERRAND, disparu voilà quinze ans, le 8 janvier 1996 :

Discours de Ségolène Royal à Jarnac
envoyé par PartiSocialiste 

Monsieur le Maire, Chers amis,

C’est ici, dans cette Charente qu’il aimait tant, que François Mitterrand a commencé à se passionner pour l’histoire de France.

« On ne peut rien faire avec la France si on ne l'aime pas » disait François Mitterrand.

La France, il l'aimait.

Il aimait sa longue histoire et sa culture.

Il aimait et défendait disait-il les "grandes idées qui avaient soulevé le monde". 

Il ne voulait pas la France livrée aux clans et aux déchirures : il la voulait unie.

A l'opposé de ceux qui attisent les peurs, il en appelait toujours "à la part noble, à la part fraternelle, à la part courageuse que le peuple français porte en lui".

Il rappelait sans cesse que la France n'est jamais aussi grande, entendue, respectée que quand elle porte un message universel et y conforme ses actes.

De nouvelles dominations, disait-il aussi, se substituent à celles qu'on a détruites, c'est pourquoi il faut à chaque époque chercher à nouveau comment tenir la promesse républicaine fondatrice de liberté, d'égalité et de fraternité : "le combat change de forme mais pas de sens", nous  expliquait-il

C’est ainsi que François Mitterrand n'a jamais sous-estimé l'acharnement des intérêts financiers coalisés.

Nous sommes plusieurs ici à nous souvenir de ce message prémonitoire qu'il nous a dressé lors du dernier Conseil des Ministres de 1993 : ils s'en prendront aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale car ceux qui possèdent beaucoup veulent toujours posséder plus et les assurances privées attendent de faire main basse sur le pactole. Vous vous battrez le dos au mur.

Il savait la rudesse de ce combat permanent.

Le courage : courage dans la Résistance, courage dans le combat politique, courage face à la maladie, courage face aux calomnies d’une violence extrême qui pourtant ne l’ont pas fait dévier de la ligne qu’il s’était fixée : alors qu’il maîtrisait parfaitement l’art de la langue française et qu’il avait le trait parfois féroce ; il s’est toujours refusé, lui, au relâchement langagier et aux attaques personnelles. En un mot, il avait de la tenue dans le combat politique. L’époque, hélas, s’est bien dégradée même sur ce plan là.

...

Il avait une profonde compréhension des jeunes et de leur capacité de révolte.

Il n'aurait pas, lui, moqué les jeunes qui manifestent contre les réformes injustes, lui qui en Mai 68, déclare à l'Assemblée Nationale : « la jeunesse n'a pas toujours raison mais le pouvoir qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort ».

...

François Mitterrand fut aussi visionnaire et notamment dans un domaine d'une actualité brûlante : l'Europe.

On sait avec quelle détermination inflexible, il a relancé la construction de cette Europe qu'il avait trouvée moribonde.

Jamais il n'a voulu qu'elle se limite à un grand marché libre-échangiste : "l'Europe, disait-il, n'est pas une manufacture".

...

La totalité du discours sur le site Désirs d'Avenir :  ICI

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 20:00

 

Le billet qui suit va tout à fait dans le sens des positions que j'exprimais dans un billet sur ce blog le 18 octobre 2010, alors que se déroulait le mouvement social contre la "réforme" des retraites : 

 

Soutenir l’idée d’un référendum sur la réforme des retraites !

"J'ai toujours du mal à comprendre que la direction du PS, qui déclare vouloir s'opposer PAR TOUS LES MOYENS à la réforme des retraites Sarkozy / Fillon /Woerth, ne se positionne pas clairement en faveur d'un exigence d'un référendum.

Le mouvement social grandissant est une chose, et les organisations syndicales font leur travail. Mais il appartient aux politiques de proposer une issue politique, et c'est ce qu'ont fait Ségolène ROYAL, Jean-Luc MELENCHON, Arnaud MONTEBOURG, Julien DRAY, et  des citoyens dans les manifestations, ainsi que les sénateurs !"

 

bandeau MEAG avec Ségolène Royal

Billet de Philippe ALLARD - DA PARIS, le 5 janvier 2011

 

Nous gardons en mémoire le refus, de l’équipe dirigeante actuelle du Parti socialiste, de soutenir l’appel de Ségolène Royal au référendum d’initiative populaire pour s’opposer à la réforme sur les retraites de Nicolas Sarkozy. 

Face à la décision d’un homme de remettre en cause un des piliers de notre sécurité sociale, on ne demandait pas au PS de venir, massé tout sourire sur le trottoir, assister au défilé des manifestants. La lutte sociale n’est pas un numéro de cirque !

On attendait du PS une réponse politique pour s’opposer réellement à une réforme injuste. Quand on croît à ce qu’on proclame, on se donne les moyens pour se battre.

Nicolas Sarkozy peut d’ailleurs s’amuser du refus de la direction du PS. Le principal argument, avancé par la direction du PS pour justifier ce refus, a été de mettre en avant l’infaisabilité de ce référendum. Or, le 22 décembre 2010, le gouvernement a entériné le référendum d’initiative populaire.

Maintenant rien ne peut empêcher cette initiative, mais le grand silence du PS perdure ! 

Quel crédit peut-on accorder à cette équipe ? Ne viendra-t-elle pas nous dire une fois aux affaires : "npus ne pouvons rien contre la puissance des forces de l’argent" ! " Le peuple paiera pour sauver le grand capital ! 

 

En 2012, nous devons absolument porter à la présidence de la République une personnalité capable de défendre nos acquis sociaux et qui n’aura pas peur d‘intervenir dans ce sens. C’est toute la bataille politique qui s’ouvre.

Pour les femmes et les hommes de gauche, nous devons porter Ségolène Royal à la présidence de la République afin de garantir une orientation politique claire pour assurer la défense de notre République sociale. 

Oui à la politique par la preuve ! Ségolène Royal présidente !

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 12:00

gaetan gorce - son blog 

Comme très souvent, Gaëtan GORCE nous présente une analyse claire, profondément argumentée, et nous invite à nous pencher (et cela s'adresse aussi à certains politiques parlant sans vraiment savoir !) sur les véritables problèmes que soulève le Travail dans notre pays..

 

Sur le blog de Gaëtan GORCE  -  le 4 janvier 2011

Cela commence bien ...

 

S'il est un exemple de la vanité et de la vacuité de notre débat politique, c'est bien celui qui s'ouvre régulièrement sur la question des 35 heures. Pour la bonne raison que celle-ci ne se pose plus.

Voilà en effet près de dix ans qu'a été fixée à ce niveau la durée légale du travail, que toutes les entreprises s'y conforment certes plus ou moins bien, mais le plus souvent dans un cadre conventionnel ; que le coût des 35 heures (que l'on peut évaluer en net à environ 6/7 milliards d'euros) a été dilué dans la grande masse des allègements de cotisations sociales, et qu'enfin, nombre de branches, en particulier dans l'industrie, seraient bien en peine de réviser des accords qui leur ont permis, notamment dans l'automobile, une meilleure flexibilité et donc une plus grande compétitivité. Si j'ajoute à cela le fait qu'un salarié français travaille en moyenne plus qu'un salarié allemand, je crois avoir fait le tour du problème !


Faut-il préciser que loin d'être un carcan, les 35 heures, au fil des « aménagements » que lui a infligé la droite depuis 2002 ne sont plus en réalité qu'une référence : l'augmentation des contingents d'heures supplémentaires, la réduction de leur taux de rémunération,  la liberté laissée aux salariés de dépasser ces contingents en accord avec leurs chefs d'entreprises ; l'extension des dispositifs de forfaits jours à de très nombreuses catégories de salariés, tout cela conduit naturellement à conclure qu'il n'existe aujourd'hui aucun frein qui empêche les entreprises de travailler au-delà de 35 heures si elles le souhaitent. Et si elles ne le font pas, n'est-ce pas plutôt la conjoncture qu'il conviendrait d'interroger plutôt que la loi?

Remettre les 35 heures en débat, constitue donc un petit jeu ouvert par M. Copé, qui consiste à brandir au bout d'une pique un symbole, mais certainement pas à réfléchir aux conditions qui permettraient réellement à notre économie de développer ses capacités productives. À cet égard, chacun sait que le problème réside d'abord, au-delà du chômage persistant qui affecte certaines catégories de la population, dans une augmentation significative des taux d'activité avant 25 et après 50 ans. Il est dommageable que ces problèmes ne soient jamais abordés sereinement, et que la droite, pourtant « sacrée » par ses soins « championne de l'entreprise », ait toujours préféré la caricature facile que lui offrent les 35 heures.

J'ai dans un petit recueil publié par la Fondation Jean Jaurès écrit voici longtemps, qu'il serait temps de « dépasser » cette question pour se pencher sur les véritables problèmes que soulève le Travail dans notre pays. Force est de constater que ces vrais débats n'intéressent guère les « responsables » et que ceux-ci préfèrent se réfugier dans les polémiques faciles. À cet égard, il est sans doute regrettable qu'un des nôtres, et parmi les meilleurs, s'y soit aventuré, même si en lisant bien ses déclarations, on ne trouve pas trace de ce qui pourrait justifier une excommunication. Pour autant, mieux vaut dans ces domaines éviter de se fourvoyer et aborder les sujets tels qu'ils se posent. S'agissant de la RTT, deux problèmes en effet demeurent :

  • Le premier concerne l'absurdité des mécanismes d'allègements de cotisations sur les heures supplémentaires. Celles- ci sont en effet payées deux fois, non au salarié, mais à l'entreprise et par l'État : une première fois depuis 2001 au titre des réductions de charges liées au passage à la nouvelle durée légale (ce sont les 6 milliards nets évoqués précédemment, mais qui représentent 10 à 11 milliards bruts); une seconde fois au titre des heures supplémentaires, qui bénéficient de l'allègement voté dans le cadre de la loi TEPA et qui porte très exactement sur la même tranche horaire (de 35 à 39 heures hebdomadaires). En sorte que les entreprises ont été subventionnées pour passer de 39 à 35 heures et le sont à nouveau si leurs salariés travaillent depuis 2007 de 35 à 39 heures. Remarquable gaspillage d'argent public que l'on se garde bien de dénoncer.
  • Le second porte sur la place des partenaires sociaux. Ne serait-il pas normal, dès lors que s'imposerait partout le principe de l'accord majoritaire, de leur laisser la libre détermination et des contingents et des rémunérations des heures supplémentaires, en fonction des besoins ressentis par les différents secteurs professionnels. En effet, s'il faut conserver pour des raisons d'égalité et pour l'emploi, une durée légale de 35 heures, cela ne constituerait-il pas un véritable progrès du dialogue social que de laisser aux organisation syndicales et patronales, le soin d'en moduler l'application? Il va de soi qu'une telle question ne se poserait qu'en période de reprise : on est aujourd'hui loin du compte.

Aussi terminerai-je par un voeu, puisque le début de l'année nous y invite, même si je sais qu'il a peu de chances d'être exaucé : que l'on parle à l'avenir de ces questions avec expertise, compétence et sérieux, puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'avenir de notre économie. Évitions ainsi d'entraîner l'opinion sur de fausses pistes et mettons la face au problème central qui est celui du déclin de notre compétitivité *. 

*qu'il serait naturellement absurde d'attribuer aux 35 heures, qui se sont au contraire accompagnées d'un significatif gain de productivité.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:00

immeuble-ghetto.jpg   

L'Insee dénombre 3,2 millions de mal-logés

en France

Source : Mediapart.fr  -  le 6 janvier 2011

 

L'Insee confirme et affine ce que l'on savait déjà. Il n'empêche : à chaque lecture des chiffres du mal ou du non-logement en France, la claque est la même.


L'étude Insee Première publiée ce jeudi évoque «la situation dans les années 2000», en se basant notamment sur la grande enquête Logement 2006. L'état des lieux se révèle catastrophique.

33.000 personnes vivent soit à la rue soit dans des centres d'urgence pour des durées très courtes. L'Insee établit une distinction avec ceux qui sont dans des établissements sociaux pour des durées plus longues, comme les centres d'hébergement et de réinsertion sociale. Ceux-là seraient 66.000 dont 30% de mineurs, et 40% de femmes. Parmi les personnes sans domicile, il faut rajouter les 34.000 accueillis dans des logements ou des chambres conventionnées.

En tout, 133.000 personnes sont donc totalement privées de domicile.

Reste le mal-logement: 38.000 personnes vivent à l'hôtel (dont 17% ont moins de 18 ans), la plupart du temps sans sanitaires dans les chambres, sans possibilité de cuisiner.

Autre «solution»: se faire héberger chez un parent ou un ami. En 2002, si on exclut les étudiants, 79.000 personnes âgées de 17 à 59 ans vivaient dans ce type de condition. 43% d'entre elles travaillaient pourtant.

 

Puis viennent ceux qui vivent chez leurs parents ou leurs grands-parents, « faute de pouvoir accéder à l'autonomie résidentielle », comme l'explique l'Insee. Si on exclut les étudiants et les tout jeunes diplômés, ils sont encore 282.000 adultes dans ce cas de figure de « l'hébergement contraint ».

D'autres ont la chance d'avoir un logement, masi leur chance s'arrête là. En 2006, 85.000 personnes ont déclaré vivre dans un « hébergement de fortune, généralement des constructions provisoires ou des mobile homes dont 20% étaient sans douche, 10% surpeuplés.  

Un peu moins mal logis, on trouve 2,1 millions de personnes vivant dans des logements « privés de confort », type insalubres, pour cause de dégradations, infiltrations d'eau, mauvaise isolation, etc.

Enfin, 800.000 personnes vivent dans 183 .000 logements surpeuplés.

Au total, 2,9 millions de personnes souffrent en France de mauvaises conditions de logement selon l'Insee. Auxquelles viennent s'ajouter les 250.000 pas logées du tout (SDF et noyau dur de l'hébergement contraint type hôtel).

Ce sont donc 3,2 millions de Français qui ne vivent ainsi pas dans un logement satisfaisant.

L'Insee se demande s'il ne faudrait pas élargir l'analyse au million de ménages à faibles ressources qui déclarent avoir des difficultés à payer leur loyer ou être en situation d'impayés.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:00

le-langage-adapte-de-sarko.jpg 

Florilège du parler "clair et vrai" de Sarkozy (dixit le ministre de l'Education Nationale, Luc Chatié Chatel) :

"Casse to pôv'con !"

"J'écoute mais j'tiens pas compte"

"Si y'en a qu'ça les démange d'augmenter les impôts ..."

"On s'demande c'est à quoi ça leur a servi toutes ces années (d'études) pour avoir autant de mauvais sens"

 

 

Début décembre, le ministre de l'Education nationale a pris sa plus belle plume pour défendre le «niveau de français pratiqué par le Président de la République», dans une lettre un brin surréaliste, que publie Mediapart.

Luc Chatel avait été interrogé en février 2010, de manière tout à fait officielle, par un député PS, François Loncle, sur les «dispositions» qu'il souhaitait prendre, en tant qu'instituteur en chef, pour «remédier sans délai» aux «fautes de langage» de Nicolas Sarkozy. 

Comme le règlement de l'Assemblée nationale impose aux ministres de répondre aux questions écrites des députés, Luc Chatel ne pouvait y couper – les membres du gouvernement sont même tenus, en théorie, de publier leur prose au Journal officiel. Le ministre de l'Education, bizarrement, a opté ce coup-ci pour un courrier personnalisé, à l'intention de François Loncle – procédé a priori plus discret... 

Luc Chatel en fait ainsi des tonnes, en défense de son «patron». D'abord, Nicolas Sarkozy ne serait pas le premier à malmener le français: «D'autres responsables politiques, de tous bords, ont été avant (...) critiqués pour de prétendues entorses à l'égard de l'orthodoxie de notre grammaire», écrit-il.

Le ministre, qui peste d'habitude contre les enseignants laxistes, théorise ici le relâchement de son patron: «En ces temps de complexité et de difficulté, le Président de la République parle clair et vrai, refusant un style amphigourique et les circonvolutions syntaxiques qui perdent l'auditeur et le citoyen. Juger de son expression en puriste, c'est donc non seulement lui intenter un injuste procès, mais aussi ignorer son sens de la proximité.»

Voilà qui est dit : le chef de l'Etat abîme la langue sciemment, pour faire «popu» et rompre avec un prétendu élitisme. Les redresseurs de torts syntaxiques sont priés d'aller jouer ailleurs. 

En parfait pédagogue, le ministre insiste plutôt sur les points forts de Nicolas Sarkozy: «Le Président de la République montre de grandes qualités rhétoriques, telles que la force expressive, la conviction, l'à-propos, la répartie ou la puissance d'évocation.»

 

Cette lettre arrive cependant à un moment où le Président de la République semble avoir décidé de produire quelques efforts en la matière, pour appuyer sa tentative de «présidentialisation».«Lors de la dernière interview télévisée, en novembre dernier, il s'est mis à employer l'imparfait du subjonctif», a remarqué François Loncle. Ce soir-là, pour «faire» Président, l'ancien «premier flic de France» a même dégainé une citation latine («expressis verbis») et corrigé sa grammaire en direct («Pourquoi j'avais annoncé... euh... avais-je annoncé»). M'sieur Loncle peut nourrir quelque espoir.

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 21:00

 

Ségolène Royal : "Pas question" de revenir sur les 35 heures

Source : LIBERATION.FR  -  le 5 janvier 2011


Elle n'a pas envie de parler des 35 heures. En visite à Bagneux (Hauts de Seine) sur le thème des familles monoparentales, Ségolène Royal a prestement évacué mercredi soir la proposition formulée trois jours plus tôt par Manuel Valls de «déverrouiller» la réduction du temps de travail.

«Il n'est pas question de revenir sur une avancée sociale importante, celle de la durée du travail, pour la bonne raison qu'aucun chef d'entreprise ne le demande.»

L'ex-candidate à la présidentielle, qui avait évoqué, après sa campagne de 2007, ses réserves quant à la «généralisation» des 35 heures, laquelle figurait pourtant dans son programme, oppose donc, à l'unisson de ses camarades, une fin de non-recevoir au député de l'Essonne.

«On ne va pas rouvrir des conflits sociaux dans l'ensemble des entreprises du pays, pour des raisons dogmatiques», estime Ségolène Royal à l'issue d'une discussion d'une heure trente avec des représentantes de familles monoparentales ou d'associations familiales.

 

«Il n'y a pas de tabou, on peut évoquer tout. Mais une proposition doit servir à résoudre un problème.» Et l'abrogation des lois Aubry, déjà largement détricotées par la droite depuis 2002, ne lui semble pas constituer une priorité: «Est ce que les Français en ont parlé, de la durée du travail? Les chefs d'entreprise? Non.»


Aux yeux de Ségolène Royal, engagée dans un «Tour de France» depuis sa déclaration de candidature aux primaires, en novembre, «l'urgence, c'est les bas salaires, la lutte contre le chômage. Et la suppression des RTT ne permet de régler ni l'un, ni l'autre. Ça ne permet pas d'améliorer la rentabilité des entreprises. Il faudrait baisser les charges sur le travail en les transférant sur autre chose que le travail.»

Même si le dossier, emblématique, enflamme la droite comme la gauche, la présidente de la région Poitou Charentes n'a pas l'intention d'être obligée de réagir aux déclarations de ses petits camarades:

«Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce qui se passe à l'intérieur du PS, mais dans le pays.»

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 18:00

les-affaires-sont-les-affaires.jpg 

Chic, les affaires reprennent ...

Il y a du sport à l'UMP en ce moment !

C'est une course hippique ou un match de tennis ?

 

Hippodrome de Compiègne :

Woerth rejette la responsabilité sur Matignon

... qui lui renvoie la balle

Source : sudouest.fr  -  le 5 janvier 2011

 

 

L'ancien ministre du Travail affirme que "c'est Matignon qui a tranché" concernant la vente de l'hippodrome.

"C'est Matignon qui a tranché en 2010 lors d'une réunion informelle". Dans une interview accordée au Figaro, l'ancien ministre du Travail revient sur la vente polémique de l'hippodrome de Compiègne (Oise) à la Société des courses locale.

Eric Woerth rejette ainsi la responsabilité de l'affaire sur Matignon. "Le 12 mars 2010", déclare-t-il, "c'est Matignon qui a tranché lors d'une réunion interministérielle informelle. Y assistaient les représentants de Bercy et de l'Agriculture. Le cabinet du Premier ministre a arbitré dans le sens de France Domaine" (organisme de l'Etat chargé notamment de la vente des biens de l'Etat).

Ce dossier, affirme l'ancien ministre du Budget, puis du Travail,"a été traité en interne par les administrations et, évidemment, pas par moi. Ce dossier m'a occupé six minutes, peut-être sept".

 

Matignon a répliqué, confirmant l'existence de cette réunion tout en précisant que "les deux ministères de l'Agriculture (chargé des forêts) et du Budget (administration des domaines) sont tombés d'accord sur la procédure de vente".
La Cour de justice de la République pourrait se prononcer le jeudi 13 janvier sur l'ouverture ou non d'une enquête concernant Eric Woerth dans cette affaire.

Concernant la légalité de cette transaction, l'ancien ministre assure : "Si c'était à refaire, j'agirais exactement de la même façon".
Cet été, Le Canard Enchaîné a accusé Eric Woerth, maire de Chantilly (Oise), d'avoir bradé en mars 2010 pour 2,5 millions d'euros une parcelle de la forêt de Compiègne comportant un golf et un hippodrome, lorsqu'il était ministre du Budget.  Eric Woerth avait déjà vivement contesté la version de l'hebdomadaire.

Fin août 2010, le journal satirique avait publié une lettre embarrassante signée de l'ancien ministre de l'Agriculture. Dans ce courrier de 2003, Hervé Gaymard refusait la vente de l'Hippodrome du Putois, estimant qu'elle n'était "pas possible" du point de vue légal.

"Heureusement, on peut prendre des décisions différentes à six ans d'intervalle !", se défend Eric Woerth. Il ajoute : "Enfin pour mémoire, en 2010, le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire, a donné son accord à la vente".

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 16:00

carton-rouge.jpg 

J'ai lu dans une tribune sur le Nouvelobs.com (publiée mardi 4 janvier) que l'association "L'Assaut,", se présentant comme la "force de frappe du Parti socialiste", s'en prend vertement à Manuel Valls, suite à ses déclarations sur le  "déverrouillage" des 35 heures.

"M. Valls entraîne les primaires socialistes dans les tranchées d’une guerre fratricide, dont les militants sortiront découragés et le parti exsangue", écrit le collectif.

 

Je constate que ce collectif en profite pour égratigner les primaires. Bien sûr ! Pensez donc, un dispositif voté par ces salauds de militants, il faut lui faire la peau. Je ne suis pas d'accord.

 

Ce collectif devrait davantage se poser la question de la pauvreté des débats dans les instances du parti. Et notamment dans les sections.

En effet (je l'ai déjà écrit, je persiste et je signe) la question du temps de travail  -- comme bien d'autres sujets importants -- n'a pas été abordée en 2008 lors du magnifique congrès de Reims, ni dans les conventions nationales en 2010.

Pas étonnant que, en l'absence de véritables discussions parmi les militants, ce soit les supposées "vedettes" qui s'arrogent le droit de "causer dans le poste" au gré de leur fantaisie !

 

Le collectif ajoute : "Comment M. Valls peut-il imaginer une seconde que les électeurs en 2012 choisiront la gauche sur un programme d’aménagement des mesures sarkozystes, et non sur la promesse d’une autre société ?"

 

[ Là, je dois dire, ça n'est pas faux !!! ]

 

Le collectif demande donc à Martine Aubry "d’envisager une procédure d’exclusion contre M. Valls. Les citoyens français y percevraient enfin le signal d’une gauche idéologiquement refondée, qui se relève, s’arme et marche"

 

L'association "L'Assaut" a t-elle demandé l'exclusion de Lang en juillet 2008, quand il a voté à l'encontre de son groupe?

Et celle de DSK en 2010 suite à ses déclarations sur l'âge de départ à la retraite, en totale contradiction avec les positions du PS tout chaud sorties des presses?

Indignation bien sélective, non ???

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 14:00

 

Certains fustigereont probablement la décision de la CGT de ne pas répondre à l'invitation de Sarko. En vertu de la "tradition républicaine" ...

Bof, si y'en a qui croient (là, c'est pour me "faire comprendre des français", dirait le valet Chatel !) que c'est facile de le voir, même de loin ! Ce n'est pas moi qui vais critiquer : je sais que si sa main se tendait vers moi, je ne répondrais pas au geste de ce personnage, hélas élu démocratiquement ... c'est ainsi. 

les-syndicats-attendent-sarko-de-pied-ferme.jpg 

Les voeux de Sarkozy aux syndicats : la CGT n'ira pas

 

C'est une première, la CGT n'assistera pas à la séance de voeux du résident de l'Elysée, ce jeudi 6 janvier. A cette séance, programmée jeudi à 17 heures, sont invités les "forces vives" : syndicats, patronat et associations.

C'est ce qu'a indiqué Bernard Thibault, à la veille de la cérémonie.

Refusant de cautionner "un simulacre" après le conflit sur les retraites, la centrale syndicale  a annoncé  "il n'y aura personne de la CGT". 

La CGT rappelle que "2010 a été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s'opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces".

"Sans nul doute l'encouragement au 'dialogue social' et la nécessité de 'syndicats forts' seront classiquement présents dans les voeux présidentiels.

La CGT constate que "face à ce mouvement d'ampleur exceptionnelle de plusieurs mois" contre la réforme des retraites, "ce fut l'intransigeance du côté du président de la République et le dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui a conditionné l'avenir pour des millions de salariés". 

Positions de FO, CFDT, CFTC et CFE-CGC :

La confédération FO a indiqué qu'elle se rendrait aux voeux du président, "une tradition républicaine".

"La CFDT ira", a simplement déclaré la centrale de François Chérèque.

Jacques Voisin, président de la CFTC : "On va à cette invitation du président comme tout républicain qui se respecte. On va écouter avec beaucoup d'attention ses voeux".

Bernard Van Craeynest, président de la CFE-CGC (cadres) : "Nous irons. Je respecte totalement l'expression de nos collègues de la CGT. C'est leur choix, il est éminemment respectable. Nous en faisons un différent".

"Quels que soient nos différends (...), l'hôte de l'Elysée n'en reste pas moins démocratiquement élu, et de ce fait nous restons dans cette tradition républicaine d'échanges de voeux. Ca n'empêche pas d'exprimer nos divergences, sur un certain nombre de comportements et d'orientations".

Les organisations non invitées :

Alain Olive (UNSA) : "Seuls les cinq syndicats représentatifs sont invités"Pour Solidaires, Annick Coupé a déclaré: Annick Coupé (Solidaires) : "Nous ne sommes pas invités, pas plus que les autres fois. Et je pense que si nous avions été invités, nous n'y serions pas allés dans le contexte actuel".

A la FSU, premier syndicat de la Fonction publique d'Etat, qui n'a pas été convié. "C'est la première fois qu'on n'est pas invités".

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 18:00

 

"Manuel Valls vient de semer une jolie pagaille au PS" : voilà ce que la journaliste de France 2 a déclaré en introduction du 13 heures ...

Oui mais non ! C'est une de mes inventions, évidemment, puisque la "sortie" sur le déverrouillage des 35 heures n'est pas de Ségolène ROYAL.

Imaginez ce qu'on aurait entendu !

la sorcière au balai

Deux poids, deux mesures. On se souvient de la brillante introduction d'Elise Lucet lors de l'annonce de la candidature de Ségolène ROYAL aux primaires le 29 novembre 2010. Quelle honte, quel culot, hein ? Oser se présenter, et par conséquent  semer la "pagaille" et relancer la bataille des égo ... forcément.

 

Si je me polarise ainsi sur l'effet médiatique des journaux télévisés et les raccourcis tendancieux, c'est qu'ils traduisent selon moi le sempiternel procès en sorcellerie et en incompétence de "la femme à abattre".

(je parle de Ségolène, pas d'Elise Lucet qui -- la pauvre -- est entrée dans le moule !)

 

Dans le déroulement des primaires, je ne doute pas que les inquisiteurs seront aux aguets,  que la moindre petite phrase de la candidate fera l'objet de tous les chefs d'accusation possibles.

 

Je m'étonne d'ailleurs qu'une déclaration de Ségolène, lors de l'AG de Désirs d'Avenir le 18 décembre 2010, n'ait pas donné lieu à des tirs de missiles !  : "Nous ne sommes pas au service de la gauche, nous sommes au service de la France".

 

Mais peut-être que les experts en artillerie pressentaient que certaines personnalités de gauche (sur le papier) allaient prendre en réalité le sillon de certaines idées de droite,  sous les applaudissements de l'UMP, mesdames et messieurs !  :

 

- ce fut déjà le cas avec Martine AUBRY (mais très vite "recadrée") sur la question de l'age de départ à la retraite ... et surtout de DSK !

- c'est aujourd'hui le cas de Manuel Valls sur le temps de travail

 

Alors, quand c'est monsieur X qui parle, c'est salutaire, il enclenche un débat d'idées ...

Quand c'est madame Y, il est évident qu'elle déclenche "une jolie pagaille" !

Et ça va durer des mois comme ça. Courage, Ségolène !

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