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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:00

 

2000 manifestants dans les rues de DUNKERQUE ce samedi 6 novembre. Comme partout, le cortège a été moins fourni que lors des précédents mouvements, mais la détermination  subsiste, "pour montrer qu'on est toujours là".

N'en déplaise à ce grincheux terroriste (!!!) qui de sa fenêtre a arrosé le cortège . Ce n'était pas de l'eau bouillante, mais quand même !

Différence notable par rapport au cortège parisien (voir ci-après) ... le ciel nous a été clément  ! 

 

A Paris, sous la pluie... mais "on lâche rien" !

Source : LePost.fr  -  le 7 novembre 2010 

 

Contre la loi sur les retraites imposée par Nicolas Sarkozy, défilé ce samedi sous la pluie ininterrompue à Paris. Et pourtant il y a avait du monde pour un jour de pluie... Beaucoup de monde. Une marée de parapluie.

Ariane Mnouchkine et le bien nommé Théâtre du Soleil étaient encore présents malgré la pluie. Et leur statue de la Justice et leurs citations ont une nouvelle fois illuminé le cortège. Bravo. 

Place de la Nation, une belle surprise et une belle découverte nous attendait un concert de HK et les Saltimbanks depuis le camion du syndicat SUD.
Ils ont enflammé une foule au son de l'accordéon, de la guitare et du oud. Une foule pourtant trempée mais qui secouait bien haut les pancartes et parapluies en chantant à tue-tête "on lâche rien" !

 

Et voilà, nous étions donc tous "révoltés mais pas résignés !" comme le déclarait Ségolène ROYAL en reprenant un slogan entendu dans la manifestation de Chatellerault où elle défilait.

 

Une vidéo de HK et les Saltimbanks chantant live "on lâche rien" ! Ils sortent leur premier album en janvier prochain et tournent dans toute la France, ne les ratez pas ! 

 

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 07:00

 

Vous vous souvenez sans doute de la "démocratie participative", mise en avant par Ségolène ROYAL durant la campagne présidentielle de 2007 ... et raillée à cette époque par les ténors de l'UMP.

Par exemple, de qui est cette déclaration ? :
"La démocratie participative, ce n'est pas une nouvelle manière d'associer le peuple aux décisions qui le concerne, c'est juste la forme ultime de la démagogie".

A l'UMP, heureusement on ne pratique pas la démagogie. Ah que non !
C'est totalement différent, ah que oui, ça saute aux yeux :

Deux serviteurs zélés de la Sarkozye, Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet, les benjamins du gouvernement, sont chargés de piloter les "grands rendez-vous" pour la France, censés explorer de nouvelles manières de faire de la politique ... tiens tiens ! 
"Grands rendez-vous", késako ? 
Un petit montage vidéo, et on comprend tout. 
On y voit aussi Sarkozy dire tout le mal qu'il pensait de la méthode employée par Ségolène ROYAL : "C'est la forme ultime de la démagogie".

 

.
"aller chercher sur le terrain des propositions ...
une nouvelle démarche ...
chacun pourra participer à la construction du projet ... en fonction de ses idées, de ses expériences, de son vécu ...
vous avez des idées, vos idées comptent, nous avons besoin de chacune et chacun d'entre vous"
.
Nous prendraient pas pour des cons ???

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 12:00

calimero-sarko-portrait 

A défaut de ne pas détenir le record des ventes à l'export (c'est pourtant ce qu'il nous chante !), Sarko est probablement le champion des annonces de contrats... non signés !!!

 

SARKOZY, PRESIDENT DES CONTRATS FICTIFS

Libye, Brésil, Kazakhstan : retour sur fausses annonces...en rafale

Source : arretsurimages.net  -  un article du 25 août 2010

 

"Depuis 2007, la France a signé chaque année deux fois plus de grands contrats à l’export que durant les dix années précédentes. Deux fois plus !" s'enthousiasmait Nicolas Sarkozy en début d'année, dans un grand élan d'humilité. Depuis son élection, Sarkozy se vit comme le VRP de luxe de la France, celui qui va chercher (parfois avec les dents) la croissance et les contrats à l'étranger. 

Mais la remise en cause de la vente de navires Mistral à la Russie, vente que Sarkozy avait pourtant présentée comme acquise aux ouvriers des chantiers de Saint-Nazaire, a illustré de manière criante la fâcheuse tendance de Sarkozy à annoncer des contrats qui ne sont pas encore signés. Car la vente fictive du Mistral n'est pas un cas isolé. A plusieurs reprises, Sarkozy a annoncé comme acquis des contrats qui n'étaient en fait que de simples accords de principe pouvant facilement être remis en cause. Deux ans après, certains contrats pourtant annoncés en grande pompe par Sarkozy n'ont d'ailleurs toujours pas été signés. A croire que l'annonce du contrat semble plus importante que le contrat lui-même.

Illustration avec les cas libyen, brésilien et kazakh.


Le précédent libyen : une rafale de contrats à 10 milliards d'euros ?

Dans la série "Sarkozy annonce des contrats fictifs", l'exemple libyen est le plus emblématique. En décembre 2007, le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, est en visite officielle en France. Sarkozy le reçoit avec tous les honneurs, ce qui ne manque pas de susciter la colère des militants des Droits de l'homme. Pour justifier la présence de Kadhafi, Sarkozy dégaine donc l'argument économique

Au-delà du fait que certains contrats avaient été négociés sous la présidence Chirac comme l'avait rappelé nouvelobs.com, certains journaux comme Libération s’interrogent sur la réalité de ces contrats soi-disant signés pour 10 milliards d'euros. En réalité, à l'exception de la commande ferme de 21 airbus pour 2,7 milliards d'euros, tous les autres dossiers évoqués n’étaient alors qu’au stade des négociations : "aujourd'hui, on n'a aucun élément précis sur les volumes, les types d'appareil et donc les montants d'un contrat. On ne sait pas très bien ce qui va remonter de cette négociation globale" relevait un cadre d'Eurocopter, cité par Libération. Même son de cloche du côté de Veolia : "On n'a rien signé du tout. Sur l'annonce de l'Elysée, on ne souhaite pas faire de commentaire".

Le contrat le plus emblématique est celui de la vente de 14 avions Rafale. Ce devait être le premier contrat à l'export pour cet avion commercialisé par Dassault et encore jamais vendu à l’étranger. Sauf que ce qui apparaissait comme acquis... ne l'est pas du tout. En juin 2008, six mois après la visite de Kadhafi, Les Echos annoncent que le dossier avance : "les discussions se poursuivent normalement, et Dassault peut raisonnablement espérer conclure d'ici à l'automne". Dassault n’est pas inquiet, la signature du contrat de vente de ces fameux 14 Rafale devant intervenir d’ici à l’automne 2008. L'automne arrive, et rien n'a été signé. Ni en 2008, ni en 2009. Et en 2010 ? La Tribune annonce en juillet dernier que "Paris tente de propulser le Rafale en Libye". Plus de deux ans après, il est temps... Selon le quotidien Les Echos, qui a le sens de la formule, on assiste à "une accélération des négociations" (sic) mais il ne faut pas se réjouir trop vite car... "tout dépend du guide".

 

Totalité de l'article, très étoffé  :  ICI

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:00

sarko déroule le tapis rouge pour Hu Jintao

Les droits de l'homme d'affaires

Source : La Voix du Nord  -  le 5 novembre 2010

 

Tapis rouge, gardes républicains à cheval, avenues bouclées, manifestants tenus à bonne distance : la France reçoit depuis hier le numéro un chinois Hu Jintao et rien ne doit venir gâcher le séjour de l'illustre visiteur avant son départ samedi. Pas question, par exemple, de demander la libération du récent prix Nobel de la paix, Liu Xiabo, comme l'ont fait d'autres dirigeants occidentaux beaucoup moins respectueux des bons usages diplomatiques ! 

"Ce n'est pas en reprochant aux gens des choses que l'on fait avancer les dossiers, c'est en essayant de les comprendre", s'est justifié par avance Nicolas Sarkozy avant, suprême attention, d'aller accueillir lui-même à Orly, au pied de la passerelle de l'avion, Hu Jintao et son épouse. Visite d'État rime avec raison d'État car le leader chinois n'arrive pas les mains vides. Le président français veut faire oublier à son hôte les manifestations qui avaient accompagné la traversée de Paris de la flamme olympique en 2008 et sa rencontre la même année avec le dalaï Lama. Deux gifles retentissantes qui ont valu à la France deux années de quasi-bannissement du marché chinois.

Le mois dernier, le silence radio total de l'Élysée à l'annonce du prix Nobel de la paix a montré à la Chine que la France avait tiré les leçons de la crise de 2008 et renoncé à son droit d'ingérence. Après la séquence droits de l'homme de 2008, l'homme d'affaires a repris ses droits ! Hier soir à l'Élysée, ce devait être la fête pour Airbus, Areva et Total, grands bénéficiaires annoncés des contrats apportés dans sa valise par M. Hu qui n'est pas un ingrat.

Pour les géants français de l'aéronautique, du nucléaire et de l'énergie, ce retour en grâce sur le marché chinois est indispensable pour pouvoir continuer à jouer dans la cour des grands face à leurs concurrents américains ou allemands.

Nicolas Sarkozy a une autre bonne raison de soigner son hôte chinois. À quelques jours de prendre la présidence du G20 au sommet de Séoul, il veut convaincre la Chine de le suivre dans ses objectifs de refonte de la gouvernance économique mondiale et de réforme du système monétaire. Ce n'est pas gagné car les dirigeants chinois détestent au moins autant les appels à réévaluer leur monnaie que les appels à libérer leurs prisonniers politiques ! Lors de sa première visite en Chine fin 2007, Nicolas Sarkozy avait déjà mis le sujet sur la table dans un langage très direct, avec le succès que l'on sait... Pas plus que les États-Unis, la Chine n'est prête à renoncer à l'arme de la dévaluation pour doper ses exportations et inonder le marché européen.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 16:00

 

Le GouverneMENT

"Ils dînent du mensonge et soupent du scandale"
(Marie-Joseph Chénier
)

 

Voilà ce que déclare sans ciller Eric Besson, Ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, dans une interview publiée par le Figaro du 29 octobre 2010, en réponse à la question "Le gouvernement a-t-il gagné la bataille des retraites ?" :

"Ce sont les Français qui l'ont gagnée et particulièrement les plus modestes. Ce sont eux qui vont profiter de la réforme".


Il ajoute : "Le gouvernement issu des urnes en 2017 aura, pour la première fois depuis des décennies, la perspective d'être face à un système de retraites à l'équilibre en 2018".

Il faut le lire pour y croire...

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 14:00

bonnet-d-ane.jpg

 

La détaxation des heures sup était l'emblème du "travailler plus pour gagner plus" sarkozyte. 

Au passage, j'en profite pour souligner qu'en 2007 le comité DA Flandres-Littoral  (j'ose prétendre que nous avions vu juste) avait développé une action visant à dénoncer l'arnaque du candidat Sarko (distribution d'un tract aux portes de plusieurs usines du territoire)

Trois ans après sa mise en œuvre, une étude économique en démontre "l'inefficacité, l'injustice", ainsi que le coût faramineux pour le budget de l'Etat.

 

Heures sup, l'échec et le coup de grâce

Source : mediapart.fr  -  le 27 octobre 2010

 

Le bouclier fiscal est à l'agonie. Et voilà que l'exonération des heures supplémentaires, autre emblème du paquet fiscal de 2007 (la loi dite Tepa, «travail, emploi, pouvoir d'achat»), censée consacrer le «travailler plus pour gagner plus», est massacrée par une étude récente, révélée par Le Figaro (cliquer ici pour la télécharger).

Ses auteurs? Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique et auteur en 2007 d'un rapport qui avait déjà tout dit, prédisant à l'avance l'échec de cette mesure expérimentée nulle part ailleurs qu'en France. Et Stéphane Carcillo, professeur à Paris-1, chercheur à l'OCDE... et ancien collaborateur de Christine Lagarde au ministère de l'économie.

En 2007, la détaxation des heures supplémentaires était pourtant parée de toutes les vertus. Puisqu'on exonérait les heures supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales, et de réductions de cotisations patronales, l'activité allait décoller, pariait Nicolas Sarkozy. La mesure était censée briser le carcan des 35 heures en augmentant la durée légale du travail, encourager les salariés à prendre des heures sup, booster l'activité, augmenter le pouvoir d'achat. «Les heures supplémentaires détaxées, c'est 80 euros de  plus par mois pour 6 millions de Français», affirmait en 2008 le ministre du travail Xavier Bertrand.
Malgré la crise, le dispositif n'a jamais été remis en cause. Pas question de toucher à ce dogme sarkozyste. Le 12 octobre, le ministre du travail Laurent Wauquiez répétait encore devant l'Assemblée nationale que cette mesure était un «succès».

Chaque année, elle a coûté près de 4 milliards d'euros à l'Etat. Pour un résultat à peu près nul, nous apprend aujourd'hui l'étude de Cahuc et Carcillo.
Les enseignements de cette étude, basée sur les résultats de l'Enquête emploi de l'Insee, sont cinglants. Toutes les croyances de départ ont été démenties par les faits:

>> Si les heures supplémentaires ont bel et bien augmenté «à partir du quatrième trimestre 2007» (+25%), la mesure n'a pas eu de «réel impact» sur la durée réelle du travail, expliquent les économistes. «Le nombre d'heures travaillées n'a pas bougé», explique Pierre Cahuc sur lexpansion.fr

>> «La défiscalisation des heures supplémentaires s'est essentiellement traduite par une optimisation fiscale (...) coûteuse pour les finances publiques.» Employés et salariés se sont mis d'accord pour profiter des exonérations, et ont en réalité officialisé des heures supplémentaires qui étaient déjà effectuées, mais n'étaient pas rémunérées jusqu'alors. Certains employeurs ont aussi pu verser sous forme d'heures supplémentaires (détaxées) des rémunérations qu'ils auraient sinon versées sous forme de hausse de salaire. «C'est le talon d'Achille de la défiscalisation des heures supplémentaires», expliquent les auteurs: si employeur et salariés se mettent d'accord sur une durée de travail même fictive, le fisc «ne peut pas vraiment contrôler la réalité du temps de travail». Certes, la mesure a permis à certains salariés d'arrondir leurs fins de mois, mais ces petits arrangements ont surtout coûté très cher à l'Etat, sans créer d'activité...

>> Cette mesure a exclusivement profité aux cadres, au contraire de ce qu'a souvent sous-entendu le gouvernement.

Les ouvriers et les employés («à bas salaire») n'en ont quasiment pas bénéficié, car leur salaire est souvent contraint, soit par le Smic, soit par les conventions collectives. En revanche, les grands bénéficiaires sont les «salariés qualifiés, qui ont de larges possibilités de déclarer des heures supplémentaires fictives, car leur durée de travail est particulièrement difficile à vérifier».

L'échec était annoncé...

Conclusion? Un échec sur toute la ligne. Et une persévérance incroyable dans l'erreur! Dès 2007, avant même l'élection de Nicolas Sarkozy, Pierre Cahuc et d'autres économistes avaient alerté sur un dispositif qui n'avait jamais été expérimenté nulle part. 

Totalité de l'article sur Médiapart  :  ICI

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:00

bannière Lettre d'actualité de Ségolène

 

Chères amies, chers amis,

Les électeurs américains viennent de porter une majorité républicaine à la Chambre des représentants et une majorité démocrate au Sénat. Ce n’est, à l’évidence, pas une victoire pour les partisans du Président Obama mais pas non plus le raz de marée républicain que certains annonçaient.

Les lobbies ont été très puissants dans cette campagne, souvent violente et ne reculant devant aucun mensonge, qui a coalisé tous ceux qui n’ont cessé de manifester leur hostilité à la réforme de l’assurance santé, à la conversion écologique de l’économie américaine, au contrôle d’une finance dont les errements ont ébranlé le monde : banques, assurances privées, trusts pharmaceutiques, géants du pétrole …

Il en résulte aujourd’hui une situation qu’en France nous appellerions « cohabitation » et dont on ne peut, à chaud, savoir si elle débouchera sur un blocage des institutions ou sur une certaine coopération bi-partisane allant, au nom de l’intérêt national, dans le sens de la main immédiatement tendue par Barack Obama à ses adversaires.

S’il est encore trop tôt pour tirer toutes les leçons de ce vote, il apparaît toutefois que la mobilisation des électeurs républicains a été nettement supérieure à celle des électeurs démocrates dans les rangs desquels nombre de citoyens se disent déçus d’un changement qui, à leurs yeux, n’est pas allé assez vite, assez loin, assez fort. 37% des électeurs se disaient, à la veille de ces élections législatives, avant tout motivés par leur opposition à l’administration Obama alors que seulement 24% concevaient leur vote comme un soutien actif au président américain. Le mouvement Tea Party a fait une percée à partir de slogans « anti-élite » et anti-réformes sociales mais nombre de ses figures les plus médiatisées ont été électoralement battues.

Une chose me frappe, qu’ont en commun aussi bien la base hétéroclite des Tea Party que les déçus, à gauche, d’un changement qu’ils estiment trop lent : aux Etats-Unis aussi, la grande question politique, c’est la crise économique et sociale, l’angoisse des emplois perdus, le refus d’une précarité sur laquelle se briserait le rêve américain, la colère contre ces saisies immobilières expéditives et brutales qui ont jeté tant de familles à la rue et qui continuent ! Le paradoxe, c’est que ceux qui affament les familles américaines sont ceux qui financent les Républicains auxquels une partie des électeurs vient d’accorder ses suffrages. Qu’ils en appellent à plus ou à moins d’intervention de la puissance publique, les Américains ont exprimé avec force une angoisse sociale qui ne nous est pas étrangère. Le débat sur l’immigration a aussi, dans ce contexte, radicalisé l’électorat populaire.

Ils ont aussi exprimé un désir d’être entendus qui, même lorsqu’il prend la forme d’un populisme exacerbé instrumenté par de riches financeurs, témoigne au bout du compte d’une soif de considération et de démocratie dont je crois le Président Obama capable de prendre la mesure dans la nouvelle situation politique créée par ces élections américaines. 

Le monde a besoin que les Etats-Unis, après la désastreuse période des années Bush, soient pilotés par un responsable politique qui en comprend les mutations, les enjeux et les risques. Barack Obama a montré qu’il avait cette envergure et nous devons souhaiter qu’il n’ait pas les mains liées pour la seconde partie de son mandat, au plan intérieur comme à l’échelle internationale. 

A l’aune de l’immense ferveur suscitée par son élections et sous l’impact d’une crise dont les effets destructeurs se poursuivent, compte tenu aussi de la puissance et de l’agressivité des intérêts financiers hostiles à toute réforme, sans doute était-il difficile que les résultats répondent, au bout de deux ans, à toutes les espérances légitimes des citoyens américains.

 

Mais le bilan du Président Obama est pourtant déjà très significatif. Son plan de relance, même atténué au fil de négociations difficiles, a épargné à l’économie américaine bien des tourments supplémentaires et les investissements dans les infrastructures, s’ils ne peuvent produire d’effets perceptibles dans le court terme, témoignent néanmoins d’une volonté d’agir sur des causes structurelles qui font obstacle à la croissance. Sur le front, en particulier, de la santé et de la régulation financière, de premiers coins ont été enfoncés dans la toute-puissance et l’égoïsme des marchés. 

Après les victoires démocrates engrangées en 2006 et 2008, le résultat de ces élections de mi-mandat n’est pas sans rappeler celui vécu jadis par le président Truman ou, plus près de nous, par Bill Clinton en 1994. L’un comme l’autre furent ensuite réélus. 

Voilà pourquoi je souhaite à Barack Président Obama tout le courage et tout le pragmatisme nécessaires pour garder le cap sur l’essentiel.

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 07:00

bandeau MEAG avec Ségolène Royal

 

Après une calamiteuse gestion de la réforme des retraites et à la veille d’un remaniement ministériel, le pouvoir lance une campagne de communication pour promouvoir le Grenelle de l’environnement. 

Alors que le nom de Jean Louis Borloo circule pour remplacer le premier ministre François Fillon, la communication sur le grenelle de l’environnement n’est pas sans arrière-pensée. Elle doit permettre de changer l’image du pouvoir pour celle plus consensuelle, plus ouverte au dialogue et aux problèmes contemporains, permettant de préparer 2012. C’est qu’à un an et demi de la présidentielle, il y a le feu à l’Elysée avec un président au sommet de l'impopularité, d'où ce revirement.

Après les signes donnés à l'extrême droite avec la bataille contre les Roms et à la droite dure avec l'intransigeance sur la réforme des retraites, il s'agit maintenant de lancer des signes vers l'électorat plus centriste.

 Mais c’était sans compter sur l’ancienne candidate de la gauche Ségolène Royal qui avait déjà bataillé contre la taxe carbone, obligeant le pouvoir à reculer sur une réforme injuste qui devait peser sur les ménages.

Depuis 2006, la socialiste a fait de la bataille pour une révolution écologique l’un de ses axes de combat. Considérant que cette révolution est indispensable pour à la fois sauver la planète mais aussi permettre d’accompagner socialement cette mutation obligatoire et ouvrir de nouvelles perspectives économiques, la socialiste condamne sur son site Désirs d’avenir cette "opération de communication" du pouvoir. 

Refusant de voir ce sujet de l’environnement utilisé à des fins de communication, pour servir l‘image d‘un pouvoir affaibli, Ségolène Royal condamne les mensonges du pouvoir :

"Le gouvernement trompe les français au sujet du Grenelle de l’environnement" et dénonce le manque d’ambition et de réalisations en ce domaine. Rappelant la déclaration de Nicolas Sarkozy « L'environnement, ça commence à bien faire »,  la socialiste fustige un pouvoir qui n’a pas su tenir "ses engagements" sur une question aussi fondamentale.

 

Réaction complète de l'équipe de Ségolène Royal : ICI

 

Ce qu'il faut en déduire : le gouvernement trompe les français au sujet du Grenelle de l’environnement

Le rapport d’évaluation du Grenelle de l’environnement rendu public ce matin par le Ministère du Développement Durable est trompeur :

  • Il fait injustement l’éloge du Gouvernement dans sa mise en œuvre du Grenelle en faisant croire que les trois quarts des engagements pris en 2007 sont déjà réalisés ou en cours de réalisation ;

  • Cette évaluation est tout sauf indépendante puisqu’elle repose sur les seuls avis des Présidents et responsables des groupes de travail mis en place en 2007.

En effet, depuis plusieurs mois, tous les acteurs reprochent au Gouvernement de revenir sur ses engagements et de ne pas tenir ses promesses :

  • dans les énergies renouvelables avec les nouvelles mesures qui cassent l’essor du photovoltaïque et de l’éolien,

  • dans l’isolation des bâtiments en remettant en cause les aides aux particuliers qui commençaient à se mobiliser,

  • dans le secteur des transports avec l’absence de moyens pour développer les transports collectifs urbains et ferroviaires, malgré de nouvelles mesures en faveur du transport par la route et du développement du secteur aérien,

  • dans le secteur agricole avec la remise en cause des engagements pour la réduction des pesticides.

La vérité est que le Grenelle avait été présenté comme une méthode innovante de faire de la politique en associant l’ensemble des citoyens. Or les reculs sont annoncés au fil des interviews ministérielles ou des projets de loi, sans concertation jusqu'au Président de la République qui déclarait aux agriculteurs le 6 mars dernier, lors du Salon de l'Agriculture « L'environnement, ça commence à bien faire »

La communication faite aujourd’hui autour du rapport d’évaluation du Grenelle révèle une nouvelle fois sa vraie nature qui n’est qu’une opération de communication et d’inflation législative sans moyens, et donc sans effets.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:00

 

Ce recours au Conseil Constitutionnel n'a rien de surprenant, le PS joue son rôle.
L'opposition à la réforme Sarko / Fillon / Woerth a été déployée depuis des mois, dénonçant "une réforme injuste, inéquitable et inefficace", fort bien ... mais le PS a commis selon moi une grave erreur en ne s'activant pas sur le terrain même de Sarkozy : le recours à sa réforme constitutionnelle, permettant d'enclencher un référendum d'initiative populaire.

 

Pour donner une suite politique au mouvement social, pourquoi le PS n'est-il pas allé braver Sarkozy par la menace de ce référendum ?
La disposition n'est pas applicable à ce jour ? La belle affaire : c'était l’occasion de placer le résident de l'Elysée devant ses contradictions. Comment aurait-il pu s'opposer à l'organisation d'un vote populaire si les conditions de la pétition étaient réunies ?

conseil-constitutionnel---entree.jpg 

Retraites : les Sages saisis sur deux motifs

Source : Challenges.fr  -  le 2 novembre 2010

 

Le Parti socialiste évoque une question de procédure et une rupture d'égalité des citoyens devant la loi comme motifs pour saisir le Conseil constitutionnel.

Le recours que le Parti Socialiste a déposé mardi 2 novembre devant le Conseil constitutionnel contre le projet de loi réformant les retraites porte sur la procédure et l'éventuelle rupture d'égalité des citoyens devant la loi, selon le porte-parole du PS Benoît Hamon.
La question de procédure concerne "les conditions dans lesquelles le débat a été abrégé à l'Assemblée nationale, en violation des règlements" de l'hémicycle, a-t-il expliqué. Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer avait mis un terme le 15 septembre aux débats sur la réforme des retraites, pour accélérer le vote, provoquant ainsi un tollé dans l'opposition.

"Quelle que soit sa santé, quel que soit son âge"

Concernant l'atteinte aux principes d'égalité reconnus par le préambule de la Constitution et par son article 1, "on pense notamment à un ensemble d'éléments de la Constitution qui garantissent qu'on puisse aujourd'hui, quelle que soit sa santé, quel que soit son âge, bénéficier d'une retraite légitime, et c'est à partir de ces éléments de la Constitution que nous déposerons un recours", a poursuivi Benoît Hamon. Ces "ruptures d'égalité" concernent "les salariés qui ont commencé à travailler tôt et qui devront supporter seuls le recul de l'âge de la retraite à 62 ans"; "les femmes et les chômeurs qui ont connu des carrières professionnelles hachées et qui devront attendre 67 ans pour obtenir une pension complète"; "les ouvriers qui ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres catégories sociales et qui se voient priver d'un droit compensatoire".

Un mois pour statuer

"Nous attendons de savoir si c'est en huit jours ou un mois que le Conseil répondra, ça donnera l'occasion de poursuivre le débat", a-t-il ajouté.
Le gouvernement a indiqué vendredi qu'il ne demanderait pas au Conseil constitutionnel de statuer en urgence, c'est-à-dire en huit jours. Dès sa saisine, le Conseil dispose donc d'un mois pour statuer sur le recours. 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 10:00

bannière Lettre d'actualité de Ségolène

 

Je salue chaleureusement la belle victoire de Dilma Rousseff à l'élection présidentielle brésilienne. Je me réjouis que le peuple brésilien ait choisi de poursuivre et d'approfondir avec elle le changement économique, social et démocratique conduit avec audace et pragmatisme par le Président Lula.

Dilma Rousseff dont j'ai pu, lors de nos rencontres au Brésil, mesurer le courage, la compétence et la détermination, a affronté une campagne dure au cours de laquelle les partisans de son adversaire ont alimenté les rumeurs les plus basses et tenté de jouer sur la peur.
Le Président Lula avait dû, en 2002, subir le tir de barrage de ceux, marchés financiers en tête, qui prédisaient le chaos au cas où il serait élu.
Dilma Rousseff a eu, elle aussi, sa part d'attaques violentes et de pronostics apocalyptiques décrivant un pays à feu et à sang au cas où elle en prendrait la tête.
Mais les électeurs brésiliens ne sont pas tombés dans le panneau.
Après avoir, pour la première fois dans l'histoire de leur pays, porté un ouvrier à la magistrature suprême, ils ont, pour la première fois encore, choisi une femme comme chef de l'Etat de la 8ème puissance économique mondiale.
Les électeurs brésiliens n'ont, ce faisant, pas seulement approuvé le bilan spectaculaire des années Lula : une croissance de plus de 7%, record du dernier quart de siècle, un chômage au plus bas, une classe moyenne désormais majoritaire, une pauvreté efficacement combattue pour des dizaines de millions de familles, un poids diplomatique croissant.
Ils ont aussi exprimé cette confiance dans l'avenir de ceux qui savent leur pays en plein essor et l'avenir de leurs enfants assuré d'être meilleur.

Du Brésil si légitimement fier de s'être « affranchi de la tutelle du FMI », comme aime à la rappeler Dilma Rousseff, nous sont venues quelques fortes leçons d'une cuisante actualité.
La première, c'est que la justice sociale n'est pas l'ennemie mais le carburant du dynamisme économique.
La seconde, comme l'a également souligné Dilma Rousseff durant sa campagne, c'est le rôle irremplaçable d'un Etat anticipateur et moteur pour qu'un pays titre, au service de tous, le meilleur parti de ses atouts.
La troisième leçon, c'est la nécessité d'un dialogue permanent avec les citoyens, les mouvements sociaux et les organisations syndicales car une démocratie participative et sociale accroît l'efficacité des politiques publiques.
Une femme énergique et de conviction vient d'être élue à la tête d'un grand pays qui peut puiser dans ses succès la force d'ouvrir de nouveaux chantiers et d'aller de l'avant.
Sa victoire est une bonne nouvelle pour le peuple brésilien et pour tous ceux qui veulent construire un ordre juste à l'échelle planétaire.

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