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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 21:00

 

Ségolène ROYAL : "Le système Sarkozy est corrompu"

Source : 20minutes.fr  -  le 29 juin 2010

 

Invitée de TF1, elle réclame de "la transparence" sur l'affaire Bettencourt et le rôle d'Eric Woerth ...

"Dans quel autre pays, un ministre serait encore en place dans les conditions que les Français connaissent aujourd'hui?", a attaqué Ségolène royal, demandant, comme Alain Juppé avant elle, la "transparence". "Il serait sommé de s'expliquer. Il serait au moins suspendu en attendant qu'une enquête impartiale ait lieu", a-t-elle poursuivi sur le plateau du JT de TF1, mardi soir.

"Je demande une enquête impartiale et je demande ce qui se fait dans n'importe quelle autre démocratie", a insisté la présidente de la région Poitou-Charentes, évoquant "un effondrement des valeurs morales".

Selon elle, "le système Sarkozy aujourd'hui est corrompu. C'est un pouvoir qui mélange les biens privés et les biens publics (…), c'est un pouvoir qui perd tout sens du bien commun et qui profite d'une totale impunité (…), qui mélange la chose privée et chose publique".

"Renoncer à son avion"

Nicolas Sarkozy "devrait donner l'exemple, comme l'a dit Dominique de Villepin, il doit renoncer à l'achat de son avion privé" de "180 millions d'euros", a-t-elle affirmé, en allusion au fait que le chef de l'Etat comme le Premier ministre et ses ministre devraient disposer à l'automne d'un nouvel Airbus A-330 spécialement aménagé.

Autre chose que le président devrait supprimer, selon, elle : "le bouclier fiscal". Elle demande également que "les ministres reviennent à un niveau de rémunération d'avant son arrivée", "rétablir l'ordre républicain", "la République du respect". Revisitant la prose de JFK, elle a philosophé: "On doit servir et non pas se servir".

"Trafic de légion d'honneur"

Selon Ségolène Royal, "les riches sont protégés par un ministre du Budget qui est de plus trésorier de l'UMP, il y a non seulement impunité totale, en plus il y a ce qu'on peut appeler un trafic de Légion d'honneur parce que les fraudeurs sont en plus récompensés par la Légion d'honneur".

"Moi, je suis fille de militaire. Mon père a eu la Légion d'honneur parce qu'il a risqué sa vie sur les champs de bataille pour défendre la liberté des Français", a-t-elle dit, en allusion de la remise de cette décoration par le ministre Eric Woerth à Patrice de Maistre, conseiller en patrimoine de Liliane Bettencourt, et employeur de son épouse à l'époque.

Très remontée, elle conclut: "Lorsque je vois le pouvoir en place distribuer la Légion d'honneur à des fraudeurs fiscaux: c'est scandaleux et il est temps que ça cesse !"

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 18:00

 

l'affaire Woerth - on se pince le nez 

La presse juge la position d'Eric Woerth intenable

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 28 juin 2010

"Les bornes de la décence ont été volatilisées", commentent les éditorialistes, qui parlent aussi d'un "syndrome du Fouquet's" finissant par "faire désordre".

La presse française juge lundi 28 juin que la position du ministre du Travail Eric Woerth devient de moins en moins tenable dans l'affaire Bettencourt, où elle voit un "conflit d'intérêt" flagrant, alors que les révélations se sont poursuivies ce week-end, notamment au sujet des lingots d'or de l'héritier Peugeot.

"L'affaire (...) suscite un malaise profond" et est "de celles qui nourrissent les pires suspicions de l'opinion publique à l'égard du politique: connivences, conflits d'intérêts, impunité des puissants", estime Fabrice Rousselot dans Libération, qui souligne que "chez certains de nos voisins, Eric Woerth aurait déjà quitté son poste".

Dans L'Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin attaque un "mélange des genres (...) consubstantiel au sarkozysme: conflit d'intérêts permanent, domination des intérêts privés, mépris de l'intérêt général... En d'autres temps, Eric Woerth aurait déjà été écarté". 

"L'étau se resserre"

Pour Philippe Palat (Midi Libre), "confronté à d'incessantes accusations de conflit d'intérêt, le ministre du Travail voit l'étau se resserrer". Et de poursuivre: "certes, le président Sarkozy le soutient", mais "jusqu'où?"

"Le soldat Woerth est-il encore sauvable?", s'interroge aussi Dominique Garraud (La Charente Libre), qui voir venir un "sacrifice inéluctable".

Jacques Camus (La République du Centre) se moque: "Eric Woerth a réinventé (...) le concept de 'ni responsable ni encore moins coupable'". Et d'asséner le coup de pied de l'âne: "il n'est pas interdit, non plus, de s'interdire toutes ces opulentes promiscuités dans un souci éthique".

Denis Daumin (La Nouvelle République) en vient à plaindre un ministre "réfutant avec obstination et véhémence sans jamais être parfaitement convaincant" et lui conseille perfidement "de se ressourcer loin de nos hexagonales gesticulations. Aux Seychelles, par exemple", où se trouve l'île dissimulée au fisc par Liliane Bettencourt...

Pour Hervé Favre (La Voix du Nord), la messe est dite: Eric Woerth est passé "du statut de ministre qui monte" à "celui de maillon et de 'cible politique' comme il se définit lui-même. Et de 'cible' à fusible..." 

"Syndrome du Fouquet's"

Jorge D'Hulst note dans Libération Champagne les derniers rebondissements "son attitude vis-à-vis de Robert Peugeot (qui) sème encore un peu plus le trouble" et s'étonne que son épouse ait "créé une écurie de chevaux de course alors que son mari préparait une loi libéralisant les paris en ligne".

Christine Clerc (Le Télégramme) réclame "des règles plus rigoureuses" pour les ministres, "le meilleur moyen d'éviter tout soupçon de conflit d'intérêts".

Michel Lépinay (Paris-Normandie) parle d'un "syndrome du Fouquet's, cette connivence entre les hommes aujourd'hui au pouvoir et les plus grandes fortunes" qui "finit par faire désordre", admet-il, tout en dénonçant "de l'acharnement" contre Eric Woerth.

Jean-Michel Helvig, dans la République des Pyrénées, résume sèchement: tout cela "traduit un état d'esprit où les bornes de la décence ont été volatilisées".

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 20:00

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Est-ce que vraiment plus rien n'a de valeur ?

Source : le blog de Michèle DELAUNAY  -  le 25 juin 2010

La faute implacable qui sera mise sur le compte de ce gouvernement, et au premier chef du Président de la République, c'est la dévaluation de la chose publique, la dégradation des mots, des signes, des fonctions.

Je n'en prendrai aujourd'hui qu'un exemple que d'aucun trouvera relativement futile, mais qui au regard du passé encore proche ne l'est pas : l'ordre de la légion d'honneur.

Bien des nominations dans cet ordre nous ont déjà choqués. Je dis "nous" car bien souvent on m'en fait part et on s'y réfère quelquefois pour ne pas accepter cette distinction ou simplement remplir le dossier qui appuie la proposition qu'une personne habilitée a faite.

Je n'en évoque qu'une aujoud'hui, O combien au coeur de l'actualité : la distinction de Patrice de Maistre, décoré des mains d'Eric Woerth, et sans doute proposé par lui, dans les locaux mêmes de son ministère à Bercy.

Qui est Patrice de Maistre ? Le gestionnaire de biens de Mme Bettencourt. C'est à dire la personne en charge de "placer" sa fortune, dont on sait maintenant que ce fût souvent dans des comptes en Suisse, des achats d'Iles non déclarés au fisc et autres manoeuvres dont nous ne connaitrons jamais tout.

légion d'honneurCes hauts faits méritent-ils la plus haute distinction de la République française ? Celle que quelques-uns ont reçu sur le champ de bataille, au prix d'actes d'héroïsme et bien souvent de lourdes blessures? Celle que l'on remet à titre posthume à ceux qui ont sacrifié leur vie? Celle qui vient couronner de longues années au service de l'Etat ? Ou un mérite particulier faisant honneur à la France .

J'entends déjà qu'on me suggère que Patrice de Maistre a d'autres mérites. Il a par exemple épousé la première femme de Bernard Arnault qui le dispute à Liliane Bettencourt dans l'ordre des grandes fortunes de France. Les plus cultureux ajoutent qu'il est un lointain descendant de Joseph de Maistre, farouche adversaire de la Révolution française dont je mets au défi les lecteur de ce blog d'avoir jamais lu une seule ligne.

Même d'un gouvernement de droite, volontiers complice de quelques relans intégristes, ce dernier fait ne peut être le seul motif. L'avant-dernier par contre a, en Sarkozie occidentale, valeur de faits d'armes.

J'aimerais connaître la teneur du discours d' Eric Woerth lors de la remise de la décoration, flattant comme il se doit les mérites du récipiendaire. Je doute cependant qu'en en demandant copie à son cabinet, j'obtienne satisfaction. Il y a des actes dont ce n'est qu'après coup qu'on se rend compte combien ils ont été inconsidérés et celui-ci doit peser lourd sur la poitrine du Ministre. je n'ai pas osé écrire "sur sa conscience", car de celle-ci nous ne savons rien.

Voilà, j'en ai gros sur le coeur. J'ai proposé à cette distinction des "évadés de France", des grands noms de la médecine bordelaise, pour ne recevoir qu'un rejet.

Cela non plus, après tant d'autres exemples, n'est pas acceptable.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 18:00

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Non, il ne s'agit pas de football, mais d'une autre famille : un Parti Socialiste où les déclarations lancées à tous vents contre les orientations prises en collectif sont légion ces dernières années.

 

Si on est optimiste, on peut croire que ça s'arrêtera un jour !

 

Et dire que, à certaines occasions, tel ou tel militant qui ose s'exprimer de façon critique dans sa section (sans pour autant convoquer la presse !) est quelquefois sermonné, soupçonné de vouloir ternir l'image d'unité que doit montrer le parti !!!

 

Au PS, encore un couac

Source : leparisien.fr  -  le 25 juin 2010

 

La charge tombe mal pour le en plein bras-de-fer avec le . Hier, dans "France Soir", l’ancien Premier ministre Michel Rocard s’en est sèchement pris au PS : celui-ci, en défendant le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, "se trompe de combat".
Rocard, il est vrai, n’en est pas à son premier coup de gueule contre ses anciens amis.

Cette fois, il juge que Martine Aubry commet "une de ses premières fautes" et qu’elle est "trop sensible au poids des symboles" comme celui des 60 ans.

Dominique Strauss-Kahn, déjà, avait pris ses distances avec "le dogme" des 60 ans.

Et mercredi dernier, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, s’est dit persuadé que s’il arrivait au pouvoir en 2012, le PS, contrairement a ce que promet Aubry, ne reviendrait pas sur cet acquis des années Mitterrand. Et maintenant Rocard s’y met.

Claude Bartolone fustige "une attitude individuelle". Et sur TF1, hier soir, Aubry a promis d’adresser à Rocard "les propositions du PS". "Il sera convaincu", a-t-elle ironisé. Conclusion de l’ex-rocardien Benoît Hamon : "les gens qui manifestent aujourd’hui doivent se sentir bien orphelins du grand dirigeant de gauche que Rocard a été."

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 10:00

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Un éléphant, ça (se) trompe énormément  !

Il a été. Il a occupé de hautes responsabilités gouvernementales et au Parti Socialiste, ce monsieur ROCARD. Comme beaucoup des éléphants, il a sévi au PS, et sévit encore, digne représentant des fossoyeurs de son parti. 

Au moment où le combat contre la réforme des retraites Sarko-Fillon est fortement engagée, le jour même de la grande manifestation nationale, patatras, Rocard soutient le projet et fustige le PS ! DSK ...  ROCARD ... même combat !

 

Sans doute que Solferino ne dira rien. Ou pas grand'chose, mollement. On a déjà assisté au film, lorsque le grandissime député du Pas-de-Calais Jack LANG avait soutenu la réforme constitutionelle de Sarko, allant à l'encontre de la décision de son parti. 

Non, le PS ne dira rien. Le lendemain du vote sur la Convention "Rénovation", il se contentera de clamer haut et fort que les militants ont "approuvé largement" le texte national, et que le PS est en marche !

(il n'évoquera pas non plus la chute des adhérents désabusés, et la forte abstention)

 

Rocard : le PS "se trompe de combat" sur les retraites

Source : LIBERATION.FR  -  le 24 juin 2010

 

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard a déclaré ce jeudi que le PS "se trompe de combat" en faisant de l'âge légal de la retraite "un symbole". Il estime que la réforme du gouvernement est "courageuse", même si "beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés".

"Le PS a du mal à devenir ce qu'il devrait être profondément : un parti social démocrate", explique Michel Rocard dans un entretien à France-Soir.

"Pour moi, c'est une des premières fautes de Martine Aubry qui, par ailleurs, fait du bon boulot. (...) Là, elle a commis une erreur [en étant] trop sensible au poids des symboles."

Dans cet entretien, Michel Rocard revient sur le Conseil des ministres où François Mitterrand a décidé d'abaisser l'âge légal de 65 à 60 ans, en 1981: "Tous les ministres en charge de l'économie - même Fabius et surtout Delors - étaient effondrés, décomposés. Moi aussi. Mais il s'agissait de faire plaisir au Parti communiste et de magnifier le caractère social du gouvernement". "Le résultat a été la sacralisation de ce chiffre de 60 ans", déclare-t-il.

Michel Rocard, qui fut responsable du Livre blanc sur les retraites en 1990, juge par ailleurs que "faire reposer les retraites sur la fiscalité" est "absurde et dangerosissime".

Pour l'ancien Premier ministre, la réforme d'Eric Woerth, "un type bien qu'il faut défendre", est "non négligeable et courageuse". Mais il "regrette que le gouvernement n'ait pas suivi la voie de la négociation" et soit "passé en force".

"Reste que beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés", estime Michel Rocard, comme le "morceau énorme" des régimes spéciaux.

"Au total, avec cette réforme, nous allons gagner un répit de dix ans sur le plan comptable. Ce n'est pas rien dans cette période d'inflation énorme, de déficits et de dette", assure l'ancien Premier ministre. Selon lui, il faudra sûrement une nouvelle réforme des retraites "dans dix ans ou peut-être avant".

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:00

manif 24 juin 2010 - Dunkerque 

Environ 6000 personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Dunkerque.

Dans la bonhomie, avec en prime un beau soleil et un ciel magnifique...

 

La rue dunkerquoise s'est massivement réveillée pour protester

contre la réforme annoncée des retraites

Source : La Voix du Nord  -  le 25 juin 2010

 

Pas de doute, la manifestation d'hier est à classer dans les bons crus du foulé-de-pavé dunkerquois.

On peut bien se chamailler sur le nombre de manifestants - entre 4 000 et 5 000 selon la police, 8 000 selon les organisateurs, 6 000 selon les compteurs raisonnables -, il faut reconnaître que le thème des retraites a largement mobilisé. Le cortège s'est même offert un étirement supplémentaire jusqu'aux places du Minck et De-Gaulle, pour jouir un peu plus d'une affluence largement supérieure à celle des manifestations des 23 mars et 27 mai.

Illustration avec les salariés d'ArcelorMittal Dunkerque, venus à "plusieurs centaines" selon le responsable CGT Philippe Collet, satisfait de "la diversité des métiers représentés. Il y a des techniciens, des cadres. Bien sûr, les gens s'inquiètent pour les retraites mais le mécontentement social dans l'entreprise, sur les salaires et l'emploi, a aussi joué."

Alexandre, 27 ans, fondeur en contrat pro, est venu manifester avec sa compagne et leur petite fille. "J'ai commencé à travailler à 18 ans. J'ai neuf ans de boulot derrière moi mais si on met les périodes de chômage bout à bout, je cumule trois ans de vide, explique-t-il. Quand le travail ne court pas les rues, comment on fait pour cotiser ?"

Comme lui, d'autres jeunes actifs, ou des étudiants, sont venus fouler le pavé. Ils restent minoritaires. Mais symboliquement présents dans les discours. "Je manifeste pour la première fois, pour mes enfants et petits-enfants", clame Christine, 65 ans, retraitée épanouie qui a définitivement rangé son réveil-matin au placard et qui trouve "qu'il y a un âge pour tout". Béatrice, éducatrice auprès de personnes handicapées à l'AFEJI, a chanté, avec ses collègues, son désaccord avec la réforme annoncée. "C'est trop facile de critiquer une fois que le texte sera pondu", estime-t-elle.

Du côté des syndicats, c'est l'extase, "au-delà de nos espérances", admet Christelle Veignie, secrétaire de l'union locale CGT, qui espère "que l'intersyndicale tiendra jusqu'au bout. Nous, à la CGT, on ne lâchera rien." Rendez-vous est pris pour le mardi 13 juillet.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:00

manif 24 juin 2010 à Montpellier

 

 

 

Retraites :

l'inversion du rapport de force

Source : NOUVELOBS.COM  -  le 24 juin 2010

Les syndicats, outre l'impopularité du projet, qui brise le tabou des 60 ans, ont bénéficié du climat délétère qui s'est installé dans le pays.

 

En réunissant, ce jeudi 24 juin, près de deux millions de manifestants en France, l’ensemble des organisations syndicales, à l’exception de FO et de la CFE-CGC qui n’appelaient pas à la mobilisation, ont inversé le rapport de force dans la bataille qui les oppose au gouvernement sur le projet de réforme des retraites. Eric Woerth, le ministre du Travail, l'a implicitement reconnu, même s’il juge que la mobilisation fut "légèrement plus faible qu’en 2003".

 

Les syndicats, outre l’impopularité du projet, qui brise le tabou des 60 ans, ont bénéficié du climat délétère qui s’est installé dans le pays. D’abord l’échec des Bleus à la coupe du monde de football. La réception l’après midi même, par Nicolas Sarkozy, de Thierry Henry, ce joueur qui "gagne 15 millions d’euros par an", a suscité les sarcasmes de François Chérèque, le leader de la CFDT, Bernard Thibault, son homologue de la CGT, et Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste. Ensuite, le coût des cigares de Christian Blanc et "l’affaire" de Florence Woerth, l’épouse du ministre du Travail, et de Liliane Bettencourt. Ajoutez-y le chômage qui augmente et la hausse du prix du gaz, et vous comprendrez pourquoi la mayonnaise a pris.


Qu'en sera-t-il à la rentrée ?

L’intersyndicale se réunit le 27 juin, pour préparer septembre. Il est probable que FO et la CFE-CGC la rejoindront une fois les vacances terminées. Pendant tout l’été, les organisations syndicales vont harceler les députés et les sénateurs de la majorité. Le chef de l’Etat a bien promis quelques aménagements sur la pénibilité, mais ne changera rien, sur le fond, à son projet.

Les Français rentreront-ils résignés ou encore en colère ? Le gouvernement table sur la résignation. Mais la désespérance est parfois la cause de réactions violentes.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:00

thierry henry est passé à l'Elysée

 

Lu sur le blog de Jean-Louis BIANCO  -  24 juin 2010 :

Voilà un président qui sait dégager les vraies priorités (!)

 

Nicolas Sarkozy, pour "s’agiter" autour de l’équipe de l’équipe de France de football (le jour où des millions de Français manifestent contre la réforme des retraites), a décidé de recevoir Thierry Henry et, à la veille des G8 et G20, a ainsi annulé son rendez-vous avec les ONG sur le développement !

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:00

 

France Inter ou la fin de "la différence"

par Jean-Louis BIANCO  -  le 24 juin 2010

 

Le slogan de la radio publique reflétait bien son contenu éditorial : thématiques variés et opinions diverses qui pouvaient s’y exprimer avec une large liberté.

Depuis la nomination (permise par la réforme constitutionnelle de 2008, à l’initiative du chef de l’État) par Nicolas Sarkozy des nouveaux présidents de Radio France (Jean-Luc Hees) et France Inter (Philippe Val), il semble qu’il ne soit plus possible d’exprimer d’opinions allant dans le sens contraire du pouvoir en place, même par l’humour.

En effet, Didier Porte et Stéphane Guillon ont été licenciés et ne seront plus présents sur la radio publique l’an prochain. La raison avancée, "l’humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans", oublie le droit à la caricature.

Le 17 juin dernier, les journalistes de France Inter ont voté à une large majorité une motion contre Philippe Val pour exprimer leur "colère face aux choix et aux méthodes de Philippe Val" en s’inquiétant notamment de "l’ampleur des changements projetés" et considérant que "le lien de confiance indispensable entre la rédaction et la direction a été rompu".

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Comme le rappelle le MJS, les moins de trente ans découvrent aujourd’hui avec effroi ce qu’était le temps de la RTF où le président de la République se réserve le droit des nominations, où le fait du prince prime sur la liberté.

A cet égard, le doute plane sur le rôle du pouvoir dans cette affaire.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:00

 

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Cette fois c'est fait, c'est clair, c'est net : virés ! Virés sans ménagements, les humoristes de France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte. Virés en étant traités de "petits tyrans" par leur désormais ex-patron, Jean-Luc Hees, nommé à la présidence de Radio France par le bon vouloir de Sarkozy. Mince consolation : ce double licenciement a été vécu en direct par les auditeurs.

Cette journée du 23 juin, par sa brutalité, restera dans les annales de l'audiovisuel public et de la liberté d'expression.

Regardez donc Stéphane Guillon dans sa dernière chronique matinale, traiter France Inter de "station de gauche qui licencie comme la pire entreprise de droite"; .

 

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