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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 14:00

de-la-pauvrete-----du-manque-d-ambition.jpg

Huit millions de français pauvres d'apparence

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 27 mars 2012 

par Rodho Rodhop Dessinateur décalé

 

Selon les chiffres(mais on peut leur faire dire ce que l'on veut) huit millions de français vivraient en dessous du seuil de pauvreté. Mais cela cache surtout une autre constatation.

954 euros par mois c'est la somme en dessous de laquelle vous êtes considéré comme pauvre.

Mais qui dit pauvre ne veut pas forcément dire chômeur, sdf, ou squatteur de canapé...

 

Non, non, non, pas du tout car en France, sur les huit millions à vivre sous ce seuil,  six millions sont des travailleurs occupant des emplois à temps partiels subis et pour la totalité des salariés français, 40%  n'ont pas un emploi stable. 

Seulement voilà, nous vivons dans une société libérale, capitaliste et donc formatée pour les gagnants, les "battants" (expression très 80's époque Tapie) ou les "winners" (encore plus vintage) et si l'on a le malheur d'être  pauvre ou précaire et bien c'est certainement qu'on le veut bien.


Pourquoi ce titre "pauvres d'apparence ?

Le 26 mars sur France Info, à propos des assassinats de Montauban, Sarkozy s'était illustré (encore) avec un "dérapage" -- pour être gentil -- en parlant de "mulsulmans d'apparence".

Liant ainsi l'aspect physique à l'appartenance à une religion. 

L'info ici :  "Musulmans d'apparence", le nouveau concept de Sarkozy

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 16:00

 

Edwy PLENEL : "La politique par la peur"  -  le 25 mars 2012 

 

L’affaire Mohamed Merah est un fiasco pour le pouvoir en place. Fiasco de sa politique sécuritaire comme de sa politique tout court :

la première impuissante à prévenir la dérive d’un déséquilibré connu de ses services policiers,

la seconde incapable de mobiliser les alertes des diverses administrations qui l’avaient croisé.

Plus essentiellement, c’est un fiasco de cette politique de la peur qui distingue le sarkozysme, dont la virulence angoissante masque la profonde inefficacité. 

des serviteurs zélésDepuis son élection à la présidence, ses deux principaux fidèles, Brice Hortefeux de 2009 à 2011, puis Claude Guéant depuis 2011, ont été nommés à la tête du ministère de l’intéreur. Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, est un ami d’enfance du chef de l’État. Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, nouvellement créée par la fusion des RG et de la DST et placée à l’abri du secret défense, est un policier des Renseignements généraux qui a lié sa carrière à une fidélité manifeste à Nicolas Sarkozy. Sous cette présidence, plusieurs hauts responsables policiers sont devenus préfets de la République en récompense de leur allégeance, de la Seine-Saint-Denis à l’Isère, en passant par la zone de défense de Paris. 

Parmi eux, l’un des anciens chefs du RAID, unité choyée par l’ex-maire de Neuilly depuis une prise d’otages dans une maternelle, en 1993, dont l’auteur, qui s’était fait connaître sous le surnom de “Human Bomb”, fut tué par les policiers lors de l’assaut.

 

Totalement hors norme et sans précédent, la gestion élyséenne des tueries de Montauban et Toulouse a montré sans fard la politique qui a inspiré cette patiente et systématique prise de contrôle de l’institution policière. Politisation et privatisation en sont les deux ressorts. Une hiérarchie policière soumise à un exécutif réduit à la seule présidence de la République, docile et dévouée, sans distance ni réserve. Une imbrication néfaste des compétences professionnelles et des calculs politiciens, mélange des genres qui produit inévitablement soit des retards ou des fiascos, soit des transgressions illégitimes, voire illégales, comme dans le cas de l’espionnage policier des journalistes de l’affaire Bettencourt pour connaître leurs sources. 

Bref, la politisation que la police nationale avait eu bien des difficultés et mis beaucoup de temps à conjurer dans les années 1980 après les années de l’après-1968 et l’époque de Raymond Marcellin est de retour.

 

Qui en douterait après la mise en avant de Claude Guéant, et de lui seul, sur la piste du criminel à Toulouse, le ministre de l’intérieur et bras droit du chef de l’Etat éclipsant, au mépris du code de procédure pénale, l’autorité judiciaire, non seulement sa présence mais sa légitimité ? Qui en douterait encore en voyant les patrons de la DCRI (dans Le Monde) et du RAID (dans Le Figaro) monter au créneau de concert, avec l’aval et en soutien de leur ministre, pour tenter de justifier leurs échecs (prévenir le crime, interpeller le criminel) dans une opération de communication qui ne souffre guère la contradiction ? Dans toute démocratie adulte – c’est le cas notamment de la Grande-Bretagne –, une enquête indépendante serait menée pour établir les responsabilités afin de remédier aux dysfonctionnements apparus.

Quant à la culture du résultat tant vantée par Nicolas Sarkozy, elle a déjà sanctionné, pour des loupés bien moindres, des hauts fonctionnaires qui n’avaient pas été au rendez-vous des attentes présidentielles.


Il faut donc croire que ces responsables policiers le sont, eux. Sans doute parce qu’au delà de leur allégeance, ils sont les maillons d’un dispositif supposé assurer cette politique de la peur dont le sarkozysme a fait son fonds de commerce depuis le retour ministériel de son héros en 2002. « Ayez peur, et je m’occupe du reste » : cette politique parie sur l’insécurité plutôt qu’elle n’y remédie. Elle l’agite, l’entretient, l’utilise, l’exploite, l’excite, etc. Tout l’inverse d’une politique de concorde nationale et de sécurité publique, celle que résume cette ancienne dénomination républicaine du policier de base en uniforme : gardien de la paix. La politique de la peur est angoissante, parce que cette angoisse lui laisse le champ libre. Elle est virulente, parce que cette violence lui fournit ses prétextes. Et elle ne cesse d’attendre son occasion, crise, crime, fait divers, attentat, etc., pour entraîner l’opinion dans un tourbillon de rodomontades autoritaires et de régressions démocratiques.


Mais ce que montre la séquence toulousaine autour de l’affaire Merah, c’est qu’elle est foncièrement inefficace. Les peurs qu’elle ne cesse d’agiter lui reviennent en boomerang, et elle s’avère incapable de protéger la société de leurs impacts, dégâts et déchirements. Aussi faut-il souhaiter, à quelques semaines d’une élection décisive où l’alternance nécessaire et l’alternative souhaitable sont en jeu, que cette démonstration fasse son chemin dans toute la société française. Pour en finir avec la peur et la politique qui parie sur elle, cette politique éminemment dangereuse parce qu’elle ne résout rien et aggrave tout. Et pour prendre le temps d’apaiser la société française, en la réconciliant avec elle-même, c’est-à-dire avec les siens, de tous âges, de toutes conditions, de tous lieux, de toutes origines.

Relever la France, ce serait alors lui redonner de la tenue et de la hauteur, de la confiance et de la sérénité, de la solidarité et de la générosité. Est-il besoin d’ajouter que cette ambition est celle d’une République radicalement démocratique et sociale ?

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 12:00

ombre-de-sarko.jpg 

Affaire Bettencourt : la campagne 2007 de Sarkozy

en ligne de mire

Source : L'Express.fr  -  le 26 mars 2012

 

Le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 intéresse fortement le juge en charge de l'affaire Bettencourt. Le maintien en détention provisoire de Patrice de Maistre pourrait bien en être un tournant.

Patrice de Maistre, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, dort toujours en prison. Son placement en détention provisoire, décidé par le parquet de Bordeaux et maintenu ce lundi, a pourtant de quoi laisser perplexe. Dans un communiqué, le tribunal explique laconiquement que "des faits nouveaux" sont apparus dans le dossier. Patrice de Maistre aurait perçu, d'une part, environ trois millions d'euros de la part de la milliardaire, alors en situation de "vulnérabilité". D'autre part, il aurait encaissé 2,4 millions d'euros grâce à des factures émises par la société Eugenia, qu'il gérait, à l'égard de la société Clymène, qu'il dirige. Voilà pour le volet officiel de l'affaire. 

Pourtant, sa mise en détention provisoire, pratique rare dans les affaires financières, soulève bien d'autres questions. De l'aveu même de ses avocats, les faits actuellement reprochés à Patrice de Maistre étaient connus dès le début de l'instruction. Quels sont alors les "faits nouveaux"? Selon plusieurs médias, dont le JDD, c'est le retour d'une commission rogatoire de Suisse qui aurait fait prendre cette décision au juge Gentil, en charge de l'affaire. Ce dernier s'intéresse depuis quelques temps à des retraits en espèces effectués en Suisse, et à un système de "compensation bancaire" au profit des Bettencourt. Ce qui pourrait constituer une fraude fiscale caractérisée. Mais pas seulement.  

Le financement de la campagne de 2007 clairement évoqué

La destination finale de ces fameuses espèces pourrait faire basculer cette affaire en scandale politique. Dans son ordonnance, le juge Gentil ne masque pas son intérêt pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. En cause, deux versements de 400 000 euros touchés par les Bettencourt, en présence de Patrice de Maistre. Le premier coïncide étrangement avec un rendez-vous entre le gestionnaire et Eric Woerth, trésorier de l'UMP. Le second intervient à une date mentionnée par François-Marie Banier dans son audition. Liliane Bettencourt lui aurait alors confié: "Patrice de Maistre m'a dit que Sarkozy avait encore demandé de l'argent. J'ai dit oui."  

Le juge Gentil ne s'arrête pas en si bon chemin. "Il convient de noter que des témoins attestent d'une visite du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s'agissant de ces premières remises de 2007", poursuit-il dans son ordonnance. En clair, le juge chercherait à savoir si l'actuel président de la république a pu financer une partie de sa campagne par de l'argent issu d'une fraude fiscale et provenant d'une personne vulnérable.  

Pour rappel, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, avait indiqué aux juges avoir remis 150 000 euros en liquide à Patrice de Maistre, celui-ci lui ayant affirmé qu'ils étaient destinés à la campagne de Nicolas Sarkozy. L'infirmière de la milliardaire, elle, aurait affirmé avoir assisté à une remise d'espèces directement dans les mains de l'ex-minitre de l'Intérieur. C'est en tout cas ce que la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez évoque dans le livre Sarko m'a tuer, écrit par deux journalistes du Monde, parlant de "pressions" sur l'ancienne employée des Bettencourt. Depuis l'ex-infirmière a démenti avoir tenu de tels propos

L'affaire Bettencourt semble donc prendre une autre envergure, et les possibles révélations de Patrice de Maistre, incarcéré à Gradignan, pourraient être capitales.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 08:00

 

Quand Sarkozy renforçait la lutte

anti-terrorisme... en 2005

 

Archives ...

Diffusé lundi 26 mars 2012 par Patrick Cohen sur France Inter.

Paroles du président-candidat en 2005, interwievé par Elise Lucet ... C'était à la suite des attentats de Londres.

Il trouvait anormal qu'un individu sans travail parte plusieurs mois au Pakistan et en Afghanistan ... et qu'il ne soit pas sous surveillance rapprochée à son retour . 

 

C'est surprenant de constater que le profil du tueur est décrit à la virgule près par le Président candidat à l'époque.

 

26 septembre 2005 - Emission "Pièces à conviction"     (eh oui !!!)

CLIQUER ICI

bonnet-d-ane.jpg

 

Quel visionnaire, ce Sarko !

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Dommage que ses bons conseils n'aient pas été suivis à la lettre, alors qu'il est depuis 2007 en charge -- ne le dit-il pas sans cesse -- de "protéger" les français ?

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 09:00

les-travailleurs-ne-doivent-pas-payer-la-crise.jpg 

Les syndicats européens veulent bâtir

un "pacte social" commun

Source : LeMonde.fr  -  le 23 mars 2012

 

Jusqu'ici cantonnés à un rôle de spectateurs des réformes entreprises au nom du sauvetage de la Grèce et de la zone euro, les syndicats européens commencent à donner de la voix.

Après une journée d'action européenne - assez discrète - le 29 février, le principal syndicat européen, le DGB (6,15 millions d'adhérents) a convié plusieurs leaders syndicaux à Berlin, jeudi 22 mars, afin de rencontrer Frank-Walter Steinmeier, président du groupe parlementaire social-démocrate au Bundestag et surtout Angela Merkel.

Durant plus d'une heure, la chancelière a écouté les leaders syndicaux venus d'Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, République tchèque, Suède et France (François Chérèque, secrétaire général de la CFDT et Frédéric Imbrecht, responsable de l'Europe à la CGT).

"FRANCHE DISCUSSION"

Au cours de cette "franche discussion", selon les termes de Michael Sommer, président du DGB, chacun est resté sur ses positions. "Le traité européen de discipline budgétaire ne va pas résoudre les problèmes, il va les amplifier. Il est plus que temps de changer de plitique en Europe. L'Europe a d'urgence besoin d'un fonds de sauvetage social", a résumé le leader allemand, au nom de la délégation.

Pour Angela Merkel, l'objectif du gouvernement allemand est de "renforcer durablement la croissance et l'activité en Europe". Selon elle, "la clé de cela est la combinaison d'une politique financière solide, un renforcement de la compétitivité et de la solidarité".

Selon les syndicalistes, la chancelière a insisté pour que chacun s'exprime, mais a ensuite défendu les mesures les plus impopulaires, comme la réduction du salaire minimal en Grèce. "Chacun doit d'abord mener sa cure d'austérité. Pour la croissance, on verra après", a résumé François Chérèque.

SALAIRE MINIMUM EUROPÉEN

Celui-ci a indiqué que les syndicalistes s'étaient "mis d'accord pour construire des propositions pour un pacte social européen, et travailler à des éléments de convergence sociale, notamment un salaire minimum européen qui représente 60 % du salaire moyen de chaque pays".

Alors que les partis sociaux-démocrates européens tentent d'adopter une position commune face aux réformes des traités européens, comme en témoigne le séminaire organisé à Paris les 16 et 17 mars pour soutenir François Hollande, les syndicats entreprennent donc une démarche similaire.

Le 28 mars, une délégation européenne se rendra à Madrid soutenir les syndicats espagnols à la veille de la journée de grève générale, mais aucune rencontre avec le premier ministre conservateur, Mariano Rajoy, n'est pour le moment prévue.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:00

 

"Vous faisiez quoi à 11h37 hier ?", demande Bourdin à Copé

 

"Vous faisiez quoi hier, à 11h37 ?". Avec cette simple question, Jean-Jacques Bourdin, animateur vedette de la radio RMC et de la chaine BFM TV, a coincé Jean-François Copé.

Alors que le secrétaire général de l'UMP accuse la gauche de ne pas avoir respecter "le deuil" des familles pendant que le Raid menait l'assaut contre l'appartement dans lequel Mohamed Merah était retranché, le journaliste lui fait remarquer qu'il n'est pas en situation de distribuer les bons et les mauvais points.

A 11h37, alors que le Raid n'avait pas fini son action, le patron de l'UMP attaquait en effet frontalement Hollande et Bayrou lors d'une conférence de presse, loin de l'union nationale prônée par Nicolas Sarkozy de tribunes en tribunes. 

 

Quand Jean-Jacques Bourdin se paye Jean-François Copé

 

Belle illustration du serment que Copé avait claironné en 2006, avec son livre au titre évocateur : "Promis, j'arrête la langue de bois" !!!

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 10:00

 

Ségolène ROYAL : "C'est la France qui est frappée au cœur " (itélé)

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:00

 

François Hollande s'est rendu à Toulouse lundi 19 mars afin de témoigner de sa solidarité aux familles meurtries par l'atroce tuerie s'étant produite devant le collège-lycée Ozar Hatorah.

 

François Hollande réagit à la tuerie de Toulouse :

 

"Ici s’est produit un terrible drame, horrible – quatre morts, trois enfants, un blessé grave. C’est une ignominie, et je devais être là pour exprimer à ces familles meurtries, mais aussi à cette école juive – car c’est une école juive qui a été visée, l’antisémitisme s’ajoutant à l’abjection –, je devais être là aussi pour exprimer ma solidarité à l’égard de la ville de Toulouse. Et dire que ce n’est pas une école, des Juifs, une ville qui ont été touchés. C’est la France tout entière.
"Et c’est donc la République, dans ce qu’elle a de plus grand, de plus fort, son unité, qui doit répondre face à cette barbarie. L’assassin devra être retrouvé. Le plus tôt sera le mieux, car c’est un danger majeur. Et puis, il y a la demande de protection et de sécurité qu’expriment des familles, qu’expriment aussi des communautés religieuses qui sont touchées parce qu’elles sont, justement, objet de haine.


"La République, c’est la laïcité – et donc c’est la liberté de la religion. Et c’est la protection de tous ceux qui croient, comme d’ailleurs de ceux qui ne croient pas.
"Je suis ici, dans cette école, auprès des familles, auprès des enseignants, pour dire aussi que nous n’oublierons rien : rien de ces enfants tombés dans des conditions atroces, rien de ce directeur d’école qui a vu sa fille assassinée lâchement. Nous n’oublierons rien, pour que la République à chaque fois soit plus grande et plus forte. Parce que la démocratie et la République seront toujours capables défaire la barbarie.
"Voilà les mots que je voulais dire ici même, à l’endroit exact où s’est produit le drame. Il y a des moments où nous devons être tous rassemblés, tous unis autour d’une cause qui nous dépasse chacun d’entre nous, chacune d’entre nous, parce que c’est la cause de l’unité nationale, parce que c’est la cause de la République.


"Voilà le message que j’ai adressé aux familles, aux parents et aussi aux enseignants.
"Voilà le message qui doit être porté partout en France : celui de l’unité et celui de la force de la République face à l’ignominie."

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 14:00

Assassines-a-Toulouse-et-Montauban.jpg

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 12:00

 

La campagne entre parenthèses après la tuerie de Toulouse

Source : LePoint.fr  -  le 19 mars 2012 

 

La campagne présidentielle a été brutalement mise entre parenthèses lundi par la tuerie survenue devant une école juive de Toulouse, la classe politique condamnant unanimement cet acte tandis que Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou se rendaient sur place. Moins de deux heures après le drame, qui a fait quatre morts, dont trois enfants, le président et candidat de l'UMP a bouleversé son emploi du temps et a aussitôt pris l'avion pour se rendre à Toulouse sur les lieux du drame : il est arrivé au collège juif Ozar-Hatora peu après 11 h 30 en compagnie du ministre de l'Éducation, Luc Chatel, et des responsables de la communauté juive de France. "Je me rends dans quelques instants à Toulouse. C'est une tragédie épouvantable. (...) C'est l'ensemble de la République française qui est touchée par ce drame abominable", a affirmé le chef de l'État, informé des événements alors qu'il accordait un entretien enregistré à Outremer Première.

Nicolas Sarkozy a annulé une rencontre de campagne avec des cafetiers, restaurateurs et hôteliers prévue dans la mi-journée à Saint-Mandé (Val-de-Marne), sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, devant le remplacer au pied levé. Son principal rival, le socialiste François Hollande, a lui aussi confié son "horreur" après la tuerie. Il s'est rendu sur place pour marquer "toute (son) émotion et toute (sa) solidarité à leurs familles et à la communauté juive de France", dénonçant un acte "antisémite". Dans la foulée, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a annoncé que la campagne de son champion était "suspendue", la patronne du PS, Martine Aubry, exprimant son "effroi face à l'abominable tuerie de Toulouse qui bouleverse la France entière". Comme son adversaire, François Hollande a chamboulé son programme de campagne et devait se faire représenter par sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem lundi midi lors d'un déplacement parisien consacré à l'entrepreneuriat innovant. Lundi soir, le candidat PS sera bien présent au Grand Journal sur Canal+, mais il a annulé sa participation au Petit Journal de Yann Barthès.

La classe politique indignée

François Bayrou, candidat MoDem à l'Élysée, a décidé également de se rendre à Toulouse dans l'après-midi où il assistera à une cérémonie de recueillement à la Grande Synagogue de cette ville. Il a dénoncé "une horreur préméditée dont on voit les intentions perverses et haïssables" et le "caractère insupportable de cette tuerie antisémite", avant de demander les "gestes les plus forts d'unité nationale". Quant à la candidate du FN, Marine Le Pen, elle a réclamé et obtenu le report de l'émission Mots croisés sur France 2 prévue lundi soir. "Suspendre le temps politique aujourd'hui est un signe de compassion et de solidarité", a-t-elle commenté. Elle a "condamné la fusillade criminelle" visant l'école Ozar-Hatora, présenté ses "sincères condoléances aux familles" des victimes et demandé "aux pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour empêcher un nouveau drame".

Toute la classe politique a manifesté son émotion. Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a lui aussi exprimé sa "plus vive émotion", estimant que "cela ajouterait l'ignominie au crime" si "la démence raciste des criminels" était démontrée. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a dénoncé "un crime monstrueux", alors que le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, s'est déclaré "épouvanté" par "ces actes sanglants".

Même tueur ?

Le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, a évoqué l'hypothèse d'un lien possible entre cette fusillade et les meurtres récents de trois parachutistes à Toulouse et à Montauban. Avant que ce drame ne vienne bouleverser son déroulement, la sécurité et la lutte contre la délinquance ne constituaient pas un thème central de la campagne présidentielle, largement reléguées derrière le chômage, la situation économique, la fiscalité ou l'éducation.

La campagne présidentielle de 2002 avait été perturbée par un fait divers, nettement moins grave, l'agression d'un retraité à Orléans. Les images de son visage tuméfié à la télévision avaient bouleversé l'opinion et provoqué une vague d'indignation face à la délinquance. Certains journalistes et responsables politiques avaient alors jugé que cette affaire, à trois jours du premier tour, avait contribué à l'élimination-surprise du candidat socialiste et Premier ministre, Lionel Jospin, devancé par le candidat du FN, Jean-Marie Le Pen.

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