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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 16:00

 

envoyé par daniel-c

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 19:00

 

"Pour un référendum d'initiative populaire", c'est la pétition lancée par Ségolène ROYAL depuis des semaines. Jusqu'à présent, le PS n'avait pas véritablement relayé cet angle d'attaque contre la réforme des retraites conduite par Sarkozy, Fillon, Woerth et compagnie. Mais, oh surprise, les sénateurs de gauche se sont enfin placés sur ce terrain, en déposant un amendement référendaire. Réjété par la droite.

A propos de ce référendum, je me rappelle l'intervention que j'avais faite, à mon modeste niveau, lors d'une AG de section. J'avais  évoqué la pétition, et fait le parallèle avec celle menée pour le statut de la Poste. Le PS avait d'ailleurs largement contribué à l'organisation des opérations.

Proposition incongrue ? On m'avait opposé que cela n'avait pas changé la suite du projet gouvernemental.

Un grand sens de la lutte !!! 

 

retraites---banniere-referendum---reduit.jpg

 

Il n'y aura pas de référendum sur la réforme des retraites

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 6 octobre 2010

 

Le Sénat a rejeté la motion déposée en ce sens par la gauche donnant lieu à des vifs échages.

La majorité sénatoriale a rejeté, mercredi 6 octobre, la motion référendaire déposée par la gauche sur le projet de loi de réforme des retraites qui visait à soumettre le texte à référendum.

Ce rejet, sans surprise par 185 voix contre 141, a été l'occasion d'une longue et vive joute au Sénat entre gauche d'une part, majorité et gouvernement d'autre part.

La réforme des retraites "mérite un débat, un vrai débat, un grand débat national au terme duquel les Français doivent pouvoir s'exprimer" a déclaré le patron des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel, qui a défendu la motion. "Le dialogue social n'a pas eu lieu. La réforme a été conçue dans l'opacité des cabinets ministériels et entre conseillers de l'Elysée. Vous avez escamoté le débat parlementaire", a-t-il accusé.

Il a plaidé pour "un projet alternatif" avec la "garantie du niveau de vie des retraités", la mise à contribution des revenus du capital avec notamment "une hausse des prélèvements sociaux sur les bonus et les stock-options et l'application de la CSG sur les revenus du capital".

La présidente du groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG) Nicole Borvo a exhorté le gouvernement à "entendre le peuple en le consultant". 

"Le gouvernement n'est pas dans l'incantation"

"Demander à chacun de faire des efforts n'est jamais populaire, cela demande du courage", a répondu le ministre du Travail, Eric Woerth. "Comme vous n'êtes pas à l'aise sur le fond, comme vous n'avez pas de projet, vous vous interrogez sur la forme", a-t-il lancé.

Il a vivement attaqué la numero 1 du PS, Martine Aubry lui reprochant d'avoir "ponctionné" le Fonds de réserve pour les retraites "pour financer les 35 heures" et d'"appeler à une baisse des retraites".

"Le gouvernement n'est pas dans l'incantation, dans l'idéologie, le gouvernement est dans la responsabilité et la réalité", a-t-il martelé.

Les sénateurs devaient ensuite entamer la discussion du premier article de la réforme des retraites.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:00

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Controverse entre Eric Besson

et le cirque Romanès

Source : NOUVELOBS.COM -  le 5 octobre 2010

Les permis de travail de deux musiciens roumains ont été annulés par les autorités. Le ministre de l'Immigration dénonce de son côté, une "manipulation grossière".

La controverse enfle entre le ministre de l'Immigration, Eric Besson, et le cirque tzigane Romanès, qui s'estime menacé par les mesures prises par le gouvernement français sur les Roms. 

Le ministre de l'Immigration Eric Besson a dénoncé la "manipulation grossière" des responsables du cirque parisien Romanès qui, selon lui, tentent d'établir un lien entre les menaces qui pèsent sur leur établissement et "la lutte contre l'immigration irrégulière".

Eric Besson "dénonce une manipulation et indique que cette affaire n'a aucun lien avec la lutte contre l'immigration irrégulière en provenance de Roumanie et de Bulgarie", dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi 5 octobre, au lendemain d'une soirée de soutien.

S'il confirme que "deux musiciens de nationalité roumaine se sont effectivement vu retirer leur autorisation de travail", le ministre explique que c'est "sur la base d'un rapport de l'inspection du travail".

Il invoque des "infractions aux règles relatives à l'emploi d'enfants dans le spectacle" du cirque, ex-Bouglione, et "aux dispositions concernant le travail dissimulé". Le ministre insiste également sur le fait que "les exploitants du cirque se sont opposés, en prenant à partie les agents chargés du contrôle," à plusieurs visites des inspecteurs.

Selon le ministre, "une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès du commissariat concerné". 

"Ils veulent nous mettre dans l'avion"

Alexandre Romanès, responsable de la troupe éponyme, s'inquiète pour le reste de ses artistes dont certains sont Bulgares ou Roumains. Il y voit "un lien avec la décision de Nicolas Sarkozy de prendre des mesures sur les gens du voyage".

"Nous sommes tous menacés, ils veulent nous mettre dans l'avion", a déclaré lundi à Reuters le responsable de la troupe, qui a représenté la France à l'exposition universelle de Shanghai en juin.

Alexandre Romanès explique avoir appris à son retour de Chine, au début de l'été, que les permis de séjour initialement délivrés à ses musiciens roumains étaient annulés.

Selon une porte-parole du cirque, l'Inspection du travail a justifié son revirement par le fait que le salaire minimum n'était pas respecté.

"C'est faux, la législation du travail est strictement respectée, mais ils sont payés au cachet", a-t-elle dit, insistant sur le fait que le spectacle aurait beaucoup de mal à exister sans les musiciens roumains. 

"Jusqu'à présent c'était toléré"

L'Inspection du travail a toutefois mis en avant une autre infraction à la législation française: la participation des enfants de la troupe au spectacle.

"On vient nous chercher des poux dans la tête, jusqu'à présent c'était toléré", rétorque Alexandre Romanès.

Dans un communiqué publié lundi soir, Eric Besson a affirmé que c'est bien sur la base de ces éléments que l'autorisation de travail avait été retirée.

"De multiples infractions au Code du travail ont été relevées, notamment aux règles relatives à l'emploi d'enfants dans le spectacle, aux dispositions concernant le travail dissimulé, et aux sanctions qui s'appliquent en cas d'obstacles aux fonctions d'agents de l'Inspection du travail, d'outrage, et de violence", a-t-il dit, ajoutant qu'un inspecteur du travail avait été agressé.

Interrogé par Nouvelobs.com, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, a annoncé qu'il allait envoyer une lettre au directeur général du travail pour lui demander "son aide, son humanité, son indulgence".

Une soirée de soutien au cirque, qui tentera de reprendre ses spectacles le 6 novembre, était organisée lundi 4 octobre dans la soirée à Paris.

Le cirque Romanès, créé il y a 17 ans, parcourt l'Europe pendant toute l'année et s'installe généralement l'hiver dans la capitale française.

Le gouvernement français a suscité une réprobation internationale en décidant au coeur de l'été de démanteler 300 camps occupés illégalement, selon lui, par des gens du voyage et des Roms, et en expulsant un millier de personnes par avion.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 14:00

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Comment rembourser 4,9 milliards d'euros ?

Source : LIBERATION.FR  -  le 5 octobre

 

Avec son salaire actuel, il faudrait 170.000 ans au bas mot à Kerviel pour régler ses dommages et intérêts. 

4,9 milliards d'euros. 390.000 années de Smic, 20.000 Ferrari, vingt Airbus A380. La somme colossale que Jérôme Kerviel est condamné à verser à la Société générale dépasse de loin les dommages et intérêts prononcés par un tribunal français à l’encontre d’un particulier.

Pour mémoire, dans l’affaire Elf, en 2003, les prévenus Loïk Le Floch-Prigent, Alfred Sirven et André Tarallo avaient été condamnés à restituer solidairement 120 millions de dollars au groupe pétrolier.

A supposer que Kerviel voie sa peine confirmée en appel,  c'est à la Société générale, partie civile, qu’il appartient de mettre en œuvre la procédure de recouvrement. Si elle en a l'intention, car elle pourrait s'en tenir à une réparation symbolique. Le jugement «est une espèce de réparation morale», a d'ailleurs réagi Me Jean Veil, l'un des avocats de la banque, ce mardi. Dans le cas contraire, on entre dans le domaine du virtuel: même si Jérôme Kerviel, 33 ans, consacrait tout son salaire de consultant informatique - 2300 euros - au paiement des indemnités, il lui faudrait 170.000 ans pour solder ses comptes...

Et encore, car un particulier condamné à verser des dommages et intérêts rembourse à hauteur de sa «capacité contributive»: il est ponctionné sur son salaire, puis sur sa retraite, d'une partie de ses revenus. Lui est laissé une part, dite «insaisissable», déterminée selon un barème légal et qui correspond au minimum vital: de quoi se loger, se nourrir. Le reste peut être saisi par huissier, tout comme ses biens immobiliers et matériels. A cela s'ajoutent les intérêts légaux, dus au créancier en cas de retard de paiement.

Que se passera-t-il pour Kerviel, condamné à rembourser une somme irremboursable (sauf à gagner tous les mois à l'Euro Million) ? Si Kerviel était condamné à une amende (due à l'Etat), il pourrait être passible de prison en cas de non-paiement. Mais il s’agit bien ici de dommages et intérêts. Le seul recours de la Société générale serait d'engager des poursuites civiles et demander des saisies sur ses biens.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 08:00

 

C'est vrai, ça : "La gauche aurait pu dans le passé gagner des élections, l'une des raisons pour lesquelles elle a perdu, ce sont ses divisions qui sont insupportables".

Comme il parle bien, Fabius ! Comme en 2005, sur la barricade anti-TCE ... et anti-vote-des militants.

Pour ses primaires arrangées, donc, on avisera : en 2011, si le résultat ne nous plait pas, on fera comme lui ... on n'en tiendra pas compte !!!

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Pour Fabius, seuls Aubry et DSK ont la carrure

pour l'Elysée

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 3 octobre 2010 

"Moi-même étant mis à part", ajoute l'ancien Premier ministre pour qui Aubry et Strauss-Kahn ne seront certainement pas candidats l'un contre l'autre.

Alors que les primaires du PS prennent de plus en plus d'ampleur, Laurent Fabius a réaffirmé dimanche 3 octobre que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn ne seraient "certainement" pas candidats l'un contre l'autre pour la présidentielle. L'ancien premier ministre a tout de même précisé que "(lui)-même mis à part", eux seuls au PS avaient "la carrure" pour l'Elysée. 

"Pour être élu président de la République, je vais vous dire les choses clairement (...), je crois qu'il y a deux personnes, moi-même étant mis à part, qui ont la carrure, Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry", a déclaré l'ancien Premier ministre sur France 2. Une manière subtile de rester dans la course.

Déjà en février, Laurent Fabius avait évoqué une sorte de pacte de non agression pour les primaires entre la première secrétaire du PS et le directeur général du FMI, et il avait tenu à ne pas s'en exclure.

 

Une unité pour les primaires socialistes

"Il est acquis maintenant que Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et accessoirement moi-même, nous n'irons pas l'un contre l'autre, c'est-à-dire qu'il y aura une unité, même aux primaires", avait-il déclaré le 28 février sur Canal+.

"Il faut quand même tirer les leçons de l'expérience, la gauche aurait pu dans le passé gagner des élections, l'une des raisons pour lesquelles elle a perdu, ce sont ses divisions qui sont insupportables (...). Il faut qu'il y ait une unité et il y aura cette unité", a-t-il assuré dimanche.

Toutefois "ça ne veut pas dire pour autant qu'il n'y aura pas ce système de primaires où on demandera aux gens, à travers une diversité de candidats, de choisir".

Le député de Seine-Maritime a fait valoir qu'"il faut avoir l'expérience, le projet, l'envie" pour être président de la République, "et je pense que ces deux personnalités (DSK et Mme Aubry) sont bien placées".

Alors qu'on l'interrogeait pour savoir si un seul des deux serait candidat aux primaires, il a répondu: "Certainement". "Il n'y aura pas une opposition entre nos deux amis, ça n'a pas de sens!".

Un proche de Martine Aubry, Claude Bartolone, en envisageant la primaire comme un simple processus de "confirmation" du candidat socialiste pour 2012, avait déclenché il y a dix jours une vive polémique au sein du parti.

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 07:00

 

Retraites : les syndicats espèrent ratisser large

pour cette nouvelle journée de mobilisation

Source : sudouest.fr  -  le 2 octobre 2010

 

manif Retraites à Paris - 23 sept 2010

Au total 229 manifestations sont prévues, selon la CGT, pour cette troisième journée d'action depuis la rentrée, à quelques jours de l'examen de la réforme au Sénat. L'Assemblée nationale a voté le texte le 15 septembre. Il recule notamment à 62 ans l'âge légal de la retraite.

Les syndicats espèrent réunir de deux à trois millions de personnes dans les rues samedi, dans des manifestations à travers tout le pays pour tenter de faire plier le gouvernement sur la réforme des retraites.

Objectif pour les syndicats : rallier les petites entreprises et les salariés du privé

Les organisateurs tablent sur la venue de nouveaux manifestants, en particulier les salariés des très petites entreprises, qui n'ont pas participé aux précédents rendez-vous, organisés en semaine et impliquant la perte d'une journée ou d'une demi-journée de salaire.
Ils comptent aussi sur la présence des familles, un peu moins sur celle de la jeunesse, restée jusqu'ici à l'écart du mouvement. L'Unef, première organisation étudiante, et l'UNL et la Fidl, les deux principales organisations lycéennes, ont redoublé d'efforts ces derniers jours pour convaincre les jeunes de se mobiliser.

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque dit attendre "entre deux ou trois millions" de manifestants. L'objectif, selon lui, est d'atteindre "le même niveau" que précédemment. (Les précédentes manifestations avaient rassemblé 2,5 millions le 7 septembre, et 2,9 millions le 23, selon la CFDT).


Le 23 septembre avait été marqué par une vive polémique sur les chiffres de manifestants, le ministère de l'Intérieur l'évaluant à moins d'un million.

Pour le leader de la CGT Bernard Thibault, les syndicats ont "le potentiel pour empêcher cette réforme". "Il y a eu jusqu'à présent une forte mobilisation des salariés et un large soutien de l'opinion. A nous d'être convaincants", a-t-il dit.

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 12:00

chacun a ses boucs émissaires 

Roms : Bruxelles pourrait ouvrir

une procédure d'infraction

contre la France ...

(NOUVELOBS.COM  -  le 29.09.2010)

 

La Commission européenne a pris  la décision de principe d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France pour non respect de la législation européenne après les récents renvois controversés de Roms, a annoncé la commissaire à la Justice, Viviane Reding, mercredi 29 septembre. "Nous avons décidé de lancer une procédure d'infraction", a déclaré à Bruxelles Viviane Reding à la chaîne de télévision France 24.

 

La raison retenue est que "la France n'a pas transposé en droit français les garanties procédurales" prévues pour les citoyens européens dans le cadre d'une directive de 2004 sur la libre circulation dans l'Union européenne. Ces garanties portent notamment sur des règles à respecter dans le cadre de renvois de citoyens de l'UE chez eux, comme lors des récents renvois controversés de roms roumains et bulgares par la France.

"La Commission a pris la décision politique aujourd'hui de lancer la procédure d'infraction pour non transposition" de la législation, a précisé une source européenne. "La décision formelle sera prise en octobre, sauf si la France d'ici là répond favorablement" aux reproches de Bruxelles, a-t-elle ajouté.

"Pas de procédure aujourd'hui"

Plutôt mercredi, des sources européennes avaient indiquées que l'exécutif communautaire se limiterait pour le moment à envoyer aux autorités françaises un nouveau courrier demandant des informations complémentaires sur les expulsions de Roms. "Non, pas de procédure d'infraction aujourd'hui", avait dit l'une de ces sources.

Viviane Reding soupçonne une discrimination, mais elle devait démontrer mercredi à ses collègues le bien fondé de l'ouverture d'un contentieux avec Paris. Or, "les faits doivent primer sur les intentions", a-t-on souligné à Bruxelles. Le président de la Commission José Manuel Barroso veut être certain de son fait avant d'attaquer la France, insistait son entourage.

Les erreurs seront "corrigées", assure Nicolas Sarkozy

Le gouvernement français a adressé la semaine dernière à Viviane Reding une note sur la circulaire controversée du 5 août ciblant les renvois de Roms, ainsi que les explications sur son retrait et des précisions sur les camps évacués, pour assurer sa défense.

Les commissaires devaient entendre mercredi Viviane Reding, mais aussi la commissaire en charge de la Sécurité Cecilia Malmström et le commissaire en charge de l'Inclusion Lazlo Andor, qui devaient faire une présentation de la situation des Roms dans l'Union européenne. "Un débat est ensuite prévu pour une prise de décision", avait indiqué la porte-parole de la Commission Pia Ahrenkilde Hansen.

Les autorités françaises sont préparées à une éventuelle procédure et le président Nicolas Sarkozy a assuré que les erreurs éventuelles seraient "corrigées".

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:00

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Ségolène Royal : "Les intérêts de la nation

sont sacrifiés par l'intérêt électoral"

Source : LesEchos.fr  -  le 29 septembre 2010

 

"Le budget 2011 est celui de la précampagne présidentielle, c'est pourquoi il est si timoré", dénonce la présidente PS de la région Poitou-Charentes, qui estime  "qu'aujourd'hui, il ne suffit plus d'ajuster à la marge les dépenses et les recettes de l'Etat"

 

Que pensez-vous du projet de loi de Finances ?

La dette publique a doublé en cinq ans et, donc, les efforts ne sont pas suffisants pour résorber les déficits que le gouvernement a creusés. Chaque jour, c'est près de 1 milliard d'euros qui sont empruntés ! On ne peut pas laisser la dette qui pèse sur les jeunes générations s'alourdir chaque année. Il aurait fallu faire, depuis trois ans, de vraies réformes de structures courageuses au lieu de laisser déraper les déficits. Disons-le clairement, les intérêts de la nation sont sacrifiés par l'intérêt électoral : le budget 2011 est celui de la précampagne présidentielle, c'est pourquoi il est si timoré. Comment expliquer autrement la timidité de la remise en cause des niches fiscales dont moins de 1 % est "raboté" ? Comment expliquer autrement l'obstiné maintien du bouclier fiscal, alors même qu'une partie de l'UMP le trouve de moins en moins défendable ?

 

Le gouvernement espère réaliser 10 milliards d'économies en "rabotant" les niches fiscales ...

Certaines mesures vont dans le bon sens, mais elles auraient mérité d'être mieux ciblées, comme l'annualisation des exonérations de cotisations patronales. Il faudrait en exempter les PME exposées à la concurrence internationale et qui créent des emplois. D'autres mesures doivent être encadrées. Je pense ici aux nouvelles taxes : si elles ne sont pas encadrées, elles seront répercutées sur les clients. Ainsi, les nouvelles taxes bancaires, la contribution des assurances et la hausse de la TVA sur les forfaits Internet-mobile-TV doivent être prises sur les bénéfices, pas sur les consommateurs. Certaines mesures sont néfastes comme la suppression de l'avantage fiscal vert qui existait. La conversion écologique est un enjeu de croissance et de compétitivité pour la France. Je propose de supprimer les niches ayant un effet carbone négatif plutôt que celles qui encouragent les énergies renouvelables. Enfin, taxer le mariage, ce n'est pas juste.

 

Qu'aurait-il fallu faire ?

La situation du budget de l'Etat est très difficile. Dans un contexte moins sévère, François Fillon disait en septembre 2007 que l'Etat était "en faillite". Aujourd'hui, il ne suffit plus d'ajuster à la marge les dépenses et les recettes de l'Etat. La fiscalité des revenus est devenue incompréhensible et, surtout, très inégale. Comme d'autres pays l'ont fait, il faut tout d'abord remettre à plat tout notre système fiscal, avec trois objectifs. Premièrement, la transparence, afin que chacun connaisse chaque année son taux d'imposition véritable. Deuxièmement, s'en tenir à une règle simple : à revenu égal, impôt égal, pour les revenus du travail comme ceux des placements ou du patrimoine. Troisièmement, mettre en place un seul impôt progressif, avec la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, à prélèvement constant et le prélèvement à la source. C'est ce que nous avions proposé en 2007. Ensuite, il est évident qu'il est possible de dépenser mieux en dépensant moins. C'est ce que j'ai fait dans la région que je préside, en refusant d'augmenter les impôts depuis six ans, avec des dépenses identiques et une dette stable tout en ayant mis la région Poitou-Charentes au premier rang de la croissance verte, avec le plan photovoltaïque et la voiture électrique notamment. Grâce à des redéploiements importants, 1 euro dépensé égale 1 euro utile. On peut tenir les comptes sans renoncer à aucune des actions prioritaires définies. Et ça marche. Ce qui est possible au plan local l'est au plan national.

 

Que pensez-vous du gel des dépenses de l'Etat et des dotations aux collectivités locales, ainsi que des 30.000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés en 2011 ?

Toute mesure trop générale est vouée à l'échec. Il est plus efficace de définir les secteurs où le nombre de fonctionnaires doit augmenter pour répondre aux besoins et celui où il doit diminuer. Améliorons l'organisation du service public pour améliorer le service rendu : n'oublions pas que c'est un levier du développement économique, comme le soulignent régulièrement les investisseurs étrangers. Ne détruisons pas cet atout du modèle français. Pour finir, je voudrais insister sur ce point : faute d'une vraie politique industrielle, c'est la consommation qui tire encore notre croissance : il est donc impératif de ne pas casser ce ressort par des taxes nouvelles.

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 12:00

 

Ségolène ROYAL aux "A vérités" - 29 septembre 2010 

 

envoyé par inet

 

- la communication sur les menaces d'attentat en France

- le budget 2011

- gel des dotations pour les collectivités locales

- son retour sur le terrain "médiatique" ... course aux primaires au PS

- retraites, combats sociaux à mener

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 09:00

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Parisot : touche pas à mon Sarko !

Source : marianne2.fr  -  le 29 septembre 2010

Avant, Laurence Parisot considérait The Economist comme une véritable bible. Quelle ne fut pas sa déception de découvrir, il y a deux semaines, qu'on y moquait son Président bien-aimé, en une ! Aussi sec, cette Dartagnan en jupons a volé au secours de Nicolas, et écrit à l'hebdo britannique pour prendre sa défense.

Trop c’est trop. Pour les amoureux de notre cher Président la couverture de l'hebdomadaire britannique The Economist sorti le 11 septembre dernier confine au crime de lèse-majesté.

 

Pourtant, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, ce ne sont ni Luc Chatel, le ministre de l’Education, ni Xavier Bertrand le futur ex-patron de l’UMP, le duo de "lécheurs", comme les caricaturent les Guignols de l’info, qui se sont attelés à la défense de l’honneur bafoué du chef de l’Etat.

Alors qui ? Frédéric Lefebvre ?  Non plus. En fait, c’est la patronne des patrons, Laurence Parisot en personne, qui a pris sa plus belle plume pour voler à la rescousse de Nicolas Sarkozy en écrivant une étrange lettre qu'elle a envoyée au courrier des lecteurs de The Economist, qui l'a publiée le 25 septembre dernier.

Un courrier rédigé sur du papier à en-tête du Medef. Une colonne entière pour déclarer son total soutien à notre cher Président, si injustement traité par ce qui est pourtant le journal de référence naturel de Laurence Parisot !Un président rétréci - The economist

 

 

Qu’avait donc fait le très libéral hebdo, qui avait pourtant soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy en 2007 ? Sous le titre  "l’incroyable Président qui rétrécit", la Une mettait en scène une immense Carla Bruni accompagnée d’un bicorne de Bonaparte monté sur talonnettes et ne dépassant pas ses chevilles. "Votre crainte de voir cesser le programme de réforme est trompeuse", s’emporte ainsi Laurence Parisot. Et de prendre l’exemple de la réforme des retraites…

 

 

Ce n’est pas la première fois que Laurence Parisot prend la défense du locataire de l’Elysée. Et, comme cette fois-ci, elle ne fut pas toujours inspirée. En octobre 2009, la Présidente du Medef avait qualifié de "formidable" la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad, l’établissement public gestionnaire du quartier de la Défense. On sait ce qui est advenu de cette opération de népotisme pur jus, laquelle marque le divorce de Nicolas Sarkozy avec les Français et son irrémédiable chute de popularité.

 

On doute que la patronne du Medef soit allée jusqu’à vandaliser la plaque du bureau parisien de l’aimable hebdomadaire — dégradée quelques jours après la parution de l’infâme une. Quant à Nicolas Sarkozy, s'il est lui aussi insoupçonnable d'une tel méfait, c'est pour une raison simple, comme on s’amuse à le dire au sein de la rédaction parisienne du journal britannique : il est trop petit pour atteindre la plaque …

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