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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:00

  

Ce 12 octobre, des militants de Désirs d'Avenir
ont brandi une banderole, appelant à signer la pétition
"Pour un référendum d'initiative populaire" : 

Manif Retraites à Dunkerque - 12 oct 2010
envoyé par daniel-c 

 

Lien pour signer la pétition : http://petition.desirsdavenir.org/

 

Pour un référendum d'initiative populaire sur la réforme des retraites !

"Parce que les Français ne sont pas hostiles à une réforme mais qu’ils veulent la comprendre et y être associés,

Parce que la réforme présentée par le Gouvernement est injuste et inefficace en mettant fin à la retraite à 60 ans, en ne prenant pas en compte la pénibilité du travail et en faisant porter presque tous les efforts sur les salariés,

Parce que le Président de la République avait promis qu'il ne toucherait pas à la retraite à 60 ans, faute d'en avoir reçu le mandat du peuple français

La gauche et les forces sociales doivent organiser un référendum d’initiative populaire, pour mettre en échec ce projet et avancer vers une réforme juste et efficace. Un cinquième des parlementaires et 10% des électeurs suffisent.

Il faut refuser la résignation et le fatalisme. Une autre réforme des retraites est possible, nous pouvons l'imposer au gouvernement"

 

Ségolène ROYAL

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 21:00

 

 

Ségolène ROYAL : "Les Français sont entrés en résistance"

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:00

 

Comme prévu ... un beau temps sec et ensoleiilé sur DUNKERQUE. Ca nous a changé de la journée du 2 octobre, avec son cortège de parapluies !

Et comme prévu -- non, là ce n'était pas gagné -- beaucoup de monde rassemblé sur la place Jean Bart, puis dans le cortège qui a silloné le centre ville, pour se disloquer sur la place de la gare.

Très forte mobilisation, donc (on a entendu une estimation de 12.000 manifestants)  contre la réforme Sarko / Fillon / Woerth. Réforme en partie votée, mais pour beaucoup de dunkerquois, jeunes ou moins jeunes, le combat continue. Nouveau rendez-vous le samedi 16 octobre !

 

Source : marianne2.fr :

 

A Dunkerque, la manifestation, qui a rassemblé 12 000 personnes selon la CGT, était plus importante que celle de la dernière journée de lutte.

On voit ici à quel point la réforme révolte les gens. Beaucoup sont des travailleurs postés pour lesquels la pénibilité n'est pas un concept technocratique.

Le plus marquant dans cette ville est la tendance à la grève reconductible, votée à l'unanimité dans le dépôt de Total. Dans la chimie, plusieurs entreprises devraient voir la grève reconduite demain matin, de même que dans certains secteurs de la fonction publique. La question qui se pose un peu partout est de savoir comment tenir. Chez Arcilor, les salariés et leurs syndicats organisent des grèves tournantes : une "ola de grèves" (deux heures chacun) permet ainsi de paralyser l'entreprise sans pénaliser financièrement les travailleurs.

 

Manif-Retraites-DK-12-oct-2010---JLD.JPG

(Merci à Jean-Luc pour ses nombreuses photos ... un vrai japonais !!!)

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:00

 

Manif retraites 12 oct 2010 - site JDD

Retraites : Les cortèges gonflent

Source : leJDD.fr  -  le 12 octobre 2010

 

La journée de mobilisation a été un succès pour les syndicats. Les organisations annoncent en effet 3,5 millions de manifestants mardi, contre 3 millions pour la journée du 2 octobre. Mais sur le front politique, le gouvernement assure qu'il tiendra bon.

Sans surprise, les syndicats et le ministère de l'Intérieur divergent sur le nombre de manifestants mardi. Mais les deux camps sont d'accord sur la tendance: elle est en nette hausse. La CFDT et la CGT ont en effet compté 3,5 millions de personnes sur le pavé, soit une hausse de plus d'un tiers par rapport au 2 octobre, où trois millions de Français étaient descendus dans la rue. Pour les syndicats, la mobilisation va crescendo depuis le 7 septembre, passant de 2,7 millions ce jour-ci à 2,9 millions le 23 septembre et 3 millions le 2 octobre.

La police a aussi constaté un gonflement des cortèges. Le ministère de l'Intérieur, qui notait le 2 octobre un essoufflement, a même relevé une hausse plus forte que celle indiquée par les syndicats. En effet, 1,23 million de personnes ont manifesté (+37%, contre +16% selon les sources syndicales).

Fillon déterminé

"Gouvernement et parlement ont une lourde responsabilité: ils ne peuvent ignorer les manifestations", écrit alors la CFDT dans un communiqué. "De très nombreux salariés du public et du privé ont fait l'essentiel des cortèges", ajoute-t-elle, soulignant que "la présence de lycéens et étudiants explique une partie de la hausse du nombre de manifestants". Martine Aubry a réclamé une réaction du gouvernement. "J'en appelle au président de la République, garant de l'unité de notre pays et de la cohésion sociale. Je lui demande de retirer son projet, de recevoir les syndicats et les partis de gauche, afin d'engager enfin les négociations et la réforme qu'attendent les Français", exhorte la première secrétaire du PS dans un communiqué.

Mais le gouvernement a réaffirmé sa détermination. "Je le dis très solennellement à cette heure devant l'Assemblée nationale, nous sommes décidés à mener cette réforme à son terme", a déclaré le Premier ministre, François Fillon, lors des questions d'actualité au Palais-Bourbon. Revenir sur la retraite à 62 ans serait "une folie économique et une catastrophe sociale", a-t-il ajouté. Le texte poursuit son chemin parlementaire. La borne de 67 ans pour une retraite à taux plein a été adoptée lundi au Sénat. Les principales mesures ont ainsi été votées.

Manif-retraites-12-oct-2010---les-lyceens-dans-la-rue.jpeg

Les lycéens dans la rue

Les syndicats ne baissent pas les armes. "Nous allons continuer, la mobilisation ne va pas s'arrêter au motif que les sénateurs ont voté", a déclaré dans le cortège parisien le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Jean-Claude Mailly, leader de FO, a évoqué le retrait du CPE, en 2006, alors que la loi avait été adoptée. Les jeunes se sont d'ailleurs mobilisés mardi. Sur le terrain, si le blocage des lycées s'est déroulé sur un mode mineur, avec 360 établissements sur 4.302 touchés à des degrés divers, les lycéens ont manifesté par dizaines de milliers - entre 35.000 et 70.000 selon leurs syndicats.

Forts de cette journée, les centrales entendent poursuivre la mobilisation. La grève est reconduite dans les transports et une nouvelle journée de manifestations est prévue pour samedi prochain.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 09:00

 

Dans les archives du Conseil Constitutionnel, à propos de la campagne de Balladur en 1995 :

"Les rapporteurs proposent le rejet du compte de campagne"  !!!!!

sarko-et-balladur---secret.jpg 

Campagne de 1995 : les documents

qui accablent Balladur

Source : LIBERATION.FR  -  le 8 octobre 2010

 

Depuis hier, les archives confidentielles du Conseil Constitutionnel affolent les Balladuriens. Libération publie les extraits les plus sulfureux de ces archives, dans le fichier à télécharger ici. Ils montrent qu’en 1995 de graves irrégularités ont entaché le financement de la candidature d’Édouard Balladur à la présidentielle, dont Nicolas Sarkozy était alors le porte-parole.

Dans le cadre d’un nouveau prolongement du dossier sur l’attentat de Karachi, la Brigade centrale de lutte contre la corruption, à Nanterre, a fouillé au printemps dernier les délibérations et les audits des comptes de campagnes d’Édouard Balladur pour l’élection présidentielle de 1995. Les liasses de factures et de comptes en banque, archivés au Conseil Constitutionnel, sont d’ordinaire soumises au secret pour une période de 25 ans.

En les explorant, les enquêteurs ont trouvé une perle. Les trois experts financiers chargés d’examiner cette comptabilité, auprès du Conseil Constitutionnel, proposaient ni plus ni moins « le rejet du compte de campagne » de Balladur. Motif : trop de versements en espèce injustifiés.

Le document que nous mettons en ligne aujourd’hui synthétise l’intégralité des découvertes des policiers sur ces dysfonctionnements. Elles portent en particulier sur un versement en espèce de 10 millions de francs, dont Libération avait révélé l’existence au mois d’avril. Et sur les relevés bancaires relatifs à cette opération émanant d’une agence du Crédit Nord chargée du compte de Balladur, située boulevard Haussmann à Paris.

Ces révélations sont répertoriées dans la décision d’hier du juge financier Renaud Van Ruymbeke d’ouvrir une information judiciaire sur les commissions occultes entourant la vente de trois sous-marins au Pakistan, conclue le 21 septembre 1994 par le gouvernement Balladur.

Deux intermédiaires libanais imposés par le pouvoir de l’époque ont reçu d’importantes commissions sur ce contrat, qu’ils auraient pu rétrocéder à des dirigeants politiques, selon divers témoignages versés au dossier.

Ce rebondissement répond aux découvertes de nature financière réalisées dans l’enquête sur l’attaque terroriste du 8 mai 2002, ayant tué onze salariés Français, tous expatriés sur place pour livrer les trois sous-marins promis à la marine pakistanaise.

L’instruction antiterroriste, ouverte depuis près de huit ans, est aujourd'hui confiée au juge Marc Trévidic. À ce jour aucun lien de causalité n’est formellement démontré entre l’attentat lui-même et les malversations constatées sur ce contrat d’armement.

Selon deux représentantes des familles des victimes, Sandrine Leclerc et Magali Drouet «le juge estime qu’un différend financier à l’origine de l’attentat doit être retenu comme une hypothèse très sérieuse», comme il le leur avait confié lors d’une audience des parties civiles, organisée le 18 juin dernier.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 08:00

 

Pour demain en tous cas, le ciel devrait être beaucoup plus clément que lors de la précédente manifestation du samedi 2 octobre : beau soleil dans le Nord, et sans doute encore mieux à Dunkerque, pour sûr !!!

manif Retraites à Paris - 23 sept 2010 

Retraites : nouvelle journée de manifestation le 16 octobre

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 8 octobre 2010

 

"Notre détermination reste intacte" lance l'intersyndicale qui espère maintenir la mobilisation après la grève du 12 octobre.

 

A la suite d'une réunion de l'intersyndicale ce vendredi 8 octobre, les représentants ont décidé d'appeler à une nouvelle journée de manifestations dans toute la France, le samedi 16 octobre contre le projet de réforme des retraites.

 

"Les organisations syndicales décident d'ores et déjà d'un nouveau rendez-vous de manifestations permettant la convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles le samedi 16 octobre 2010", selon un communiqué diffusé à l'issue de la réunion de l'intersyndicale, au siège de l'Unsa à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

"La détermination des organisations syndicales à agir contre cette réforme injuste reste intacte", ajouté le communiqué signé par six des huit organisations de l'intersyndiale (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa).

FO et la CFE-CGC n'ont pas paraphé le texte.

Une journée interprofessionnelle de grèves et manifestations a déjà été programmée mardi prochain, le 12 octobre, avec des préavis de grève reconductible dans de nombreux secteurs, dont les transports. La CGT Educ'action appelle aussi "à proposer et décider la reconduction dans les assemblées générales" mardi "et les jours suivants".

 

La journée du 16 octobre sera la seconde journée de manifestations organisée un week-end depuis le début de la mobilisation contre le projet gouvernemental.

Par ailleurs, l'intersyndicale a fixé sa prochaine réunion au 14 octobre "pour évaluer à nouveau la situation et envisager les suites" de la mobilisation.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 07:00

  sur-LCI---7-oct-2010.jpg

 

 

Ségolène ROYAL, sur LCI  -  le 7 octobre 2010 :

 

"Le gouvernement a joué la carte de l'affrontement, donc il est responsable de ce qui se passe aujourd'hui.

Je propose un débouché politique, qui serait le référendum.

 

Déjà une étape franchie dans les formes d'action en ce sens, les sénateurs de gauche ont déposé une motion référendaire. Cette voie doit être creusée, approfondie.

 

Je lance un appel à l'ensemble des partis démocrates et à l'ensemble des organisations syndicales pour qu'il y ait une coordination qui permette de recueillir, comme la loi le prévoit, 4 millions de signatures, 1/5 ème des parlementaires, et donc de soumettre au peuple français la réforme du gouvernement.

 

La question ? Oui ou Non à la réforme qui est proposée aujourd'hui.

 

- la démocratie sociale n'a pas fonctionné

- la démocratie parlementaire n'a pas fonctionné, puisque le débat a été interrompu à l'Assemblée Nationale

- la 3ème pilier de la démocratie c'est le référendum, qui permet d'exprimer la souveraineté populaire

 

La loi n'est pas prête ? (il manque le texte d'application) : il sera difficile pour un gouvernement de ne pas faire voter si les conditions énoncées sont réunies !"

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 20:00

 

Ségolène Royal  lance un appel aux partis progressistes

et aux organisations syndicales pour exiger un référendum

 

Ségolène ROYAL a lancé aujourd'hui un appel solennel à l’ensemble des partis démocrates, et à l’ensemble des organisations syndicales pour qu’il y ait une coordination qui permette de recueillir les 4 millions de signatures et 1/5 des parlementaires, pour soumettre au référendum la réforme du gouvernement.

 

  Ségolène ROYAL, invitée politique de Christophe Barbier sur LCI -  07.10. 2010

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 19:00

fillon-a-l-attaque-des-niches-fiscales.jpg   

La Cour des Comptes épingle

des niches fiscales

profitant aux entreprises

Source : MidiLibre.com  -  le 06.10.2010

 

Les niches fiscales profitant aux entreprises sont de plus en plus coûteuses et pas toujours efficaces, a affirmé mercredi la Cour des comptes,

critiquant notamment la TVA dans la restauration ou les heures supplémentaires, deux mesures phares de la présidence Sarkozy.

Le Conseil des prélèvements obligatoires, organe rattaché à la Cour des comptes, a présenté un rapport sur les niches fiscales et sociales dont bénéficient les entreprises à la commission des Finances de l'Assemblée, qui l'avait commandé.

Ces dispositifs dérogatoires, les fameuses "niches" auxquelles le gouvernement a décidé de s'attaquer, ont connu au cours des dernières années "un développement rapide et peu maîtrisé", souligne cette étude.

Et malgré le coup de rabot annoncé qui doit permettre à l'Etat de récupérer 9,4 milliards d'euros de recettes l'an prochain, il reste encore des marges de manoeuvre sur ce terrain, laisse entendre le rapport présenté par le premier président de la Cour, Didier Migaud.

Au total, les niches applicables aux entreprises, entendues au sens large, ont représenté un manque à gagner pour les finances publiques de 172 milliards en 2010, a calculé le Conseil des prélèvements obligatoires.

Le recours à ces mesures dérogatoires est de plus en plus fréquent, déplore-t-il. Un constat d'autant plus "dommageable", selon lui, que les niches sont plus faciles à créer qu'à supprimer.

Le rapport préconise donc une évaluation régulière de leur efficacité.

D'ores et déjà, il estime que certaines de ces niches ne remplissent pas les objectifs fixés.

 

Sont ainsi mis en cause les taux de TVA réduits (5,5%) dans des secteurs intensifs en main d'oeuvre, comme la restauration, qui ont un "impact limité pour un coût élevé". Le Conseil propose la suppression de ce taux dans la restauration, qui coûte 3 milliards par an à l'Etat, ou, à défaut, son relèvement à hauteur de "10% à 12%".

Malgré de nombreuses critiques, à gauche comme à droite, le gouvernement refuse pour le moment de toucher à cette TVA réduite, promesse du candidat Nicolas Sarkozy entrée en vigueur mi-2009.

Le rapport prône aussi la "remise en cause" de l'exonération d'impôts et de cotisations pour les heures supplémentaires, une des mesures emblématiques du "paquet fiscal" de 2007, censée traduire en actes le slogan "travailler plus pour gagner plus".

Leur "effet sur l'emploi est ambigu", estime le Conseil. Car "l'accroissement de la durée du travail" peut "inciter les entreprises à substituer des heures de travail aux hommes".

Autres niches visées: celles en faveur de l'épargne salariale (intéressement et participation), qui sont à l'origine, selon le rapport, d'"effets d'aubaine", en se substituant à des hausses de salaires.

L'objectif n'est pas de supprimer l'ensemble des niches, a insisté mercredi Didier Migaud.

Certaines ont fait la preuve de leur efficacité, comme les allègements de charges sur les bas salaires, qui ont des effets "robustes" sur l'emploi.

De même que le crédit d'impôt recherche, épargné par le coup de rabot, a "un impact significatif sur la recherche et le développement". Seuls quelques ajustements sont proposés pour ces dispositifs.

Certains parlementaires entendent de toute façon aller plus loin que le gouvernement dans la réduction des niches.

Lors du débat qui s'ouvrira mi-octobre à l'Assemblée, le rapporteur général du Budget, l'UMP Gilles Carrez, va ainsi proposer des amendements notamment sur le crédit d'impôt intéressement et le crédit d'impôt recherche, pour tenter de "glaner" un milliard d'euros de recettes supplémentaires.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 17:00

le-portail-du-Karachi-Gate---juillet-2009.jpg 

Karachi : "les documents de l'enquête

mettent en cause Balladur et Sarkozy"

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 07.10.2010

 

C'est ce qu'affirme l'avocat des parties civiles. Il demande par ailleurs à être reçu par le président du Conseil constitutionnel "pour des explications" concernant la validation des comptes de campagne de Balladur pour la présidentielle de 1995. 

Des documents de l'enquête préliminaire sur l'affaire Karachi "mettent explicitement en cause Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy comme donneurs d'ordre des rétro-commissions", a affirmé jeudi 7 octobre l'avocat des parties civiles, Me Olivier Morice, lors d'une conférence de presse.

Il déclare avoir eu accès au rapport préliminaire du juge Renaud Van Ruymbeke, qui enquête sur le volet financier de cette affaire de vente de sous-marins au Pakistan en 1994 qui pourrait avoir un lien avec l'attentat qui a coûté la vie à 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN), en 2002 à Karachi.

S'appuyant notamment sur l'enquête interne de la Direction des constructions navales (DCN) et au rapport des rapporteurs du Conseil constitutionnel sur les comptes de campagne d'Edouard Balladur pour la présidentielle de 1995, Me Morice a lancé : "Nous avions des interrogations, nous avons désormais des certitudes".

De ces documents, il conclut que la version de l'affaire qui a été "soutenue au plus haut sommet de l'Etat" - à savoir que les accusations de corruption étaient "une tentative de manipulation contre Nicolas Sarkozy" - vole en éclat. "Le président de la République est au coeur de la corruption mise en place", a-t-il au contraire assuré. Selon lui, l'intermédiaire Ziad Takkiedine a été imposé "par le pouvoir politique" et Asif Ali Zardari (le président pakistanais, ndlr) a été "corrompu".

"Nous accusons Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur d'avoir menti aux familles des victimes", a-t-il poursuivi. "Nicolas Sarkozy et Edouard Balladur sont au coeur d'un système de financement politique".

Les comptes de campagne de Balladur "entachés" par des fraudes

Pour étayer ses accusations, Me Morice souligne que plus de 10 millions de francs ont été déposés en liquide sur le compte de campagne d'Edouard Balladur en avril 1995 - Nicolas Sarkozy est alors son directeur de campagne. 

Ces versements proviendraient-ils de rétro-commissions sur la vente des sous-marins au Pakistan ? C'est ce qu'avait envisagé Libération en avril dernier, lorsqu'il avait révélé l'existence de ce versement en billets de 500 francs. Edouard Balladur avait alors démenti tout financement illicite de sa campagne.

L'arrêt des commissions, auxquelles avait donné lieu la vente des sous-marins, après l'élection de Jacques Chirac - pour tarir le flux de rétro-commissions selon plusieurs témoignages au dossier d'instruction - pourrait être une des causes de l'attentat de Karachi, selon des familles de victimes qui ont déposé une plainte.

Or, selon l'avocat des parties civiles, l'examen des comptes de campagne pose question. En effet, selon des sources proches du dossier, les rapporteurs du Conseil constitutionnel avaient préconisé "le rejet des comptes de campagne" d'Edouard Balladur en raison de "versements en espèces non justifiés". Ils n'avaient toutefois pas été écoutés par les Sages, qui les avaient finalement validés.

L'avocat veut savoir "par quel tour de passe-passe les comptes de campagnes de Balladur ont été validés". Aussi demande-t-il à être reçu par le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré "pour des explications" concernant la validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur. L'avocat rappelle qu'à l'époque le président du Conseil constitutionnel était Roland Dumas. Il s'interroge sur "la question d'un deal entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac", qui vient alors d'être élu à l'Elysée. 

"Le pouvoir a peur"

Jeudi matin, des sources judiciaires avaient annoncé que le juge d'instruction Renaud van Ruymbeke allait enquêter sur les soupçons de rétro-commissions.

Mais le parquet de Paris avait aussitôt annoncé qu'il comptait faire appel de la décision du juge.

La position du parquet de Paris "s'apparente à une entrave à la manifestation de la vérité", a dénoncé l'avocat. Cette décision démontre, selon lui, que "le pouvoir a peur".

Et de conclure que "c'est la première fois en France que l'on trouve une affaire qui mêle scandale politique avec la mort de nos ressortissants". "Nous sommes confrontés à un mensonge d'Etats, Etats avec un 's'", souligne-t-il.

Lors de sa visite à Paris, le président pakistanais Zardari a soutenu que l'attentat de Karachi était "un peur acte de terrorisme" qui "n'avait rien à voir avec les contrats".

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