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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 07:00

 

Jean-louis BIANCO était à LILLE le 13 octobre 2010, venu dédicacer son livre '"Si j'étais Président ..." et répondre à quelques questions.

Il a notamment abordé le sujet des primaires pour 2012, ses inquiétudes et ses espérance sur le déroulement des opérations prévues au PS :

 

Jean-Louis Bianco - les primaires pour 2012
envoyé par daniel-c

 

Un groupe de militants Désirs d'Avenir de la région lilloise, de Dunkerque et du Pas-de-Calais, était présent à la librairie "Le Furet du Nord". Puis nous avons profité de sa présence toute la soirée pour échanger avec lui, dans un moment convivial que nous avons tous apprécié (à suivre ...)

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:00

avec-Dominique-Bertinotti.jpg 

 

 "Les jeunes ont leur mot à dire !"

par Dominique Bertinotti, Maire du 4ème arrondissement

 

Prétendre que la réforme des retraites ne concerne pas les jeunes est une aberration.

Passons rapidement sur l’argument de leur « immaturité politique », brandi par une majorité qui s’obstine au même moment à abaisser à 16 ans la responsabilité pénale ! Les jeunes auraient leur place dans les prétoires, dans les prisons, dans les mêmes conditions et sous les mêmes rigueurs que leurs aînés, mais n’auraient pas le droit d’entrer dans l’arène politique, voilà une étrange conception de l’équilibre des droits et des devoirs de la citoyenneté.

Laissons aussi de côté l’absurde « cela ne les concerne pas ». De deux choses l’une : soit cette réforme prétend résoudre durablement l’équation financière des retraites, et dans ce cas, elle intéresse au premier chef ceux qui entament aujourd’hui leur vie active ; soit elle n’y parvient pas et, alors, les jeunes sont les premiers à devoir nous réclamer des comptes, au nom d’un avenir que nous sommes incapables de leur garantir.

Oui, les jeunes ont leur mot à dire. Pour la simple raison qu’ils sont les premières victimes de cette réforme.

Je pense d’abord aux jeunes travailleurs, ceux qui paieront la réforme en travaillant plus longtemps, et plus durs, pour tous les autres.                                               

70 000 jeunes de 17 ans, soit 10% de cette classe d’âge, ne sont dans aucune formation ni contrat aidé. A 18 ans, ils ne sont pas moins de 180 000, soit 22%, à avoir définitivement quitté le système éducatif.

lyceens---nous-sommes-la-parce-que-nous-le-voulons.jpgCes jeunes sont précipités dans le marché de l’emploi. Les plus chanceux d’entre eux, qui parviennent à trouver un emploi, sont précisément ceux qui devront attendre 62 ans avant de jouir d’une retraite méritée, alors même qu’ils auront bouclé leurs 41 annuités bien avant cet âge.

A cela s’ajoutent les 400 000 apprentis, qui, eux aussi, commencent à travailler bien avant les autres. 

Inutile de préciser que les métiers auxquels les destine leur fragile formation, quand ils en ont une (16% des jeunes de 20 à 24 ans n’ont aucun diplôme, ni le bac, ni le BEP, ni le CAP…), sont rarement les moins pénibles !

Où est la justice d’une réforme qui fait travailler plus dur, et plus longtemps, les « oubliés » de notre Education Nationale ?

Mais la réforme ne se contente pas de s’acharner sur les plus fragiles. Les retraites de tous les jeunes seront profondément amputées.

Bien sûr, là encore, les moins qualifiés paieront le plus lourd tribut. Comment constituer une carrière complète, et s’offrir une retraite décente, lorsque le chômage des 15-24 ans dépasse désormais les 25%, à partir d’un socle hors temps de crise solidement arrimé au 20%... Sans compter tous ceux qui, découragés, ont abandonné la recherche d’emploi, le taux d’activité des jeunes en France, à 32%, étant l’un des plus faibles d’Europe (moyenne de 37%, avec 45% en Allemagne, ou 67% au Danemark et aux Pays-Bas).

Dans cette population, les jeunes sortis tôt du système éducatif subissent la plus violente discrimination : 49% des jeunes sans diplôme sortis depuis moins de 4 ans du système éducatif sont au chômage ; ils sont encore 27% dans les dix ans qui suivent leur « entrée » sur le marché du travail.

Mais cette insertion difficile dans le marché de l’emploi concerne tous les jeunes, la variable d’ajustement des à-coups du marché du travail. Ainsi, le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur dans l’année qui suit la fin de leur formation a subi en 2009 une hausse de 18%.

A l’autre bout de la chaîne, les 40% de jeunes qui bénéficient d’une formation tertiaire rentrent de plus en plus tard dans l’emploi, soumis à la course aux diplômes dans laquelle se joue leur carrière tout entière. Eux subiront de plein fouet le passage à 67 ans de la retraite sans décote, qui deviendra leur vrai âge de départ à la retraite s’ils ne veulent pas réduire de plus d’un quart leurs futures retraites. 

Et pour quelle retraite ? Car il faudra enfin aborder lucidement la question de la justice de la répartition des rémunérations selon les générations. Chacun peut aujourd’hui faire l’expérience d’une très nette différence non seulement dans le salaire d’embauche, mais dans les perspectives d’augmentation au fil de la vie entre les générations entrées dans l’emploi au début des années 70 et celles d’aujourd’hui. Or, la réforme ne demande rien à ceux qui jouissent aujourd’hui d’une retraite garantie et consolidée, quand elle demande tout à ceux qui ne croient même plus aujourd’hui à la promesse d’une retraite méritée.

Tous ces enjeux sont liés. N’oublions pas ainsi que la retraite devient de plus en plus le « seul patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

Au fond, la réforme des retraites cristallise des malaises plus profonds et pousse plus que jamais une question tout en haut de l’agenda politique : quelle place notre société fait-elle à ses enfants ? Et comment oser en débattre sans écouter les principaux concernés ? Les jeunes ont raison de s’exprimer, pacifiquement et solidairement. Car c’est leur avenir qui se joue aujourd’hui.

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 08:00

envoyé par daniel-c

 

Un cortège suivi hier et des manifestants déterminés

"à amplifier le mouvement" dans les jours à venir

Source : lavoixdunord.fr  -  le 20 octobre 2010

 

Bataille de chiffres, une nouvelle fois dans les rues de Dunkerque... 

Selon notre propre comptage, effectué par deux journalistes de la rédaction au niveau de la place de la République, 3 600 manifestants ont défilé dans les rues, hier. À l'issue de la manifestation, une source policière évoquait le chiffre de 5 000 personnes. Au mégaphone, quelques minutes plus tôt, la CGT annonçait « pas loin de 13 000 ».

Dès 15 h, la foule compacte est partie de la place Jean-Bart après une prise de parole musclée des représentants des syndicats.

"Nous sommes des millions dans les rues depuis des semaines, à défiler pacifiquement et on ne nous écoute pas. On va donc taper plus fort, clame Christelle Veignie, secrétaire de l'union locale. Ils veulent nous intimider ? - elle fait référence aux convocations de manifestants pour délit d'entrave à la circulation - ça ne marche pas, ça nous renforce !".

Dans le cortège, la détermination prend le pas sur la lassitude : « J'étais présente à toutes les manifs depuis septembre, glisse Marjolène, 29 ans, qui travaille dans le social. Et je serai aux suivantes. L'attitude de Sarkozy et de son gouvernement est tout bonnement insupportable, ils nous méprisent... Ils ne veulent pas voir la rue qui enfle et qui ne se laissera pas faire. On ne lâchera pas . » Crachés des baffles de la camionnette CGT, les refrains s'enchaînent. Les airs de carnaval ont la cote : « Riches, riches riches, riches », est repris sur l'air de Wiche, Wiche... « À Dunkerque, quand vient la lutte sociale... », remplace aussi une chanson bien connue.

Pour Jacques, retraité de la sidérurgie, le recul de l'âge légal à la retraite est « l'affaire de tous. J'ai une fille de 32 ans, salariée. Je m'inquiète vraiment pour elle avec cette réforme. Elle a commencé à travailler très jeune. Elle devra contribuer plus que les autres pour financer ce système. Et mes petits-enfants ? C'est pour eux aussi que je manifeste aujourd'hui ». 

'Révolte sociale"

Venus pour la première fois manifester depuis début septembre, Alexandre et Marc, 22 et 24 ans, respectivement vendeur et magasinier en intérim, ont estimé que cette fois, leur place était au milieu des manifestants. « On n'a pas eu l'opportunité de le faire lors des précédents rassemblements, alors on a profité d'un jour de repos pour venir », raconte Alexandre. Marc, lui, a « l'impression qu'on s'achemine vers des actions plus dures. La volonté des gens n'a pas l'air de faiblir. Je me dis que quelque chose est en train de se jouer. Une révolte sociale, ce n'est pas rien. Et ce pourquoi on se bat est légitime. Je regretterais de ne pas y avoir pris part d'une manière ou d'une autre . » Pour les représentants syndicaux, qui ont brûlé quelques pneus dans le calme en guise de feu de joie sur la place Jean-Bart à l'issue du cortège, « on va vers une amplification de la lutte »

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 17:00

 

Mars 2009, une vidéo montrant Sarko dans ses oeuvres, tenant des propos indignes d'un Président de la République.

Il est vraiment très fort, capable de tout, surtout du pire.

Le mépris qu'il affichait alors, on le retrouve aujourd'hui, le même face à la mobilisation sociale sur sa réforme des retraites.

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 16:00

 

C'était au Conseil national de l'UMP le 5 juillet 2008.

Sarkozy, véritable chef de clan, et comique de service,

 se fait applaudir en se moquant des grèves dont "personne ne s'aperçoit" : 

 

Sarkozy se moque de la grève .. et des français
envoyé par daniel-c

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 19:00

 

J'ai toujours du mal à comprendre que la direction du PS, qui déclare vouloir s'opposer PAR TOUS LES MOYENS à la réforme des retraites Sarkozy / Fillon /Woerth, ne se positionne pas clairement en faveur d'un exigence d'un référendum.

Le mouvement social grandissant est une chose, et les organisations syndicales font leur travail. Mais il appartient aux politiques de proposer une issue politique, et c'est ce qu'ont fait Ségolène ROYAL, Jean-Luc MELENCHON, Arnaud MONTEBORG, Julien DRAY, et  des citoyens dans les manifestations, ainsi que les sénateurs :

Arcueil - 1 

Ségolène ROYAL : "Moi, je veux un vrai référendum! Le référendum d'initiative populaire prévu par la réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008 peut être utilisé à la demande d'un cinquième du Parlement et d'un dixième des électeurs inscrits, soit à peu près 4 millions et demi de citoyens qui peuvent venir pétitionner sur internet pour exiger du pouvoir un référendum".

"Si au cours du débat parlementaire, cette droite arrive à faire voter une régression sociale aussi grave que la remise en cause de la retraite à 60 ans, moi je demande aux parlementaires de se mobiliser".

"Nicolas Sarkozy ne veut pas toucher à ceux qui sont protégés, il ne veut pas toucher au secteur du capital, il ne veut pas toucher aux produits financiers, sinon ça serait déjà fait. Il ne veut pas toucher à ces gens qui l'ont soutenu pendant la campagne présidentielle et qui s'apprêtent à nouveau à le soutenir parce qu'il est déjà en campagne présidentielle". 

 

Pour signer la Pétition Retraites "Pour un Référendum d'initiative Populaire" :  cliquez ici

 

Arnaud-Montebourg---DA-Paris.jpg

 

Arnaud MONTEBOURG, le 3 octobre 2010 :

 

"Puisqu'on a un gouvernement qui utilise les statistiques de la police pour minimiser la force du mouvement [...], je propose qu'il soumette son projet au référendum et là ce sera un vrai comptage! On comptera les voix, on verra qui est pour et qui est contre"


Jean-Luc-Melechon---DA-Paris.jpg 

Jean-Luc Mélenchon, le 23 septembre 2009 :

 

"Je souhaite la tenue d'un référendum sur la réforme des retraites […] La France va au blocage, il faut une proposition de sortie par le haut"


 

Jean-Pierre BEL,

Président du groupe socialiste au Sénat, dans le cadre du débat sur la motion référendaire déposée le 6 octobre, par des sénateurs des groupes socialiste, CRC-SPG et RDSE.

 Jean-Pierre-Bel---DA-Paris.jpg

 "La réforme des retraites mérite un débat, un vrai débat, un grand débat national au terme duquel les Français doivent pouvoir s'exprimer. […]

Le dialogue social n'a pas eu lieu. La réforme a été conçue dans l'opacité des cabinets ministériels et entre conseillers de l'Elysée. Vous avez escamoté le débat parlementaire" 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 17:00

julien-dray---DA44.jpg 

Sur le blog de Julien DRAY  -  le 15 octobre 2010

 

Notre pays est désormais engagé dans un cercle vicieux. A la crise financière puis économique, dont les effets lancinants se font toujours sentir, s’ajoutent une crise sociale et une crise politique qui se nourrissent l’une l’autre. Crise sociale : c’est désormais une évidence, la réforme des retraites que le gouvernement et le Président de la République essaient de faire passer en force est rejetée par une très large majorité des Français, toutes générations et tous milieux confondus.

Le mouvement social ne s’effrite pas comme l’espérait l’UMP – bien au contraire, il monte en puissance alors même que le rythme des manifestations s’accélère. Crise politique : il règne comme une atmosphère de fin de règne, avec un président dont la parole ne porte plus, une majorité secouée par des divisions de moins en moins camouflées, et un gouvernement éreinté, usé par les affaires et les conflits internes à répétition.

En un mot comme en cent, le sarkozysme est à bout de souffle. Ce n’est plus Nicolas Sarkozy qui fixe l’agenda médiatique et politique du pays ; sa méthode de course incessante de réforme en réforme, de polémique en polémique, ne fonctionne plus, et la réalité a fini par rattraper le président à qui la guerre de mouvement avait jusque là si bien réussi. Le sarkozysme tourne à vide, et comme son auteur le sait parfaitement, de même qu'il est tout à fait conscient de la nature symbolique de cette réforme des retraites, on le sent prêt à engager un bras de fer total, aux allures de dernier recours, avec le mouvement social. Et puisque c’est d’une certaine manière la dernière phase du quinquennat – et donc la présidentielle de 2012 – qui se joue ici, il est certain que le gouvernement et l’Élysée ne reculeront devant rien pour remporter cette manche capitale. La ligne fixée est double ; tenir jusqu’au bout la réforme, quoi qu’il en coûte ; faire en sorte que la mobilisation populaire, puisqu’elle ne semble pas vouloir faiblir, se divise, tourne mal, dérape ; que les médias puissent offrir des images d’affrontements violents entre police et manifestants, que les casseurs se mêlent de la partie, pour produire en retour un sentiment de rejet et de réaction de l’opinion face au désordre. Ce que cherche ainsi à éviter la droite, c’est le spectre de ce qui se profile inexorablement, à savoir la jonction de manifestations de masse et d’une grève générale paralysant le pays. Le syndrome du 13 mai 1968.

 

Il faut donner un débouché politique à cette mobilisation sociale, pour éviter justement qu’elle ne se radicalise et ne fasse, au bout du compte, le jeu de la droite. Or il y a un outil évident, que je défends avec d’autres depuis plusieurs mois : l’organisation d’un référendum sur les retraites. On nous répond que c’est un moyen trop frustre de répondre à un problème très complexe. Je crois au contraire qu’il peut s’agir d’une solution simple et claire : il suffit de poser une seule question – « Soutenez-vous la réforme des retraites portée par Nicolas Sarkozy ? ». Il ne s'agit pas de définir une autre réforme par un référendum, mais de traduire de façon incontestable le rejet que suscite l'actuel projet de réforme, le refus du report de l'âge légal de départ en retraite, et d'ouvrir ainsi la voie à de nouvelles négociations, menées cette fois sans arrière-pensées ni oukases idéologiques. Pour rendre possible ce référendum que refuse pour le moment catégoriquement – bien entendu – la droite, je suis également partisan d'une grande manifestation nationale, un dimanche, à Paris, qui ferait franchir un nouveau palier à la mobilisation. Il suffit de fouiller un peu dans nous souvenirs pour constater que nombre de grandes victoires de la gauche et du mouvement social – en défense de l'école laïque, contre le CPE … – ont été obtenues grâce à une manifestation nationale.

Je voudrais encore dire un mot sur la polémique que je vois monter, dans les médias et même à gauche, sur les rôles respectifs des partis politiques « de gouvernement » et des manifestants. Je l'ai dit à plusieurs reprises depuis deux ans : le Parti socialiste n'est pas qu'un parti de manifestants, mais le mouvement social, la mobilisation dans la rue, la mise en mouvement de la société civile font également partie de son patrimoine et de son rôle, incontestablement. Nous ne devons nourrir aucun complexe à cet égard. Et comme j'ai pu le déclarer dans un communiqué ce jour, j'assume totalement le fait qu'un responsable politique conseille aux jeunes de prendre leurs affaires en mains – surtout quand on voit ce que la droite fait pour eux, c'est à dire pas grand chose, et moins encore.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 16:00

 

Les banderoles du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine

(manifestation "Retraites" à Paris le 12 octobre 2010) 

ultime-solution--un-referendum.jpg

 

elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet's

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 15:00

pas de pénurie d'essence, grace au gouvernement

 

 

 

Carburant : le gouvernement menace d'allumer le feu

Source : marianne2.fr  -  le 18.10.2010

La France va-t-elle manquer d’essence ? Voilà LA question qui occupe tout le monde depuis quelques jours. Or, si les ministres se veulent rassurants sur le sujet, c'est au prix d'un discours très dur: le déblocage, coûte que coûte. Tant pis pour le droit de grève. Une stratégie un brin pyromane.

 

Si la France risque bientôt de manquer d’essence, le gouvernement lui n’est pas en panne sèche d’arguments pour se défendre. François Fillon, Dominique Bussereau ou encore Christine Lagarde… Les ministres ne cessent, depuis quelques jours, d’inonder les médias de leur discours rassurant: promis juré,  la France ne manquera pas de carburant. « Il y a seulement 2% de stations fermées, on ne peut donc pas parler de pénurie », a affirmé ce week-end la ministre de l’Economie. Ce matin sur RTL, c’était au tour du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, de venir réciter le petit laïus gouvernemental. « Nous veillerons à l’approvisionnement et à l’acheminement. Que chacun sache aussi, que la France dispose de produits raffinés de manière suffisamment conséquente pour pouvoir garantir à chacun l’approvisionnement pendant de nombreuses semaines encore »,  a-t-il assuré face à Jean-Michel Aphatie.

Un discours pour le moins déconnecté de la réalité, à voir les automobilistes français affronter de longues files d’attente pour faire le plein de leur véhicule. Nantes, Châlons-sur-Saône, Aix-les-Bains… sont déjà en panne sèche, tandis que 188 stations à travers la France ont fermé leurs pompes faute de réserves de carburant. À Paris comme dans d’autres villes de l’Hexagone, trouver de l’essence est devenu un véritable parcours du combattant, obligeant les conducteurs à se rendre dans plusieurs stations pour dénicher celle qui dispose encore d’un peu de carburant. Certains frontaliers, notamment dans la région lilloise, n’hésitent plus depuis ce week-end à passer la frontière pour s'approvisionner. Et la situation n’est sans doute pas près de s’arranger, puisque, dans le même temps, les automobilistes ont vidé un peu plus les stations en cherchant à faire des réserves  : la consommation de carburant a augmenté de près de 50% au cours des derniers jours.
Mieux vaut tout de même prévenir que guérir, le gouvernement l’a bien compris. Si ses ministres ont pour tâche de débiter un discours qui se veut rassurant, ils n'en prennent pas moins le risque d’enflammer la situation. Christian Estrosi, tout comme son collègue de l’Intérieur Brice Hortefeux, a ainsi prévenu qu'il procéderait au « déblocage » des raffineries en cas de durcissement du conflit. « Je le dis à tous ceux qui nous écoutent, il n’y aura pas (…) de blocage des transports, il n’y aura pas de blocage pour les usagers de la route », a prévenu le maire de Nice. « Tant qu’il ne s’agit pas de blocage, le droit de manifester est totalement respectable. Mais dès lors qu’il y aurait une initiative en matière de blocage, nous prendrions les mesures nécessaires », a-t-il averti. En somme, il s'agit de rester fidèle à l'un des mantras de Nicolas Sarkozy : «quand il y a une grève, plus personne ne s'en aperçoit». Le souci, c'est qu'aujourd'hui, cet adage s'applique plutôt au dialogue social : désormais, quand il y en a, il est si faible que plus personne ne s'en aperçoit…

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 11:00

 

Ségolène ROYAL sur Europe1 -  le 18 octobre 2010 : 

envoyé par segolene-royal

 

Ségolène ROYAL : "On ne gère pas un pays avec des invectives"

Source : LePoint.fr  -  le 18 octobre 2010

 

Ségolène Royal (PS) a estimé, lundi, que François Fillon avait traité, la veille sur TF1, l'opposition "de façon assez injurieuse" sur le dossier des retraites et jugé qu'"on ne gère pas un pays avec des invectives". Le Premier ministre, qui a refusé toute remise à plat de sa réforme, "l'a fait de façon assez injurieuse à l'égard de l'opposition, il a parlé d'escroquerie. On ne gère pas un pays avec des invectives", a lancé la présidente de la région Poitou-Charentes sur Europe 1.

Lors de son intervention, le Premier ministre a notamment estimé que la proposition du PS de taxer plus fortement le capital pour financer les retraites était "une sorte d'escroquerie".

Ségolène Royal a aussi trouvé le chef du gouvernement "un peu humiliant" à l'égard du Sénat en assurant que celui-ci voterait la réforme dans la semaine. Elle a lancé "un appel aux centristes, à la droite modérée" de la Chambre haute pour qu'ils incitent "le gouvernement à être sage, raisonnable". "Plus la mobilisation demain (mardi) sera déterminée, puissante, sereine, plus le Sénat sera en situation de demander au gouvernement de reprendre le dialogue", a-t-elle estimé.

"Pagaille gouvernementale"

L'exécutif et la majorité "pensent qu'en faisant le rapport de force, qu'en jouant la surenchère ou qu'en jouant le désordre ils vont retourner l'opinion publique, mais ils se trompent, et leur démarche est très dangereuse", a aussi affirmé Ségolène Royal, dénonçant "les invectives" et "les menaces" de leur part.

Quant au prochain remaniement du gouvernement, elle a estimé que, "là aussi, on observe un grand désordre institutionnel", une "pagaille gouvernementale". "On voit un exécutif affaibli et un Premier ministre qui, tous les jours, s'attend à trouver un nouveau nom dans la presse" pour le remplacer. "On voit une espèce de supplice de la goutte d'eau sur les ministres qui ne savent pas s'ils vont rester ou partir, et donc le gouvernement n'est pas au travail", a critiqué l'ancienne candidate PS à la présidentielle, appelant à "remettre un peu d'ordre juste dans le pays".

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