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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 08:00

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 14:00

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Le modèle allemand ... ça vous dit ???


 

Allemagne : nouvelle hausse de salaires,

+6,5% chez Deutsche Telekom

Source : romandie.com  -  le 8 mai 2012

 

Berlin (awp/afp) - Quelque 50.000 salariés du géant allemand Deutsche Telekom ont obtenu une hausse de 6,5% de leurs salaires, montrant une nouvelle fois que l'ère de la modération salariale touche à sa fin dans le pays.

Selon un accord conclu lundi dans la soirée entre l'ex-monopole public et le syndicat Verdi, les salaires augmenteront de 2,3% dès le mois de mai 2012, avant qu'ils ne soient relevés par deux fois l'an prochain, de 2,1% à chaque fois, ont précisé les deux parties dans des communiqués séparés.

Fin mars, deux millions de fonctionnaires allemands avaient déjà décroché une hausse de salaires de 6,3%.

Depuis dans le privé, les syndicats donnent de la voix pour exiger un rattrapage des salaires, qu'ils avaient accepté de voir stagner le temps que la crise économique soit surmontée.

 

A présent que l'Allemagne bénéficie d'une conjoncture florissante, du moins en comparaison de ses voisins européens, les mouvements de grève fleurissent pour appuyer des revendications salariales.

Les salaires sont négociés en Allemagne entre le patronat et les syndicats pour des secteurs d'activité entiers, ou pour quelques grandes entreprises spécifiques.

Verdi a ainsi annoncé des débrayages dans le secteur bancaire, dans le cadre de la renégociation d'accords salariaux couvrant 220.000 salariés, tandis que le syndicat industriel IG Metall mobilise depuis début mai dans la métallurgie.

Il réclame 6,5% de hausse des salaires pour ce secteur qui comprend les machines-outils, la mécanique, l'automobile ou encore les semi-conducteurs et qui emploie plus de 3,5 millions de salariés.

Le ministre allemand des Finances lui-même, Wolfgang Schäuble, a estimé que le temps de relever les salaires était venu.

La modération salariale en Allemagne est souvent critiquée, car elle freinerait la consommation et donc les importations, empêchant ainsi les autres pays de profiter de la prospérité de l'économie allemande.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 12:00

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 Alternatives Economiques :

Que peut faire François Hollande ?

Source : alternatives-economiques.fr  -  le 07.05.2012

 

François Hollande ne pourra pas laisser filer les déficits, mais il n'est pas non plus condamné à poursuivre une politique d'austérité pour autant, s'il augmente les impôts des plus aisés, explique Guillaume Duval dans sa chronique sur Radio Nova.

Les Français ont donc élu le 6 mai dernier un nouveau président. Mais peut-il faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy compte tenu des menaces que les spéculateurs font peser sur la dette française ?

Vous avez raison. La crise actuelle limite ses marges de manœuvre. Il ne peut rien faire et rien dire en particulier qui pourrait laisser penser qu’il s’apprête à laisser filer les déficits publics. Sinon cela risque de nourrir une spéculation qui devrait de toute façon s’activer contre la dette française, bien que les socialistes au pouvoir entre 1997 et 2001 aient été les seuls à réduire l’endettement du pays depuis vingt ans.

Il devra donc au bout du compte faire la même politique d’austérité que Nicolas Sarkozy …

Pas nécessairement. Nicolas Sarkozy voulait mettre l’accent sur la baisse des dépenses publiques, et en particulier des dépenses sociales. François Hollande veut lui plutôt augmenter les impôts sur les revenus des plus aisés. Il pourrait arriver ainsi à des résultats analogues en termes de limitation des déficits publics tout en menant une politique très différente du point de vue des couches sociales mises à contribution. De plus, en ciblant les plus riches, ceux-ci devraient surtout puiser dans leur épargne pour payer ces impôts supplémentaires, ce qui permettrait de limiter le coup de frein à l’activité. Il y a de la marge en effet de ce côté-là car les Français les plus aisés sont des champions du monde de l’épargne…

D’accord mais en termes de pouvoir d’achat ou d’emploi il ne pourra pas faire grand chose …

Ces marges de manœuvres sont limitées, c’est vrai. Il pourra peut-être donner un petit « coup de pouce » au Smic mais celui-ci restera forcément symbolique. Avec un déficit du commerce extérieur très important et des marges des entreprises réduites, il faut être prudent sur ce terrain pour ne pas menacer l’emploi. Par contre, il faudra revenir sur la hausse de la TVA prévue en octobre prochain par Nicolas Sarkozy qui devait amputer encore plus le pouvoir d’achat des Français. Il devra aussi revenir sur les subventions massives aux heures supplémentaires pour financer plutôt des emplois aidés supplémentaires tout en mettant un coup d’arrêt à la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux afin de soulager un peu le marché du travail.

Et en Europe, le socialiste François Hollande ne pèsera de toute façon pas grand-chose face à Angela Merkel et à tous les gouvernements de droite qui l’appuient …

Ca ce n’est pas sûr du tout. Tout d’abord son élection toute fraîche lui confère une forte légitimité. De plus le redémarrage de la spéculation contre les dettes publiques espagnole et italienne marque l’échec final de la politique impulsée par Angela Merkel depuis trois ans avec le soutien de Nicolas Sarkozy. La mise en place du FESF puis du Mécanisme européen de stabilité couronnée par la signature du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) sans oublier les interventions massives de la BCE… Tout cela n’a pas évité le retour de la spéculation parce que l’austérité budgétaire excessive et généralisée que prône Angela Merkel plombe trop l’activité. De nombreux gouvernements (de droite) se rendent bien compte que la politique voulue par Angela Merkel mène l’Europe dans le mur. Confrontés au couple Merkozy, ils n’avaient pas osé cependant s’y opposer ouvertement jusque-là. Mais si François Hollande est décidé à remettre en cause cette politique suicidaire, ils lui donneront bien volontiers un coup de main …

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:00

 bannière Lettre d'actualité de Ségolène

 

Raymond Aubrac nous a quitté. Il fut, sa vie durant, un homme de conviction et d’engagement, attaché à transmettre aux générations suivantes les idéaux toujours actuels de la Résistance et les valeurs de justice sociale qui doivent rester de solides repères pour agir dans le monde d’aujourd’hui.
Il a rejoint Lucie Aubrac, compagne de toute une vie et de tous les combats.
Ensemble, quand la France était au plus bas, ils eurent le courage d’espérer et de lutter.

Lucie et Raymond Aubrac

Nommé à 30 ans, en 1944, commissaire de la République à Marseille, il eut la passion de reconstruire le pays.Compagnon de route des communistes, il sut prendre la mesure des crimes du stalinisme. Il s’impliqua aux côtés des pays qui refusaient la domination coloniale et voulaient tracer eux-mêmes leur propre route. Juif dont les parents furent assassinés à Auschwitz, il prit fermement position pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.

Avec d’autres qui furent, comme lui, de grands Résistants, il s’insurgea contre le démantèlement du pacte social de la République refondée à la Libération et appela avec force à défendre, ici et maintenant, le socle de droits proclamés par le programme du Conseil national de la Résistance.

Passeur de mémoire, il refusait la récupération.
Aux plus jeunes, il disait d’expérience qu’il ne faut jamais partir battus.

Solidement ancré à gauche, défenseur de notre laïcité républicaine, citoyen actif jusqu’à ses derniers jours, il nous laisse le bel héritage de la droiture, du courage et de la fidélité à soi-même.

Ségolène Royal
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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:00

Aung San Suu Kyi

 

BIRMANIE : vers un succès historique pour

Aung San Suu Kyi

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 1er avril 2012 

 

L'opposante birmane aurait remporté un siège de députée pour la première fois. Son parti a revendiqué être en tête dans les 44 circonscriptions qu'il vise.

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi aurait remporté un siège de députée pour la première fois de sa carrière lors d'élections partielles historiques, a affirmé dimanche 1er avril, son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), tablant sur des victoires dans tout le pays.

Aung San Suu Kyi aurait remporté 99% des voix dans sa circonscription rurale de Kahwmu, a déclaré Soe Win, un cadre de la Ligue, tandis que des milliers de partisans hurlaient leur joie et chantaient devant le siège du parti à Rangoun.

Selon le responsable, la lauréate du prix Nobel de la paix aurait remporté la victoire dans tous les bureaux de vote de cette circonscription à deux heures de Rangoun.

Soe Win a aussi fait état de sérieux espoirs de victoire dans les 44 circonscriptions où la LND présentait un candidat, sur un total de 45 mises en jeu lors du scrutin: 37 à la chambre basse du parlement (sur 440 députés), six à la chambre haute et deux dans des chambres régionales.

La LND serait en tête partout

"Nous sommes en tête pour remporter les 44 sièges. Nous attendons toujours l'annonce officielle", a-t-il déclaré alors que le régime birman n'avait encore communiqué aucune estimation.

Considérée il y a encore deux ans comme l'ennemie publique numéro un par la junte alors au pouvoir, Suu Kyi était très largement favorite même si elle affrontait le verdict des urnes pour la première fois.

"Nous avons attendu ce jour si longtemps. Je suis si heureuse. Je ne peux pas décrire ce que je ressens", a déclaré Kalyar, une mère de famille de 40 ans. 

Le gouvernement, des anciens militaires réformateurs arrivés au pouvoir il y a un an, tente de prouver que ses réformes justifient la levée des sanctions occidentales qui étranglent l'économie du pays.

Au terme d'un processus de transition non violent et sous contrôle de l'armée, cette nouvelle équipe a proposé à Suu Kyi d'intégrer l'échiquier politique officiel. Selon les analystes, le gouvernement a lui-même intérêt à voir l'opposante triompher sous le regard de la communauté internationale.

Des irrégularités

Suu Kyi a plusieurs fois dénoncé une campagne pleine d'irrégularités. Mais elle a aussi revendiqué le besoin de participer - donc de légitimer - le processus en cours.

La LND a dénoncé dimanche la présence de cire sur des bulletins à côté du nom de ses candidats. Un procédé qui pourrait faciliter l'annulation de votes.

Des incidents minimisés par Surin Pitsuwan, secrétaire général de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui a envoyé des observateurs.

"Globalement, les choses se passent bien et il y a beaucoup de plaintes de ce type dans les élections de nombreux autres pays", a-t-il relevé. "Je n'ai rien entendu de sérieux".

Malgorzata Wasilewska, une observatrice de l'Union européenne, a elle aussi jugé le déroulement des opérations "encourageant", tout en considérant qu'il était trop tôt pour tirer des conclusions sur l'ensemble du pays et sur la réelle crédibilité du processus.

Après des années à dissimuler leur soutien pour une femme qui s'est muée en icône de la résistance à la junte, les partisans d'Aung San Suu Kyi avaient laissé depuis quelques semaines éclater leur joie, convaincus de sa victoire.

"Notre mère est de retour"

 La chanson "Notre mère est de retour" est ainsi devenue un tube de campagne.

Dimanche, après avoir mis un terme à ses derniers déplacements à la suite de problèmes de santé mineurs, Suu Kyi a déambulé toute la matinée vêtue d'une robe rouge, tout sourire et très à son aise, dans les villages de sa circonscription.

La "Dame" de Rangoun avait triomphé aux élections de 1990, sans que la junte ne reconnaisse jamais les résultats. Elle était encore en résidence surveillée vingt ans plus tard, en novembre 2010, lors de législatives boycottées par la LND et qualifiées de mascarade par l'Occident.

"Le processus électoral de 2010 (...) a représenté une opportunité ratée (...) Cela ne doit pas se reproduire alors que la Birmanie entre dans une ère nouvelle", avait estimé avant le vote l'envoyé spécial de l'ONU sur les droits de l'Homme en Birmanie, Tomas Ojea Quintana.

Le pouvoir n'avait pour sa part rien à craindre d'un point de vue comptable.

Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par l'ancienne junte, avait revendiqué environ 80% des sièges en 2010. Et un quart des parlementaires sont, en vertu de la Constitution, des militaires d'active désignés en marge du processus électoral.

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 21:00

 

avec Sarko du changement tous les jours

 

 

Au fil de ses déplacements, de ses émissions télé, il y va de son "anti-hollandisme primaire", et de ses propositions du jour. Souvent en contradiction avec ses propos antérieurs, ses promesses de la campagne 2007.

Et on attend toujours son fameux projet. Le candidat-girouette était dans le Gard ce jeudi :

 

Désolé, je place ici le lien, uniquement, et c'est déjà beauxoup !!!

Sarkozy : "Le changement, c'est nous"

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:00

chomage--la-hausse-est-en-baisse.jpg 

On navigue dans le genre "c'est mieux que si c'était pire". Ou bien "moins vite tu pédales, et plus tu avances doucement" !!!

Du Sarko pur jus : 

 

Chômage : Connaissiez-vous

la "baisse tendancielle de la hausse" ?

Source : mariianne2.fr  -  le 26 mars 2012 

 

Nicolas Sarkozy a remplacé Xavier Bertrand pour annoncer la tendance des chiffres du chômage. Sachez que pour février le candidat président a annoncé une "baisse de la hausse" ... bien artificielle ! 

Que serait la politique française sans les éléments de langage ? C'est la question qu'on peut se poser en prenant connaissance des derniers propos du Président candidat sur France Info qui a tenu sur les chiffres du chômage de février.
Ceux-ci, selon le Président candidat : manifesteront une amélioration de la situation avec une baisse tendancielle de l'augmentation du nombre de chômeurs. Néanmoins, pour connaître le chiffre exact de cette "augmentation assez modérée", il faudra attendre ce soir. 

Ce qui signifie tout simplement que le chômage est encore en hausse ! Et que le Président candidat a omis de signaler lors de son interview que son gouvernement s'est rué sur les emplois aidés, comme l'expliquent Les Echos : " (...) ces emplois subventionnés par l'État pour faciliter l'insertion de certains demandeurs d'emploi. Alors que le gouvernement Fillon avait d'abord cherché à les réduire nettement, il a augmenté depuis 2009 l'effort. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a fixé, fin décembre, à ses services l'objectif de réaliser sur la première moitié de l'année les deux tiers des 340 000 contrats budgétés pour 2012 (...)"
Ce qui est confirmé par la directrice d’une agence Pôle emploi qui confiait : "consigne de faire des contrats aidés" et "de les renouveler systématiquement" alors que ces contrats "sont normalement destinés à ceux qui sont les plus éloignés de l’emploi".

Compte tenu que les chiffres communiqués ne correspondront, une fois de plus qu'à la catégorie A, il faudra donc être attentif à toutes les autres catégories, notamment à ceux de la catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés)
Sans oublier bien entendu ceux des catégories
B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;

L'ensemble devrait confirmer que la baisse de la hausse n'est aucunement liée comme l'affirme le Président candidat à : " (...) une reprise économique sensible depuis que nous avons essayé de résoudre la crise financière de la Grèce (...)" mais bel et bien une astuce que tous les gouvernements en place ont essayé un jour ou l'autre à l'approche d'élections majeures !

Désolé, Monsieur le Président, mais il faudra trouver autre chose ...

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 07:00

 

Des infos (???) sur l'affaire DSK, oh oui, oh oui !

Et que dit-on de l'enquête sur les soupçons de financement illégal de la campagne 2007 de Sarkozy ?

 

J'ai écouté le JT de 13 heures sur France2 (TF1, j'évite)  :  RIEN !!!

les-3-singes.jpg.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 18:00

 

sarko-mena-ant.jpeg 

Affaire Bettencourt / De Maistre :

ça sent le roussi pour Sarkozy

Source : zeredac.com-  le 27 mars 2012

 

Dans un exercice de politique fiction, notre confrère Renaudot, décrivait ce matin ce qui aurait pu – du ? – arriver si la presse avait relayé comme il se doit l’information de première importance diffusée dimanche par le JDD concernant un financement occulte de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Tout vient à point à qui sait attendre. Le Monde entre aujourd’hui dans la danse par un article avec titre et photo de une : L’affaire Bettencourt se rapproche de Sarkozy

 

Et le journal du soir de décrire par le menu le résultat des investigations du juge Gentil, chargé de l’instruction de l’affaire qui soupçonne désormais ouvertement, nous dit Le Monde, le président de la République d’avoir fait financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007.

Le juge s’appuie sur trois catégories d’indices concordants.

D’abord des témoignages d’anciens salariés des Bettencourt attestant d’une visite de Nicolas Sarkozy au domicile des richissimes propriétaires de l’Oréal durant la campagne présidentielle, au cours de laquelle il aurait perçu une somme rondelette en liquide.

Ensuite le carnet de François-Marie Banier – ex-confident de Liliane Bettencourt, soupçonné d’abus de faiblesse par la justice – sur lequel figure une phrase prononcée par Liliane Bettencourt, dont il a dû se justifier devant le juge : « De Maistre m’a dit que Sarkozy avait demandé de l’argent. J’ai dit oui ».

Enfin la découverte de circuits financiers ayant permis à Patrice de Maistre d’effectuer sept retrait en liquide, dont deux de 400 000 euros chacun en février et avril 2007. Le premier de ces deux retraits a été effectué deux jours avant une rencontre attestée entre Patrice de Maistre et Eric Woerth, le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy. Le second retrait a eu lieu le jour où François-Marie Banier a retranscris la fameuse phrase de Liliane Bettencourt dans son carnet.

 

Des coïncidences troublantes qui ont amené le juge à conclure que « des investigations sont donc nécessaires s’agissant de ces premières remises de 2007 ».

Nous complèterons ce compte-rendu d’enquête fait par Le Monde en rappelant à ceux de nos lecteurs qui l’auraient oublié que Patrice de Maistre est membre du Premier cercle des financeurs de l’UMP, qu’il a embauché la femme d’Eric Woerth et que celui-ci lui a remis – en échange ? – la Légion d’Honneur, ce qui lui vaut d’autres ennuis avec la justice.

Avec ces nouvelles révélations que Le Monde livre aujourd’hui, avec sa crédibilité et son poids dans la presse française, à la connaissance de l’opinion, on voit mal comment l’Elysée va parvenir, cette fois, à contenir le reste des médias qui a pour le moment rechigner, à quelques rares exceptions près, à traiter l’affaire et à poser la moindre question à Nicolas Sarkozy ou à son entourage.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 16:00

un pinocchio 

Terrorisme : les mensonges de Jean-François Copé

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 24 mars 2012

 

En pleine tragédie nationale, le patron de l'UMP a fait feu de tout bois contre la gauche, qu'il accuse de laxisme dans sa lutte contre le terrorisme. Des attaques médiocres. 

 

Les attaques menées contre la gauche par Jean-François Copé, cet Iznogoud en chemise Oxford, sont particulièrement médiocres et mensongères. Le président de l’UMP suggère lourdement que la gauche a négligé, sous-estimé et – pourquoi pas ? – encouragé le terrorisme islamiste par ses déclarations ou ses votes à l’Assemblée. Cette déclaration doit être rangée parmi les plus basses polémiques lancées pendant cette campagne électorale, qui n’en a pourtant pas manqué.

Certes les dérapages de certains socialistes, comme Jean-Jacques Urvoas ou Jérôme Guedj, ne valent guère mieux, l’un se moquant du RAID au moment où plusieurs de ses hommes essuyaient les coups de feu de Mohammed Merah, l’autre demandant la démission de Claude Guéant alors que le ministre de l’Intérieur amenait l’opération en cours à sa conclusion, sans qu’on puisse sérieusement mettre en cause son action.

Mais c’étaient sorties de route individuelles, vite corrigées. Le réquisitoire de Copé est au contraire une attaque méditée, délibérée, dans un partage des rôles transparent entre un président qui arbore le masque de l’unité nationale et un homme de main voué aux basses œuvres électorales.

Depuis au moins quinze ans, la gauche de gouvernement ne néglige en rien le danger terroriste.

C’est Lionel Jospin qui a renforcé les lois anti-terroristes après le 11 septembre, au grand dam de la Ligue des Droits de l’Homme ou du Syndicat de la Magistrature ; c’est encore lui qui a engagé, en accord avec Jacques Chirac, l’armée française aux côtés des Etats-Unis dans la guerre en Afghanistan, guerre juste à l’époque puisqu’il s’agissait de neutraliser un Etat islamiste qui se targuait de servir de base arrière aux assassins du 11 septembre. On ne sache pas, au demeurant, que Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur pendant le plus clair de la mandature Jospin, se soit distingué par son laxisme ou son indulgence envers le terrorisme.

On remarquera aussi que les principales attaques terroristes qui ont frappé la France – Copernic, les attentats de 1986, le détournement de l’Airbus de décembre 1994 ou les bombes de 1995, se sont toutes déroulées sous des gouvernements de droite. Il serait idiot d’en attribuer la responsabilité au laxisme ou à l’incompétence de la droite en cette matière. Mais Copé l’est encore plus en critiquant non le gouvernement mais l’opposition, qui n’en peut mais dans cette matière comme dans les autres, puisqu’elle est exclue des responsabilités depuis une décennie. Si une faute a été commise dans l’affaire Merah– ce qui reste à démontrer – elle est le fait de ceux qui gouvernent depuis dix ans et qui ont eu tout le loisir d’organiser les services de sécurité à leur guise. Incriminer la gauche comme le fait Copé, c’est rejeter de manière impudente sa propre responsabilité sur autrui. C’est une escroquerie rhétorique et une fuite devant les responsabilités.

A cela s’ajoute une franche stupidité.

Copé met en cause l’insuffisance de la gauche dans la lutte contre l’intégrisme. La gauche, dit-il, n’a pas voté la loi interdisant le port de la burqa. L’aurait-elle votée, sans doute Mohammed Merah aurait-il été impressionné et aurait-il renoncé à son entreprise criminelle ? Copé, en fait, suggère, dans un amalgame grossier, que la gauche est plus tolérante en matière d’immigration et de respect des différences à l’intérieur de la société française que la droite et donc que des hommes comme Merah s’en trouvent confortés. C’est là que surgit l’erreur cardinale. Dans ce genre de crime, quand on doit faire face à des fanatiques dont le but est de recruter au sein de leur propre communauté pour se battre contre les autres, c’est leur faciliter la tâche que de souscrire, même de manière indirecte, à cette idée funeste, fausse et grossière de conflit entre les civilisations.

La ligne rouge, en l’occurrence, ne doit pas passer entre les musulmans et les autres Français. Elle doit séparer les fanatiques et les démocrates, qu’ils soient musulmans, juifs, chrétiens ou non-croyants. Autrement dit, il s’agit de couper les musulmans de leurs propres extrémistes en proclamant la volonté de la République de traiter de manière égale toutes les minorités et non de les rejeter vers les extrêmes en laissant entendre qu’ils sont de trop dans la République.

Entre Copé qui accuse la gauche de mollesse à l’égard de l’Islam et Sarkozy qui se plaint du nombre excessif d’immigrés, on a le concentré de ce qui ne faut pas faire pour lutter contre le fanatisme islamiste.

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